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 Waiting for the bitter end (Owen & Lamar) Flashback
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Message Sujet: Waiting for the bitter end (Owen & Lamar) Flashback Waiting for the bitter end (Owen & Lamar) Flashback EmptyDim 21 Mai 2017 - 10:32



Waiting for the bitter end

Owen & Jahquan (Lamar)



Passé une certaine heure de la nuit, à Blindman’s Bluff, il n’y avait plus rien à faire. Du moins l’on ne voyait plus grand monde entre ceux qui avaient retrouvé leur foyer et ceux qui ronflaient devant les tavernes.  Alors pour les plus résistants, par choix ou non, c’était dans un coin plutôt reculé de la ville, que quelques malfrats et joyeux pirates se réunissaient dans l’espoir de gagner un peu d’argent ou simplement dans une soif insurmontable de violence. Les combats clandestins parfois faisaient des morts, parfois des infirmes car certains ne pouvaient pas mesurer l’ampleur de leurs gestes en ne se souciant que très peu de leur adversaire. Des inconnus, ou des connaissances de vue pour la plupart du temps ; hormis les habitués, qui, quand ils se faisaient battre juraient de laver leur honneur en ne montrant pas de pitié sur les prochains tours. Le principe n’était pas un combat à mort, mais plutôt au premier sang versé - Hélas ces choses là étaient difficilement contrôlables. L’adrénaline n’est pas forcément une bonne chose, elle s’immisce dans tout l’être et le rend plus féroce qu’un animal en chasse. C’est ce que Jahquan avait constaté et après cela il se demandait si les indiens étaient réellement ceux que l’on devait appeler « sauvages » car de telles activités n’existaient pas chez eux. Alors que faisait-il ici ? Et bien, il avait pour seule motivation l’argent mais ce serait mentir de dire que cette violence là ne lui faisait pas de bien car cela expulsait toute la colère qu’il avait en lui. Il était venu une fois déjà et s’en était retourné à sa ruelle couvert d’hématomes. C’était pourtant un sourire aux lèvres qu’il s’était endormi ce soir là car c’était la première fois depuis quelques mois qu’il se sentait exister. Vivre mendiant n’était pas chose aisée, malgré les quelques bonnes âmes croisant son chemin, il avait le temps en une journée de ruminer dans ses pensées négatives et de constater l’inutilité de son existence. Sa vie avait changée du tout au tout à cause des pirates et les indiens avaient refusé son retour ; Il était désormais sans patrie, sans famille, et les quelques relations sociales qu’il avait se résumaient à de vieux bonhommes qui avaient fait leur temps et qui n’avaient plus rien à offrir à la société alors on les oubliait. Tristes constats de ces scènes se déroulant sous ses yeux de manière quotidienne, ainsi La « civilisation » pour lui n’avait rien de modèle. Et pourtant il se noyait dans le vice, lui aussi, entre l’alcool et les combats car au premier et dernier en date il avait gagné quelques pièces qui lui avaient permis de manger quelque chose de chaud.

Là encore, poussé par son estomac criant famine, il attendait son tour, bras croisés dans le fond et préférant ne pas se mêler à la foule qui encourageait les deux hommes en train de se porter des coups. Il faisait craquer ses doigts, un à un, sentant en lui monter l’impatience et le désir de se défouler. En les observant, il songeait qu’il n’y avait rien d’étonnant à ce qu’ils cherchent à nuire aux indiens s’ils acclamaient la violence. Mais là n’était pas son problème, car il savait qu’après ce serait à lui. Les lésions sur ses poings n’étaient pas cicatrisés, les quelques rougeurs sur son visage à peine estompées ; mais il se sentait prêt. Alors l’on nomma le vainqueur quand l’autre fut semi conscient et l’on dégagea le ring que formait ce cercle de combattants sans même essuyer le sang et la sueur au sol.

« Allez le peau rouge c’est ton tour ! »

Bien évidemment, personne n’était de son côté et une fois dans le cercle c’était l’autre que l’on encourageait. Jahquan écopait d’insultes qui n’effleuraient même pas ses oreilles, son adversaire en face riait et le provoquait, visiblement déjà certain de l’issue du combat. Ils se tournèrent autour, deux fauves se jaugeant jusqu’à ce que l’un s’approche et porte un premier coup manqué. Alors le reste s’enchaina très rapidement. Jahquan avait l’avantage d’être un guerrier, d’avoir la capacité de s’adapter à son environnement et d’être bien suffisamment observateur pour déceler les failles et faiblesses. Il essuya des attaques, sans doute lui avait on brisé les côtes et cela l’avait suffisamment motivé pour faire preuve d’autant plus de brutalité. Il pensait à ces pirates qui l’avaient enlevé, qui avaient détruit toute sa vie et qui avaient fait de lui cet homme misérable trainant sur les pavés jour et nuit en quête d’un peu d’argent pour survivre. Cette haine qu’il éprouvait, il la concentrait dans ses bras et ses jambes quand il allait taper sur son adversaire. Rongé par cette noire aura qui l’entourait, Jahquan lui porta un coup fatal qui l’envoya dans les vapes.

Le silence retomba, on sentait la déception et l’indien se fraya un chemin entre les silhouettes hors du cercle pour sortir de la grange encore imbibé de colère. Il ignorait si les combats avaient repris derrière mais le concernant, il s’approcha d’un baquet d’eau pour en recueillir entre ses mains et laver son visage. L’eau fraiche avait le mérite de lui remettre les idées en place et de le ramener à la réalité. Mais il fut soudainement surpris par trois hommes l’attrapant assez brutalement pour le reconduire à l’intérieur.

« Tu vas pas t’en sortir comme ça ! » Entendit-il grogner à son encontre.

Jahquan se retrouvait de nouveau au milieu, face à l’homme qui visiblement semblait être « le champion » ou du moins celui qui cumulait le plus de victoires depuis que ce rassemblement existait. Ils voulaient tous voir l’indien réduit à néant, corrigé. A peine avait-il eu le temps de se défaire que son nouvel adversaire avait écrasé son poing contre sa tempe. Propulsé au sol, Jahquan souffrait déjà de douleurs mais ne désirait pas se laisser faire. Les instincts primitifs le poussèrent à se relever pour le charger, tête baissée, l’indien le plaqua au sol et lui asséna tout une série de coups dans le visage. Marqué par la haine, par tout ce qu’il engendrait, cela eu raison de son adversaire qui en fin de compte n’avait pas fait long feu et qui s’était fait avoir en le sous-estimant.

Quelques trentaines de minutes plus tard, Jahquan apparaissait dans une taverne, boitant. Il déposa quelques pièces sur le comptoir et réclama une soupe et un morceau de pain. Le misérable attirait le regard des autres et le tavernier déjà grassement payé - puisque Jahquan avait encore du mal avec la valeur de l’argent - n’avait d’autre choix que de s’exécuter sans tenter de le faire jeter de son établissement. L’indien traina ensuite sa carcasse jusqu’à une table où il s’affala sur le banc et remercia la serveuse d’un sourire malgré tout lorsqu’elle lui glissa le bol et le pain. Lui qui tout le long du chemin s’était demandé pourquoi il s’abaissait à cela, dès la première bouchée de pain eu réponse à sa question.




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Message Sujet: Re: Waiting for the bitter end (Owen & Lamar) Flashback Waiting for the bitter end (Owen & Lamar) Flashback EmptyMer 24 Mai 2017 - 15:53


Waiting for the bitter end
Lamar & Owen

Une soirée payante, comme toujours. Les gens étaient venus en grand nombre, pour la plupart des pirates ou quelques bandits. Certains étaient en manque d'adrénaline, d'autres avaient désespérément besoin d'argents. Mais, peu importe la raison, ces hommes avaient tous un point en commun. Ils n'avaient pas peur de se battre et ils le feraient jusqu'à ce qu'ils tombent, ou jusqu'à ce qu'ils l'emportent. Au départ, ces combats avaient grandement amusés Owen. Il prenait plaisir autant à les planifier qu'à les regarder. Jamais il n'oublierait les toutes premières soirées. Les premiers combats, les premiers coups qu'il avait donné. Puis avec le temps, il avait réalisé qu'il valait tout aussi mieux rester dans l'ombre. Prendre les paris et encaisser l'argent sans se salir les mains. C'était plus payant, en plus de lui garantir une place aux premières loges. Il observait chaque homme, chaque combat et chaque coup porté. Il se trouvait un nouveau protégé hebdomadairement. Une personne qu'y l'intriguait chaque fois, et qu'il prenait sous son aile. Cette semaine, il avait fait son choix. Un indien. Tout le monde semblait le détester, probablement à cause de ses origines, mais pas Owen. Il le trouvait particulier. Différent. Il disait venir pour l'argent, mais le chasseur sentait qu'il y avait autre chose. Il gagnait à tous les coups. Il pouvait abattre le plus imposant des hommes. N'importe qui aurait pu dire que ses victoires étaient liées à la stratégie ou à sa force, mais pas Owen. Il savait que derrière chaque succès se cachait un allié bien plus puissant: La colère. Pour l'avoir expérimenté à plusieurs reprises, il savait que ce sentiment pouvait rendre un homme invincible. Il savait aussi qu'il pourrait faire de ce peau rouge un excellent combattant. La parfaite recrue pour lui faire emporter beaucoup d'argent.

Alors, lorsque la seconde bataille s'arrêta, le chasseur ne se contenta pas de regarder le mendiant s'éloigner avec une mine déconfite comme tous les autres. Plutôt que de rester dans l'ombre à broyer du noir comme eux, probablement parce qu'ils avaient perdus beaucoup d'or vu l'issue improbable de la scène, il s'élança à sa suite. Il le suivit discrètement, jusqu'à une taverne qui était encore ouverte. De loin, il le vit commander une soupe et un pain. Repas misérable qu'il paya bien trop cher. Il semblait affamé, le pauvre, vu l'empressement dont il fit preuve lors des premières bouchées de son maigre repas, quelques minutes plus tard.

« Tu sais que ton bol ne s'envolera pas? » Demanda-t-il d'un ton sarcastique, pour attirer l'attention du peau rouge lorsqu'il était enfin arrivé à sa hauteur. Mais, malgré sa question, il ne laissa pas le temps à l'homme de répliquer. Le chasseur reprit rapidement la parole. « T'as livré un sacré combat, tantôt. Et tout ça pour un peu de pain? Franchement, je n'aimerais pas être à ta place. » Il ponctua cette remarque d'un sourire en coin qui semblait presque mauvais, mais qui, pour Owen, était ce qui ressemblait le plus à un comportement amical. Puis, il appela la tavernière d'un geste de la main pour lui commander deux bières qu'il paya tout aussi grassement que l'indien l'aurait fait. Il se sentait généreux et il y avait de quoi, vu la découverte qu'il venait de faire. Ce type, s'il entretenait bien sa rage, lui ferait remporter une somme précieuse. « Mais tu as de la chance, en quelque sorte. N'arrêtes jamais de te battre, c'est comme ça qu'on obtient ce qu'on veut sur cette île merdique. » Ajouta-t-il tout en ouvrant sa boisson.
© HELLOPAINFUL


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Message Sujet: Re: Waiting for the bitter end (Owen & Lamar) Flashback Waiting for the bitter end (Owen & Lamar) Flashback EmptyLun 5 Juin 2017 - 10:29



Waiting for the bitter end

Owen & Jahquan (Lamar)



C’était une sensation satisfaisante que d’avoir les arômes des légumes en soupe dans la bouche après plusieurs jours à faire les ordures des auberges. Pour une fois il n’y avait pas de moisissures ni de vers dans son pain et il appréciait la nourriture tel que cela devait être pour toute personne vivante. Il entrevit entrer dans la taverne, cet homme qui organisait les combats clandestins, Jahquan ne s’en occupa pas, pensant a priori qu’il ne viendrait pas pour lui sauf peut être pour lui interdire de revenir au sein de ses combats puisque cela mettait bien trop de pagaille. L’indien soupira, reposant son regard abîmé dans son potage et mangea silencieusement. Mais les bruits de pas qu’il entendit résonner sur le plancher avançaient dans sa direction. Alors il senti un lourd frisson de dégout le traverser, priant les dieux pour que cela ne le concerne pas et qu’il ne passe simplement qu’à côté lui. Hélas, l’homme vint à sa hauteur et sa voix brisa sa quiétude.

L’indien leva simplement les yeux vers lui, le regard assez noir et n’étant certainement pas d’humeur à plaisanter. Il ne répondit pas, espérant qu’il trace simplement son chemin et cesse de l’importuner pour qu’il puisse manger tranquillement. Mais c’était trop demander bien évidemment, c’était plus fort qu’eux à chaque fois, ces hommes blancs avaient besoin de prendre toute la place et se faire remarquer à l’instar de personnes qu’ils considéraient plus faibles qu’eux. Qu’est ce que ça pouvait lui faire la manière dont il dépensait son argent ? Est-ce que ça allait l’empêcher de dormir ? Jahquan ne répondit toujours pas, continuant de manger et recouvrir cette immonde sensation de faim qui lui tiraillait les entrailles depuis bien trop longtemps maintenant. Il voulait quoi en lui faisant de telles remarques ? Il cherchait le combat ?Jahquan n’était pas d’humeur à cogner, d’autant plus qu’il perdrait certainement ce combat là en étant complètement épuisé à cause de ceux qu’il avait déjà menés. Les marques qu’il portait sur son visage, le sang au coin de ses lèvres témoignaient déjà de l’acharnement inhumain dont il avait fait preuve. Il se sentait comme un chien errant, montrant les crocs à la moindre menace, prêt à tout pour protéger son repas.

Alors les dernières paroles de l’homme venu l’importuner prirent un tout autre sens. Visiblement il n’était pas venu lui chercher des noises mais simplement lui donner son point de vue sur ce qu’il avait fait. Se battre pour avoir ce qu’on veut ? Oui, c’est ce qu’il avait fait, jadis, pour retrouver les siens ; aujourd’hui ce genre de paroles était vaines le concernant, il se battait pour survivre, comme un animal, parce que ça lui faisait du bien et parce qu’il pouvait manger comme ça – mais rien à long terme et pas non plus pour arranger sa situation. Alors ce genre de poésie bien qu’elle soit empreinte de pensées positives n’était pas forcément la bienvenue. Jahquan prit une nouvelle cuillerée de soupe en détournant son regard de son interlocuteur qui pensait sans doute le motiver par ces paroles là.

« Qu’est ce que tu veux ? » Demanda Jahquan assez sèchement.

Il ne pouvait pas être venu ainsi, ayant une fraiche envie de discuter au détour d’une table. Il avait sans doute quelque chose à lui demander.





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