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 fight to forgive (ERIM)
★ second star to the right and straight on till morning ★

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Tankred Snørrisón
Beware, I'm starving
Tankred Snørrisón
ζ Inscris le : 01/08/2015
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ζ Localisation : Oscille entre One-Eyed Willy et Blindman's Bluff
ζ Occupations : Second sur le Poséidon - Ancien maître Charpentier du Queen
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Message Sujet: fight to forgive (ERIM) fight to forgive (ERIM) EmptyMer 10 Fév 2016 - 17:16

fight to forgive

« SNORRISON ! » Je fronce des sourcils en me retournant vers la voix agressive d’une femme qui m’appelle. Rares sont les personnes qui utilisent mon patronyme alors, je me demande bien ce que j’ai pu faire pour qu’une femme l’utilise. Lorsque je reconnais sa silhouette, je grimace en la voyant s’approcher en tenant dans ses bras un enchevêtrement de couvertures. « TOUT EST DE TA FAUTE ! » Je lève un sourcil tandis qu’elle montre ce qu’elle tient dans ses bras, un nourrisson. « MON MARI SAIT QU’IL N’EST PAS DE LUI ET IL M’A MISE À LA RUE ! » Je l’observe, sans éprouver le moindre remord face à cette révélation. Il m’est déjà arrivé de caramboler une femme mariée, mais je n’ai jamais forcé une donzelle et elle est responsable de la fin de son mariage, pas moi. Seulement, ce qui m’interpelle est le fait que son mari croit que l’enfant n’est pas de lui. Pense-t-elle que j’ai quelque chose à voir avec ça ? « Et en quoi ça m’regarde, femme ? » Elle me met le bébé dans les bras, les pupilles brillantes de colère et de dégoût : « C’EST LE TIEN ALORS GARDE-LE ! » Et elle repart en sens inverse, me laissant le braillard dans les mains : « HEY ! » Je la rattrape pour lui tendre la chose qui s’agite dans mes paumes. « Reprends ça, j’en veux pas ! Si tu n’veux pas l’garder, alors noies-le, mais j’veux pas être mêlé à c’t’histoire ! » Elle se contente d’ouvrir de grands yeux, de me cracher au visage puis de disparaître dans une ruelle de la cité pirate. L’enfant pleure et je grimace, observant les badauds autour de moi. « Quelqu’un le veut ? » Je reçois des regards sombres et je soupire, rentrant jusqu’à chez moi où je retrouve Melot. Il éclate de rire lorsqu’il me voit tenir le gamin maladroitement dans les bras. « Ne ris pas, vieille pourriture ! » Je lui mets dans les bras en râlant et pestant. « Qu’est-ce qu’tu veux qu’j’en fasse moi, d’ce bébé ? » Je lève des épaules, lâchant un soupir. « J’en sais fichtre rien ! » « Alors trouve quelqu’un pour s’en occuper l’ami ! Mais on n’peut pas l’garder ici ! » Je remue de la tête. A qui ? Je cherche, dans toutes mes conquêtes, une donzelle à qui l’enfant peut servir et qui peut s’en occuper... mais aucune. Puis l’évidence m’apparaît soudainement, la petite marchande de rhum. Apolline. Elle m’a confié une fois qu’elle voulait une famille, des enfants, mais que pour le moment, elle n’a personne dans sa vie. Elle, elle acceptera de garder l’enfant.

Tout de go, je prépare ma monture ainsi qu’un panier dans lequel j’installe le braillard : « Est-ce qu’ça s’arrête d’pleurer des fois ? » Melot étire un sourire en posant sa main ridée sur mon genou : « Es-tu certain d’vouloir t’débarrasser d’ton gamin Tank ‘ ? » Je baisse les yeux sur mon vieil esclave : « C’pas mon enfant ! » Je donne un coup dans les reins de mon cheval et je quitte One-Eyed Willy sous un ciel sombre, mais le jour n’est pas apparu depuis bien longtemps maintenant et le froid sinistre ne sera pas un frein pour bazarder le boulet qui vient de s’accrocher à mon pied. Il me faut toute la journée pour arriver dans le territoire des bêtes sauvages : il a fait très froid et j’ai l’impression que mon cheval aura besoin d’une nuit de repos au chaud avant de reprendre la route. Je suis certain que la petite demoiselle acceptera de me loger cette nuit, je sais me montrer convaincant et elle est seule. Si en plus, j’arrive à la convaincre de m’inviter dans sa couche, alors je risque de passer une nuit excellente. Lorsque j’arrive, la lumière perce à travers les persiennes de ses fenêtres, elle est là. Je me serai senti vraiment démuni si elle n’était pas à son domicile, mais abandonner pour abandonner, j’aurai laissé le gamin devant sa porte dans le panier. Au moins, il s’est endormi durant le voyage, car je ne l’entends plus. Je soulève la couverture, histoire de vérifier s’il est toujours en vie et c’est le cas, car à peine je frôle sa joue froide qu’il se met à hurler. Voilà pourquoi je ne veux pas le garder, à force de pleurer, je finirai par le tuer. Je frappe brutalement contre la porte en bois qui tremble, le chien aboi de l’autre côté et j’attends. Je frappe une seconde fois plus fortement encore jusqu’à ce que la porte s’ouvre. J’ai un moment d’arrêt quand ce n’est pas le joli minois féminin de la marchande qui apparaît, mais le faciès du gamin. Encore lui ?! Ses sourcils se froncent et j’étire un sourire : « Le monde est tellement petit ! » La jolie brune apparaît et je le pousse pour entrer à l’intérieur sans attendre d’être invité et je lui donne le braillard dans les bras : « Mais que… » « C’est un gamin qu’j’ai trouvé ! Comme j’sais qu’tu veux une famille, j’te l’donne ! Il est à personne, j’te l’jure ! J’crois qu’il a faim et froid aussi ! » Elle lève ses yeux sombres sur moi avant de retourner sur l’enfant tandis que je pivote sur moi-même pour affronter le blond qui semble vouloir me sauter à la gorge. « Alors, t’es toujours vivant toi ! »


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Erim Moorehead
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Message Sujet: Re: fight to forgive (ERIM) fight to forgive (ERIM) EmptySam 20 Fév 2016 - 20:32

Fight to forgive

« Bonsoir Uriel ! Oui, je serais présent dans trois jours, comme convenu » Trop heureux d’avoir enfin trouvé un petit travail qui me permettra de redonner à ma bourse une allure convenable, je retourne vers la taverne pour boire un verre en compagnie de Stuart. Nous discutons un long moment, avant qu’il ne me demande des nouvelles d’Apolline. Cela fait plusieurs jours que je ne suis pas retourné là-bas. Je m’en veux, mais je dois rapporter de l’argent et faire les allers et retours tous les jours, ce n’est pas possible, surtout sans monture pour me transporter. Il me propose de passer la nuit chez lui et je ne peux que prendre cela à la dérision. La nuit…comme si le soleil des journées que nous connaissions avant pouvait revenir. Cependant, j’accepte de bonne grâce son invitation, je n’ai pas véritablement envie de devoir encore déranger ma petite ondine. Elle m’a déjà beaucoup donné. Lorsque mes yeux ne ressentent plus la fatigue, je me lève, dehors, il fait toujours nuit et cela me porte à la mélancolie.

Le manque de lumière me rend quelque peu différent. Il me reste quelques jours avant de débuter mon nouveau travail et je pense que je vais pouvoir retrouver Apolline, lui donner des nouvelles, de bonnes nouvelles. Eh oui, je dois bien me l’avouer, son visage me manque, sa bouche et…je me prends à sourire en pensant à elle et mon palpitant s’emballe rien qu’à l’idée de pouvoir recroiser ses yeux de biche. Ni une ni deux, je remercie Ginger pour son hospitalité et je quitte à pied la cité pour prendre le chemin du territoire des bêtes sauvages. Après une bonne journée de marche, j’aperçois les lumières vacillantes dans sa petite maison. Je soupire, accélérant le pas sans m’en rendre compte. À l’intérieur, je perçois les aboiements de Pil et je frappe avant de passer ma tête dans l’ouverture. Elle se retourne et je vois son magnifique sourire. La porte se referme en quelques secondes et déjà elle vient contre moi dans une étreinte plaisante et réconfortante. « Tu m’as manqué » Elle s’écarte et je caresse son visage et sa chevelure ébène. « J’avais envie de venir plus tôt, mais…tu sais…j’ai trouvé du travail fixe et je vais bientôt pouvoir me construire une petite maison ou…en acheter une, je ne sais pas encore » Elle sourit et je fais de même avant de lui donner un tendre baiser. Son parfum vient me chatouiller, le fait qu’elle soit dans ma vie me rassure, je n’aurais songé à une chose pareille. Ma douce me demande si j’ai faim et je ne refuse pas, avec un morceau de pain et un morceau de viande séchée ce n’est pas cela qui m’a calé pendant le trajet. Je la mire prendre une assiette et me servir. Je coupe la miche de pain avant de la regarder prendre place en face de moi. Je pourrai rester des heures à la contempler sans faire autre chose, l’amour me rend niais, je crois. Je trempe mon pain dans la soupe, m’accoudant pour dévorer le morceau imbibé du goût de la soupe. Elle me sourit, je lui rends, que demander de plus que de partager un tel moment.

Alors que je termine mon souper, un bruit de cheval me parvient de loin. Mes sourcils se froncent, je suis à l’affut d’un nouveau bruit qui me confirmerait que j’ai bien ouïe ce que je pense. Seulement, cette fois, c’est un cri, comme des pleurs d’enfant. Apolline ouvre la bouche, mais je fais un geste pour qu’elle ne prononce aucun son. Mon visage se porte sur la porte et déjà je perçois les pas lourds à l’extérieur. Ce n’est peut-être rien, sans doute un client, mais il est tard…enfin…je crois. On est un peu déboussolé avec ce temps détraqué. Trois coups à la porte, Apolline sursaute et Pil aboie pour prévenir. J’attends, l’intrus va peut-être dire qui il est. Rien. Deuxième sommation. Je me lève, faisant grincer la chaise sur le bois du plancher. J’avale ma dernière bouchée et je pose ma paume sur la poignée pour pousser la porte et savoir qui vient à cette heure indue. La surprise se lit sur mon visage, lui ! Ce n’est pas n’importe qui devant moi, non, c’est lui ! Cette ordure qui a fait de ma vie ce qu’elle est actuellement, celui qui a brisé une partie de mon existence et pourquoi ? Une poignée de métaux précieux ! Comme je le hais ! Oui…oui, je veux bien l’admettre, il m’a sauvé la vie, ce qui fait que je lui suis redevable d’une certaine manière, mais…ça ne pardonne pas tout et je suis très rancunier.

Tankred : Le monde est tellement petit !

Il me pousse pour entrer et je ne l’arrête pas. « Trop petit ! » Dis-je sur un ton de défi. Il va directement vers Apolline et je referme la porte, je ne suis pas tranquille. Que vient-il faire ici ? Est-ce qu’il connait Apolline ? Elle est surprise lorsqu’il lui remet un paquet…qui bouge ?! Bordel, c’est un enfant. J’en suis le premier surpris encore, cela fait beaucoup pour une seule journée. J’entends ses propos, mais…c’est absurde de donner ainsi un bébé à la première femme venue. Je le toise méchamment, je ne lui fais pas confiance et j’aimerais qu’il reparte au plus vite.

Tankred : Alors, t’es toujours vivant toi !

Les bras se croisent sur mon torse et je redresse la tête pour le prendre de haut. « Comme tu vois… » Il rit le bougre et s’assoit à la place qui était la mienne en prenant mon assiette et mon pain pour manger. Je ne le lâche pas des yeux et je fais le tour de la table pour aller près d’Apolline qui me mire avec de grands yeux, le bébé dans ses bras. Je me penche pour mirer l’enfant, il a l’air d’avoir faim. Je glisse ma main dans le dos de ma belle et lui murmure d’aller prendre un peu de lait pour nourrir l’enfant pendant que je m’occupe du pirate. Il pousse l’assiette et demande à ce que je lui serve encore de la soupe. « Mais bien entendu ! » C’est ironique, mais je ne veux pas qu’il brûle cette maison comme il a fait pour la mienne. Je me retourne et je sers Tankred avant de lui faire glisser son assiette et prenant place en face de lui. « Qu’est ce que tu fiches ici, pirate ? Tu viens encore semer le chaos, brûler quelques maisons au hasard de ton chemin…finir le travail que tu n’as réussi à terminer sur le navire de ton capitaine ? » Il ne répond pas, il sourit et cela m’exaspère au plus haut point. Il tend son verre et me demande de lui servir à boire. « Je ne suis pas ton larbin, fais le seul ! » Il se redresse, prend la bouteille et se marre dans sa barbe. Visiblement, je l’amuse et il m’en fait part. Je suis fermé, les bras sur la table, j’aimerai le haïr, mais…il y a toujours cette question qui me tarabuste. « Pourquoi, tu m’as sauvé sur le bateau ? Un jour tu brûles ma maison avec moi dedans dans le but de me tuer, l’autre tu me sauves ? J’ai du mal à comprendre. Tu voulais que j’aie une dette envers toi ? »


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A faire flamber des enfers dans tes yeux, A faire jurer tous les tonnerres de Dieu, A faire dresser tes seins et tous les Saints, A faire prier et supplier nos mains, Je vais t'aimer, A faire vieillir, à faire blanchir la nuit, A faire brûler la lumière jusqu'au jour, A la passion et jusqu'à la folie, Je vais t'aimer, je vais t'aimer d'amour ❞


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Tankred Snørrisón
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Message Sujet: Re: fight to forgive (ERIM) fight to forgive (ERIM) EmptyMer 24 Fév 2016 - 17:57

fight to forgive

« Comme tu vois… » Je ne retiens pas un rire avant d’aller m’assoir devant une assiette avec un restant de soupe. Je trempe mon pain dans le liquide gouteux, c’est qu’elle cuisine bien la petite marchande, à moins que ce soit le gamin qui a préparé le potage. Quoi qu’il en soit, c’est bon. Je le vois aller près de la jeune femme avant qu’il ne revienne près de moi et je pousse l’assiette vide. « Encore d’la soupe ! » « Mais bien entendu ! » Je suis certain qu’il s’exécute à contrecœur, de quoi a-t-il peur ? Dans mes souvenirs, il avait un peu plus de répondant. Il me redonne mon assiette et je coupe un morceau de la miche pour manger à nouveau. C’est chaud, bon et servi si gentiment que je ne vais pas le renier. « Qu’est ce que tu fiches ici, pirate ? Tu viens encore semer le chaos, brûler quelques maisons au hasard de ton chemin…finir le travail que tu n’as réussi à terminer sur le navire de ton capitaine ? » Mes lèvres s’étirent et je tends le verre vide devant moi : « Sers-moi à boire ! » « Je ne suis pas ton larbin, fais le seul ! » Je me lève pour attraper la bouteille en riant, remplissant mon verre avant d’en boire une longue gorgée. Je m’essuie d’un revers de la main avant de reprendre ma place : « T’m’amuses gamin ! » Me voir rire ne semble pas lui plaire, cela se voit à son visage froid et ses mirettes qui ne quittent pas mon faciès. « Pourquoi, tu m’as sauvé sur le bateau ? Un jour tu brûles ma maison avec moi dedans dans le but de me tuer, l’autre tu me sauves ? J’ai du mal à comprendre. Tu voulais que j’aie une dette envers toi ? » Je mâche mon pain en silence, sans répondre à sa question ce qui l’agace. Je le sens à l’air qui s’électrise, je prends mon verre pour le vider avant de lâcher un rot, puis je redresse le regard vers lui. « C’tait pas toi que j’voulais sauver ! Malheureus’ment, t’étais d’dans ! » Ma réponse ne semble pas lui satisfaire et j’étire un sourire : « C’vrai qu’t’as une dette envers moi. J’t’ai sauvé l’vie, même si c’tait pas l’but ! » Je le mire un instant, passant ma langue sur ma lippe avant de redresser le regard quand la jeune marchande revient avec le chiard dans les bras. « C’ta maison ? »

J’observe le gamin qui me ressemble tellement avant de lever les yeux vers la marchande. Il me répond que non, qu’il est simplement ici en invité. « Comme moi… J’savais pas qu’la marchande soulevait son jupon avec n’importe qui ! » Apolline s’offusque et je ne retiens pas mon rire en frappant la table. Mais il semble être plus qu’un simple homme de passage, vu la fougue qui l’anime en défendant la jeune donzelle. « Du calme morveux ! J’suis juste v’nu pour m’débarrasser du têtard ! » « Vous êtes sur de l’avoir trouvé ? Je ne veux pas d’histoire avec une femme volée ou… » J’observe la belle demoiselle en m’approchant, la surplombant de toute ma stature alors que son chien grogne à côté. « C’est l’mien, y paraît. Une catin dit qu’c’est l’mien alors elle m’l’a r’fourgué mais j’en veux pas ! Garde-le, j’te l’donne ! » Ses yeux havane s’arrondissent et je me retourne vers le jeune blond, les bras croisés. « J’parle à la donzelle, pas à toi morveux ! L’jour ou j’te causerai, ça s’ra quand t’viendras payer ta dette. D’ailleurs… t’as une maison ? J’peux l’brûler, ça pay’ra une partie… » Ses yeux s’assombrissent et j’éclate de rire. « Détends-toi… » C’est un petit nerveux, celui-là, mais ça, je l’avais déjà remarqué à plusieurs reprises. Son seul défaut, parler beaucoup trop ce qui lui porte toujours préjudice. Je pointe la sylphide d’un doigt : « Du rhum femme ! » Elle rougit et s’éloigne avant de revenir avec une bouteille qu’elle me tend. J’ouvre le bouchon avant de porter celle-ci à ma bouche pour vider un quart de celle-ci. « T’en veux l’morveux ? P’t’être qu’avec un coup dans l’nez, t’s’ras plus drôle ! »


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Erim Moorehead
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Message Sujet: Re: fight to forgive (ERIM) fight to forgive (ERIM) EmptyDim 6 Mar 2016 - 21:16

Fight to forgive

Tankred, ce pirate mal odorant, puant de vanité ne me répond pas. Pourquoi est-ce que je sens que cela l’amuse ce trouble-paix ? Je mire les moindres de ses gestes de sa main qui se pose à son verre et se porte à son visage, comme j’aimerai lui donner un coup pour qu’il s’asperge le visage avec. Voilà qu’en plus il est mal poli, se permettant de roter comme s’il était à la taverne du coin. Les pirates n’ont aucune manière, ce sont tous des malappris. Il ouvre enfin la bouche, alors que c’est moi qui allais le briser avec une insulte bien sentie.

Tankred : C’tait pas toi que j’voulais sauver ! Malheureus’ment, t’étais d’dans ! …C’vrai qu’t’as une dette envers moi. J’t’ai sauvé l’vie, même si c’tait pas l’but !

Quoi ? Si ce n’était pas moi, les enfants ? Pourquoi un pirate serait bon avec les enfants. Soudain, je me souviens de ce que Peter m’avait raconté, qu’il avait volontairement coupé ses liens pour qu’il puisse nager et ne pas mourir comme un pauvre diable. Mes sourcils se froncent, une dette oui, bien malheureusement. Il se redresse pour observer la maison d’Apolline et mon sang se glace dans mes veines, lorsqu’il sous-entend que c’est habitation est la mienne. J’ai un bien mauvais souvenir de ce qu’il s’est passé la dernière fois qu’il a été sous mon toit. « NON ! Ce n’est pas chez moi, je suis juste de passage ! »

Tankred : Comme moi… J’savais pas qu’la marchande soulevait son jupon avec n’importe qui !

Je me lève d’un coup, prêt à en découdre, qu’insinue-t-il de ma belle ? Qu’elle n’est qu’une gourgandine ? « Retire ce que tu as dit, Pirate ! Et excuse-toi ! » Tout cela l’amuse à n'en point douter, vu la manière dont il me répond qu’il n’est là que pour l’enfant. Pauvre gosse, avec un père comme lui, il n’ira pas loin dans sa vie. Apolline le questionne et je fais un pas vers eux, qu’il la touche et il est mort cette fois. Lâche en plus d’être pourvu de bien des défauts. Ma colère ne fait que monter envers lui, incapable de s’occuper de son enfant, mais surtout et c’est cela son point faible, incapable de tuer des enfants. Je croise les bras sur ma poitrine, esquissant un sourire de fierté pour avoir probablement décelé chez lui sa faille. « On ne veut pas de ton rejeton, occupe t’en, comme un homme ! »

Tankred : J’parle à la donzelle, pas à toi morveux ! L’jour ou j’te causerai, ça s’ra quand t’viendras payer ta dette. D’ailleurs… t’as une maison ? J’peux l’brûler, ça pay’ra une partie…

« FERME-LA ! » Je suis en colère, Apolline me regarde, elle ne m’a jamais vu ainsi et j’espère qu’il ne poussera pas le bouchon jusqu’à ce que je devienne encore pire. Je reste en retrait pour tenter de calme ce feu qui brûle en moi, j’ai une envie placer mes doigts dans sa nuque et l’étrangler, voir ses yeux s’exorbiter. Je ne l’aime pas, lui et ces menaces. Une moue rageuse sur le visage, voilà qu’il me demande si je veux boire avec lui. Je lui prends la bouteille d’un geste rapide pour boire la même quantité que lui. Moi, qui ne bois jamais d’alcool fort, je sens le liquide me descendre et brûler ma trachée. J’évite de montrer que cela me fait mal ou que c’est une des rares fois que je bois de ce tord-boyaux. Il semble satisfait et reprend sa place, alors que je vais près d’Apolline pour lui demander d’aller dans la chambre avec l’enfant, que je ne fais pas confiance à ce pirate qu’elle sera mieux isolée. Elle s’exécute et je viens me placer non pas en face, mais à la gauche de Tankred.

Je le vois descendre encore la bouteille, c’est un défi, un jeu ? Je ne peux pas le perdre et s’il est saoul, j’aurais plus de facilité à le mettre à terre. Il se lève une fois la bouteille terminée et il en reprend une. Après trois bouteilles, j’ai du mal à savoir si je suis allongé ou assis. Je me mets à rire de ses mauvaises manières et je ne sais pas comment il fait pour tenir aussi bien. Il me demande si je bois souvent. « Jamais ! De l’bière…si…parfois ! » Ma tête tourne, non c’est la maison, ses murs qui tournent. « J’suis s’bateau ! L’houle est rude…Oullàààà, je vais….vomir ! » Je me sens soulever, par la barbe d’un pirate, je me sens mal. L’air frais fouette mon visage et je me sens tomber lourdement sur le sol. Tankred parle, mais je suis obligé de me concentrer pour comprendre ce qu’il me dit. « J’ai travaillé…dur….touuuuuttteee m’vie d’puis qu’je suis parti de l’arbre pendu…et toi ! Ouaiiiiiiiiss toi, tu as tout….brûler, plus rien, y a plus rien ! t’sais pas combien j’ai sué pour…. » Je fais un grand geste pour illustrer mes dires, le séant sur le sol. « …avoir ce qu’j’ai eu…toiiiiii ! T’voles ! t’sais pas ce qu’sais vie hon…honn…ête ! »


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Message Sujet: Re: fight to forgive (ERIM) fight to forgive (ERIM) EmptyMar 15 Mar 2016 - 11:20

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« FERME-LA ! » Il s’énerve le petit. C’est là que ça devient intéressant, j’aime quand les personnes que j’embête réagissent sinon c’est beaucoup moins drôle. Le gamin vient prendre la bouteille pour en descendre une belle gorgée et il retourne auprès de la marchande qui disparaît dans une autre pièce, sa chambre certainement. Il a peur que je la viole ? J’étire un sourire en prenant place à table avec la bouteille. Le morveux s’assoit à côté de moi sur la gauche et boit autant que moi. J’aime les challenges et j’ai l’impression qu’il veut jouer à celui qui boira le plus. Je pense que je tiendrais mieux que lui ou alors, il boit depuis des années plusieurs litres pas jour. Seulement, je remarque bien les grimaces quand le liquide descend dans sa gorge et ses yeux briller. Il est saoul au bout d’une bouteille, alors quand on termine la troisième, je le vois tanguer sur sa chaise. Cela me fait rire et lui aussi, il s’esclaffe pour un rien. « T’bois souvent gamin ? » « Jamais ! De l’bière…si…parfois ! » Cela explique ceci. Et il a enquillé trois bouteilles par esprit de compétition, quel crétin ! « J’suis s’bateau ! L’houle est rude…Oullàààà, je vais….vomir ! » Je le soulève, ouvre la porte et le balance à l’extérieur : s’il veut vomir, alors qu’il ne le fasse pas près de mes bottes. « T’vas d’voir apprendre à boire gamin si t’veux un jour tenir l’coup après une bouteille d’rhum ! » « J’ai travaillé…dur….touuuuuttteee m’vie d’puis qu’je suis parti de l’arbre pendu…et toi ! Ouaiiiiiiiiss toi, tu as tout….brûler, plus rien, y a plus rien ! t’sais pas combien j’ai sué pour…. » Je fronce des sourcils. L’Arbre ? Est-il un ancien enfant perdu ? « …avoir ce qu’j’ai eu…toiiiiii ! T’voles ! t’sais pas ce qu’sais vie hon…honn…ête ! » Son petit dialogue incompréhensible est presque touchant, mais je ne suis pas un pirate avec un cœur attendri par des mots. Cependant, c’est vrai que j’ai été dur avec lui en brûlant sa maison, mais il m’avait contrarié et puis sa tronche, le fait qu’il me ressemble lorsque j’étais plus jeune. « J’suis navré ! »

Ses yeux deviennent deux billes et il me pointe du doigt en bégayant sur mes excuses avant de se mettre à rire en frappant le sol. Il n’y a pas à dire, il est vraiment plein. Moi je sens l’alcool au bout de mes doigts, encore une bouteille et je pense que je serai un peu ivre. Il faut dire que j’ai l’habitude de boire, le rhum est mon eau. « T’devrais boire plus souvent, t’es misérable là gamin ! » Il se redresse tant bien que mal et vient bomber le torse devant moi en précisant qu’il n’est plus un gamin et je roule des yeux en le poussant avec mon index au niveau du front. Il chute vers l’arrière, tombe sur le derrière en premier puis s’allonge dans la neige. « Misérable, c’est c’que j’dis ! » Je m’esclaffe en le mirant et je me retourne seulement il me demande où je vais : « Profiter d’la marchande p’dant qu’tu cuves dehors ! » Il se débat pour se relever alors que je rentre à l’intérieur pour récupérer une bouteille et je retourne à l’extérieur qu’il est seulement sur les genoux. « J’aurais eu l’temps d’la faire crier qu’tu s’rais encore dans l’neige à tenter d’te l’ver ! » Je lui tends la bouteille et il gonfle sa bouche comme s’il était sur le point de vomir. Je ris avant d’en descendre une bonne gorgée. C’est du bon ! J’m’assois dans la neige à côté de lui, mirant le ciel sombre sans étoile ni lune. « C’pas compliqué d’se r’construire une maison, pis t’as celle d’la marchande non ?! » Je tourne les yeux vers lui, étirant un sourire quand il s’explique difficilement sur ses raisons. « Et t’trouver un travail, c’difficile ? T’travailles plus à l’mine ?! »


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ζ Occupations : Ancien enfant perdu, ancien mineur...Bras droit du gouverneur
ζ Âge : Vingt-trois ans
ζ Statut : Marié à la plus délicieuse des vendeuses de Rhum de Blindman
ζ Signes distinctifs : cicatrice en dessous de l'épaule gauche causée par une balle
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Message Sujet: Re: fight to forgive (ERIM) fight to forgive (ERIM) EmptySam 26 Mar 2016 - 22:10

Fight to forgive

Tankred : J’suis navré !

Je marque un temps, j’ai du mal à savoir si j’ai entendu ou si l’alcool que j’ai bu est responsable d’hallucinations auditives. Puis, je me rends compte que ses lèvres ont bougé et je le pointe de mon indexe. « Tu…T’es nav…nav…ré ! Nooooooonnnn !? » Je ne peux pas retenir mon rire et mon corps pratique des mouvements que je ne veux pas faire, mais il semble doué pour faire ce qu’il lui plait avec ce rhum dans mon sang. J’ai du mal à retrouver mon calme, ma tête tourne, mes yeux semblent virer dans tous les sens et mes jambes tanguent, non, c’est le sol…Je mire mes pieds en souriant.

Tankred : T’devrais boire plus souvent, t’es misérable là gamin !

« Hummm… » Je prends appui faisant mon homme devant le pirate. J’suis un homme ! J’ai grandi, par tous les vieux barbus. Je sens une pression sur mon front, les yeux se croisent et je perds l’équilibre. Je ne tente même pas de me retenir, ce corps qui est le mien est bien trop lourd pour qu’en contrôle le fonctionnement. « Aieee… » Mon postérieur me fait mal, j’ai froid ? p’têtre. « Où qu’tu vas ? »

Tankred : Profiter d’la marchande p’dant qu’tu cuves dehors !

Bon sang ! Je pousse mes bras vers l’avant, mais mes fesses ne suivent pas, c’est comme si j’étais planté dans la neige. « Lève…bordel d’sapristi d’bouse » Je râle, je chute sur le flanc avant de me redresser sans succès. Une ombre semble passer, mais je ne distingue plus grand-chose, si ce n’est une forme vague et floutée.

Tankred : J’aurais eu l’temps d’la faire crier qu’tu s’rais encore dans l’neige à tenter d’te l’ver !

« C’t pas vrai ! » Tank me tend la bouteille et je sens un haut-le-cœur me prendre. Mon visage vers la neige, j’attrape une poignée de neige pour me la fourrer dans la bouche. Je ne devrais pas boire, pluuuuussss jamais. J’arrive, je ne sais comment à me mettre de nouveau sur mes fesses. « Brrrr, froid ! » j’ai la sensation de marcher au ralenti, et tout va trop vite devant mes yeux.

Tankred : C’pas compliqué d’se r’construire une maison, pis t’as celle d’la marchande non ?!

Pas compliqué ?! Bah voyons, qu’est ce qu’il en sait. « T’as…t…brûler…paf ! Pffff !!! Fumée…mon maison…ma argent…tout ! Pouf ! j’peux pas r’batir sans pièce… » je fais un geste pour montrer mes poches vides « on fait p’crédit…ici. Plus travail…noyé…rien ! »

Tankred : Et t’trouver un travail, c’difficile ? T’travailles plus à l’mine ?!

Je m’esclaffe comme s’il avait mis le doigt sur quelque chose. « Mal…macharm… non…chance…voilllà… malchhhhance. L’mine sous eau, y a plus…plus de travail ! » je fais le geste de plonger pour écraser ma main dans la neige. « j’ai…un nouveau…boulot… j’vais…m’refaire…ohhh m’tête ! » Tankred écrase de la neige sur mon visage et je ne dis rien. Ça monte d’un coup, j’ai juste le temps de me pencher vers l’autre côté pour déverser l’alcool présent dans mon estomac. Je ne sais pas combien de temps, mais à la fin, je me sens étrangement mieux, toujours dans un drôle d’état, mais mon ventre n’est plus douloureux. Tank me tire pour aller plus loin et je reste allongé à même la neige. « J’l’aime… je v’ce qui…mieux…pour elle » et je le pense, seulement, ce n’est pas en étant un adulte encore trop gamin dans sa tête que je vais lui prouver que je suis prêt. « T’connais ce sait qu’l’amour ? » Il ne semble pas répondre ou je ne l’entends pas. « Quooooii ? J’sais pas… c’t plus facile à l’arbre… là j’sais qui a mort à l’fin… ! J’sais même pas qui s’mes parents ! » Je me sens d’humeur à causer, à dire tout ce que je n’ai jamais dis avant. Je lui parle vraiment de mes parents ? Je ne sais même pas qui je suis, où qui j’étais. Lorsqu’on grandit, on se rend compte que ce sont des choses importantes. L’alcool me rend mélancolique, bien trop. « J’taime bien ! » Je plisse les yeux vers lui, pour voir les détails de son visage. « M’rrête d’bouger ! » Je saisis son visage avec mes mains. « V’la ! j’t’envie ! pas sentiment… argent facile… »


I'll Be Seeing You

A faire flamber des enfers dans tes yeux, A faire jurer tous les tonnerres de Dieu, A faire dresser tes seins et tous les Saints, A faire prier et supplier nos mains, Je vais t'aimer, A faire vieillir, à faire blanchir la nuit, A faire brûler la lumière jusqu'au jour, A la passion et jusqu'à la folie, Je vais t'aimer, je vais t'aimer d'amour ❞


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Message Sujet: Re: fight to forgive (ERIM) fight to forgive (ERIM) EmptyLun 4 Avr 2016 - 13:09

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« Mal…macharm… non…chance…voilllà… malchhhhance. L’mine sous eau, y a plus…plus de travail ! » Le gamin est sérieusement affecté par l’alcool, c’est un instant risible et je risque de lui rappeler ce moment à chaque fois que je le recroiserai, si jamais cela se reproduit. « j’ai…un nouveau…boulot… j’vais…m’refaire…ohhh m’tête ! » Je ramasse une boule de neige pour lui écraser sur la tête, afin de lui rafraîchir les idées et à peine ais-je fait ça qu’il se tourne sur le côté pour vider une partie de son estomac. Cela me fait grimacer et je me redresse, le soulevant sous les aisselles pour le tirer plus loin de la zone vomie. « J’l’aime… je v’ce qui…mieux…pour elle » Je comprends qu’il fait allusion à la marchande de Rhum, à quelques mètres de nous qui doit s’occuper de mon môme. « T’connais ce sait qu’l’amour ? » Je soupire, tournant mon visage vers son profil avant de marmonner : « Non, j’sais pas c’que c’est… » « Quooooii ? J’sais pas… c’t plus facile à l’arbre… là j’sais qui a mort à l’fin… ! J’sais même pas qui s’mes parents ! » Au final, être la création d’un enfant perdu ou l’avoir été se ressemble, notre passé n’est qu’un souvenir flou ou inexistant, cela dépend. Je sais qui est mon père, pour l’avoir tuer moi-même peu après mon arrivée sur Neverland, mais ce que j’ai vécu durant mon enfance n’existe que par le biais de ce que les enfants sur le Queen m’ont dit. Est-ce que ça s’est réellement passé ? Est-ce que je suis vraiment ce Viking légendaire ? Ais-je seulement exister dans le passé ou je ne suis qu’une histoire qu’on raconte aux enfants avant qu’ils s’endorment ? Vivre ainsi n’est pas toujours facile et encore, il y a pire que moi. « J’taime bien ! » Je tourne la tête pour croiser le regard de ce gamin perdu, un sourire sur le visage. « M’rrête d’bouger ! » Ses paumes encadrent mon faciès et je me fais violence pour ne pas l’envoyer paître à quelques mètres de moi. Je n’ai jamais réellement apprécié le contact, du moins ainsi. « V’la ! j’t’envie ! pas sentiment… argent facile… » Je roule des yeux, retirant ses mains de mon visage et il retombe à la renverse dans la neige, les yeux fixés sur le ciel sombre. « C’pas l’meilleure vie qu’tu peux espérer gamin ! T’as trop d’honneur pour d’venir c’que j’suis et j’te l’conseille pas. Pas avec une fille comme l’marchande qui t’attendra chaqu’nuit. T’finiras par l’tromper avec d’autres et… t’lui f’ras du mal et si t’l’aimes, tu t’le pardonneras jamais ! » Il reste étendu dans la neige et je soupire. « Continu d’bosser comme tu l’fais, d’dire non aux pirates en apprenant à mieux t’défendre ! » Je souris, me redressant avant de le tirer par les pieds en direction de la demeure d’Apolline.

Il se met à rire tandis que je le traîne et je roule des mirettes, l’alcool n’est vraiment pas compatible avec Erim, mais au moins, il m’a bien fait rire ce soir. Une petite tête apparaît entre l’entrebâillement de la porte et je croise les yeux sombres de la marchande. « J’crois qu’il a b’soin d’dormir ! » Elle ouvre la porte et je soulève le gamin pour aller l’allonger sur le lit dans l’autre pièce. Je ressors en laissant Apolline s’occuper de lui et je jette un aille vers l’enchevêtrement de couvertures dans un berceau de fortune que la marchande a dû fabriquer. Elle ressort peu après et je sors une bourse pleine : « C’la d’vrait vous suffire pour quelques années. Pour l’gamin et… pour m’faire pardonner d’ton… d’Erim. » Elle l’attrape tandis que je lui tends, elle m’offre un petit sourire timide et je me dirige vers la porte. Elle propose son toit pour la nuit, j’étire un sourire en montrant le ciel. « C’est toujours l’nuit marchande ! Prenez soin d’vous trois ! » Sans attendre, je sors en claquant la porte derrière moi pour retourner près de One-Eyed Willy. Marcher en pleine nuit avec ce froid me fait du bien et j’ai l’impression, d’une certaine manière, d’avoir payé une dette.


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