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 Can you see me ? Feat Dream Bo'
★ second star to the right and straight on till morning ★

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Rainbow Luyana
Beware, I'm starving
Rainbow Luyana
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Message Sujet: Can you see me ? Feat Dream Bo' Can you see me ? Feat Dream Bo' EmptyMar 5 Avr 2016 - 16:57

Can you see me ?


J’ai le manteau de la nuit pour me dissimuler aux yeux des Unami, ainsi je me glisse dans le campement pour y rendre visite à une amie. Ma’Lila ne semble pas avoir le moral, elle m’a envoyé un messager, sous la forme d’un petit oiseau, pour me faire savoir qu’elle voulait me voir. Cela faisait longtemps que nous ne nous étions pas revues. Elle hésite longuement avant de me parler d’une chose qui la trouble. Elle se confit pendant des heures et je suis là pour l’écouter et l’aider si je le peux, seulement, son problème est bien au-delà de ce que je connais et je suis bien impuissante. Cependant, elle me remercie sincèrement, parce que je suis là, pour la réconforter et la soutenir. Que pourrais-je faire d’autre, elle porte en elle la vie et cela n’était que le seul souci, cela n’en serait pas un en vérité. Je change les idées de mon amie de longue date, lui racontant mes propres aventures, j’ai toujours eu ce don, oui, je pense que l’on peut nommer cela ainsi, j’ai la joie dans mon cœur et l’amour qui irradie de mon être. Je ne peux pas voir le mauvais côté des choses, le bonheur d’être vivant est un bien beau cadeau, qu’on ne peut gâcher en ressentant de la tristesse.

Je la quitte après qu’elle se soit endormie, il doit être tard, je ne sais plus trop avec ce temps, ce que je sais c’est que je ne suis pas fatiguée. Je disparais du campement des Unami, allant par les chemins de traverse pour regagner ma propre tribu. À mi-chemin, je reconnais la lueur d’une fée et je me prends à la contempler virevoltant dans les airs, ce n’est pas rare de voir des fées par ici, elles aiment explorer nos terres et jouer avec les feuilles des arbres du bois des âmes. Elle s’approche de mon visage et je souris, son tintement me fait remonter des souvenirs de ma vie d’avant. Elle s’éloigne, mais j’ai l’impression qu’elle souhaite que je la suive. Je pourrais ne pas le faire et retourner chez moi, mais…je n’ai jamais refusé une balade avec une fée. Elle fait des pauses, s’arrête parfois pour voir si je suis bien derrière avant de disparaitre vers la cime des arbres. Je suis le filet de lumière qu’elle laisse derrière elle en me demandant quel était le but de ce jeu. Des bruits de craquement de branches viennent éveiller ma curiosité et je m’approche du buisson où je pense avoir entendu le bruit. Un oiseau en sort, s’envolant d’un coup et me faisant palpiter le cœur. J’en ris bien entendu, je suis bien sotte d’avoir peur de la sorte. Je laisse mon rire envahir le sous-bois avant de me rendre compte que la fée ne reviendra pas. Tant pis ! Je rebrousse chemin lorsqu’une ombre accompagnée d’une lueur comme la mienne un peu plus tôt vient dans ma direction. La luciole malicieuse prend son envole comme elle l’a fait pour moi plus avant et je me retrouve face à un jeune homme, un citadin sans doute, peut-être perdu, personne ne vient dans les environs sauf peut être les marchands ou marcheurs de passage pour le nord de l’île. « Bonjour…Toi aussi tu as suivi la fée ? » Je redresse mon faciès vers le ciel en souriant, la lueur de la lune nous permettant d’entrevoir nos visages à l’un comme l’autre. « Elle a dû vouloir s’amuser, j’espère que tu sais où tu vas, sinon, je peux peut-être te guider, je connais cet endroit par cœur, je pourrai m’y promener les yeux fermés » Je m’approche de lui et je ressens comme…Je ne peux l’expliquer, j’ai un sentiment étrange, ça n’a rien à voir avec mon cœur, non, c’est autre chose, je le sens, mais je ne peux mettre de mot dessus. Il sourit et mon ventre se contracte et en même temps, je sens mon cœur qui se réchauffe comme jamais il n’a été. Il est beau bien évidemment, mais ce n’est pas cela qui me trouble, ni que ce soit un étranger. Il me parle et je ne peux retenir un rire amusé. « Mais qu’est ce que tu es en train de faire ? » Il prétend tenter de me faire la cour et je ris de plus belle. « Pardon ! Personne ne m’a jamais fait la cour de cette manière…personne n’a essayé tout court…Mais, c’était probablement très réussi ! Je suis mauvaise juge. »




L’impossible ne semble pas exister en amour, seul existe des possibles quand nous avons traversé nos peurs et nos résistances, ou renoncer à des projections erronées sur l’autre. Mais parfois un choix est utile pour pouvoir vivre ne serait-ce qu'un semblant de vie.
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Dream Bo'
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Message Sujet: Re: Can you see me ? Feat Dream Bo' Can you see me ? Feat Dream Bo' EmptyMer 6 Avr 2016 - 9:52

can you see me ?

Revenir dans cet endroit me fait remonter de nombreux souvenirs. C’est pour cette raison que je préfère contourner la montagne de l’Imaginaire en passant vers l’Est plutôt que de traverser la forêt des Âmes. Miro et Bree préparent un feu de camp tandis que je reste debout, je vois une petite blonde courir derrière un jeune garçon rond, tourner autour de moi avant de repartir en sens inverse. Je ferme les yeux, son rire me fait frissonner et voir combien j’ai pu être heureux durant cette période me fait un point au cœur. Je m’éloigne de notre position, lâchant un « ne m’attendez pas » envers les deux autres. Miro doit savoir que quelque chose ne va pas et il n’insiste pas, il doit même prévenir Bree de me laisser tranquille. Je ne supporte pas qu’on me colle et encore moins qu’on veuille me faire parler quand j’ai besoin de silence et de solitude. Mes pieds, comme il y a plus de dix ans, me reconduisent à notre cabane. Je lève les yeux pour voir les vestiges de l’endroit où nous avons dormi de nombreux mois. Je soupire, grimpant à l’arbre avec moins de souplesse et d’agilité, pour contempler les restes d’une couverture. Comment ais-je pu l’abandonner ainsi, sans m’assurer qu’elle était vivante ? Pourquoi ais-je été si égoïste ? J’avais fait une promesse à son père, à mon ami et je l’ai rompu. J’ai été bête, mais à cette époque, je pensais bien faire. Crétin ! Je tourne sur moi-même, me souvenant de notre déception lorsqu’on était revenu et qu’une bête sauvage avait volé nos réserves. D’où la cabane en hauteur, par la suite… comme à l’Arbre. Mon visage tourne vers l’Est, il doit être par là-bas, mais j’ai déjà essayé d’y retourner une fois, quand j’ai quitté les mines de Barbe Noire. Quand j’ai eu besoin de raconter mon aventure à quelqu’un, j’ai tenté à plusieurs reprises d’y retourner, mais je n’ai jamais pu atteindre l’Arbre. La magie des fées, certainement… Ma fée ! Qu’est-il devenu ? A-t-il un autre enfant à veiller maintenant ? Je me souviens de notre première rencontre, lorsque je suis arrivé à Neverland. Je crois que je ne l’oublierai jamais, car il n’a pas cessé de me le rappeler. Je l’ai gobé, il voulait m’aider et me rassurer, alors que j’étais piégé dans un trou et je l’ai gobé, parce que j’avais faim. Je sens encore dans ma bouche, ses petits coups de poing au niveau de mes joues pour que je le laisse sortir, ce que j’ai fait.

Je regrette tellement ces années. Je ne voulais pas grandir, j’ai simplement eu l’arrogance de croire en moi en oublier la crédulité d’un enfant. J’ai la mort de deux enfants sur les épaules, mon exil et celui de Rainbow, notre séparation… J’ai gâché beaucoup de choses dans mon existence, c’est certainement pour cela que je me protège aujourd’hui, que je ne suis pas le gamin rieur et blagueur d’autrefois. Je m’éloigne de notre ancienne cabane pour aller vers un endroit où on adorait jouer. Je suis surpris lorsque j’arrive, de remarquer qu’une petite construction de notre cru tient toujours. Je laisse tomber mon sac sur le sol et je fouille jusqu’au fond pour ressortir une poupée décoiffée aux vêtements déchirés et sales, pour la déposer. J’étire un sourire, revoyant encore cette petite blonde jouée avec ce cadeau que je lui ai fait. Je frotte ma barbe naissante avant de lever les yeux lorsqu’une petite lueur se met à tourner autour de moi, tintant sans que je ne puisse comprendre ; avant je pouvais comprendre. Je fronce des sourcils, secouant la main pour chasser la fée, mais celle-ci insiste en tournant autour de moi puis s’éloignant. Je me baisse pour remettre la poupée au fond de mon sac avant de le glisser sur une épaule en faisant marche arrière. Mais la petite créature lumineuse se poste devant mon visage en tintant fortement et me tire par l’oreille pour aller dans l’autre direction : « Aïe ! Lâche mon oreille, sale bestiole ! » Je ressens une piqûre au bout de mon doigt et je siffle entre mes dents, son tintement résonne comme un rire et je roule des yeux avant que je la suive. J’ai cru comprendre, vu sa manière de me tirer l’oreille, qu’elle le voulait. Nous marchons – ou plutôt courons pour moi – pendant de très longues minutes et je suis essoufflé. Je commence à reconnaître les lieux, notamment à cause des nuages de fumées qui se dégagent au loin. Le territoire des Indigènes. Mais pourquoi cette fée m’emmène par ici ? Je m’arrête pour reprendre mon souffle et elle disparaît subitement. Main sur les cuisses, buste en avant, j’halète pour avoir un rythme un peu plus normal dans ma poitrine. Je ne suis plus rond, il n’empêche que je ne suis pas devenu moins feignant ou plus sportif pour autant. J’observe les alentours, comme si quelque chose allait surgir à tout moment, mais rien. Juste le silence et les ténèbres.

Je m’apprête donc à rebrousser chemin en pestant contre cette fée lorsqu’elle réapparaît devant moi pour que je la suive à nouveau. Curieux plus qu’agacé, je marche derrière elle jusqu’au bois des Esprits. Je débouche dans ce qui semble être une petite clairière, près d’une charmante demoiselle qui semble amusée par ce cirque. « Bonjour…Toi aussi tu as suivi la fée ? » Aucune réponse n’émane de mes lèvres, je me contente d’un mouvement de tête bref. « Elle a dû vouloir s’amuser, j’espère que tu sais où tu vas, sinon, je peux peut-être te guider, je connais cet endroit par cœur, je pourrai m’y promener les yeux fermés » J’étire un sourire en la mirant. Une charmante demoiselle, de ce que j’aperçois grâce aux rayons lunaires, avec une voix douce et rieuse, je le ressens. Elle s’approche de moi et j’étire un sourire, autant l’allier l’utile à l’agréable et puisque la fée m’a conduit ici, ce n’est certainement pas pour compter les champignons qui poussent en abondance par ici. « Je suis ravi de te rencontrer, charmante demoiselle. La lune qui éclaire cet endroit magique fait pâle figure comparer à ta beauté et- » « Mais qu’est ce que tu es en train de faire ? » Tiens, on ne me l’a jamais faite celle-là ! « Je tente – à priori maladroitement – de te faire la cour. » « Pardon ! Personne ne m’a jamais fait la cour de cette manière…personne n’a essayé tout court…Mais, c’était probablement très réussi ! Je suis mauvaise juge. » Mais d’où vient-elle ? Une si jolie damoiselle, encore jamais charmée ? Est-ce que la lune use-t-elle de pouvoir mystique pour enjoliver la belle ou est-ce une vérité ? J’ai du mal à le comprendre. « Jamais ? » Elle remue de la tête avec un sourire et je lève les sourcils. « Et bien, tu dois vivre avec des hommes aveugles ou qui en sont… » Elle répète mes derniers mots et je me demande bien quel âge elle peut avoir pour ignorer ça : « Des hommes qui sont de la jaquette… chevalier de la manchette… » Je cite quelques expressions célèbres pour désigner les bougres, mais la donzelle remue de la tête à chaque fois et je finis par soupirer. « Laisse tomber, ce n’est pas important… » Elle se met à sourire, grand et sincère, communicatif également si bien que mes lèvres se crispent pour y répondre. « Comment t’appelles-tu, belle ingénue ? Je suis Dream Bo’ ! » J’observe la jeune fille avec un sourire que je perds une fois qu’elle prononce son prénom. Rainbow. Non, ça ne peut pas être elle, c’est un mirage de toutes les pensées que je viens d’avoir il y a quelques heures ou minutes, je ne sais plus. « Pardon, tu as dit ? » Elle répète son prénom et je mire son visage, ses grands yeux dont la couleur m’échappe encore, mais on dirait qu’ils sont clairs – comme elle - , sa bouche légèrement ronde et pulpeuse – comme elle - , ses cheveux dont la couleur est difficilement identifiable avec le peu de luminosité que nous offre la lune, mais qui semblent clairs – comme elle -. Il n’y a qu’un moyen de savoir si c’est elle sans éveiller de soupçon. « Rainbow comment ? Tu n’as pas de noms ? Des parents ? » En fonction de sa réponse, je saurais si c’est elle… ou non. Mon cœur s’accélère étrangement.


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Message Sujet: Re: Can you see me ? Feat Dream Bo' Can you see me ? Feat Dream Bo' EmptyMer 27 Avr 2016 - 21:08

Can you see me ?


Dream : Et bien, tu dois vivre avec des hommes aveugles ou qui en sont…

Vivre avec des hommes aveugles, à ma connaissance, ils sont tous une excellente vue dans ma tribu, l’ancien a probablement plus de mal à voir de loin, mais delà à la traiter d’aveugle, je ne pense pas. « Qui en sont ? » De quoi parle-t-il, j’ai du mal à comprendre cet homme qui pourtant m’intrigue, j’ai envie de m’approcher de voir plus distinctement son visage, sa voix est par ailleurs déjà bien plaisante à mes oreilles.

Dream : Des hommes qui sont de la jaquette… chevalier de la manchette…

Non, décidément, je ne sais pas de quoi il retourne. La jaquette était pourtant bien un habit, mais dans le contexte présent, je n’arrivais pas à savoir où il voulait en venir et voilà qui enchainait sur des manchettes…Perplexe et navrée de ne pas comprendre, je torturais ma lippe en remuant de la tête pour monter mon incompréhension. Au final, il fit un geste et prononça des paroles qui mirent fin à ce dialogue qui ne nous menait nulle part. Lui souriant, j’espérais qu’il ne s’en retourne pas à cause de mon manque de connaissance.  

Dream : Comment t’appelles-tu, belle ingénue ? Je suis Dream Bo’ !

Moi ?! Ingénue. Par tous les ancêtres, je le suis bien moins que j’en ai l’air. Dream Bo’, comme ce prénom fait écho au mien, il sonne comme un jumeau, comme un signe que j’attendais depuis bien longtemps sans jamais le voir venir à moi. « Et moi, Rainbow ! » Je m’approche plus de lui, alors que je vois ses traits se crisper un peu sur son visage pourtant très beau. Il semble ne pas avoir entendu et je viens lui redire d’un peu plus près, d’une voix plus soutenue également, détachant les deux syllabes qui le forment. « Rain…Bow »

Dream : Rainbow comment ? Tu n’as pas de noms ? Des parents ?

Quelle curieuse manière de s’informer. Pourtant, je ne me dépare pas de ma bonne humeur et de la candeur qui parcourt toujours mon comportement mes pensées. « Luyana, Rainbow Luyana, parce qu’il n’y a pas d’arc en ciel sans pluie. C’est ainsi que l’on me nomme dans ma tribu et toi ? D’où viens-tu ? Je ne me souviens pas avoir déjà croisé sa silhouette dans les ombrages des arbres, guère plus que dans la grande cité…Es-tu un nouvel arrivant ? Viens-tu des îles au lointain ou d’une contrée d’au-delà de ce monde ? » Je continue mon approche, me trouvant maintenant à seulement deux pas de lui, je peux à loisir contempler son visage. Ses yeux croisent les miens, s’accrochent et je sens une douce chaleur envahir ce cœur qui fut jadis le refuge d’un amour d’enfant. Mes jambes semblent légères, comme si d’une seule pensée agréable, je pouvais enfin prendre cet envol vers le ciel. Ces yeux me rappellent les siens, mais je ne suis pas bête, il serait revenu vers moi depuis bien longtemps, s’il avait été encore en vie. Il semble évincer ma question pour savoir si je suis bien une Indienne, car je n’en ai aucune caractéristique physique. Je souris de nouveau, penchant mon visage vers la droite. Ce geste a pour conséquence la chute lente et douce de ma chevelure sur mon épaule. « Je n’en suis pas native, il est vrai. Je viens de bien plus loin, mais ma nouvelle famille m’a accueilli comme une des leurs et je me sens tout à fait à ma place parmi eux… Ohhh !!! Regarde ! » Autour de nous un ballet se jouait sous nos regards, lucioles et fées tournaient autour de nous, éclairant nos visages et rendant l’endroit plus magique qu’il ne l’est en réalité. Émerveillée par tant de beauté, envoutée par les couleurs lumineuses, je tournais sur moi-même. « C’est la première fois que je les vois faire une pareille danse…C’est tout simplement magnifique… » Le sourire accroché à mes lèvres, je tourne encore, mes pieds nus foulant le sol en de légers craquements, accompagné par le frottement de ma robe sur les feuilles déjà tombées. Un rire cristallin sort de ma bouche en suivant une lueur bleutée jusqu’au visage perplexe du jeune homme que je viens de rencontrer. Je frôle sa joue d’un doigt en voulant toucher la fée et je remarque son expression, ce qui me touche au plus profond. Silencieux, je reste là devant lui, le mirant en me posant tant de questions, notamment les raisons de l’emballement de mon cœur qui tambourine dans ma poitrine. Bouche entrouverte et parole en suspens, je me tiens là, presque immobile, mêlant ma respiration à la sienne à une distance pourtant raisonnable.



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Message Sujet: Re: Can you see me ? Feat Dream Bo' Can you see me ? Feat Dream Bo' EmptyDim 8 Mai 2016 - 10:21

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« Luyana, Rainbow Luyana, parce qu’il n’y a pas d’arc en ciel sans pluie. C’est ainsi que l’on me nomme dans ma tribu et toi ? D’où viens-tu ? Je ne me souviens pas avoir déjà croisé sa silhouette dans les ombrages des arbres, guère plus que dans la grande cité…Es-tu un nouvel arrivant ? Viens-tu des îles au lointain ou d’une contrée d’au-delà de ce monde ? » Je fronce des sourcils. Cela ne m’aide pas à déterminer s’il s’agit de mon amie d’enfance que j’ai abandonnée, ou d’une jouvencelle qui porte le même prénom. Elle souhaite en savoir plus sur moi, mais je n’ai pas envie d’en dire davantage que mon nom. Elle se rapproche de moi, croisant mon regard et pourtant ses yeux… Je l’imagine quelques années en moins qui tente de m’amadouer pour jouer avec elle. Elle lui ressemble tellement, j’ai besoin d’un signe pour savoir… Je ne partirai pas d’ici sans m’assurer qu’elle n’est pas Rainbow, la petite fille de mon enfance à l’Arbre. « Tu es une Indienne ? Parce que tu n’en as pas les traits… » « Je n’en suis pas native, il est vrai. Je viens de bien plus loin, mais ma nouvelle famille m’a accueilli comme une des leurs et je me sens tout à fait à ma place parmi eux… Ohhh !!! Regarde ! » Elle parle des fées qui dansent et elle fait de même, seulement je ne suis pas aussi enchanté qu’elle par ce spectacle. Il y a bien longtemps que j’ai perdu mon âme d’enfant, que Boule a complètement disparu pour céder sa place à l’homme que je suis aujourd’hui. Pourtant, encore une fois, sa manière de se comporter m’inspire du déjà vue. Comme un flash dans ma mémoire. « C’est la première fois que je les vois faire une pareille danse…C’est tout simplement magnifique… » Moins sensible à la beauté de la chose, je me contente de l’observer danser et d’attendre qu’elle arrête de tournoyer pour en savoir plus. Elle s’arrête finalement pour me regarder et je croise mes bras devant moi, lâchant un soupir. « Tu as été adopté par les Indiens, c’est ça ? » Elle hoche de la tête et me demande pourquoi je tiens à en savoir plus. « Parce que… tu ressembles étrangement à l’amie d’un ami. Et ton prénom… »

Elle fronce des sourcils, me demandant qui est cet ami et je secoue de la tête. « Je veux juste savoir d’où tu viens, et après, je te donnerai peut-être son nom. Autant éviter de te le dire si je n’ai pas la certitude que c’est toi et si ce n’est pas toi, alors ça t’évitera de longues conversations avec toi-même pour savoir si tu connais ce nom ou pas. » J’étire un sourire, conscient que mes phrases sont un peu tirées par les cheveux. Mais je veux en avoir le cœur net. Elle me demande ce que je veux savoir et j’inspire profondément : « Où étais-tu avant d’aller chez les Indiens ? » Mon cœur tambourine avec force dans ma cage thoracique, si bien que je n’entends pratiquement rien excepté les pulsations intenses. Puis, sa voix va au-dessus et je sens un liquide froid glisser dans mon dos. C’est elle. Elle est toujours vivante, elle a grandi… Je l’observe plus attentivement, de son corps de jeune femme à son visage de poupée. Elle me demande si je suis bien cette fille et je soupire. Je ne peux pas lui dire que je suis, je ne veux pas qu’elle… affronter ses reproches, son chagrin ou pire, constater qu’elle m’a oublié. Ça jamais ! « Oui, c’est bien toi… » Je pousse une fée qui tinte près de mon oreille et je mire la jolie Rainbow, amie de mon enfance et de mon cœur : « Il s’appelait Boule ! » Elle sursaute complètement avant de restreindre la distance entre nous pour en savoir plus. Où il est, ce qu’il fait, ce qu’il est devenu… Je fronce des sourcils. Elle ne m’a pas oublié, pire encore, j’ai l’impression qu’elle m’attend toujours et cela me renvoie à la trahison que j’ai commise. L’abandonner. Je baisse légèrement le visage : « Il est mort. » De nouveau, une fée vient tinter avec force près de moi, me piquant dès qu’elle touche mon visage et je fais de grands gestes pour l’éloigner de moi. Est-ce possible que ce soit ma fée ? Je lève les yeux vers Rainbow, qui reste droite alors que je suis le danseur pour éviter la colère d’une fée. Elle me demande comment : « Dans les mines de Barbe Noire… »


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Message Sujet: Re: Can you see me ? Feat Dream Bo' Can you see me ? Feat Dream Bo' EmptyDim 29 Mai 2016 - 1:14

Can you see me ?


Je suis plus que surprise du comportement des Êtres volants. Jamais elles ne se donnent en spectacle de cette manière et encore moins avec des adultes, dont l’un semble bien insensible à leur danse. Voilà, ce garçon qui fait battre mon cœur étrangement qui me demande de nouveau pour mon peuple, seulement, j’ai bien du mal à comprendre son intérêt plus qu’insistant. Je me contente d’un bien maigre hochement de tête à sa question sur mon adoption, j’en ai l’habitude depuis des années. Seulement, je suis curieuse de nature et il est hors de question que je laisse une occasion comme celle-ci d’assouvir ma curiosité. « Pour quelles raisons me poses-tu toutes ces questions ? » Sa réponse est vague sans véritable sens pour moi, l’amie d’un ami, seulement, si je ressemble bien à cette amie, dont il parle, nous nous sommes forcément déjà vus lui et moi, sinon comment pourrait-il savoir que lui ressemble ? Non, je ne suis pas suspicieuse de nature, c’est bien pour cela que je m’attire toujours beaucoup de souci et ce que me reproche constamment Cheyenne. Je ne me souviens pas avoir déjà entendu sur Neverland une autre personne que moi, porter ce prénom. Pour la simple et bonne raison que personne d’assez farfelu ne pourrait nommer son enfant arc-en-ciel. Sauf, si bien entendu, on est un enfant perdu…Qui pourrait me connaitre assez bien pour savoir mon nom et ne pas appartenir aux tribus indiennes ? « Qui est ton ami ? Donne moi son nom, je saurais te dire si je le connais ! » Pourquoi ais je la sensation que ses explications sont tordues, voire même bien trop complexes pour être honnêtes. Je veux dire, je te donne un nom, et nous n’en parlons plus, sauf si je le connais.

Dream : Où étais-tu avant d’aller chez les Indiens ?

Où étais-je avant d’être une Indienne ? Alors, je ne me trompe pas…Est-il un ancien enfant perdu dont j’aurais oublié les traits ? Je le mire avec plus d’insistance encore, malgré cette sombre nuit, j’ai, je l’avoue un terrible doute à son sujet, comme si les battements de mon cœur m’alertaient qu’il n’était pas n’importe qui pour moi. « J’ai voyagé pendant un peu de temps avec des marchands, mais avant cela ma maison était…à l’arbre du pendu… » J’observe ses traits avec intensité, remarquant le moindre de ses changements. Il soupire, comme soulagé ? Non, c’est autre chose, ses yeux qui me regardent comme si c’était la première fois qu’ils me miraient, il cherche en moi une réponse, j’en suis presque certaine. « Est-ce que je suis cette fille dont tu parlais ? » Il me le confirme, reprenant des traits plus durs qu’il ne les avait au départ. Je vie accrochée à ses lèvres pâles pendant quelques instants, cette bouche qui s’ouvre pour me révéler le nom de la personne qui est son ami. Quel est ce feu dans les oreilles, dans mon cœur, celui là même qui vient de rater un battement, faisant frissonner l’ensemble de mon Être. Ce prénom que j’ai temps de fois répété, ce garçon que j’ai imaginé plus vieux, que je voulais revoir et voilà qu’il ressurgit comme un diable sortant de sa boîte sans que j’en sois préparée. Je viens près de lui, mon visage relevé vers le sien, mes immenses pupilles bleutées dans le vert des siennes. « Où est-il ? Est-ce qu’il va bien ? Qu’est-ce qu’il est devenu, oh je t’en prie…dit moi ! Tu n’imagines pas combien ce garçon compte pour moi ! » J’aurais mille fois donné ma vie pour ne pas entendre les mots qu’il vient de faire résonner à mes oreilles. Mort…comment mon ami a-t-il pu trouver la mort, je savais bien entendu que la chose était possible, seulement, je ne voulais pas y croire, pas même y penser. Les larmes ne coulent pas encore, je suis bien trop sous le choc de cette nouvelle qui en plus de me briser le cœur, vient de prendre ma joie de vivre au passage. Je ne vois plus rien, même pas cet inconnu, porteur de cette funeste nouvelle dont je me serais bien passée.

Soudain, un de ses gestes plus amples que les autres me fait retourner à cette réalité que je n’accepte pas. Un mot me vient à l’esprit, alors qu’à présent les larmes viennent à perler contre mes joues. « Comment ? » Il me répond tout en continuant de gesticuler, tel un pantin qu’on guiderait par des fils invisibles. « Dans les mines… » Répétais-je pour moi-même. Je me détourne de lui, observant les alentours, cherchant comme de l’air, cherchant à m’enfuir de cette vérité, je ne pensais pas qu’une telle nouvelle m’affecterait autant. Boule, mon ami de toujours, celui qui…je le crois aujourd’hui a fait naître en mon coeur les premiers émois. Ceux d’enfant, innocents et remplis de candeur. Pourquoi, je ne veux pas y croire ?l Il me serait tellement moins douloureux d’accepter la chose comme elle est. Les Indiens savent que la mort est une chose qu’on doit accepter, mais sa mort à lui… Non, je ne peux m’y résoudre, il ment ! Il ne peut pas dire la vérité. Je me retourne vers lui, l’empêchant de gesticuler pour chasser la fée d’un geste plus dur que je ne l’aurais souhaité.

Celle-ci d’ailleurs se pose sur mon épaule, alors que je plonge mon regard dans celui de l’inconnu pour la seconde fois. « L’as-tu vu mort ? Je ne peux pas croire qu’il ne soit plus de ce monde ! Tu mens, j’en suis certaine…je le sentirais s’il n’était plus vivant ! » Je monte mon ventre, tapotant celui-ci comme si, mon cœur et mon corps étaient maîtres de la vérité. La fée tinte à mon oreille semblant confirmer ce que je viens de dire. Il insiste et je le mire avec colère et rage. « Ça ne tient pas debout ce que tu dis ! Comment avec mon simple prénom, peux-tu savoir qui je suis ? Tu prétends que je ressemble à celle dont il a parlé, or, je ne suis pas la même, je n’étais qu’une enfant ! Il a décrit une enfant, tu ne peux pas savoir comment je pourrais être à présent ! Tu me caches une chose et j’apprendrais ce qu’elle est voyageur » Je ne suis qu’à quelques centimètres de son visage, mon regard furieux ne le lâchant pas une seule seconde. Il a les mêmes yeux que lui, je connais le moindre de ses regards à lui…mon ventre se contracte rien qu’à la pensée que je viens d’avoir. Car, si cet homme et Boule ne font qu’un, cela signifierait qu’il me ment délibérément…pire encore…qu’il m’a…abandonné de son plein gré.

Je reprends de la distance avec cet inconnu, qui n’en est peut-être pas un, ce corbeau de malheur, porteur de nouvelles dont je me serais passée. Je le toise littéralement et pas forcément avec un visage des plus sympathiques, cherchant autre chose qui me rappellerait mon ami. Il tente une dérobade et je viens soulever sa veste et sa chemise sans aucune gêne, cherchant sa cicatrice qu’il avait sur le flanc droit. Il stoppe mon geste, ses paumes enfermant mes poignets. Il dit que je n’ai pas le droit de le toucher. « Je veux juste voir quelque chose, ici » mentionnais-je en montrant son ventre. « Montre-moi et je te laisserai en paix après ! »



L’impossible ne semble pas exister en amour, seul existe des possibles quand nous avons traversé nos peurs et nos résistances, ou renoncer à des projections erronées sur l’autre. Mais parfois un choix est utile pour pouvoir vivre ne serait-ce qu'un semblant de vie.
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Dream Bo'
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Message Sujet: Re: Can you see me ? Feat Dream Bo' Can you see me ? Feat Dream Bo' EmptyDim 29 Mai 2016 - 22:12

can you see me ?

« Dans les mines… » Ma tête bouge de bas en haut pour confirmer ce qu’elle dit. D’un côté, j’ai l’impression de trahir à nouveau cette amie d’enfance en mentant sur ma véritable identité, en faisant croire que Boule est mort. Mais ce mensonge est en partie la vérité, le garçon qu’elle a connu est mort dans les mines puisque c’est à partir de là que je me suis fait nommer Dream Bo ‘. Elle se retourne d’un seul mouvement dans ma direction, stoppant mes bras qui remuent pour chasser cette petite créature qui tinte auprès de mes oreilles. « L’as-tu vu mort ? Je ne peux pas croire qu’il ne soit plus de ce monde ! Tu mens, j’en suis certaine…je le sentirais s’il n’était plus vivant ! » Je lève un sourcil, comment pourrait-elle le sentir ? Nous n’avons aucun lien de sang, alors c’est stupide de croire ça. « Je te dis qu’il est mort, vous n’êtes pas frère et sœur que je sache, alors c’est ridicule ! » « Ça ne tient pas debout ce que tu dis ! Comment avec mon simple prénom, peux-tu savoir qui je suis ? Tu prétends que je ressemble à celle dont il a parlé, or, je ne suis pas la même, je n’étais qu’une enfant ! Il a décrit une enfant, tu ne peux pas savoir comment je pourrais être à présent ! Tu me caches une chose et j’apprendrais ce qu’elle est voyageur » Plus elle parle, plus elle se rapproche de mon visage, je peux sentir sa colère crépiter tout autour de nous. La Rainbow que j’ai connue se mettait rarement en colère et lorsque ça arrivait, elle agissait comme le fait la jolie blonde face à moi. Je suis heureux de constater que certaines choses n’évoluent pas, j’ai toujours aimé ce comportement chez la petite fille qu’elle était jadis. Je me suis… sûrement, laissé emporter en osant dire que je connaissais Boule et qui elle est. Je vais devoir me montrer fin et rusé pour me dépatouiller de la bouse dans laquelle je viens de m’enfoncer. La donzelle se raidit face à moi, mirant mon faciès pour certainement chercher quelque chose. Espère-t-elle voir sur mon visage que je mens ? J’ai réussi à berner des hommes bien plus difficiles qu’elle, alors si elle croit parvenir à déchiffrer la mythomanie sur moi, elle a de l’espoir. Je détourne le regard, rapidement agacé par son comportement lorsqu’elle vient pour soulever ma veste et ma chemise. Mes paumes se contractent sur ses poignées : « Que crois-tu faire ? Tu n’as pas le droit de me toucher, jeune fille ! » « Je veux juste voir quelque chose, ici » Je roule des yeux, remuant de la tête. « Montre-moi et je te laisserai en paix après ! » « Et que crois-tu donc trouver sous mes vêtements ? » Elle ne répond rien, faisant un autre pas dans ma direction et je recule.

« Tu crois que ça se fait ça ? Vouloir déshabiller un inconnu ? Si tu souhaites que je te réchauffe, dis-le, mais ne me saute pas comme ça, ça ne se fait pas. » Je n’ai pas l’impression qu’elle comprend ce que je veux dire, mais je ne suis pas idiot. D’un seul coup, elle veut regarder mes hanches, là où se trouve une cicatrice. Je me souviens parfaitement du jour où je me suis blessé et des longues heures qu’a passé Rainbow près de moi pour veiller mon sommeil, après m’avoir soigné avec les autres. Si elle voit cette cicatrice et qu’elle n’a rien oublié de notre passé, alors elle saura. Et je n’y tiens pas. Elle insiste à nouveau et je soupire : « Soulève ta jupe et je te montrerai mes hanches ! » Je pose mes poings sur mes hanches alors qu’elle me regarde, surprise et choquée par ma demande. Elle précise ne vouloir voir que mes hanches et je lève des épaules : « Et moi, je ne veux voir que tes cuisses. Quelle différence ?! » Au moins, j’ai le mérite de la moucher. Quel idiot, j’aurais dû prévoir et mettre ce qu’il faut. De toute manière, je suis plus fort que la jeune fille alors, qu’elle essaye à nouveau de revenir près de moi. « Tu espères voir quoi ? » Elle parle d’une cicatrice que son ami avait. « Quoi ? Tu crois que je suis cet ami ? » J’éclate de rire. « Je ne suis pas Boule. Il est mort dans les mines, il y a quelques années. Je me suis sauvé un an après sa mort, enfin, on est venu nous sortir de là. » Je croise les bras : « Je peux te décrire son cadavre s’il le faut, comment il est mort ! » Ses sourcils se froncent, je lui fais peut-être de la peine, mais… je préfère ça plutôt que d’affronter sa déception, en apprenant que je ne suis jamais venu la chercher. Comment aurais-je pu de toute façon ? Ce n’était qu’une gamine et moi, un gamin incapable de prendre soin de lui, alors d’une autre personne. « Un conseil, si tu ne veux pas passer pour une folle, ne saute pas sur les gens comme ça. » Elle me demande pourquoi Boule m’a parlé d’elle et je tourne la tête vers les arbres. « On avait bu… Boule était plutôt bavard quand il consommait un peu trop de rhume. Il nous a parlé de toi pendant des heures, il t’a décrit… Je sais que je suis face à la bonne personne parce que je ne connais pas beaucoup de jeune fille qui s’appelle Rainbow et qui a été enfant perdue. J’aurais pu me tromper, mais… tu m’as confirmé à diverses reprises que je ne me trompais pas. Pardon d’être porteur d’une mauvaise nouvelle pour toi ! » Je n’ajoute rien de plus, il vaut mieux maintenant que nous changions de sujet. Peut-être même que je ferai mieux de partir, mais j’aimerai tellement savoir ce qu’elle est devenue avant.


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Message Sujet: Re: Can you see me ? Feat Dream Bo' Can you see me ? Feat Dream Bo' EmptyDim 19 Juin 2016 - 12:46

Can you see me ?


Il m’empêche de vérifier sur son corps, pourquoi ? Une seule seconde et je laisserai en paix.

Dream Bo’ : Tu crois que ça se fait ça ? Vouloir déshabiller un inconnu ? Si tu souhaites que je te réchauffe, dis-le, mais ne me sautes pas comme ça, ça ne se fait pas.

Qu’il me…quoi ? Mes yeux s’arrondissent et ma tête se penche légèrement sur le côté, je n’ai pas froid, et par ailleurs, il serait bien incapable de me réchauffer sans couverture. Mon incompréhension doit se lire sur mes traits, pourtant je ne lâche rien. « Soulève ta chemise, si tu ne veux pas que je te touche, juste un regard et je te laisserai en paix, s’il n’y a pas ce que je veux sous tes vêtements, s’il te plait… »

Dream Bo’ : Soulève ta jupe et je te montrerai mes hanches !

J’ai presque envie de grimacer, mon incompréhension de cet inconnu me rendrait presque déstabilisée. « Quel rapport avec ma jupe, je ne veux voir que tes hanches ! »

Dream Bo’ : Et moi, je ne veux voir que tes cuisses. Quelle différence ?!

Je me recule désabusée par ses paroles, j’ai la sensation qu’il fait exprès de m’embrouiller l’esprit. Oui, peut-être que de vouloir voir son ventre n’est pas correct et après ? Ce n’est qu’un flanc, j’en ai vu souvent, la moitié la tribu se balade sans chemise surtout pour les guerriers. Il finit par me demander ce que je veux trouver en soulevant sa chemise et je hausse des épaules, en profitant pour détourner le regard du sien. « Une cicatrice que Boule avait sur la hanche » Il se moque de moi, me rendant encore plus mal à l’aise et je sens que ma colère s’estompe, faisant place à une terrible sensation de mal aise, de mélancolie. Moi qui ne ressens que rarement ce sentiment, je me fais envahir par lui avec force, revoyant le visage de mon ami. Je redresse mon visage vers le sien lorsqu’il parle de cadavre, quel homme serait assez cruel pour faire une telle chose.

Dream Bo’ : Un conseil, si tu ne veux pas passer pour une folle, ne saute pas sur les gens comme ça.

Je roule des yeux en soupirant, cet homme ne comprend rien, n’a-t-il aucun sentiment pour prétendre une telle chose. « Je ne suis pas folle ! Ton attitude était plus qu’étrange, j’avais raison de vouloir m’assurer de certaines choses et tu ne me retiras pas le fait que…ton histoire ne tient pas debout, d’ailleurs, pourquoi Boule aurait il parlé de moi à une bande de….de personnes telles que toi ?! » Il part sur du rhum, qu’ils en buvaient beaucoup et je l’image tel que je l’ai connu buvant comme les autres pour oublier, devenant cet adulte qu’il n’avait souhaité devenir, mais qu’il assumait comme il pouvait par la force des choses. Cette image que fend le cœur et je laisse échapper mes larmes. Les perles salines viennent envahir mes yeux clairs et s’écoulent lentement, mais à un rythme régulier sur mes joues encore arrondies. « Il était mon meilleur ami, ma famille. Nous nous étions jurés que rien ne nous séparait…Il avait promis à mon père qu’il veillerait sur moi…et moi, je…refusais de la laisser parce que…il avait plus besoin de moi parfois que moi de lui… » Je mordille ma lippe avant de trouver de quoi m’assoir sur un rocher, prenant la fée posée sur mon épaule pour la regarder. Elle éclaire mon visage avant de s’envoler. « Il n’y a pas un jour où je n’ai pensé à lui, il est toujours là avec moi et peut-être que si tu dis vrai, alors il est sans doute plus là que je ne voulais le croire…Les esprits voyagent avant de trouver la paix, toujours… » Je redresse mon visage vers celui de l’inconnu qui s’avance maintenant vers moi, s’accroupissant non loin de l’endroit que j’ai pris pour poser mon séant. « Je suis navrée si je me suis importée, tu ne sais pas combien, il était important pour moi…il m’a sauvé la vie…J’aurais aimé le remercier pour ça et je ne peux plus le faire… » Il me demande ce qu’il s’est passé après que Boule et moi, nous nous soyons séparés. Je reprends peu à peu mon calme, sentant tout de même le chagrin dans mon cœur, mais je suis une Indienne à présent et la mort n’est pas une fin, elle est juste et naturelle, si je n’avais pas cette philosophie, je pense que je serais accablée par le chagrin plus que je ne le montre, bien que tout se passe intérieurement me concernant. Je mire cet homme qui a su faire naitre dans les débuts d’étranges frissons dans mon sein. « Il m’a laissé aux soins de gens du voyage, une troupe de bohémiens, gentils et bons. Seulement, je n’étais pas à ma place là-bas, alors je me suis enfuie. J’ai erré seule pendant longtemps, j’ai même tenté de retourner à l’arbre, mais Rufio m’a refusé. J’ai trouvé un refuge sur la plage près du campement de pêche des Indiens et c’est là qu’il m’a trouvé… » Je souris, c’est un moment que je n’oublierai jamais, la rencontre avec mon grand frère de cœur. « Mataku, il est Piccaninny, un grand soigneur, il fabrique des remèdes, il est devenu mon grand frère avec Cheyenne et bien d’autres Indiens de la tribu. Je n’ai pas à ma plaindre, je suis heureuse ici…Je grandis… » Mon regard se perd sur un tas de feuilles près de ses pieds. « Boule étant tout ce qui me raccrochait à mon passé, maintenant qu’il n’est plus…je sais que je dois grandir… » Je viens essuyer une dernière larme tout en souriant, décidément, ma joie ne peut elle jamais s’éloigner bien longtemps. « Pardon, je ne sais pas pourquoi, je te raconte ça…où peut-être parce que tu me rappelles mon ami…Tu n’es pas lui, je suis navrée d’avoir voulu prouver le contraire, j’espère que tu me pardonneras, Dream Bo’, c’est ça ? » Je prends une profonde inspiration, gardant ma mélancolie pour mes moments de solitude. « Puis-je me faire pardonner d’une quelconque manière ? »



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Message Sujet: Re: Can you see me ? Feat Dream Bo' Can you see me ? Feat Dream Bo' EmptyJeu 23 Juin 2016 - 21:24

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Je sais que je ne suis pas un modèle dans la sensibilité, que je suis plutôt distant avec les émotions et les sentiments. Quoi qu’il en soit, je reste humain et comme beaucoup, je n’apprécie pas de voir des larmes couler. Mais plus encore lorsque j’en suis le responsable, même si c’est effectivement ma faute puisque j’ai dit que Boule était mort. Je ne mens pas. Le gamin que j’ai été a disparu durant mon séjour dans les mines de Barbe Noire. « Il était mon meilleur ami, ma famille. Nous nous étions jurés que rien ne nous séparait…Il avait promis à mon père qu’il veillerait sur moi…et moi, je…refusais de la laisser parce que…il avait plus besoin de moi parfois que moi de lui… » Ces mots me touchent même si je n’en montre rien. Cette promesse que j’ai faite à son père, je m’en souviens encore et elle me hante souvent la nuit. Son père, dans mes songes, qui vient se venger à cause de l’abandon de sa fille. Comment aurais-je pu faire autrement ? « Il n’y a pas un jour où je n’ai pensé à lui, il est toujours là avec moi et peut-être que si tu dis vrai, alors il est sans doute plus là que je ne voulais le croire…Les esprits voyagent avant de trouver la paix, toujours… » Je m’approche d’elle, m’accroupissant non loin d’elle pour l’observer, ce visage de jeune femme sur lequel glissent quelques larmes. Elle n’a pas quitté mes pensées, elle aussi, mais d’une façon plus dur. Moins tendre, comme un remord qui revient encore et encore me dévaster l’esprit par mon acte. « Je suis navrée si je me suis importée, tu ne sais pas combien, il était important pour moi…il m’a sauvé la vie…J’aurais aimé le remercier pour ça et je ne peux plus le faire… » Un sourire étire mes lèvres. Comme si elle avait besoin de le faire. Nous n’avions pas besoin de ces mots-là entre nous. Je passe ma main dans ma nuque, c’est le moment de lui demander : « Qu’est-ce qui s’est passé après votre séparation ? » « Il m’a laissé aux soins de gens du voyage, une troupe de bohémiens, gentils et bons. Seulement, je n’étais pas à ma place là-bas, alors je me suis enfuie. J’ai erré seule pendant longtemps, j’ai même tenté de retourner à l’arbre, mais Rufio m’a refusé. J’ai trouvé un refuge sur la plage près du campement de pêche des Indiens et c’est là qu’il m’a trouvé… » Pourquoi n’est-elle pas restée auprès de ces bohémiens ? Ils étaient bons, ils l’ont aidé à se remettre de cette maladie. Elle aurait pu se faire attraper par des pirates ou pire, se faire tuer en errant seule ainsi. Elle a essayé de retourner à l’Arbre ? Il est vrai qu’elle n’a pas été bannie elle, je l’ai forcé à me suivre. Pour cette promesse. Encore. J’aurais dû la laisser auprès des autres enfants perdus. Calico et Miro auraient pris soin d’elle et peut-être que Miro, en quittant l’Arbre… on se serait retrouvé tous les trois et c’est elle qui aurait la place de Bree ?!

« Mataku, il est Piccaninny, un grand soigneur, il fabrique des remèdes, il est devenu mon grand frère avec Cheyenne et bien d’autres Indiens de la tribu. Je n’ai pas à ma plaindre, je suis heureuse ici…Je grandis… » Elle grandit. Ça oui, je le vois bien. Elle est loin de la petite fille que j’ai connue, de cette petite poupée aux grands yeux qui réussissaient à tout obtenir de moi. « Boule étant tout ce qui me raccrochait à mon passé, maintenant qu’il n’est plus…je sais que je dois grandir… » Grandir. M’attendait-elle encore, malgré toutes ces années ? Comment peut-elle réussir à me toucher encore ? « Pardon, je ne sais pas pourquoi, je te raconte ça…où peut-être parce que tu me rappelles mon ami…Tu n’es pas lui, je suis navrée d’avoir voulu prouver le contraire, j’espère que tu me pardonneras, Dream Bo’, c’est ça ? » « Parce que je te l’ai demandé… Je te pardonne Rainbow et oui, mon nom est Dream Bo’. » J’étire un sourire. Je penche légèrement la tête sur le côté quand elle me demande ce qu’elle peut faire pour se faire pardonner. « Rien Rainbow, rien. » Ces simples retrouvailles sont suffisantes, mais ça, tu ne peux pas le savoir. Je me redresse, faisant craquer un de mes genoux avant de passer une main dans mes cheveux. « Je crois que les fées voulaient qu’on se retrouve pour que tu saches pour ton ami. Vois-y comme un signe, peut-être… Effectivement, il est temps de grandir et d’aller de l’avant, faisant de ton passé juste un souvenir. » Ne fais pas comme moi, ne regrette rien. J’observe du coin de l’œil les fées avant d’étirer un sourire. « Je vais partir, je suis attendu, mais… j’ai été ravi de te rencontrer Rainbow. J’espère que nos routes se recroiseront à nouveau. Qui sait… peut-être que les fées le voudront à nouveau ! » J’étire un sourire. Elle est vivante, ce que je voulais savoir depuis tellement longtemps et maintenant que j’en ai la preuve qu’elle est là devant mes yeux… bien évidemment que je veux la revoir. Je mémorise ses traits, encore une fois avant de lui tourner le dos pour retourner de là où je viens, non sans ressentir mon cœur se serrer.


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