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 The dark I know well - Nikolaï
★ second star to the right and straight on till morning ★

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Message Sujet: The dark I know well - Nikolaï The dark I know well - Nikolaï EmptyMer 24 Fév 2016 - 20:10

The dark I know well
There's a part I can't tell about the dark I know well
Feisty ✧ Nikolaï
Le soleil n'avait pas daigné refaire une apparition. Un épais voile d'obscurité s'était abattu sur l'île, privant les habitants de toute source de lumière depuis des jours. Feisty étouffait. La nuit s'éternisait toujours plus, noyant la forêt des quatre saisons dans l'ombre sous les yeux impuissants de la fillette. Tout lui semblait différent. Non seulement le temps, mais également les animaux. Ceux-là agissaient de manière aussi étrange que le soleil, comme si les ténèbres les avaient rendus à la fois agressifs et déséquilibrés. Ça, c'était quelque chose que la Bagarreuse pouvait facilement concevoir et pour cause : cette situation, elle en devenait folle. Depuis que le jour avait complètement disparu en faveur de la nuit, la petite s'était lentement laissé submerger par une horrible paranoïa. Il lui semblait entendre de toutes parts des sons dont elle ne pouvait pas déterminer l'origine, son esprit lui faisait imaginer d'horribles choses, des monstres, tapis dans l'ombre, qui n'attendaient que le bon moment pour la dévorer. Exactement comme cette terrible créature qui hantait ses cauchemars, qu'elle soit éveillée ou non. Que ses yeux soient ouverts ou fermés, quelle différence après tout. Avec, les ténèbres qui l'enveloppaient lorsqu'elle était couchée dans son hamac, c'était comme si elle se sentait morte. Une ombre dans l'ombre.

Alors, Feisty cherchait la lumière. La fillette ne se séparait presque plus de l'énorme feu de camp autour duquel les enfants perdus avaient l'habitude de se rassembler afin de conter leurs histoires les plus incroyables. La Bagarreuse était forcée de constater que, de son côté, elle n'avait que très peu de nouveaux exploits à raconter. Mis à part pour accomplir ses tâches de chasse quotidiennes, elle ne s'éloignait plus que très rarement de la chaleur familière de l'arbre du pendu. Mais la gamine n'était pas dupe. Elle sentait bien les regards railleurs de certains camarades se poser sur elle, tandis qu'elle agrippait tel un trésor la torche qu'elle s'était fabriquée. Un enfant perdu n'avait jamais peur, c'était bien connu. Ses craintes, il les surmontait sans cesse ou bien il s'arrangeait pour les dissimuler. Feisty s'était plutôt bien débrouillé, jusqu'ici, seul Brynjàr avait été mis au courant de sa phobie et encore, si elle s'était décidée à se confier à lui, c'était uniquement parce que le garçon aussi nourrissait d'horribles angoisses une fois la nuit tombée. Mais Feisty ne prendrait pas le risque de devenir la risée du camp si par malheur on venait à apprendre à quel point l'obscurité l'effrayait. La gamine se considérait comme une battante, et non comme une pleurnicheuse. Dans un élan de détermination, elle décida que la meilleure manière d'oublier la peur qui lui rongeait le ventre dès qu'elle mettait un pied dans les bois sombres, c'était de foncer une bonne fois pour toutes et de se confronter à ce qui la faisait trembler.

La Bagarreuse abandonna à contre cœur sa torche pour s’enfoncer les poings serrés dans la forêt. Elle marchait d’un pas rapide, sans oser relever ses yeux qu’elle gardait rivés sur ses pieds. Sans aucune destination précise en tête, elle avançait. Avec un peu de chance, elle tomberait sur une proie et reviendrait les mains pleines à l’arbre. Une aventure se cachait peut-être au creux de cette forêt. Justement, un bruit attira son attention. Elle était persuadée d’avoir entendu des feuilles bruisser. Et ce n’était certainement pas à cause du vent. Le ventre nué, sur le qui vive, le poignard en main, elle se guida à l’aveuglette vers cet étrange bruit, quand Goudron jaillit de nulle part. « Non mais oh ! T’vois pas que j’essaye de chasser là ? Tu m’as fait peur ! » s’écria-t-elle après avoir sursauté un bon coup. Sa fée, fidèle à elle-même, lui voletait autour, teintée de rouge, pestant sur sa protégée et ses lubies pour le moins imprudentes. « Arrête de sonner aussi fort t’veux ? T’as envie d'rameuter tous les pirates du coin ? » Les poings sur les hanches, la fillette s’apprêtait à rappliquer une fois encore lorsqu’un nouveau bruit la coupa net. Quelqu’un était là, elle en était persuadée. D’un signe de la main, elle fit signe à Goudron de la mettre en veilleuse, puis elle s’approcha sur la pointe des pieds de la source du bruit.

À sa grande surprise, ce n’est pas avec un pirate qu’elle tomba nez à nez, ni même un gros animal, mais bien avec l’un de ses camarades de l’arbre. « Niko ? » Feisty baissa son arme. Un peu plus et elle lui aurait sauté dessus. Une chance qu’elle ait reconnu les traits du conteur malgré l’obscurité. « Qu’est-ce tu fais là ? Est-ce que tu me suivais ? » Ses traits se durcirent. Être espionné était une perceptive qui était loin de lui plaire et s’il s’avérait que Niko l’avait bel et bien suivi, elle n’hésiterait pas à se venger à l’aide de coups de pied, ami ou pas. « T’as d'la chance, j’ai failli te prendre pour un animal… Ou un gros tas… On voit rien dans c'te maudite forêt. »
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Message Sujet: Re: The dark I know well - Nikolaï The dark I know well - Nikolaï EmptyLun 29 Fév 2016 - 21:12




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   Un jour peut-être, je finirais par comprendre ce qui peut bien traverser l'esprit de ma fée quand elle disparaît comme ça. Une fois encore, elle a décidé de mettre les voiles. Elle a juste besoin d'air qu’elle a dit. Est-ce que je dois lui dire que le suis mort de trouille à l'idée qu'elle revienne pas ? Qu'elle me laisse en plan des semaines comme la dernière fois alors que dehors, cette nuit continue à s’éterniser ? Na. Je pense qu'elle le sait. Et puis cette fois ci, je compte bien la suivre. Je lui ai pas laissé le choix et je lui ai emboîté le pas. Enfin si on peut dire ça. Elle vole vite, Mussichetta, et moi, bah faut que j'enjambe, que je contourne, faut dire que je suis un peu plus volumineux qu'elle et moins... habille. Des fois je me demande pourquoi j'ai pas eu la chance d'arriver ici plus tôt, avant d'être déjà si grand je veux dire. Quoi que.. peut-être que y aurait pas eu autant d'histoires et de dessins dans mon carnet, peut-être même que comme beaucoup de mes petits frères et sœurs, je saurais pas lire ou écrire. Je sais pas. Et finalement, si y a bien une chose qui revient tout le temps dans les grandes histoires, c'est que quand le destin a un plan, et bah chaque chose est bien rodée et rien n'est jamais du au hasard. Alors au final, même si des fois comme aujourd'hui je lutte à suivre le rythme que ma petite fée m'impose, je vais pas me plaindre d'être ce que je suis. C’est sûrement pour une bonne raison.

   Ça fait je sais pas combien de temps qu'on avance comme ça. Je sai spas où elle veut aller, je crois qu'elle a pas non plus d'idée précise, elle a juste besoin de bouger pour pas devenir folle. C’est un peu une hyperactive ma fée. Enfin on avance, comme ça, sans but apparent. Moi je me fie à la lumière violacée qu'elle dégage pour pas me casser la figure ou me prendre une branche dans la tête. Mais voilà qu'elle s’arrête sans prévenir, et que moi je continue sur ma lancée avant de piler net en me rendant compte que le reste du chemin, si on peut appeler ça ainsi, est dans le noir quasi total.  « 
Qu'est ce que tu... » Elle me fait taire en venant bourdonner sévèrement devant moi. « Quoi ? » que je chuchote alors. C'est pas le moment de nous faire remarquer selon elle. Nous ne sommes pas seuls.

   Mince alors. Il manquait plus que ça. J'ai rien pour me défendre moi. C'est pas avec la plume que je vais embrocher du pirate ou du sanglier... ou pire. En vivant les yeux peut-être, sur un malentendu qui sait... Et voilà que les buissons se mettent à bouger à coté de moi et que Mussichetta, bien plus courageuse que moi, s'empresse de trouver refuge à l’intérieur de ma besace. Moi, j'ai arrêté de respirer.  « Niko ? » En entendant la voix de ma bagarreuse préférée, je lâche un long soupire, ou plutôt je lâche tout l'air que j'avais retenu dans mes poumons. J'ai faillit crever de peur. « 
Si je te suivais ? Qui veux tu que je puisse suivre dans cette pénombre ? » Et si Mussichetta s'empresse de ressortir  de sa cachette et de se moquer de moi à l'idée que la gamine ai put m'embrocher, moi je croise les bras et je fais mine de me vexer. « Un gros tas ? Tu t'es vue ? » Elle est aussi maigrichonne que moi mais c'est pour la forme.

   Puis je me détends un peu et je pose la question qui me turlupine. « 
Mais toi ? Tu fais quoi là toute seule ? T'as pas..  » J'ai faillit dire peur. Pour le coup, elle m'aurait égorgé. On sait tous qu'elle a sa fierté, Feisty, et qu'il vaut mieux pas l’embêter avec ça. Alors je me rattrape comme je peux. « … t'as pas pensé que ça serait sympa de prévenir que tu partais te balader ? Des fois que quelqu’un ai voulu t'accompagner ? » En tout cas, moi j'aurais rien contre. Histoire de pas rester seul. Et c'est pas Goudron et Mussichetta qui nous dirons le contraire. Je sais pas ce que ma fée avait en tête en partant de l'Arbre plus tôt, mais elle a du déjà oublier ses plans puisque la voilà qui papote avec sa consœur. « On fait un bout de chemin ensemble ? »



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Message Sujet: Re: The dark I know well - Nikolaï The dark I know well - Nikolaï EmptyMer 2 Mar 2016 - 23:22

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La Bagarreuse relâcha ses muscles, soulagée. Nikolaï ne l'avait pas suivi. Un peu plus et il aurait pu entendre la petite conversation qu'elle avait entretenue avec sa fée, quelques minutes plus tôt. Si se disputer en public avec la colérique Goudron n'avait jamais gêné la petite, celle-ci ne pouvait rien imaginer de plus humiliant que de se faire surprendre avec des mots tels que "peur" à la bouche. La peur, un sujet tabou, ou plutôt inexistant chez les enfants perdus. Lorsque ce mot franchissait les lèvres des marmots, c'était généralement pour être nié, mais jamais affirmé sous peine de devenir la risée de l'arbre. Un enfant perdu n'était pas censé connaitre la peur et lorsque c'était le cas, il fonçait tête baissée vers ce qui l'effrayait. C'était ça, le courage, le vrai, pas la définition fantasque que pouvait avoir certains adultes. Feisty en avait déjà entendu, de beaux discours prônant que vivre avec ces peurs et avoir le cran de les admettre représentait une force en soi. Il n'y avait que les vieux pour croire à ce genre d'idée. La Bagarreuse, ça lui arrachait un sourire moqueur. Ce qui la faisait moins rire cependant, c'était bien l'état des bois. Nikolaï marquait un point, les alentours étaient si sombres que c'était à peine si on pouvait distinguer ce qu'il y avait devant soi. Les prunelles de la petite brune s'accrochèrent à la lueur que dégageaient les deux fées.

Quant à ce qu’elle fabriquait dehors, elle-même n’en avait aucune idée. L’esprit de la fillette n’avait fait que répondre à une logique typique de l’arbre en décidant d’affronter ses peurs, seulement, mis à part prétendre une partie de chasse solitaire, elle n’avait pas vraiment réfléchi à ce qu’elle comptait vraiment faire. « J’y ai pas pensé et puis, j’comptais pas m’éloigner trop de toute manière. » Dit-elle en haussant les épaules, l’air désinvolte. À vrai dire, si elle n’avait prévenu personne, c’était pour une simple et bonne raison. Feisty ne voulait pas prendre le risque de passer pour une trouillarde devant les autres. Elle, qui prenait un malin plaisir à souligner les faiblesses de ses camarades, ne comptait pas se laisser prendre à son propre jeu. Mais Nikolaï ne semblait afficher aucun rictus espiègle sur son visage, la Bagarreuse ne lui connaissait d’ailleurs pas un caractère particulièrement moqueur. « On fait un bout de chemin ensemble ? » « D’accord ! » Cette réponse positive sembla satisfaire Goudron, dont la lueur devint un peu plus rosée. « Mais je te préviens, si jamais t’essayes de m’effrayer, je te fais manger ton carnet ! » Ajouta-t-elle en riant. Sa phrase avait beau avoir été lancée sur le ton de la plaisanterie, La Bagarreuse n’en pensait pas moins. S’il y avait bien une chose qui rendait Feisty particulièrement irritable, c’était qu’on touche à sa fierté.

La gamine n’était cependant pas mécontente d’avoir un compagnon de voyage. Surtout un compagnon comme Nikolaï. Le conteur avait toujours de bonnes histoires à raconter et surtout, s’il se passait quelque chose d’incroyable lors de cette sortie improvisée, il pourrait en faire un super récit. Se retrouver au cœur de ce genre d’histoire, elle adorait ça. « T’as une idée d’où on va en fait comme ça en fait ? Parce que moi, j'suis sortie comme ça, j'savais pas où je voulais aller… » La petite avait marché quelques minutes vers le nord, tout en gardant un œil sur la lumière rassurante de sa fée, lorsqu’elle s’était brusquement arrêtée pour en venir à cette déclaration. Maintenant qu’elle était accompagnée, la petite allait pouvoir se permettre quelques folies qu’elle n’aurait peut-être pas osé accomplir seul. « Le vallon ! » S’écria-t-elle soudain en secouant le bras de son aîné. Voilà où ils devaient se rendre ! Non seulement le vallon des bêtises n’était qu’à quelques minutes de marche d’ici, mais en plus, on y trouvait toujours quelques choses de follement amusant à faire ! « Viens, on va au vallon ! Ce menteur de Fluet a pas arrêté de dire qu’il avait trouvé un trésor dans l’une des grottes ! Sauf qu’il a jamais rien ramené pour le prouver et qu’il ne veut pas m’y amener. » La gamine n’était pas parvenue à lui faire cracher le morceau, ce n’était pourtant pas faute d’avoir essayé. Le Fluet avait lui aussi sa fierté, menteur ou non. « T’imagines la tête qu’il fera si on trouve son soi-disant trésor ? » Oui, c’était décidé, ils devaient y aller, ne serait-ce que pour jeter un coup d’œil. La fillette prit aussitôt le chemin familier qui menait jusqu’à la montagne. « En plus, ça pourrait faire une super histoire, un trésor perdu et les aventuriers du vallon, le Conteur et la Bagarreuse, ça en jette hein ? » Ça, elle n’en avait aucun doute. Une histoire avec elle en héroïne ne pouvait être qu’épique.
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Message Sujet: Re: The dark I know well - Nikolaï The dark I know well - Nikolaï EmptyMar 29 Mar 2016 - 12:19




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  Bien entendu qu’elle n’y avait pas pensé. Elle a toujours été spontanée, Feisty. Le genre de personne à suivre son instinct, puis réfléchir après, si elle en avait le temps. J’ai rien contre ça, j’ai même plutôt tendance à suivre ce même raisonnement, si on peut appeler ça comme ça, la plupart du temps, mais en ce moment, avec cette obscurité… non, il vaut mieux se forcer à réfléchir avant de faire quelque chose qui pourrait s’avérer être la pire ânerie de toute une vie. Seulement voilà, hors de question de le lui faire remarquer. Justement parce qu’elle a tendance à s’emporter vite. Il manquerait plus que je me la mette à dos.

  Et puis comme elle accepte ma proposition de faire un bout de route tous les deux, où que cette route nous mène d’ailleurs, je vais pas risquer de lui donner l’opportunité de changer d’avis. Je ricane de bon cœur à sa petite menace, j’en attendais pas moins de sa part. Mais qu’elle se rassure, je ne suis pas assez rassurée moi-même pour oser la charrier comme ça. Et puis la perspective qu’elle puisse mettre sa menace à exécution ne m’enchante pas des masses. Le papier c’est pas franchement mon plat préféré et ce carnet j’y tient. On a beau dire dévorer un livre, moi je préfère les lire.

  Je reste pantois à sa question. Si j’ai une idée d’où on va ? Aucune. «
J’en sais rien, j’avais pas vraiment de but non plus. A la base, je suivais Mussichetta, histoire qu’elle se fasse pas la malle à nouveau tu vois. Mais…» Je jette un œil à ma fée qui semble en grande discussion avec la sienne, puis je soupire. « Mais on dirait qu’elle a oublié ce qui semblait la presser tout à l’heure, voilà nos deux amies en train de jouer les commères et… » « Le vallon ! » Ah tient, en voilà une bonne idée. Surtout la partie où elle propose d’aller chercher quelque trésor pour soit nous en vanter après, soit démentir le récit de Fluet qui prétend avoir trouvé une telle chose. Et l’idée d’avoir quelque chose à coucher sur le papier n’est pas pour me déplaire non plus.

  Alors comme elle est déjà lancée à chercher pour moi un nom à cette quête que j’imagine déjà épique à souhait, je secoue vivement la tête de haut en bas. «
Parfait parfait. Qu’est-ce qu’on attend, mettons nous en route. » Ca y est, me voilà comme un gosse à trépigner sur place. Oubliée l’obscurité, oublié la peur, oublié le reste, en avant l’aventure. Puis dans la foulée, je me tourne vers Mussichetta et Goudron pour les galvaniser elles aussi. « Les filles, quand vous aurez terminé d’échanger des ragots… » C’est que mine de rien, une part de moi serait tout de même plus rassuré si elles nous accompagnaient. Je justifierais ça d’un point de vue pragmatique, pour la vue justement. Quoi qu’il s’agisse surtout en fait d’une question de nombre. Elles sont pas bien grandes mais elles comptent quand même et plus on est nombreux, plus on est en sécurité non ?

  Ainsi nous quittons ce point de rencontre perdu au milieu de nulle part pour prendre la direction du vallon. Enfin à vue de nez. J’espère. Na, les fées nous l’auraient dit si on s’était plantés. Elles ont semblés contente de nous suivre dans cette aventure alors je suppose qu’elles nous auraient pas trainé dans la mauvaise direction. Et puis la bagarreuse est partie bille en tête, elle connait le chemin, soleil ou pas. En parlant de ça… «
Dit Feisty… tu sais où on doit chercher ? Je veux dire, pour ce fameux trésor. C’est que c’est vaste le vallon. Des grottes y en a plein.  » Ça fera partie de l’histoire je suppose, la recherche, les déceptions si on se plante. Et puis ça rendra la trouvaille plus appréciable encore. Si on trouve… « Et puis… » Mussichetta vient m'interrompre en vrombissant à mon oreille. Il ne manquait plus que ça. Elle et sa copine nous ont bien sûr écoutés avec attention et la dernière proposition de Feisty leur a particulièrement déplu d'après elle. « Oui, oui, promis, je vais y réfléchir. »Y réfléchir ça suffit pas si on en croît la pichenette que le prends sur le nez. Et tout en marchant à la suite de mon amie, je me défends comme je peux face aux rêves de grandeur de ma fée. « Bah vas y trouve quelque chose, je suis toute ouïe. Le Conteur, la Bagarreuse et les fées ça sonne pas si bien que ça figure toi, c’est trop long. »



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Message Sujet: Re: The dark I know well - Nikolaï The dark I know well - Nikolaï EmptySam 7 Mai 2016 - 23:04

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Feisty ✧ Nikolaï
Il avait suffi d’un mot pour qu’une nouvelle aventure se profile. Le vallon, berceau des bêtises les plus folles, allait offrir un cadre parfait à leur épopée. Plus déterminé que jamais, Feisty ouvrait la marche, guidant ce petit monde jusqu’à destination. Mais ses airs téméraires et l’enthousiasme qu’elle mettait à l’œuvre n’étaient qu’une façade. Une fine couche trompeuse qu’il suffisait de gratter un peu pour découvrir une fillette rongée par la peur. Malgré les lueurs rassurantes que dégageaient les fées, le noir l’étouffait, la privait du précieux sens de la vue. Une chance qu’elle connaisse ces lieux comme sa poche. Feisty avait beau garder ses prunelles rivées devant elle et essayer de penser à autre chose, elle ne pouvait s’empêcher d’imaginer toutes sortes de danger en train de l’observer dans l’ombre. Des choses tellement horribles qu’elle ne viendrait pas naturellement à l’imagination d’un enfant. Pourtant, elle continuait, animé par cette obstination propre aux enfants perdus. Combattre le feu par le feu. C’était bien pour ça qu’elle s’était aventurée jusqu’ici non ? La fillette était déterminée à rentrer à l’arbre qu’une fois en possession du fameux trésor : cela représenterait non seulement une victoire sur le Fluet, mais aussi sur ses peurs. Encore fallait-il le trouver, ce trésor.

« Hm… J’crois qu’il prétend l’avoir trouvé dans les mines, t’sais, celle avec les restes de rails qui mènent aux souterrains ! » Cette indication restait bien vague, mais c’était la seule qu’elle avait. Mais elle ne se faisait pas de souci à ce sujet. Le cœur gonflé d’orgueil, la fillette avait su se convaincre qu’elle était meilleure que le Fluet, et ce, dans tous les domaines, une affirmation à l’origine de nombreuses disputes chez les deux enfants. Aussi, la Bagarreuse en était venue à cette conclusion : si le Fluet était capable de trouver et cacher un trésor, alors elle n’aurait aucun mal à le trouver elle aussi. C’était aussi simple que ça. « De toute façon si on le trouve pas, ça voudra dire qu’il a menti ! C’serait pas la première fois ! » Ajouta-t-elle avec un sourire espiègle sur les lèvres. Un sourire certainement invisible pour Nikolaï, perdu dans l’obscurité ambiante. Feisty ralentit son rythme pour mieux suivre la conversation entre son camarade et sa fée, Mussichetta. Celle-ci devait avoir autant de caractère que Goudron.

Les enjeux littéraires que soulevait la création d’un bon titre avaient beau dépasser totalement la fillette, cela ne l’empêcha pas de s’incruster sans gène dans la conversation. « Ouais ! D’abord, un titre trop long ça endort tout le monde avant même que ça commence ! Nan, faut quelque chose d’épic ! Comme… J’sais pas moi. Le trésor Perdu du Vallon ? A la poursuite du trésor caché ? » Elle marqua une pause, pensive. « Ou alors, Le jour où Fluet a perdu sa crédu… crédi… » Elle hésitait, butait sur ses syllabes. Pourtant, ce mot, elle le connaissait pour l’avoir entendu de la bouche de ses aînés. « … crédubidulité ! » Un léger carillon vint accueillir ses paroles. Goudron, visiblement très amusé par le manque de vocabulaire de sa protégée, ne se gênait pas pour faire résonner son rire aux oreilles du petit groupe. Pour toute réponse, Feisty se contenta de foudroyer sa fée du regard avant de la chasser à grand coup de main, comme on le ferait avec un nuisible. Qu’est-ce qu’elle pouvait être agaçante celle-là parfois ! « Enfin, bref, tu sais bien le mot toi ! » Finit-elle par dire en accélérant le pas. Le Vallon était tout proche.

Dans les ténèbres, la petite croyait presque discerner les grandes montagnes de l’imaginaire. Le Vallon des bêtises, avec ses nombreuses grottes, avait l’avantage de posséder plusieurs entrées. Si sa mémoire ne lui faisait pas défaut, l’une d’entre elles devait se trouver à quelque mètre, presque à la jointure entre la forêt du printemps et la forêt de l’hiver. « Viens, on va entrer par là ! On devrait rejoindre les souterrains et la vieille mine, normalement… Goudron, ramène tes fesses qu’on y voit un peu ! Passe devant ! » Teinté d’orange, c’est une Goudron agacée qui vint leur ouvrir la route. Si la forêt, après ne plus avoir connu les rayons du soleil depuis des jours, était plus sombre que jamais, ce n’était rien comparé à cette grotte. Même en pleine journée, la lumière ne filtrait que rarement dans les souterrains, voir pas du tout. Feisty en venait à regretter sa torche qu’elle avait préférée abandonner à la sortie pour affronter pleinement ses phobies. « Euh… » Arrêtée à l’entrée de la caverne, elle hésitait, la peur au ventre. Le noir et les espaces clos. Tout ce qu’elle détestait. La simple idée de se retrouver enfermé sous terre suffisait à lancer son cœur dans une course effrénée. Non. Elle ne devait plus y penser. Tout ça, c’était dans sa tête.

Alors, elle s’engouffra à son tour dans la grotte, guidée par la lumière rassurante de sa fée. « Tu sais, être dans cette grotte, ça me fait un peu penser à cette soirée… »  Elle ne dit rien de plus. Son regard et l’insistance qu’elle avait mis sur ces derniers mots suffiraient. Nikolaï l’avait vécu, ce cauchemar éveillé, il saurait de quoi elle voulait parler. Les enfants perdus avaient d’ores et déjà partagé leurs histoires sur cette étrange soirée autour d’un feu de camp, mais Feisty était forcé de constater qu’elle y pensait toujours. « Tu crois qu’on va croiser une bête sauvage ? Y en a souvent dans le coin, une fois, j’ai vu un ours, gros comme ça traîner devant ces grottes ! » Changer brusquement de sujet, feindre l’excitation de tomber nez à nez avec une créature, tout était bon pour s’ôter ces vilains souvenirs de l’esprit. « Gauche ou droite ? On commence par où ? »
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Message Sujet: Re: The dark I know well - Nikolaï The dark I know well - Nikolaï EmptySam 21 Mai 2016 - 17:09




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  Les vieilles mines, c'est en temps normal un coin que j'aime bien. Ce calme à la fois apaisant et sinistre, ça m'aide à me concentrer. Y a autre chose aussi. Ça me rappelle vaguement un truc mais je serais bien incapable de dire quoi. Un peu comme tous les endroits désaffectés d'ailleurs. Un jour faudra que je me creuse la tête là dessus. Je sais plus depuis combien de temps je suis là mais même si j'ai parfois l'impression d'avoir jamais été ailleurs, c'est pas possible que j'ai des trous de mémoire pareils. Pas moi. Après... je crois avoir lu quelque chose, ou entendu peut-être, à propos de déjà vu ou un machin dans ce goût là. Mais dans les histoires, c'est les filles qui ont des prémonitions, le  sixième sens féminin, des intuitions toujours justes qui aident le héros à éviter les pièges des méchants. En plus, là j'ai beau me creuser la tête, je vois pas trop ce que ça peut m'apporter.

  Enfin bref, nous sommes en route pour les mines et j'ai une fée avide de célébrité qui m’asticote pour que je trouve un titre à cette aventure qui les exclu pas Goudron et elle. Zut à la fin. Feisty est de mon avis et je tire bêtement la langue à ma loupiote ailée quand la gamine confirme qu'un titre trop long c'est soporifique et ça donne pas envie d'ouvrir le livre. Par contre elle a de sacrées bonnes idées. «
 A la poursuite du trésor du vallon » que je répète à mi voix en mélangeant ses deux propositions. En voilà une énoncée qui a de la gueule. Tout en marchant, je tire une mine et une feuille froissée de mon sac. Puis me contorsionnant pour prendre appuis sur ma cuisse, je prends note. C'est qu'il faudrait pas que l'idée m’échappe pardi. Je n'ai suivi que d'une oreille sa tentative de prononcer un mot un peu trop compliqué à son goût et la conclusion donnée par sa fée mais en finissant d’écrire, je les corrige toutes les deux. « Crédibilité. Je crois que c’est le mot que tu voulais. » J'aime pas particulièrement jouer les rabat joie en reprenant mes frères et sœurs de l'Arbre comme un adulte pour du vocabulaire mais après tout... autant que les trucs que je sais servent à tout le monde non ?


  J'adresse un clin d’œil à Mussichetta qui tressaille en entendant Feisty parler un peu sèchement à sa compagne ailée. On a nos moments d'engueulades, mais je suis rarement aussi sec avec elle. Quoi qu'on sait tous qu'il n'y a pas de coïncidences et que si ces deux là s'entendent si bien c'est qu'elles ont le même caractère. Je ne doute pas un instant que Goudron sache aussi remettre la gamine à sa place quand elle le veut. Et puis faut pas être un génie pour savoir pourquoi la bagarreuse est de mauvais poil. Elle n'a pas besoin d'en dire plus, quand elle évoque .. cette soirée, comme elle dit, je pose ma main sur son épaule en pressant légèrement pour la rassurer. Je dirais rien, je sais qu’elle veut pas en parler, point final. Mais elle n'est pas toute seule et elle n'a pas besoin de l’être. On est une famille non ? Mais si je fais le fière en voulant lui montrer que je suis là pour veiller sur elle, je déchante vite quand elle parle d'ours énormes et autres bestioles capables de nous bouffer tout crus. Littéralement. Un frisson glacé me parcourt le dos mais je garde la tête haute, l'air stoïque, bien qu'une goutte ou deux de ces sueurs froides qu'on a quand on a peur me glisse le long de la colonne. «
 Non... je pense que les bestioles sont tout aussi dérangées que nous par ce manque de soleil et qu'elles se planquent.. ou que ça les a rendues folles et qu'elles nous guettent pour se défouler sur le premier truc qui passe à leur portée. » Je ponctue par un rire sonore totalement forcé histoire d'essayer de prendre les choses avec humour pour ne pas penser que je pourrais avoir raison. Et puisque j'ai presque plus peur des colère de mon amie que des créatures qu'on pourrait croiser, j'ajoute prestement que « Non, je plaisante. Je pense qu'on risque pas grand chose. Si un truc approche, elles nous préviendront, pas vrai les filles ? »

  J'essaye de déglutir le plus silencieusement et le plus discrètement possible en attendant la réponse de nos fées. A dire vrai, j'ai aucune idée de ce qui se passerait si on se faisait avoir par surprise par.. par quoi que ce soit d'ailleurs. On pourrait tomber sur un animal ou sur un pirate.. ou une meute de l'un ou de l'autre. On avisera. On avisera pas vrai ? « 
A droite au fait. On a qu'à prendre à droite. On arrivera bien quelque part de toutes façons. » Ça c’était stupide. Évidement qu'on arrivera quelque part. Nous voici donc tous les quatre partis dans le tunnel de droite. Je garde les yeux rivés sur le vide droit devant. Et ce calme... ce calme glauque et cette même sensation que d'habitude. Je comprends ce qu'elle voulait dire, Feisty, à propos de l'autre nuit. Mais je lui dirais pas que je commence à paniquer.  Hors de question. Alors il faut que je me rassure en restant malin. Qu eje parle, voilà c'est ça, que je parle pour m'assurer qu eça va pas recommencer. « J'ai croisé un truc bizarre la dernière fois. Pas plus tard qu'hier, je crois, hier ça veut pas dire grand chose quand y a pas de matin et pas de soir en fait. C’est assez perturbant de plus pouvoir se fier à l'aube pour savoir quand on est hier et quand on est demain. Non cette phrase n'a aucun sens. Enfin bref. Hier donc. J'ai vu quelque chose qui... » Je ne terminerais jamais cette phrase. Le regard rivé à un point invisible devant moi, j'ai oublié une règle élémentaire de l'exploration de cavernes, grottes, sentiers, rayez la mention inutile. J'ai oublié de regarder où je mettais les pieds. Et qu'est ce qu'il se passe quand on regarde pas où on met ses pieds ? On s’écroule, misérablement, lamentablement. Bam, le nez contre le sol. Dans l'eau en l’occurrence. « Bince alors ! » Bince ? Parfaitement. Parce que même si j'ai finis la tête dans ce bout de ruisseau qui traverse le tunnel, il est à peine assez profond pour y tenir la main droite et il fallait bien sûr que je me cogne le nez sur le seul cailloux qui dépasse. « Tu te soubiens qu'il y abait de l'eau ici ? »






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Message Sujet: Re: The dark I know well - Nikolaï The dark I know well - Nikolaï EmptyVen 3 Juin 2016 - 19:07

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Une étrangère sur son propre terrain de jeux. Voilà comment elle se sentait. La forêt s'était métamorphosée sous ses yeux impuissants, elle était devenue dangereuse, imprévisible, menaçante. En un sens, elle l'avait toujours plus ou moins été, mais jusqu'ici, jamais sa chère forêt ne lui avait semblé aussi mortelle. Certes, la gamine avait un poil exagéré ses propos lorsqu'elle avait mentionné les fameux ours qui parfois venaient trouver refuge dans les grottes de la montagne. Peut-être que la créature qu'elle avait vue n'était pas aussi immense qu'elle le prétendait, mais cela n'ôtait rien à la menace que représentait leur potentielle présence sur ce territoire. Nikolaï avait raison. La disparition du soleil n'avait pas épargné les animaux de l'île, au contraire. Les pauvres bêtes étaient aussi déboussolées qu'eux. La Bagarreuse avait d'ailleurs déjà fait les frais de la lente folie dans laquelle les animaux avaient l'air de plonger lors d'une partie de chasse. Quand elle était revenue aux camps en clamant s'être fait attaquer par un sanglier enragé, elle n'avait, cette fois-ci, rien inventé du tout. Cette maudite bestiole lui avait même laissé un vilain souvenir sur la hanche. Mais ce n'était pas une bête qui allait l'effrayer, peu importe sa taille. « T'as raison, et puis j'ai mon poignard de toute façon. Si on croise un ours, on aura qu'à lui faire la peau ! » Déclara-t-elle pour se rassurer tout en suivant la douce lueur des fées dans l'obscurité.

Chaque pas les éloignait un peu plus de l'entrée. Doucement, mais sûrement, le petit groupe s'enfonçait dans les ténèbres de la mine. Cette aventure s'annonçait aussi excitante qu'effrayante. La Bagarreuse pouvait sentir son cœur tambouriner contre sa poitrine. Un curieux mélange de peur et d'impatience l'animait. Qui sait ce qui pouvait bien les attendre, là, tapis dans l'ombre ? Un trésor ? Un monstre ? Ils allaient bien vite le découvrir. Une chose était certaine : ce qui ne la tuerait pas la rendrait plus forte. La Feisty qui ressortirait de cette grotte serait plus courageuse, sans peur ! Elle en était presque sûre. « À droite au fait. On a qu'à prendre à droite. On arrivera bien quelque part de toute façon. » « À droite, c'est parti alors ! » Droite ou gauche, la fillette ne faisait pas la difficile. S'il n'y avait rien à droite, ils n'auraient qu'à rebrousser chemin pour aller à gauche. À quoi bon se compliquer la vie ? C'était aussi simple que ça. Malgré la course effrénée de son cœur et l'étau qui lui serrait toujours l'estomac, la gamine était particulièrement excitée, boostée par l'adrénaline. La fillette était bien contente d'être tombée sur Nikolaï. Sans lui, peut-être n'aurait-elle pas eu l'idée de mettre les pieds au vallon. Et si ce plan lui était bel et bien venu en tête, Goudron l'aurait certainement empêché de s'y aventurer seule. Malgré les petites piques qu'elles aimaient s'envoyer l'une à l'autre, ces deux-là restaient inséparables. À coup d'injonction et de tintements exaspéré, sa fée venait toujours combler le manque de rationalité de sa protégée. Une manie qui avait tendance à agacer la Bagarreuse, mais qui avait eu le mérite de la maintenir en vie depuis son arrivée à Neverland. Ce qui, en soi, n'était pas une mince affaire.

La petite troupe continuait d'avancer. Si le regard de Feisty ne quittait plus la lumière que dégageaient les fées, elle était en revanche tout ouïe face à l'histoire de son compagnon d'aventure. Seulement, à son plus grand désarroi, la fillette ne sut jamais ce que Niko avait vu. De toute évidence, celui-ci venait de se manger méchamment le sol avant d'avoir pu terminer sa phrase. Avec l'éclairage de la grotte, la Bagarreuse n'avait pas pu voir grand-chose de l'accident, mais cela ne l'empêcha pas de partir dans un fou rire incontrôlé. Il lui en fallait peu pour s'emporter de ce genre de petits ricanements. Ce qu'elle n'avait pas pu distinguer correctement, la gamine se l'imaginait avec des couleurs si vives, des expressions si exagérées, que son rire repartit de plus belle. « Et ça, tu l'as pas vu venir hein ? » Articula-t-elle difficilement en pouffant. Feisty s'amusait beaucoup de la situation, en particulier après avoir entendu le curieux accent qu'avait pris Niko.

« Hein ? Y a de l'eau ? » La fillette se pencha, prenant bien garde à ne pas finir elle aussi le nez dans le ruisseau (c'est la faute à Rousseau). Tâtonnant dans l'obscurité, elle sentit en effet un petit filet d'eau. Elle fronça les sourcils. De l'eau, elle en avait déjà vu dans les mines, mais jamais aussi près de la surface. « Nan, d'habitude faut descendre un peu plus avant d'en trouver, c'est bizarre… L'eau a dû suinter. Y a peut-être une poche ou un cuvelage qu'a percé ou… je ne sais pas quoi, un coup d'eau. » La fille perdue aida Niko à se relever, pensive. Elle ne savait pas vraiment d'où elle sortait ce genre de termes, mais ils étaient là, nichés dans une partie obscure de ses souvenirs. Elle avait certainement dû les entendre de la bouche d'un adulte, il y a longtemps. « Ça va ton nez ? T'as pas besoin qu'on t'le remette en place au moins ? Surtout fait gaffe hein, t'es tellement grand que tu pourrais t'assommer tout seul avec c'plafond là. » Ajouta-t-elle, un petit rictus moqueur sur les lèvres. « Et mais on a qu'à suivre le filet, on sera sûr de pouvoir retrouver notre chemin comme ça ! Comme le Petit Poucet ! » Pas bête. D'humeur bavarde après cet intermède, elle enchaîna : « Bon, sinon, c'est quoi qu't'as vu de si bizarre hi-» Feisty ne termina pas sa phrase. Oh, la fillette était toujours sur ses deux pieds, les idées bien en place, mais un étrange bruit résonnant dans le lointain était venu l'interrompre. L'écho du son se répercuta contre les parois de la grotte. « T'as entendu c'truc ? »
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Message Sujet: Re: The dark I know well - Nikolaï The dark I know well - Nikolaï EmptyLun 6 Juin 2016 - 23:14




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  Pourquoi ? Pourquoi faut-il toujours qu eje me ridiculise de la sorte ? Est-ce que je suis né sous une fichue mauvaise étoile moi aussi ? Comme ces acolytes du héros à qui il arrive toujours tout un tas de choses pas possibles et qui doivent se faire sauver les miches par leur grand copain balèze qui lui rentrera dans al légende ? Avec Feisty dans le rôle du copain en question j'ai pas finis d'en entendre parler moi. Déjà qu'elle n'a pas perdu une seconde pour se moquer de moi à l'instant, je n'ose imaginer la suite si je continue comme ça. Chance pour moi, aussi paradoxale que ça puisse paraître, qu'il y ai de l'eau à cet endroit. Pas que ça ai amorti ma chute d'une quelconque manière mais ça détourne la conversation. Et voilà la bagarreuse qui s'y intéresse, s’étonnant d'en trouver si haut dans les mines. Ça a.. noyé le poisson si j'ose dire. Je l’écoute débiter une explication qui semble somme toute pas moins plausible qu'une autre. Après tout, pourquoi pas, et puis qu'est ce que j'en sais moi hein ? Puis j'accepte volontiers son aide pour me relever. Ça aussi j'en entendrais parler mais j'ai pas envie de lutter. De toutes façons ça ou autre chose, la connaissant...

  Je lève deux sourcils inquiets quand elle évoque la possibilité de devoir remettre mon nez en place. Il manquerait plus que ça. «
 Non, non, il est drès bien là où il est et je saurais me soubenir de da rebarque la brochaine fois que j'aurais bieds et bas doi. »  Ok, ok, c'est faiblard comme repartie mais je sai spas, j'ai rien trouvé de mieux. Et puis la tête en arriéré, en me pinçant le nez, j'ai pas l'esprit assez clair pour faire de la prose. On fait ce qu'on peut. En revanche elle, elle a toujours l'esprit aussi affûté. Suivre le ruisseau comme un fil d’Ariane, même si j'ai oublié qui était Ariane, enfin je crois.. faudra que je relise mes carnets... enfin bref. « Drés bonne idée ! » Et c'est qu’elle enchaîne.. comme si en tombant je lui avait refilé la tchatche que j'avais tantôt. Ben mince alors... elle parle, elle parle et moi je sais plus où je voulais en venir avec mon histoire. A non, ça c'est pire que plus pouvoir causer du tout. Ne plus me souvenir de ce que je voulais dire, moi qui débite mes histoires avec tant de verve en tant normal, un comble.

  Ceci dit, j'ai une excellente excuse pour ne pas poursuivre tout de suite. Y a quelque chose ici. En plus de nous quatre je veux dire. Y a quelque chose et ça fait du bruit. Un écho qui résonne dans les tunels en me collant des frissons glacés dan sle dos. «
 Oui j'ai entendu. Et j'aibe bas ça. Bas du dout du dout. » Mince, je suis pas un froussard mais là... aller Plume.. t'es pas tout seul, avec elle tu crains rien. L’union fait la force hein ? Mais un second bruit me fait sursauter et reculer , les fesses par terre. « Ok.. ça se rabbroche bas.. dit boi que ça se rabbroche bas. » Pourtant si, j'en ai la certitude... cette fois c'était plus prés. « C'est l’écho hein ? » Ouai c'est ça. Et je déglutie en silence, n'osant pas lui poser la question qui la fâcherait. Si je lui demande de reculer, elle va non seulement se foutre de moi mais croire que je pense qu'elle a autant la frousse que moi. Alors au lieu de ça, je prends mon courage à deux mains et tremblotant, je me remets sur les jambes et je fais un premier pas le long du ruisseau souterrain. Puis un second. « Aller... on ba boir ? » Au dessus moi, Mussichetta semble hésiter elle aussi. Mais je pense qu'elle me suivra, quoi que je fasse.. enfin j’espère. Si en plus on se retrouvait dans le noir...



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Message Sujet: Re: The dark I know well - Nikolaï The dark I know well - Nikolaï EmptyMer 15 Juin 2016 - 23:06

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De toute évidence, elle n’était pas prête de connaitre le dénouement de cette fameuse histoire. Les sens en alerte, la fillette scrutait les alentours, les yeux légèrement plissés comme si ce simple geste allait pouvoir l’aider à y voir plus clair. Mais elle ne vit rien, pas même l’ombre d’une silhouette se déplaçant dans la pénombre. Pourtant, il y avait bien quelque chose, elle en était certaine. Feisty ne répondit rien à Niko, se contentant d’esquisser un petit sourire un brin amusé. Voilà que monsieur jouait les peureux et avec son étrange accent, s’en était d’autant plus comique. Mais la fille perdue, pour une fois, se passa de commentaire. Elle était beaucoup trop occupée à tendre l’oreille, prête à intercepter le moindre indice sonore pouvant lui permettre d’identifier la source du son. Elle n’eut pas à attendre longtemps. Déjà, un autre bruit se fit entendre. Qu’est-ce que ça pouvait être ? Le deuxième son ne ressemblait pas à un rugissement, ce qui était déjà une bonne nouvelle. Du moins, pour elle. Car à côté, son camarade n’avait pas l’air rassuré. « Chut, arrête de mouiller ton froc, tu vas signaler qu’on est là. » Chuchota-t-elle à l’intention de Nikolaï. Elle voulut se tourner vers lui, mais fut surprise de ne pas le trouver dans son champ de vision. Pas étonnant. Il était encore à terre. Feisty plaqua une main sur sa bouche pour s’empêcher de rire. Décidément. Plus on était grand, plus on avait du mal à garder l’équilibre, c’était ça . Un peu comme les herbes ? Les plus hautes avaient toujours tendance à se plier plus facilement au moins souffle de vent après tout. Certes Feisty avait déjà eu affaire à des pirates bien plus grands, mais le cas de Nikolaï semblait venir confirmer sa théorie farfelue. Comme quoi, les plus vieux avaient beau se moquer, mais être petite avait ses avantages.

Elle s’approcha de son ami pour l’aider à se remettre sur pied une seconde fois, mais celui-ci n’eut pas besoin de son aide. « Aller... on ba boir ? » « Quoi, t’as soif ? » Elle pouffa, amusée toute seule de sa propre plaisanterie. Doucement, elle avança sur la pointe des pieds en essayant de faire le moins de bruit possible. Avec la lumière des fées, la bagarreuse pouvait tout juste voir où elle mettait les pieds. Prête à dégainer son poignard au moindre danger, elle progressait dans le noir sans hésiter, le cœur battant à la chamade. La curiosité et l’appel de l’aventure avaient pris le dessus sur sa peur. Mais plus ils avançaient, plus le bruit semblait s’éloigner. « Tu crois que c’est quoi ? On dirait que ça nous fuit… » Ils avancèrent encore un peu, jusqu’à ce que le curieux son se répète une fois encore. Ni tenant plus, Feisty ramassa plusieurs cailloux qu’elle commença à jeter à l’aveuglette. Si quelqu’un ou quelque chose se cachait, elle allait le déloger ! « Je vais le dégager de là tu vas voir ! » Son petit jeu dura quelques secondes, jusqu’à ce que plusieurs chauves-souris visiblement dérangées par les projectiles de la fillette ne prennent leur envol, se révélant soudainement à la lumière des fées. La Bagarreuse poussa un petit cri de surprise tout en se baissant pour éviter les animaux. « … Quoi ? C’était que ça ? Je croya- » sa voix se perdit, couverte par un son beaucoup plus inquiétant. Un rugissement. La fillette se figea. Les chauves-souris n’étaient apparemment pas les seuls à avoir été réveillé par ses lancées de cailloux. Oups. S’il y avait certains sons qui suscitaient la curiosité, d’autres en revanche n’avaient rien d’engageant et inspirait plus la crainte qu’autre chose. C’était précisément le cas de ce rugissement. Il n’avait rien de rassurant. Feisty se souvint des ours, ces animaux qu’elle avait si souvent vu roder près de la montagne… « Cours, cours, cours ! » Hurla-t-elle d’un coup alors que énorme qu'une masse s’avançait vers eux. La gamine décampa.

Feisty était du genre à rire au visage du danger. Mais il y avait certain danger qu’il fallait mieux éviter si l’on tenait à sa peau. Malgré l’assurance dont elle avait fait preuve quelques minutes plus tôt, la gamine ne s’était jamais frottée à un ours. Elle se souvenait encore de cette histoire, que Tankred lui avait racontée, de cet ours qui avait infligé un coup de patte mortel à son frère. Ce souvenir remontait à longtemps et pourtant, elle ne l’avait pas oublié. L’image d’un ours imposant, capable d’en finir avec un homme d’un seul coup de patte avait drôlement impressionné la jeune Feisty. Depuis, elle avait un peu grandi, un peu mûri peut-être, mais l’image était restée. Elle courut aussi vite que ses jambes pouvaient lui permettre, guidé par Goudron qui voletait à toute vitesse devant elle. L’animal les suivait, elle pouvait sentir le sol trembler sous les pas de la bête. Puis, d’un coup, elle bifurqua. « Gauche ! » Elle avait crié aussi fort que possible pour que Niko puisse l’entendre et surtout, puisse la suivre. Ils essayaient désormais de distancer l’animal dans le tunnel gauche. Feisty n’avait aucune idée d’où il menait, mais elle espérait pouvoir y semer la bête ou trouver quelque chose pouvant les aider à ce sortir de cette mauvaise passe.
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Message Sujet: Re: The dark I know well - Nikolaï The dark I know well - Nikolaï EmptyJeu 8 Sep 2016 - 21:53




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  La frousse, la trouille, les jetons.. y a tellement de mots ou d'expressions pas forcement très flatteurs pour décrire la peur quand on veut raconter une histoire ou être désagréable avec un froussard d'ailleurs. Et là... j'ai plutôt envie d'être désagréable avec moi même pour être honnête. J'ai trop peur pour continuer à avancer, et trop peur pour faire demi tour. Mais comme j'ai bien plus peur encore de la réaction de Feisty... et bah voilà.. je vais dans la direction du bruit. Déjà qu'elle semble persuadée que je vais me faire dessus, si je lui tends la perche en me tirant en hurlant j'ai pas fini d'en entendre parler. De la Plume, je vais devenir la Poule.. mouillée de préférence. J'ai pas franchement envie que ce soit aux autres de raconter des histoires à mon sujet, surtout des histoires où je joue le rôle de la demoiselle en détresse secouru par la Baguareuse. Nah, très peu pour moi. Je me force même à rire quand elle se moque de l'accent étrange que mon nez tordu donne à ma voix. En revanche, sa question fait du bien. Si j'ai la moindre idée de ce que ça peut être ? Pas du tout. Mais mon imagination commence à vagabonder comme à la belle époque et j'en oublierais presque notre situation précaire. Bon certes, il ne me viens que des scénarios catastrophe mais au moins, je cogite librement. Mine de rien c'est la seule chose que je sais faire, imaginer des options, des aventures, des péripéties, et les coucher sur le papier. Alors oui.. en général, c'est plus sympa quand le héros aux prises avec une créature affamée c'est pas moi, surtout que sur le papier, je peux trafiquer l'histoire et le faire s'en sortir comme par magie.. ici.. bah personne ne va écrire qu'un éboulement va arrêter la bête féroce avant qu'elle nous croque. Si ? Ou faire s'ouvrir le tunnel au dessus de nos tête pour laisser passer la lumière du soleil. Qu'est ce qu'elle me manque celle là...

  Je pousse un cris qui n'a sûrement rien de très viril au moment où mon imagination est de nouveau interrompu. Par une nuée de chauve-souris. Avouez que c'est pas banal. Il faudra que je m'en resserve de ça tient. Enfin si on se tire d'ici en un seul morceau. Parce que c'est pas encore gagné. Les chauves souris ok, ça surprend mais c'est pas bien méchant. Mais la chose qui vient de rugir là, elle m'inspire pas franchement confiance. C'est quoi ? Un loup ? Nah. Un gros félin ? Je connais pas de chat assez énorme pour pousser un cris pareil, même amplifié par l’écho. Un ours ? Un … courcourcour ? C'est quoi cette bête là ? Plus que les mots de mon amie, ce sont ses gestes et ceux de nos deux fées, prenant leurs ailes à leur cou elles aussi, qui me font réaliser de quoi elle parle. Cours ! Mince, pour que même Feisty fuit de la sorte, c'est qu'elle devait pas être très amicale l'ombre qu’elle a dut apercevoir. Moi, j'ai pas eu le temps de voir et j'ai pas franchement eu envie de m’attarder pour regarder. « 
Ne bas retomber... leber les genoux.. » que je psalmodie tout en tenant également de ne pas m’assommer dans le tunnel inégal. Feisty ne dis plus rien et je fais rapidement de même. Je ne suis pas stupide, pas un seul instant je ne m'imagine que si cette chose ne nous entend plus, elle cessera de nous suivre, ça a du flair en général les prédateurs, mais je garde mon souffle pour courir. « Gauche ! » qu’elle hurle. Et je ne me fais pas prier pour lui emboîter le pas.

  J'ai de plus en plus de mal à respirer, avec le nez tordu, ou cassé, ou peu importe. Mais je fais comme les héros de mes histoires, j'essaye de trouver mon second souffle, ou le troisième... On court encore, autant qu'on puisse dans ces boyaux sombres et humides. Je sais pas où on va. Je sais même plus d'où on vient. Le bruit terrifiant de la cavalcade de la bête dans notre dos se mêle bientôt à celui de l'eau et je recommence à marmonner. Ne pas retomber, surtout ne pas retomber. Quoi que ça laisserait à Feisty le temps de fuir... mais si je pouvais éviter de finir ici ça m'arrangerait. Grandement. Puis j'ai de l'eau jusqu’aux chevilles, Feisty va finir par ralentir si le niveau monte encore, ou bien on va plus avoir pieds tous les deux et se noyer. Qu'est ce qui est préférable ? Se noyer ou finir déchiqueté par un ours ? D'ailleurs, ça nage un ours ? C'est peut être notre chance, un tunnel plus étroit et plus immergé, il pourra pas nous suivre. Mais nos fées non plus. Je crois pas que Mussichetta sache nager, Goudron non plus probablement. Enfin l'ours les mangerait pas elles si ? L'eau atteint mon mollet et j'ai presque doublé la Bagarreuse. Derrière nous y a toujours l'autre boule de poils furibonde et devant.. toujours pas de lumière au bout du tunnel. Puis plus rien.

  Ouai, plus rien, le vide littéralement, sous mes pieds, sous nos pieds. La chute, longue, interminable, comme cette nuit où la branche qui me tenait suspendu dans le vide avait finit par céder. Ça y est on est morts. A la lueur des deux mini demoiselles qui nous accompagnent, j'ai l'impression de voir le sol trempé se rapproché. On va se briser les os en touchant le fond. Fin de l'histoire, pas de victoire pour les valeureux héros cette fois. Atterrissage imminent. Trois. Deux. Un. Brisé... ha non, trempé et lutant à contre courant pour sortir la tête de l'eau. Ce trou, c'était une espèce de cascade, la grotte, un lac souterrain. J'avais jamais vu un truc du genre dans le coin. Enfin je crois pas. Mais si je prends un instant pour admirer les reflets colorés que Mussichetta et Goudron dessinent à la surface, il ne me faut pas longtemps pour comprendre qu'il manque quelque chose au tableau pour rendre l'image parfaite. Pas l'ours, non, il est resté là haut il a su s’arrêter avant de tomber et je vais pas m'en plaindre. Nah quelque chose de bien plus important. «
 Feisdy ! » Un premier tour sur moi même, un autre, puis je l'appelle de nouveau. « FEISDY ! » Je vois rien, j'ai la frange dans les yeux, collée à mon front par la flotte. J'agite pathétiquement les bras pour rester à la surface. Je hurle plus fort « FEISDY REBOND BOI BON SANG ! »


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