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 [FB] I found you - ft. Erim Moorehead
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Message Sujet: [FB] I found you - ft. Erim Moorehead [FB] I found you - ft. Erim Moorehead EmptyLun 4 Avr 2016 - 0:23


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Welcome welcome little thing. Now you have to chose your way : or you die, or you survive.


Erim Moorehead & May-Lee

¤ Août 1596

Les lueurs de l'aube passaient à travers le feuillage luxuriant de l'Arbre du Pendu  et caressaient les visages des jeunots encore endormis dans leurs lits douillets. Plusieurs grognèrent de mécontentement, ramenant les couvertures sur leurs visages pour profiter d'encore une ou deux heures de sommeil. Quelque-uns cependant jetèrent les draps sur le plancher et bondirent au sol en s’étirant, accueillant le matin comme la bénédiction qu'il était et l'annonce d'une nouvelle journée de jeux et d'aventures. Parmi eux on pouvait noter le maître des pièges qui avait les yeux ouverts depuis plusieurs dizaines de minutes à cause de son jeune apprentie qui l'avait tirer hors du lit pour une urgence. Les paupières toujours lourdes, elle avait manqué de crier sur le garçon, mais ce dernier lui avait rapidement intimé le silence en posant son index contre ses lèvres. Sa mine déconfite intrigua May-Lee et elle frotta ses yeux fatigués avant de se redresser et accorder son attention au jeune.

« Qu'est-ce qui a... je sais que je me lève tôt, mais j'suis pas non plus un animal nocturne...
Bah, eum en fait, j-j-j'ai un petit problème tu vois, ou plusieurs. J'ai essayé des trucs, mais-mais ça a pas marché et y a plein de bêtises que j'ai faites et-et-et je...
Quoi ? Je comprends rien à ce que tu racontes... calme toi déjà et explique moi clairement.
Je pense que je devrais te montrer... »

La brunette fronça les sourcils et céda avec un soupir en le laissant sortir pour au moins se changer et brosser rapidement sa chevelure. Elle ne prit cependant pas la peine d’enfiler une paire de chaussure, préférant le contact direct avec le bois ou l'herbe. S'étirant un coup, elle suivit son élève qui semblait tout faire pour être le plus discret possible alors qu'il progressait vers les racines de l'immense arbre. May-Lee n'y comprenait rien, mais elle le suivait en silence, très curieuse de voir ce qu'il pouvait avoir de si important à lui montrer. Surtout qu'en plus il paraissait bien embêter et elle commençait à croire qu'il avait commis une connerie monumentale, si grosse qu'il ne voulait pas qui quiconque ne soit au courant tant il avait honte. Et à son désespoir, ce qu'elle découvrit fut infiniment pire que tout ce qu'elle aurait pu imaginer : tout ce qui entourait l'arbre dans un rayon d'au moins dix mètres était inondé. La plus ancienne des deux observait ça, dans une expression de surprise figée et les yeux grands ouvert.

« Mais comment t'as réussi à faire ça...
Je creusais pour tester une idée de piège, je voulais te faire la surprise pour ce matin, mais j'ai du toucher un truc souterrain parce qu'il y a des masses et des masses d'eau qui ont commencées à monter et j'ai pas su comment faire pour les arrêter....
En ce qui concerne la surprise, c'est réussi... »

La chicaneuse admirait ce travail avec un mélange de curiosité et d'étonnement. Certes, c'était un beau problème qu'ils avaient là et Rufio risquait de ne pas être très très content d'avoir une inondation à gérer. Heureusement, le flot semblant s'être arrêter et l'énorme flaque n'atteignait que les genoux. Rien de bien grave en soi, mais il restait que la fillette était tout même impressionnée devant ça. Mais jusqu'où avait-il bien pu creuser pour en arriver là !? Mordillant sa lèvre inférieure, elle réfléchit au plan pour régler le problème sans créer une pagaille sans nom.

« Bon... déjà ce tu vas faire, c'est prévenir Rufio de tout ça, elle fit un vague geste de la main qui engloba tout le terrain inondé, moi je vais aller voir les fées, elles peuvent peut être nous aider. Mais je reviendrais pas tout de suite, j'irais dans les forêts pour essayer de trouver un truc absorbant. Qui sait, ça pourra aider. »

Le gamin hocha la tête et grimpa vers la cabane de leur chef alors que la fille perdue sautait dans l'eau boueuse avec une grimace. Par l'Arbre, c'était froid ! Elle fit de grands pas pour quitter rapidement ce liquide glacée et courir jusqu'à la vallée des fées pour les informer du problème et quérir une aide. Elle n'était pas franchement sûre de ce qu'elles pourraient faire, mais ils ne perdaient rien à tenter. Une fois les jolies petites choses averties, elle voletèrent vers le Q.G. de leurs protégés et May-Lee se concentra alors sur sa seconde tâche et alla vers la forêt des jeux.

Cependant à l'entrée de cette dernière, une nouvelle surprise l'attendait. Un des pièges qu'elle avait posé là semblait avoir fait une prise aujourd'hui. De loin la gamine put distinguer un jeune garçon et sur le coup elle crut que c'était l'un de ses camarades qui avait encore une fois oublié l'emplacement des pièges. Grognant elle marcha jusqu'à lui. « Ils l'ont tous la bêtise aujourd'hui » pensa-t-elle énervée alors qu'elle s'approchait de la chose remuante dans le filet suspendu. En se penchant et l'observant de plus près, May-Lee ne le reconnut pas et se demanda si c'était vraiment un enfant perdu. Sortant sa petite dague et grimpa sur la branche et s'approcha de la base des fils.

« Cesse de bouger un peu, ce sera pas long. »

D'un coup sec elle trancha le tout et le petit, obéissant aux lois de la gravité, s'écrasa au sol avec le filet. La brune bondit souplement vers le sol, atterrissant près de l'inconnu. Maintenant elle en était certaine, ce n'était pas un enfant perdu. Son visage ne lui disait absolument rien. Doucement, elle posa une main sur son épaule et tenta un maigre sourire à son encontre, dans l'espoir de le mettre en confiance. Au vu de ses habits, il ne semblait pas d'ici et il était bien jeune.

« Du calme, j'te ferais rien. Tu veux bien me dire ton nom ? Et est-ce que tu sais où on est ? »  
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Erim Moorehead
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Message Sujet: Re: [FB] I found you - ft. Erim Moorehead [FB] I found you - ft. Erim Moorehead EmptyDim 10 Avr 2016 - 14:23

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Je dors confortablement installé dans un lit douillet, je sens l’odeur du printemps, le bruit des feuilles dans les arbres. Je me sens bien, un sentiment de plénitude que je n’ai pas ressentit depuis bien des nuits. Très certainement, parce que Judith n’est pas avec moi et papa à Londres. Soudain, j’ouvre les yeux brutalement, Londres sent tout sauf la nature et le parfum des sous-bois. Je ne suis pas dans un lit, mais bien dans une forêt, me suis-je assoupi trop longtemps et ai-je rêvé de mon voyage à Londres avec père ? Pas encore paniqué, car ce genre de choses m’arrivent bien régulièrement. Je me redresse, frotte mes vêtements et observe les environs, je dois être dans la grande forêt près de notre maison à Stratford. Si je tiens Judith qui m’a laissé m’endormir, je vais lui frictionner les oreilles. Je marche et marche encore jusqu’à tomber sur une plage. Là, je sens la panique monter d’un cran. Il n’y a pas de mer près de chez moi. Mon visage se détourne rapidement pour mirer les alentours. Je ne reconnais rien à présent, une boule se forme dans mon ventre, douloureuse, mais pas au point de paniquer encore. Non, je suis débrouillard, il y a une explication rationnelle à tout cela, je le sais. Je suis probablement encore en train de faire un rêve. Et puis…je remarque une sirène dans l’eau, qui m’observe et je sais où je me trouve. Oui, je suis en train de dormir bien au chaud dans un lit et je rêve de l’île de jamais, cette île où tout est possible à condition qu’on le veuille très fort. Je passe un long moment sur la plage, sans m’inquiéter de rien à la nuit tombée, je fais un feu pour me réchauffer et je mange quelques coquillages que j’ouvre à la chaleur de la flamme. Lorsque le sommeil me prend, je m’endors à la belle étoile, quel regret que ma sœur ne soit pas là pour vivre mon rêve. Mes paupières se ferment et je sombre très rapidement entre les mains de Morphée.

Je suis à Londres, l’odeur me fait de nouveau retrousser le nez. Je me trouve dans une ruelle que je reconnais seulement, je ne veux pas me trouver ici, j’ai peur. Je panique, je veux partir, mais un mur invisible m’empêche d’aller vers la grande avenue. J’y vois mon père et je hurle son nom pour qu’il se retourne et vienne me chercher. « HAMNET !!! HAMNET !!! » Je frappe sur cette paroi invisible qui nous sépare, mes larmes coulant le long de mes joues rondes et pâles. « PAPA ! PAPA ! JE SUIS LÀ ! REGARDE-MOI ! » Seulement, c’est comme si je n’existais pas qu’il ne pouvait ni m’entendre, ni me voir, puisqu’il se tourne dans ma direction, les larmes aux yeux, son regard ne se pose pas sur moi, mais sur une forme au sol inerte. Il s’avance, court dans ma direction, mais je n’ai pas la force de tourner mon regard vers l’endroit où il s’approche. Je pourrais le faire, mais je ne veux pas. Il me faut pourtant prendre mon courage à deux mains, doucement, je prends une longue inspiration, ma tête pivote lentement pour apercevoir avec effroi mon propre corps. Paniqué, je me réveille près de ce feu allumé en bord de mer. Mon corps est secoué de spasmes, de tremblements que je n’arrive pas à contenir. Mes joues sont encore humides des larmes que je viens de laisser couler de mes yeux. Je ne peux attendre ici ! Je veux rentrer, revoir mes parents et ma sœur. Je me redresse, trébuche et tombe sur le sable avant d’arriver à courir vers la forêt. « JUDITH !!! PAPA !!!! MAMAN !!! QUELQU’UN ! » Mais personne ne me répond durant toutes les heures, où je suis conscient qu’il s’est passé quelque chose d’horrible, une chose que je ne peux pas réparer. Je finis par me poser au pied d’un arbre, les genoux contre ma poitrine, je reste sans bouger et plus je pense à ma famille et plus j’ai du mal à savoir qui ils sont, comment sont leurs visages, si le son de leur voix me sera de nouveau familier. C’est comme si mes souvenirs m’étaient retirés, afin d’ôter de mon cœur la douleur et la peur que je ressens en pensant à ma vie.

Combien de temps suis-je resté assis dans cette forêt ? Je ne saurais le dire. Du haut de mes onze années, je décide que cela a assez duré et je reprends la route pourquoi ? Pour où ? Je verrais bien. Je marche jusqu’à ce que mes pieds se fassent chaleur et douleur. « Rahhh !!! Maudites chaussures ! Maudits pieds, plus rien ne va ! » Râlant dans ma barbe, que je n’ai pas, je m’adosse à un arbre avant de me sentir soulevé et enfermé dans une sorte de sac-filet à la moitié du tronc d’un vieux chêne. Soupirant, je râle de plus belle, me débattant pour sortir du piège. Peine perdue, je le crains, je n’ai même pas un petit canif dans les poches. « Et dire que je pensais que cela ne pouvait pas aller plus mal ! » La tête entre les trous du filet, les jambes dans le vide, j’attends patiemment que quelque chose arrive. Ce n’est que lorsque je vois une gamine avec un couteau que je sors de ma torpeur. Elle va me tuer ? Je me remue dans le filet, comme un poisson accroché à une ligne. Si ma survie en dépend, il est hors de question que je me laisse assassiné sans résistance. D’un geste sûr, elle coupa le lien et je sentis mon estomac se soulever par la chute avant d’avoir la douleur de mon corps lourdement choqué par la descente plus que brutale. Je m’extirpais du filet au moment où la petite voleuse ou…je ne sais pas ce qu’elle était, mais avec une arme, elle pourrait tout être, vint dans ma direction. Mon pied était pris dans les mailles et je ne pus aller bien loin, elle en profita pour poser sa main sur mon épaule et fermant les paupières, je m’attendais à ce qu’elle plante sa lame dans mon corps, seulement, rien ne vint et je finis par ouvrir les yeux pour tomber sur les siens. Elle me sourit, ce n’est qu’une enfant, pas plus vieille que je ne le suis, décidément la peur m’aura fait croire bien des mensonges.

May-Lee : Du calme, j'te ferais rien. Tu veux bien me dire ton nom ? Et est-ce que tu sais où on est ?

Pour le calme, cela allait venir, le temps que je me remette. Après tout, il s’en était passé des choses depuis mon arrivée et…et comment je suis arrivé d’ailleurs ? Je ne me souviens plus, peut-être en bateau ? À cheval ? Peu importe au final, là n’était pas sa question. « Je m’appelle…Hamnet Shakespeare…et…nous sommes à Neverland, pourquoi me demandes-tu cela ? Et toi, qui es-tu ? Est-ce que tu es une hallucination de mon esprit pour que je ne me sente pas seul ? Là, je suis dans un rêve et à mon réveil, je retrouverai… » Je marque un temps d’arrêt, un nom me vient à l’esprit, Judith, sensation qu’il manque quelque chose, mais…j’ai beau chercher, je ne sais pas quoi. « Judith ! Est-ce que tu connais Judith ?! » Bien entendu, elle me demande qui elle est. « Ma sœur, je crois…elle est…ma jumelle…plus petite que moi, blonde… » Je me lève pour frotter mes vêtements, regardant la corde coupée nette un peu plus haut. « Merci pour…m’avoir sortit de là ! Je devrais retourner là d’où je viens, mais je ne sais plus où, c’est comme si, je devais savoir des choses, mais que je n’arrive pas à me rappeler quoi. » Contrarié, je plonge ma main dans ma poche sentant une chose sous mes doigts. J’en ressors une montre à gousset, lorsque je l’ouvre le tic tac retentit doucement dans l’endroit où nous nous trouvons. Comme un écho à la trotteuse de cette montre, des points lumineux s’envolent des arbres pour monter vers la cime des arbres sous nos yeux, les miens plus émerveillés que ceux de la fille au couteau. Une lueur rouge se détache des autres pour venir se poser sur mon nez ce qui me fait loucher. J’entends des tintements, puis ils se meuvent en petites paroles et je ne peux m’empêcher de sourire bêtement. « Elle s’appelle Jaycee ! Je la comprends ! » Je ris comme si je n’avais pas pleuré avant, j’oublie comme si rien de mal ne m’était arrivé, comme si cette vie qui avait été la mienne devenait le rêve et ce nouvel endroit ma vie de toujours. « L’arbre du pendu ? » La fée venait de m’en parler en se tournant vers la jeune fille à mes côtés. « Est-ce que tu sais où cela se trouve ? Elle dit qu'on peut m'aider là-bas.»


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A faire flamber des enfers dans tes yeux, A faire jurer tous les tonnerres de Dieu, A faire dresser tes seins et tous les Saints, A faire prier et supplier nos mains, Je vais t'aimer, A faire vieillir, à faire blanchir la nuit, A faire brûler la lumière jusqu'au jour, A la passion et jusqu'à la folie, Je vais t'aimer, je vais t'aimer d'amour ❞


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Message Sujet: Re: [FB] I found you - ft. Erim Moorehead [FB] I found you - ft. Erim Moorehead EmptyLun 25 Avr 2016 - 4:47


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Le garçon s'agitait comme une puce excitée par une trop grosse poussée d'adrénaline soudaine et il fut difficile pour l'enfant perdue de sectionner la corde sans blesser la prise. Elle serra la base du piège pour immobiliser le plus qu'elle pouvait l'ensemble de fils remuant, mais celui de l'Ailleurs bougeait beaucoup trop et elle du en venir au grognement agressif pour l'obliger à se calmer. Enfin il sembla trouver un semblant de calme et May-Lee s'empressa de trancher net le tout et de le regarder s'écraser au sol, non sans un ricanement moqueur mal contenu. Elle alla le rejoindre, sautant de son perchoir pour atterrir non loin de lui. Ses tentatives pour le mettre en confiance semblèrent porter leurs fruits, car le gamin avait cessé de s'énerver. Elle en profita pour sectionner les cordages qui serrait son pied et la brunette fit une moue triste devant un sibeau piège gâché pour quelque chose d'aussi insignifiant. M'enfin, elle referait un autre, ce n'était pas grave.

La réponse du petit blond fit froncer ses sourcils dans une expression de surprise pure, ainsi que d'incompréhension. En voilà des choses étranges et presque insultante. L'envie de lui assener une claque la démangeait soudainement, mais la fille se contenu, sachant qu'il devait être dérouté, perdu dans un monde qui n'était pas le sien.

« Pouah, c'est moche de chez moche ton nom. On va t'en trouver un autre, parce là Ham... Shiskktruc là... bah voilà, je sais même pas le dire. Pour le moment tu seras.... Blondie ! Pour tes cheveux, c'est plus simple. 'Fin, ouais, on est à Neverland, j'te demande ça parce que c'est pas n'importe qui qui peut v'nir, tu vois. Et non, j'shuis pas une hallucination de ton esprit, je suis bien réelle. »

Elle grimaça malgré elle en entendant son hypothèse d'un rêve. C'était pas le premier à croire qu'il faisait que dormir, toujours installé dans l'un de ces lits douillets que May n'avait jamais testé dans sa vie. Les convaincre d'accepter leur nouvelle réalité n'était jamais facile et elle ne voulait pas avoir le faire, manquant cruellement de tact et de patiente pour ne pas créer une crise de panique. Mais comme elle se voyait mal le traîner jusqu'à l'Arbre et le laisser à Rufio avec cette inondation à régler.... Err, elle soupira en pensant d'avance à ce calvaire.
Il parla d'une Judith et dans le réflexe elle lui demanda qui elle était. Apparemment sa sœur, jumelle en plus. Peut être était sur l'Île aussi... À voir. Il se leva et la chicaneuse fit de même tout en étant occupée à regarder et détailler ses étranges habits – il avait l'air d'un manchot, c'en était ridicule à voir. Les boutons qui parcourraient le tissus attirèrent plus particulièrement l'oeil de l'inventrice qui se voyait déjà les utiliser en vue de nouveaux pièges. Mais son attention se reporta sur Hamnet, alors qu'il époussetait et la remerciait.  

« Pas de quoi, même si à cause de toi je vais devoir refaire mon piège. Cette sensation est normale, ça arrive à tout le monde qui débarque ici, plus particulièrement au gens comme toi et moi, elle lui jeta une oeillade grave, j'ai pas vu de petite blonde, non, mais elle peut être par ici, elle inspira un grand coup et se lança, tu ne rêves pas... Tout ça c'est bien réel. T'es à Neverland parce que tu l'as souhaité.»

Un tic tac résonna alors dans la forêt et Mayl-Lee fixa avec curiosité la montre du garçon. Voilà un mécanisme intéressant, mais complexe à l’extrême pour ses maigres connaissance en la matière. Elle se pencha pour voir l'objet de plus près et au même moment, un nuage de couleurs lumineuses traversa le ciel. Ah ! Ce devait être les fées qui partait aider à l'Arbre du Pendu. Un point rouge se détacha du lot, ainsi qu'à sa suite un vert que la brune reconnu immédiatement comme sa gardienne, qu'elle accueillante avec un sourire ravi. Le rire de Blondie à côté eut également le don d'élargir ses lèvres encore plus, alors qu'il rencontrait sa guide, qui brillait d'un beau rouge tout à fait ravissant. Il semblait retrouver de la joie et il s'extasia sur le fait qu'il comprenait ce qu'elle disait, tout comme elle alors que les autres n'entendait qu'un carillonnement.

« C'est un nom charmant. Contente de te connaître Jaycee, j'te présente ma fée Blondie, Ilavenil. C'est normal que la comprennes, c'est très bien. »

Le voir rire remplit alors le cœur de la chicaneuse de joie, qui malgré sa froideur apparente se révélait adorer les enfants perdus. Ils étaient sa famille, son monde, sa vie. Sans eux, elle ne serait rien. Alors elle serait heureuse d’accueillir un nouveau petit frère dans la famille.

« Oui, je sais où est l'Arbre du Pendu, j'habite là bas. Si elle dit qu'on peut t'aider, c'est que c'est vrai. Les fées n'aident qu'une seule sorte de personne seulement : les Enfants Perdus. Avant de voir si je peut t'emmener je dois te poser une question. D'abord, est-ce que tu souhaites grandir ? »

Elle patienta pour sa réponse, recommençant à chercher de quoi régler le problème de l’inondation ainsi que la tournée de vérification des pièges. Elle vérifia rapidement du coin l'oeil s'il la suivait, parce qu'elle n'avait franchement pas envie de jouer au gardienne.
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Message Sujet: Re: [FB] I found you - ft. Erim Moorehead [FB] I found you - ft. Erim Moorehead EmptySam 28 Mai 2016 - 23:45

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Cette fille qui n’est juste qu’une fille prétend que mon prénom est moche. Elle ne manque pas d’air cette petite peste, mon nom, je le tiens de…mes parents, je crois bien. Comment puis-je douter d’une telle chose ? Je sais d’où je viens et qui je suis, non…oui…peut-être, c’est brouillé dans mon esprit. Mais…pour en revenir là-dessus…qu’y a-t-il de dur à prononcer ‘Hamnet’, je ne vois pas où elle veut en venir, de plus, ce sobriquet ridicule de blondie pourrait convenir à une fille, mais pas à moi ! Mais pour l’heure, je voulais surtout me concentrer sur ma sœur, pourquoi ma sœur ? Tout simplement parce que je ne peux pas me déparer de ma jumelle, on est tout le temps ensemble. Bien entendu, il nous arrive de nous séparer, mais…Je n’ai rien souhaité du tout en réalité, pas plus que de venir ici, je sais ce qu’est Neverland, le pays de l’imaginaire, je le connais pour y être souvent venu dans mes rêves, seulement…Aujourd’hui en particulier, j’ai la terrible sensation que ce n’est plus un rêve. Comme si, je savais, mais je ne pouvais admettre cette possibilité. D’ailleurs, j’en ai pour preuve cette demoiselle ! Le simple fait que je ne puisse pas faire disparaitre de devant moi, me prouve que je ne suis pas dans un songe. En temps tout à fait normal, ce qui me déplait disparait par ma simple volonté et aujourd’hui…elle est encore là ! L’île fait ce que je lui demande en général et ma sœur est toujours avec moi, on s’amuse à faire tourner les nuages, à leur donner des formes, on joue avec les sirènes de la lagune lorsqu’elles veulent bien se montrer. Pourquoi, je le sais au fond de moi, que plus jamais je n’entendrais son rire résonner dans les montagnes de l’imaginaire, courir après elle dans le champ près de notre maison à Stratford. Non, je le sens…quelque chose d’étrange est à l’œuvre. La jeune fille me mire avec force et je finis par me sortir de ma pensée désagréable.

Des pensées bien trop adultes et responsables, une étincelle rougeâtre que je reconnus pour être une fée vint m’extirper et me faire changer d’humeur en moins de deux. J’en avais déjà vu, mais jamais je n’avais pu comprendre ce qu’elles me disaient, je ne savais même pas qu’elles parlaient d’ailleurs. Mes yeux s’émerveillèrent tandis que je mirais la lueur verte de l’autre enfant qu’elle me présenta comme sa fée. Elle m’expliqua que c’était tout à fait normal que je comprenne la petite créature, voire même bien. Cette notion me parut tout à coup étrange à mes oreilles. Bien ? En quoi, comprendre une fée pourrait être si bien que cela ? Pourtant, je me sentais tout simplement léger et heureux, rien que d’entendre cette créature fabuleuse et extraordinaire qu’on ne croise qu’ici. Peu importait en réalité de savoir communiquer avec une créature minuscule, tout ce que je voulais, c’était encore parler avec elle, elle était la lueur et moi l’insecte accroché et obnubilé. Lorsque je demandais pour un arbre de pendu, la jeune enfant me confirma que je n’étais donc pas fou, il y avait bien un lieu ici qui se nommait comme la fée venait de me l’indiquer. Voilà, que l’étrange fille des bois vient à parler d’enfants perdus, de m’emmener dans ce lieu, à cet arbre pour y être aidé. Au final…aider à quoi ? Ah oui…ma sœur…je veux retrouver ma sœur ! Il faut que je me rappelle, que je n’oublie pas. Il est étrange de sentir combien les choses s’embrouillent dans mon esprit, je ne me souviens déjà plus comme je suis arrivé ici, en bateau ? En cheval ? Peut-être avec la voiture de mon père, ce beau carrosse qu’on nous envie à Stratford. Papa ? Je ne vois plus sous visage et même si je me force à penser à lui. D’ailleurs au lieu de répondre à cette fille, je me concentre, fermant mes paupières, très fort l’une contre l’autre. Sans succès, je n’y arrive pas.

Pourtant dès que la fée se met à émettre des clochettes, je ne suis qu’un pantin qui veut jouer. Elle veut que j’aille sur la gauche, j’y vais, puis vers la droite, très bien, je ne m’en porterai sans doute que mieux. Ma gorge se contracte, emportant dans l’air un rire cristallin, celui d’un enfant plein d’innocence que je suis. La lueur rouge, celle de Jaycee me demande de la suivre, communique avec l’autre enfant et sa fée, les obligeant à partir maintenant, qu’il ne faut pas attendre. Qu’elles doivent me conduire avec elle à cet arbre. « Y a-t-il un vrai pendu, là-bas ? » On me mire, pourquoi est-ce que j’ai l’impression d’avoir eu une flatulence en plein milieu d’un banquet. « Je veux dire, c’est l’arbre du pendu, non ? Il n’y a pas une raison pour qu’il soit nommé comme ça ? » Ma fée éclate de rire, je l’entends et mon cœur se gonfle d’un sentiment de joie, j’en rigole également, sans même connaitre la raison de l’hilarité qui vient de prendre place dans ma tête. Les fées passent devant et en bonne enfant que je suis, je laisse mes marionnettistes me montrer le chemin vers cet endroit qui relève du mystère. Je me tourne vers le profil de la fille, elle est plus jeune que moi ? Je n’arrive pas à le savoir. « Quel âge as-tu ? Et à quoi ressemble l’arbre ? Il y a des enfants là-bas aussi ? » Je pourrais l’envahir de questions, je ne suis pas bavard sans raison, l’expression orale est chez moi, une nécessité, trop de curiosité et de choses à savoir pour se taire et regretter par la suite. « Et pourquoi tu étais là ? » je me rends compte qu’elle n’a même pas eu le temps de répondre à mes autres questions que j’enchaine déjà. « Oh…pardon…je parle trop...on me le dit souvent »


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