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 The nauseating scent of cowardice (John & Anne)
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Message Sujet: The nauseating scent of cowardice (John & Anne) The nauseating scent of cowardice (John & Anne) EmptyJeu 30 Mar 2017 - 15:00


The nauseating scent of cowardice

I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it hard, it’s sad inside and life is out. Till I won’t settle down and watch either way.
John & Anne


Par une journée ensoleillée, le port de One-Eyed-Willy était particulièrement animé, déjà les navires prenaient la mer vers d’autres destinations quand d’autres préparaient leur prochaine expédition. C’était le cas sur le Walrus, où les matelots s’affairaient pour les travaux à faire afin que le prochain voyage se fasse dans de bonnes conditions tandis que d’autres remplissaient les réserves de nourriture, de poudres et de canons sous le regard avisé des officiers. Anne remontait sur le pont après deux jours passés éloignée de l’équipage pour des affaires à régler. Elle était contente de voir que chacun d’entre eux ne manquait pas de motivation, si tous avaient toujours hâte de rentrer au port pour profiter des pièces durement gagnées, l’appel de la mer bien vite les rattrapait - C’était toujours ainsi. Anne salua les quelques hommes qu’elle pu croiser sur son chemin, un fin sourire sur les lèvres et se dirigea directement vers la cabine du capitaine. Toquant à la porte, elle attendit d’être autorisée à entrer avant de glisser dans l’ouverture.

« Cap’tain. » Salua t-elle d’un signe de tête.

Travailler avec Long John Silver était inespéré, jamais elle n’aurait pensé trouver un pirate ici qui soit sur la même longueur d’onde qu’elle. Voilà plusieurs années qu’ils étaient associés, Anne avait monté les échelons rapidement en gagnant sa confiance et celle-ci jamais n’avait été mise à l’épreuve. Anne était loyale, elle bossait dur parce qu’elle croyait fermement en ses convictions et savait qu’au-delà de l’aventure qu’il lui faisait vivre, il était un type bien avec qui elle avait pu tisser des liens solides. Elle ne pourrait décrire leur relation, en même temps elle avait un profond respect pour lui et aujourd’hui elle était certaine de dire qu’elle ne pourrait pas vivre sans l’avoir à ses côtés. Silver la connaissait mieux que personne, il l’avait accepté telle qu’elle était et avait eu l’intelligence de lui laisser prouver qu’il avait totalement raison de lui faire confiance. Alors oui, à chaque fois qu’elle le revoyait, même après quelques heures sans être à ses côtés pour se battre, elle était toujours contente

Anne déposa la bouteille de whiskey qu’elle avait acheté plus tôt afin qu’ils la partagent pendant qu’ils discutaient et s’installa en face de lui. Ils avaient l’habitude de se retrouver de cette façon, ils discutaient beaucoup plus depuis qu’elle était devenue son second et il lui paraissait important qu’ils puissent conserver cette bonne entente pour le bien de l’équipage et pour être toujours sur la même longueur d’onde. La jeune femme entreprit de lui servir un verre après avoir déposé son chapeau sur le coin du divan. Elle était visiblement préoccupée, elle n’avait pas forcément de bonnes nouvelles à lui apporter.

« Il m’est arrivé un truc dingue hier, faut que j’te raconte. »

Portant son verre à sa santé murmurant un « Sláinte » bien irlandais, elle s’abreuva d’un peu d’alcool avant de reposer son verre sur le bois de la table afin de passer aux choses sérieuses. Il avait forcément entendu l’explosion qu’il y avait eue deux jours plus tôt au port de One-Eyed-Willy, de nombreuses rumeurs avaient circulées là-dessus mais il ferait sans doute très vite le lien avec cet événement avant même qu’elle ne lui en parle

« J’attendais Cookson, tu sais après qu’il se soit payé ma tronche j’avais fait en sorte de me venger un peu. Finalement puisqu’il a bossé avec Crochet, je me suis dit qu’il avait peut être des trucs intéressants à me dire à son sujet. J’ai pas beaucoup avancé dans mon enquête, l’avait rien à m’dire. »

C’était déjà un point à souligner, puisque Anne arpentait souvent les ruelles des ports dans lesquelles ils accostaient à la recherche d’informations qui puissent les aider à y voir plus clair et prévoir les coups de Crochet. Malheureusement ce dernier était bien enveloppé dans ses secrets.

« On s’était r’trouvé dans une taverne, et puis on a bu, un peu tu vois, enfin rien de très fou pour une Irlandaise, pourtant lui et moi on a commencé à se comporter comme si on était complètement torchés. Un mec avait foutu j’sais pas quoi dans nos verres dans le but de nous anesthésier et nous chopper dans un coin pour nous tuer. »

Cette idée là laissait un gout amer à Anne qui avait dû faire bien des concessions pour que cela ne lui porte pas préjudice et que cela ne vienne pas non plus remettre en cause ce pour quoi le Walrus œuvrait.

« On l’a poursuivit, on l’a r’trouvé, c’type là bossait pour Crochet mais il l’avait viré. Alors l’forban il lui a promis de le débarrasser d’ennemis en visant le Walrus et le Poséidon de manière explicite pour se racheter. En nous voyant ensemble Jeremiah et moi, il a saisi l’occasion de faire d’une pierre deux coups. L’explosion qu’y’a eu sur le port, c’était nous. Il reste plus rien de lui »

Cela pouvait potentiellement poser problème pour les deux navires, elle et Jeremiah en avaient eu conscience et avaient vite agi pour que toute piste menant à eux ne soit exploitable.

« On s’est arrangés pour que personne ne dise que ce soir là on a vu Anne et Jeremiah trainer ensemble et s’allier, cela semble avoir bien marché mais reste le fait que Crochet était d’accord pour le plan de ce type et nous porter atteinte. »







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Message Sujet: Re: The nauseating scent of cowardice (John & Anne) The nauseating scent of cowardice (John & Anne) EmptyMer 26 Avr 2017 - 16:21




The nauseating scent of cowardice

Anne & Silver




Voici trois jours qu'ils avaient mouillé l'ancre au port de One-Eyed-Willy. Trois jours que le capitaine n'avait pas senti les remous de l'océan balancer le navire sous ses pieds, trois jours qu'il n'avait pas entendu la douce mélodie des vagues qui venaient s'écraser contre la coque du Walrus. Trois jours aussi qu'il n'avait pas senti à plein poumons l'odeur si caractéristique du grand large, par delà les hautes mers, de là où l'on ne voyait plus une once de terre ou d'île. Au lieu de cela, il se contentait des rues sales et méphitiques, lui donnant étonnement cette impression de déséquilibre qu'il avait quelques peu du mal à compenser ; il se contentait des odeurs fétides des étales des marchands, qui bien souvent, au détour de sa démarche bancale, lui arrachaient une grimace. Ces rues, en dépit de tout ce qu'il pouvait en penser d'affreux, abritaient pourtant une bonne partie de ce qui faisait du capitaine du Walrus un bon pirate. Elles avaient les tavernes, qui maintes fois avaient bercé son sommeil dans une marre d'alcool. Il y avait aussi les bordels, où il était fidèle client à tel point qu'il avait une ardoise qu'il se contentait de payer en fin de mois. Car tout le monde ici semblait plus ou moins le connaître.. John avait assis sa réussite avec ferveur, et il était à présent l'un des plus fameux pirates de l'île.

« Trois jours.. » souffla-t-il, se frottant machinalement le front, alors qu'il avait encore les yeux rivés sur des écrits qui, potentiellement, pouvaient le mener à de nouveaux trésors. Quand il n'était pas ivre mort ou sous les draps d'une donzelle gracieusement payée, le capitaine se trouvait la plupart du temps dans sa cabine, à tenter de percer les secrets de tous ces parchemins qu'il conservait jalousement dans un coffre fort. Les écrits qu'il tenait entre ses mains lui donnaient un peu de fil à retordre, et pourtant, au bout de trois jours, il n'avait qu'une envie : reprendre le large. Rester au port plus longtemps risquait de lui faire perdre toute once de réalité qui résidait encore dans son esprit, de lui voler sa santé d'esprit. Il tournait en rond au bout de quelques heures, alors trois jours.. Il entendit soudain frapper à la porte, sommant la personne qui l'importunait d'entrer. Un sourire s'afficha pourtant sur son visage abimé lorsqu'il découvrit qu'il s'agissait de Anne, et qu'elle avait une bouteille de whisky à la main.

« Anne » l'accueillit-il, un signe de la tête pour lui souhaiter la bienvenue. La jeune femme lui servit rapidement un verre, elle devait savoir à quoi s'attendre avec lui, depuis le temps qu'ils travaillaient ensemble. Anne avait gagné sa confiance très rapidement, et ne l'avait jamais trahie ; elle était un maillon fort de leur équipage, le genre de marin dont il ne pourrait assurément pas se passer, et au delà de ça, il savait l'apprécier telle qu'elle était, tout simplement, et bien loin de la considérer comme il considérait les autres femmes.

Elle lui avança bien vite une histoire qui lui était arrivée, sans doute venait-elle plus particulièrement pour ça que pour simplement en discuter, songea l'homme, mais il écouta son récit jusqu'au bout sans lui couper la parole, bien qu'il sentit ses mains se crisper un instant, dans l'envie d'aller trouver ce pourceau et de l'égorger avant d'entendre que l'affaire était déjà réglée et qu'il avait péri dans un bien beau spectacle. John laissa échapper un long soupir, se frottant à nouveau le front. L'idée que Crochet fasse encore des siennes pour porter atteinte à son navire lui faisait siffler les oreilles bouillir le sang dans ses veines. John, qui jusqu'alors avait maintenu une patience d'or depuis leur arrivée au port, sentait qu'elle était présentement portée à rude épreuve. Il se leva, posant lourdement ses poings sur la table.

« Cet homme-là, j'en donne ma parole qu'un jour, je l’enverrais rejoindre les tréfonds des océans avec ou sans sa tête. » Il grogna, sifflant rapidement la fin de son verre avant de s'en resservir un. « J'imagine que, par conséquent, il va falloir qu'on règle en bonne et due forme cette histoire. » fit-il, posant son regard perçant sur Anne. « Donc on ne va pas reprendre le large tout de suite.. »

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Message Sujet: Re: The nauseating scent of cowardice (John & Anne) The nauseating scent of cowardice (John & Anne) EmptyVen 5 Mai 2017 - 12:14


The nauseating scent of cowardice

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John & Anne


La nouvelle était passée mais avec difficulté, plus elle avait déferlé ses mots, plus elle avait vu le visage de son capitaine devenir aussi livide qu’il allait vomir par-dessus le bastingage. Les temps étaient durs, depuis la mort de Barbe noire, les pirates étaient dans une incertitude irritante. Et elle avait su que cela allait les empêcher de reprendre le large alors qu’ils avaient attendu que ça. Des événements étaient venus alors perturber leurs plans, il était temps que Silver soit mis au courant. A ses premières remarques, elle ne fut pas étonner de l’entendre déblatérer sa colère sur Crochet, il était leur ennemi principal désormais.

« Aye, a ce jour je s’rai là pour t’applaudir, assurément. » déclara Anne avec un sourire en coin.

L’envie d’égorger Crochet de ses propres mains se faisait également très grande en elle, mais ce petit bonheur là serait d’autant plus gratifiant pour John, qu’elle lui laisserait volontiers la place. Après tout ils étaient grands alliés, depuis qu’elle avait posé le pied sur ce navire, leur confiance mutuelle n’avait pas la moindre faille.

« Par contre, tu m’laisse Mouche, j’ai des comptes à régler avec lui et depuis l’temps que j’me retiens de lui crever les yeux, j’t’en s’rai reconnaissante. » Ajouta t-elle assez vite.

Ce jour là arriverait, Anne en était sûr, des pourritures comme lui finiraient toujours par payer pour leurs actes, elle croyait fermement au karma, il n’y avait qu’à être patient pour voir la vie inverser les rôles. Ils passeraient la nuit à festoyer, à danser autour de leurs têtes plantés sur des pics. Anne porta son verre à ses lèvres, dégustant ce fameux Whiskey qu’elle avait rapporté du port. Elle avait bien deviné que cette histoire ne plairait pas à son capitaine, elle savait aussi son incapacité à rester à port trop longtemps, chose qu’elle comprenait parfaitement. Sur le Walrus ils étaient un petit pays où il n’y avait pas le moindre souci et dès que les côtes tranchantes de One-Eyed-Willy se découpaient à l’horizon, ce petit pays paisible devait faire face à bien des emmerdes dont ils se passeraient bien, d’autant plus que le large devenait comme une drogue, comme si l’on était plus capable de vivre sans sentir la coque tanguer sous ses pieds ou entendre le son des écumes.

Anne avait cela aussi, c’était frustrant, dérangeant de devoir attendre, mais elle avait bien des choses à faire pour lui, à régler et elle devait prendre son mal en patience. Elle avait vu dans ses iris perçants que la nouvelle ne le réjouissait pas. Anne soupira à son tour comme pour lui témoigner que son agacement était réciproque. Rester ? Oui, cela lui semblait être une nécessité parce que ce conflit là devait être surveillé de près dans les prochains jours.

« J’pense qu’il faut pas trop attirer l’attention, sinon ils vont faire le lien avec moi et ce type et par extension le Walrus. Mais on va devoir surveiller comment les rumeurs évoluent, quitte à en lancer d’autres et voir comment Crochet réagit. »

Anne reposa son verre sur le bois de la table après l’avoir terminé, entreprenant de resservir son capitaine et remplir son verre par la même occasion. La jeune femme leva les yeux vers son capitaine, voir son visage agacé par ces nouvelles l’amusa quelque peu, étirant un nouveau sourire au coin de ses lèvres – car il n’était pas au bout de ses peines, elle avait commencé doucement.

« Tiens toi John j’ai d’autres nouvelles, j’te sens déjà crispé et la suite j’sais qu’elle va pas t’plaire. » Déclara t-elle en reposant la bouteille après avoir rempli leurs deux verres.

Anne était énervée rien qu’à lui en parler parce qu’elle n’avait que de brèves esquisses de ce qu’il se passait sous leur nez. Rien de concret, rien qui les avançait mais tout pour les mettre sur leurs gardes. Elle espérait que le capitaine ne lui ferait pas de remarque, parce qu’elle avait tout donné pour les avoir ces putains d’informations.

« J’ai croisé Mouche. Il était accompagné d’un type encapuchonné et ils discutaient, j’les ai écoutés un temps, il parlait d’un accord avec une personne important de l’île, ce type était sans doute son porte parole. Il a dit « Il a peur que l’accord soit futile, il trouve le temps long. » Je pense que Crochet a fait une alliance qui peut être dangereuse pour nous s’il tient à le cacher à ce point. »

Anne sentait un nœud se former dans son estomac, car c’était frustrant de ne pas voir la menace en face. Ils leur donnaient du fil à retordre, assurément.

« Quand on verra le capitaine Delendar pour l’alliance entre le Walrus et le Poséidon on pourra sans doute lui parler de ça, parce que j’ai aussi pu avoir une information sur un rendez-vous qu’ils se donnaient : Mouche ira le voir à la cinquième Lune. Il faut absolument qu’on sache qui c’est et plus on est sur le coup plus ce sera facile pour nous. »







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Message Sujet: Re: The nauseating scent of cowardice (John & Anne) The nauseating scent of cowardice (John & Anne) EmptyMar 23 Mai 2017 - 0:04




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Anne & Silver




La perspective de ne pas reprendre la mer comme il l'avait prévu acheva de mettre à mal toute tentative de coopération avec le capitaine du Walrus : il d'une humeur relativement exécrable lors de leurs haltes à bon port, mais plus ces pauses s'éternisaient, moins il était bon de lui apporter de telles nouvelles. Bien sûr, il avait réussi à asseoir sa place au travers des océans, notamment après la mort de Barbe Noire : c'était sans doute ce qui, aujourd'hui, lui valait les mauvaises intentions de quelques âmes égarées. Le capitaine soupira, reposant son verre sur la table alors qu'il trouvait soudainement le goût trop amer dans la bouche. Décidément, ce n'était pas le bon jour, et encore moins la bonne nouvelle qu'il aurait attendu.

D'aucuns le trouvaient pourtant bon capitaine, John avait su assurer la remise à flots du Walrus lors des récents événements qui avaient retourné le monde des pirates : oui, il avait fait fortune sur les flots, et oui, son assurance et le gain qu'il faisait étaient jalousés par d'autres. A ceux là pouvait-il seulement compter Crochet, et un tas de vermine dont il ne daignait même pas saisir le nom : l'on avait visiblement décidé de passer à des menaces plus conséquentes, et de ce fait, Anne avait été l'une des premières visées. Cette histoire ne pouvait donc pas rester sur le tas sans être réglée, et John avait le goût des choses bien faites et du travail rapidement traité, alors il ne comptait pas plus perdre son temps.

« Mouche est à toi. » confirma-t-il, la voix lourde et marquée par l'agacement. « Mais si tu le chopes, avant de l'envoyer par le fond, donne lui mes salutations » Une façon bien à lui de faire comprendre à cet homme à qui il devait sa mort. Cependant, la jeune femme ne semblait pas en avoir fini avec les mauvaises nouvelles : et si John la considérait comme son atout le plus précieux, elle était bien la seule à avoir son entière confiance. La nouvelle qu'elle lui annonça le fit grincer des dents. Le capitaine n'était franchement pas de bonne humeur, et avec quelque chose comme ça pour lui tomber sur le coin de l’œil, c'était sans doute ce qui était bien capable de le mettre en rogne.

« Cela ne m'étonne pas de Crochet qu'il cherche des alliances contre nous : on a bien su profiter du tremplin que nous a offert la mort de Barbe Noire. Seulement, si quelqu'un lui accorde effectivement ces alliances, on peut risquer notre cou dans l'affaire. » maugréa-t-il, le souffle grave dans sa barbe. Ses poings s'étaient resserrés à l'idée que Crochet puisse vouloir se débarrasser de lui à ce point, et il sentait chaque muscle de son corps se tendre. La sensation désagréable de ce piège qui se refermerait petit à petit au dessus d'eux ne lui plaisait pas le moins du monde. Le capitaine du Walrus se leva de son siège, posant violemment ses deux poings sur le bureau, à en faire trembler tout ce qui s'y trouvait. Il ferma les yeux quelques instants, la tête baissée, à écouter ce qu'Anne avait à dire. Que pouvait-il faire, sinon rester à quai pour sortir son navire des entrailles d'un monstre indétectable ?

Attrapant un de ses carnets qu'il envoya voler, le capitaine récupéra la bouteille de whisky pour la porter à ses lèvres avant de la reposer dans un bruit sourd. « Si c'est pour rester sur la terre ferme, autant que je boive, j'aurais l'impression d'être en pleine mer » lâcha-t-il, avant de fixer ses yeux sur la jeune femme qui venait de lui porter la nouvelle.

« Qu'est-ce que tu préconises ? Tu es toujours de bon conseil, je pense qu'on peut compter sur toi pour un plan pareil. On les chope ? On se contente de faire des alliances nous-mêmes et de surveiller ? Il va falloir qu'on se méfie des vipères, certains hommes à bord pourraient être des infiltrés, pour te surveiller et moi avec. Mais nos alliés aussi pourraient nous tromper. A tant d'incertitudes, je pense qu'on ne peut malheureusement compter que sur nous »

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Message Sujet: Re: The nauseating scent of cowardice (John & Anne) The nauseating scent of cowardice (John & Anne) EmptyLun 5 Juin 2017 - 11:31


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I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it hard, it’s sad inside and life is out. Till I won’t settle down and watch either way.
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Une période quelque peu déplaisante s’annonçait et Silver allait aussi devoir annoncer ça aux matelots qui seraient sans doute déçus de ne pas reprendre la mer dans les prochains jours. Ensemble ils allaient travailler pour occuper les hommes et faire en sorte qu’ils ne voient pas cet amarrage comme s’ils avaient un boulet de canon attaché aux chevilles. Portant son verre à ses lèvres pour s’abreuver de whiskey, Anne étouffa un rire quand à la remarque de Silver concernant Mouche, elle se ferait alors un plaisir de lui transmettre ces salutations en bonne et due forme. Evidemment le moment n’était pas à la plaisanterie mais les remarques de Silver avaient toujours dont de lui étirer de larges sourires et pour une personne comme Anne c’était pourtant assez difficile. Elle était heureuse d’être du côté de Silver dans ce combat là, et se promettrait de mettre sa vie à la disposition du capitaine si cela pouvait lui permettre de toujours rester la tête hors de l’eau. Elle aimait la façon que John avait de voir les choses et heureusement ils étaient pour la majorité sur la même longueur d’onde, ils pensaient les mêmes choses en même temps alors le dialogue était d’autant plus facile. Bien sûr ça agaçait John, elle pouvait le comprendre et lui laissait loisir d’exprimer sa colère avec un regard tout aussi crispé par les dernières nouvelles  et ce trou béant de doute qui menaçait de les aspirer.

Puis le capitaine du Walrus se tourna une fois de plus vers sa seconde, lui demandant ce qu’elle en pensait. Anne se pinça les lèvres, prenant en compte tout ce qu’il avait dit et finit par lui exposer son avis qui allait toujours dans la même direction que son coéquipier.

« C’est délicat comme situation, aye, j’avais pensé aux éventuels traitres mais j’pense pas qu’le capitaine Delendar soit d’ce genre là. »

John avait vite saisi l’importance d’être discrets sur tout ce qu’ils entreprenaient et il avait totalement raison. Cela donnait aussi matière à réfléchir à la jeune femme qui se demandait comment pallier à ce problème là, car ils n’avaient pas le droit à l’erreur.

« Mais on peut pas l’crier sur les toits, j’suis complètement d’accord avec toi. »

Anne prit alors quelques secondes pour réfléchir, lui sortir quelque chose d’intelligent et qui pourrait aussi lui convenir car elle ne ferait rien sans son accord et ne voulait rien faire non plus si l’idée ne lui plaisait pas. Anne avait déjà de la chance de pouvoir donner son avis à Silver et là encore ils montraient leur parfaite complémentarité, leur indissociable confiance. Silver était bien plus que son capitaine, malgré l’immense respect qu’elle avait pour lui, elle se plaisait à penser qu’ils étaient aussi les meilleurs amis du monde. Cette fraternité lui était précieuse au-delà de tout combat et il n’était pas dans son intérêt de lui proposer quelque chose qui pourrait éventuellement le déranger – plutôt crever.

« Faudrait que j’travaille en binôme avec un matelot du Poséidon, parce que si on s’allie avec eux et qu’on garde des trucs pour nous, on s’ra des traitres à leurs yeux et on a pas b’soin de s’faire d’autres ennemis ou bien on est bons pour quitter l’île et jamais y revnir. »

Anne avait pensé à Tankred bien sûr puisque jusque là c’était sans aucun doute la seule personne après Silver en qui elle avait confiance et puisqu’il partageait avec elle le secret du meurtre de James ? Cela serait d’autant plus logique. Mais Tankred étant devenu second, si l’on voyait les seconds respectifs du Walrus et du Poséidon trainer ensemble il y aurait de quoi balancer des rumeurs sur une alliance entre ces deux navires. Or Anne persistait à croire que le faire savoir n’était pas une bonne solution et leur permettait de conserver un tant soit peu de terrain. Il lui faudrait trouver quelqu’un d’autre sur le navire et pour le moment elle n’en avait aucune idée.

« Je choisirai quelqu’un de confiance mais j’travaillerai pas avec sans avoir ton aval, John et l’on fera des réunions pour dévoiler les informations afin d’être certains qu’il y ait pas d’autres fuites dans un camp et l’autre quitte à être trop méfiants, qu’ce soit pas déformé tu vois. »

Anne soupira doucement, elle n’aimait pas cette situation et espérait qu’avec le capitaine Delendar ils pourraient rapidement trouver de quoi dénouer ces conflits. Elle rêvait de leur donner une bonne leçon, d’un combat sans merci et finalement voir l’aurore poindre à l’horizon sur de nouveaux jours. Elle voyait alors, une nouvelle ère pour les pirates, une petite république sympathique dans laquelle ils ne se fieraient pas qu’à un seul crétin mais auraient confiance qu’en leur folie collective afin que chacun puisse dire ce qu’il pense.

« Mais j’serai là aussi pour boire avec toi parce que voir le Walrus attaché me donne des nausées. » Déclara t-elle avec un fin sourire crispé.








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Message Sujet: Re: The nauseating scent of cowardice (John & Anne) The nauseating scent of cowardice (John & Anne) EmptyMar 13 Juin 2017 - 15:12




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Anne & Silver




Le capitaine du Walrus n'était pas particulièrement enjoué à l'idée de devoir monter des alliances : d'une part, c'était quelque chose qui pour lui, n'avait jamais eu plus d'intérêt qu'un tremplin pour projeter son propre navire aux devants des autres, et d'autre part, parce qu'il était bien loin d'accorder sa confiance aussi facilement. Les alliances pouvaient être bénéfiques, certes : elles pouvaient arranger bien rapidement l'ascension d'un navire, tout comme il l'avait lui-même fait avant la mort de Barbe-Noire. Mais elles étaient aussi la porte grande ouverte aux traîtrises, et il le savait bien, vraiment bien, puisqu'il était lui-même le premier à y songer. John passa machinalement sa main sur sa barbe, les yeux rivés sur le fond de son verre déjà vide. Oui, il considérait sérieusement l'éventualité des alliances, mais tant qu'à garder une longueur d'avance, il projetait tout de même de la tourner à son avantage : n'en point trop révéler, garder les informations les plus précieuses pour lui, et s'arranger d'autant plus pour récupérer ce qui promettait d'être important pour lui et sa fortune. Il n'était pas réellement égoïste, comme beaucoup auraient pu le penser, non ; il était surtout méfiant, et il préférait permettre une passerelle à son navire plutôt qu'aux autres, pour le bien commun des matelots du Walrus.

Il écouta les propositions de Anne ; souvent, bien plus qu'il ne le devrait, il aimait à avoir son avis, en quelque sorte pour contrebalancer sa vision parfois trop restreinte des choses. Il aimait à privilégier son navire, c'était certain : mais il devait avant tout garder la tête froide afin de pouvoir visualiser la situation dans son entièreté, et pas seulement sur le moment présent. Les alliances auraient de quoi évoluer, et il fallait se méfier des autres, mais Anne lui montrait qu'il pouvait aussi parfois leur faire confiance. Bien sûr, elle le connaissait bien, alors elle savait sans doute qu'il projetait de garder une partie de son secret, ce qu'elle ne manqua pas de mentionner.

« Je te fais confiance pour ton binôme, mais fais attention à ce que tu laisses filtrer comme informations : on n'est jamais trop prudents, c'est une période difficile pour tout le monde et on ne peut pas se permettre de ne pas assurer nos arrières. » La voix du capitaine se reposa quand il remplit à nouveau son verre, pour le porter à ses lippes déjà abîmées par l'air marin. Il le reposa sur la table, refermant dans le même temps les carnets qui étaient ouverts sur le large bureau. John les empila un à un, finissant par se lever pour aller de son pas lourd les ranger dans un coffre, avant d'en refermer le cadenas. Il revient s'asseoir dans son fauteuil, les bras allongés sur les accoudoirs alors qu'il levait sa botte et sa jambe de bois pour les reposer sur un coin du bureau. Il dévisagea Anne un instant, sondant son visage dans la quête d'une approbation ou d'une objection par rapport à ce qu'il avait dit.

« Je ne veux pas qu'on risque trop dans cette affaire, si nos alliés ne sont pas aussi résistants que nous, ils auront tôt fait de révéler ce qu'ils savent sous la torture. » Oh, il avait bien pensé à tester ledit marin avant de le prendre officiellement pour allié, mais il n'avait ni le temps de monter un enlèvement, ni le temps de chercher à tout bien dissimuler. Pour le coup : Anne avait raison et il déciderait de la suivre, tout au moins pour le moment.

« Je n'aime pas franchement ces histoires, je préfère le chacun pour soi, comme au bon vieux temps. Il fut une époque où ça m'a bien servi : j'y ai laissé une jambe mais j'y ai gagné un navire, et une vie de capitaine, avec des richesses et des trésors difficilement concevables. Le monde change, et l'on doit changer avec lui. C'est triste mais c'est ainsi : les alliances sont donc notre seule échappatoire. » Il grogna en se réinstallant mieux dans le fauteuil, lorgnant sur la bouteille d'alcool qui n'était pas encore tout à fait vide.

« Est-ce que tu sais déjà à qui tu veux t'adresser, sur le Poséidon ? »

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Message Sujet: Re: The nauseating scent of cowardice (John & Anne) The nauseating scent of cowardice (John & Anne) EmptyJeu 22 Juin 2017 - 11:43


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I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it hard, it’s sad inside and life is out. Till I won’t settle down and watch either way.
John & Anne


L’idée de faire confiance à quelqu’un extérieur au Walrus n’enchantant pas le capitaine, elle le comprenait, autrefois elle aurait dit la même chose ; chacun sa merde et les montons seraient bien gardés. Or à la jouer solo il y aurait forcément un moment où cela leur porterait préjudice et Anne ne désirait pas voir tous les forbans de One-Eyed-Willy avec leurs canons braqués que la coque du bâtiment. Ils avaient beaucoup trop travaillé pour essuyer un échec, alors faire quelques concession était désormais une question de vie ou de mort, parce que bien qu’il soit craint, bien qu’il soit fort, John ne pourrait assurément pas tenir tête à tout le monde. Ils allaient avoir un allié, puissant de surcroit, ce qui serait amplement suffisant quitte à tout investir sur le Poséidon et laisser du leste aux autres en évitant de trop leur parler. Alors Anne acquiesçait à ses a priori, venant le rassurer à chaque fois comme elle l’avait toujours fait car ils se complétaient bien quand ils ‘agissait du travail et de porter un regard sur le monde.

« Te bile pas capitaine, tu sais combien je serai intransigeante sur certaines choses ; ma priorité c’est le Walrus alors si je surprends ce type à trop parler ou à trop chercher à savoir, j’l’égorge sans pitié. »

Elle observa John évoluer dans la cabine dans le silence, observant son verre vide une seconde avec une petite moue avant que la voix de son capitaine retentisse de nouveau quand il reprit place face à elle. Cette histoire ne lui plaisait vraiment pas, mais il était son devoir de faire en sorte qu’il puisse avoir confiance en elle comme il l’avait fait jusque là.

« Non, j’sais pas encore qui, mais tu le sauras vite t’en fais pas pour ça. »

Anne allait prendre son temps pour trouver qui serait son meilleur allié sur le Poséidon, bien que déçue de ne pas pouvoir choisir Tankred au risque de se faire clairement repérer, savoir qu’elle allait devoir sociabiliser ne l’emballait pas, mais s’il le fallait pour le bien commun, elle acceptait d’être un peu moins agressive et plus tolérante envers ses interlocuteurs. Ce n’était pas gagné mais ce n’était pas infaisable non plus, elle devait juste garder en tête leur objectif. En attendant, le sujet était clos, il n’y avait plus qu’à observer le temps passer et voir comment les choses évoluaient du côté de l’île et du côté de leurs alliés tut en surveillant leurs arrières. Alors, pour John, si cela impliquait qu’il reste à terre, elle osait juste espérait qu’il n’irait pas s’enivrer seul dans les tavernes ou di moins qu’il ferait attention aux possibles coups montés de Crochet à son encontre. La tension était palpable, elle l’avait senti, elle avait constaté ces regards tournés vers elle à chaque fois qu’elle déambulait dans le coin, les ennemis de Silver et ceux qui avaient retourné leur veste avaient déjà montré leur visage de cette manière là, Anne avait imprimé les contours de leurs visages, elle les connaissait par cœur et savait alors à quoi s’en tenir.

« J’espère que tu vas pas t’ennuyer à trop rester sur terre. » Fit Anne tout en se resservant un verre de Whiskey.

Il y avait encore tout un tas de choses à faire ici, et peut être alors qu’il en profiterait pour fortifier davantage le Walrus, le préparer aux potentiels affrontements qui pouvaient avoir lieu dans les jours à venir ; probablement une véritable guerre même.

« Si j’ai besoin de me détendre, je sais où te trouver en tout cas. » Fit Anne en étouffant un sourire espiègle tout en venant s’adosser contre le siège.

Elle porta son verre à ses lèvres sans le boire, tandis qu’elle observait les réactions de John, il aurait sans doute en tête ces quelques fois là où par ennui, par pure envie d’avoir une présence physique ou juste par des pulsions charnelles, tous deux s’étaient retrouvés dans des situations qu’elle n’avait au départ pas désiré parce qu’elle craignait pour son statut et l’image qu’elle renvoyait aux hommes. Tous deux s’étaient toutefois mis d’accord pour conserver cela entre eux, alors plaisanter là-dessus ne l’effrayait plus. La jeune femme leva ensuite son verre, désirant faire un toast en l’honneur d’un mauvais moment à passer dans lequel ils allaient devoir se complaire un moment et qui était totalement nécessaire.

« Alors à notre lente agonie sur ces terres ! »








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