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 I always be here for you { Miläne
★ second star to the right and straight on till morning ★

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Message Sujet: I always be here for you { Miläne I always be here for you { Miläne EmptyMar 13 Déc 2016 - 23:41


I always be here for you.
(Rosemary) ▽ Sometimes we get confused. Fear runs inside us, deeply, 'till we drown. But it's alright. You're here, with me. At home. Safely.

La fumée sort d’entre ses lèvres, lentement, tandis qu’elle parcourt d’un air mi agacé, mi concentré les papiers qui lui font face. Rosemary n’a jamais aimé faire la compta. A vrai dire, c’est certainement ce qu’elle déteste le plus. Cependant, elle s’est jurée que personne ne mettrait jamais le nez dans ses comptes et c’est une promesse qu’elle a réussit à tenir toutes ses années sans faillir. A défaut de pouvoir tenir celle ne de ne plus jamais tomber amoureuse d’un homme … ou d’un autre être vivant. Elle ferme les yeux un instant, se redressant quelque peu, s’enfonçant dans le dossier de son fauteuil rouge dont la couleur du bois vernis rappelle celle de ses longs cheveux coiffés élégamment. Quelle heure est-il à présent ? Comme si cela avait véritablement d’importance. Elle reprend entre ses lèvres rouges un bouffée de tabac, qu’elle aspire, qu’elle savoure, avant de la recracher gracieusement. Elle regarde distraitement la fumée former des formes et s’envoler, se dilater dans les airs avant de fermer les paupières une seconde et souffler, las. Si elle tend l’oreille, elle entendra les tics tacs de la vieille horloge grinçante. Si elle se concentre, elle pourra entendre les vas et viens incessant des filles, des domestiques, la musique, les rires, légers, insouciants. C’est ce qu’est l’Arum. Un lieu de plaisir où l’on oublie le chagrin. Un lieu où passé et futur s’entremêlent pour disparaître, être laissés à la porte. Plus rien ne compte à part l’instant présent … Et la monnaie sonnante et trébuchante que vous pourrez cacher dans vos beaux atours. Un rare sourire sincère s’inscrit peu à peu sur ses lèvres, la nostalgie semblant la gagner avant qu’elle ne se reprenne. Remette ses lunettes rondes en place et regarde à nouveau ses feuillets vides de sens ce soir. Des mots. Des chiffres. Rien de plus que ce qu’elle doit payer, rien de plus que ce qu’elle gagne. Ce que sa maison fait en bénéfice et en dépense. Chaque foutu jour qui passe.
Elle tente un moment de se reconcentrer sur ses notes, reprenant sa plume d’oie pour écrire billets et lettres de recommandations, avant de se figer subitement lorsque sa vue se trouble. La fatigue reprend le pas sur sa détermination, et elle soupire, de défaite cette fois. Du repos. Depuis quand n’en a-t-elle point pris ? En elle la frustration naît subitement, prenant place au fond de ses entrailles, pour remonter jusqu’à sa gorge. La serrer. Elle a besoin d’un thé. D’un brandy. Quelque chose de plus fort. De distraction. Définitivement, il lui faut arrêter les comptes, si elle ne veut pas devenir folle. Elle se lève alors, après avoir signé une énième feuille. Elle laisse son désordre organisé sur son bureau de noble facture, ne prenant que son châle pour s’en draper. Plus tard. Demain. Dans une heure. Elle besoin d’air pour l’instant, et c’est d’un pas vacillant mais déterminé qu’elle quitte son domaine, s’engouffrant dans la porte d’ébène aussi droite et fier qu’un paon princier – lourde porte grinçante qu’elle ferme à clé par sûreté.

Rosemary habite à l’Arum. Tout du moins y a-t-elle une chambre personnelle et son bureau, d’où elle gère toute la maisonnée. A l’heure qu’il est, elle pourrait très bien quitter les lieux et rentrer dans la petite bicoque qui se trouve à coté, mais quelque chose la pousse à rester. Elle termine sa cigarette tout en parcourant le couloir d’un pas aussi vif que son état le lui permet, ignorant les cris et les rires qu’elle peut croiser. Située au dernier étage, elle peut observer à loisir ses filles s’activer, charmer, danser, prendre du plaisir à hypnotiser les gens qu’elles attrapent dans leurs filets. Habituellement, cela la fait même beaucoup rire, et elle participe elle-même au jeu lorsque l’humeur et l’envie lui prend. Mais pas ce soir. Ce soir, quelque chose l’inquiète, et elle ne sait pas encore ce que cela peut-être. Visage fermé, elle descend les escaliers dérobés pour atterrir dans le quartier de celles qu’elle considère malgré ses dires comme sa famille. Comme ses propres filles. Elle se doit de les traverser pour atteindre un nouveau passage secret, menant droit aux cuisines, et accessoirement au jardin derrière en plus de la réserve. Elle ne s’attendait juste pas à voir de la lumière dans la chambre privée de Miläne, alors que cette dernière devrait être actuellement en train de flatter au grand salon. Fronçant les sourcils, elle se stoppe nette, puis, s’approchant, se met à toquer à la porte avec une curiosité où se trouve être mêlée le sentiment étrange de l’angoisse tenu plus que de la colère.
« Miläne ? » demande t’elle, de sa voix habituelle : main de fer recouvert de velours. Cette dernière n’est ni le genre à être feignante – chose que Rose ne supporte de toute façon pas – ni à prendre des vacances sans lui demander l’autorisation au préalable. Est-elle malade ? Ou peut-être pire ? « Si tu ne m’ouvres pas, c’est moi qui entre, jeune fille. »
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Message Sujet: Re: I always be here for you { Miläne I always be here for you { Miläne EmptyJeu 29 Déc 2016 - 22:50

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« Miläne !? Miläne ?! Attends ! » Je me tourne vers Sarah qui vient me remettre une besace remplie. « Tiens…tu vas à One-Eyed, aujourd’hui, n’est-ce pas ? » Je lui réponds et son sourire en dit long, c’est une brave fille qui nous a rejoints il y a peu, sa famille, du moins ce qu’il en reste habite sur l’île des pirates et elle se sert de moi au moins une fois par mois pour apporter à sa petite sœur quelques denrées qu’elle achète ici en ville. Après quelques mots rapidement échangés, je passe ma paume sur sa joue portant encore les rondeurs de l’enfance. Elle est jeune, tout juste 18 ans, ce métier, elle l’a choisi et je ne veux pas la juger, ce n’est pas mon rôle. « Je lui remettrai » Après un au revoir rapide, je sors de la maison close allant vers le loueur de chevaux qui finit par bien me connaitre avec mes visites régulières au moins une fois par semaine. Une fois la somme donnée et ma monture préparée, je gagne le chemin vers l’est pour rejoindre One. Le temps est clément, pas un nuage à l’horizon, un vent frais qui fouette mon visage, mais qui ne soit désagréable. Comparé à ce que nous avons vécu depuis plusieurs mois, c’est un semblant de normalité des plus plaisants.

Les quelques heures que je passe en compagnie de mon ancien client défilent rapidement, avant de repartir, je remets comme promis le sac de provisions à la jeune Ellen qui me remercie et me demande des nouvelles de sa sœur aînée, elle pense qu’elle travaille dans un commerce de vin, je n’ai jamais eu le cœur de lui révéler la vérité. Mieux vaut ne pas le faire d’ailleurs. Elle me raccompagne vers le bac, lorsque je ressens pour la première fois de la journée cette douleur interne forte et pesante dans le bas de mon ventre. Une main sur l’endroit, je grimace avant que la petite vienne aux nouvelles. « Ça va aller…ce n’est rien… » La douleur est vive, lancinante, mais elle passe comme elle est venue. Sur le trajet, la douleur se fait ressentir, une fois, puis deux, jusqu’à ce que je fasse une halte forcée du côté de la Crique du Crocodile. Soulevant ma robe, je remarque le rouge qui macule mes cuisses, tout comme le jupon et la selle du cheval. Mes mains se mettent à trembler, je me tords en deux, trouvant un appui de fortune sur le tronc d’un arbre. Je ne crie pas, pas un son ne sort de ma bouche, mais la douleur est pourtant cuisante. Haletante, je ne veux pas rester ici, c’est bien trop dangereux, tout ce sang qui continue de couler. Je remonte sur l’animal et je repars comme je peux vers la ville de Blind. À mon arrivée, je suis pâle comme une morte, je ne prends pas la peine de déposer le cheval, il retrouvera bien son propriétaire lui-même. Je passe la porte, titube en me tenant le bas ventre, des cernes sous les yeux et l’air maladif, je marche vers les chambres et le passe caché qui mène à celles-ci. Mon jupon me sert de serviette pour ne pas maculer le sol de ce sang impur qui continue de couler entre mes jambes qui perdent de plus en plus en force. J’entre dans ma chambre bousculant tout ce qui se trouve autour de moi. J’en fais même tomber la vasque d’eau qui sert à ma toilette habituellement. Je glisse et je termine toutefois ma course dans mon lit.

La douleur ne se passe qu’après plusieurs heures, après cette délivrance. Un morceau de mon ventre en moins dans une bassine. Je portais un enfant…j’avais toujours tout fait pour que cela n’arrive plus jamais. Depuis…ce bébé…porté dans mon sein durant plusieurs semaines…je n’étais qu’une enfant, plus jeune que Sarah aujourd’hui. Rosy m’avait couverte, elle m’avait soutenu, trouvant même des parents à ce petit garçon à naître qui ne vit jamais le jour. Comment et quand ai-je pu commettre l’erreur de ne pas prendre la potion ? Je me redresse, affaiblis et blême lorsque mon estomac se soulève et je le déverse là où je peux. La fièvre est présente, tel un ennemi qui veut m’anéantir avant de frapper plus fort encore. Je me sens morose, sans force, vidée de tout, aussi bien de vie que de pensées. Assise sur le sol froid de ma chambrée, j’attrape un morceau de couverture avant de m’enrouler dans celle-ci, frissons et délires, je revois le visage de ma sœur, celle de Jud le jour où il est venu ici…les yeux de Tankred…notre première nuit ici…ma tête chute plusieurs fois avant que je n’entende la voix lointaine de quelqu’un, est-ce que je rêve, assoupie depuis longtemps. Tout redevient noir, puis ce sont les mains de Rosy qui me font revenir à moi. Quelques filles sont à la porte, alors que la matrone hurle des ordres. Je ne suis pas en état, poupée de chiffon incapable de trouver la force de prononcer un mot, de bouger même, cela me parait compliqué.


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Message Sujet: Re: I always be here for you { Miläne I always be here for you { Miläne EmptyLun 9 Jan 2017 - 23:53


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(Rosemary) ▽ Sometimes we get confused. Fear runs inside us, deeply, 'till we drown. But it's alright. You're here, with me. At home. Safely.

Tout un panel de pensées s’affronte dans l’esprit de la matrone, théories farfelues mais néanmoins possibles, l’inquiétude grandissant en son cœur qu’elle se targue pourtant de ne plus posséder à ceux qui écoutent ses charmantes diatribes. Elle ne devrait pas avoir de chouchoute. Elle ne devrait pas avoir de préférences. Pourtant, tel est le cas, et si cela était une autre personne, le résultat serait tout autre. Elle se ferait dure, cassante, difficile à convaincre, et renverrait la malheureuse au charbon sans lui donner plus de crédit – bien qu’après avoir écouté ses pitoyables excuses. Nombre d’entre elles avaient tenté de la rouler, peu avaient réussit, le nombre diminuant encore drastiquement lorsqu’il s’agissait de regrets qu’elles possédaient pour leur actes. Rosemary était sévère, bien qu’elle s’estimait juste. Il ne fallait tout simplement la chercher ou la prendre pour une poire – chose qu’elle n’était définitivement pas, se comparant plutôt à un fruit juteux et acide tout à la fois. Mais Miläne, sa Miläne, était l’exception confirmant la règle. Et si les choses avaient mal démarrées entre elle – Rosemary en riait à présent – c’était tout à fait différent à l’heure actuelle. Elle aurait protégé chaque femme de sa maison avec son propre corps sans problème tant que cela protégeait également l’Arum – Miläne était la personne qu’elle protégeait de son corps sans raison apparente, simplement car elle l’aimait. Comme une fille. Comme une sœur. Comme une amie, et plus encore. C’était différent de ses sentiments pour Luis, dieu merci, et pas réellement descriptible. Miläne était un joyau rare, et cela n’avait rien à voir avec le fait qu’elle apportait de l’argent à l’Arum, non. Elle lui était précieuse, point final. Elle était simplement très loin de se douter de ce qui allait suivre … Et l’aurait-elle su plus tôt, certainement aurait-elle manquée la crise cardiaque – bien qu’en réalité, elle la frôle.

Car Miläne ne répond pas. Miläne ne répond pas, et cela suffit pour que l’angoisse monte en flèche. Sans un mot de plus, contrôlant de début des tremblements qui forcent ses mains, elle ouvre la porte en utilisant son passe. La petite aurait très bien pu être simplement endormie et ne pas l’entendre. Mais cela ne lui ressemble pas. Elle se remémore pensivement la journée de la jeune femme, se souvenant qu’il s’agissait justement de son jour de repos – de quoi l’angoisser un peu plus. Car si Rose est très à cheval sur tout ce qui se passe dans sa maison, elle estime ne pas avoir à se mêler de leur vies lorsqu’elles prennent leurs jours de congés, ne posant donc aucune question. Peut-être aurait-elle dû. Mais les si ne refont pas le monde, Rosemary le sait parfaitement. Cela ne l’empêche pas de se figer d’horreur devant le spectacle qui l’attend. Avant toute chose, c’est l’odeur qu’elle repère, qui lui saute à la gorge. L’odeur nauséabonde qu’elle connait que trop bien : le sang, si rouge, poisseux, mêlé à ce qui semble être le contenu d’un estomac vidé. Malade. Sa Miläne est malade. Pire elle souffre, pire encore, elle semble sur le point de rendre l’âme. Car Rose la repère en second lieu, oubliant totalement le désordre de la chambre – que de pagaille -, les yeux agrandit d’effroi et de peur – une peur viscérale qui manque de lui retourner les entrailles à son tour. Elle a déjà tant perdu, elle ne supportera pas une nouvelle trahison. Pas la sienne.
« Miläne ! » Sa voix sort de sa gorge, aigu, paniquée, et la voilà soudain à se reprendre soudainement, se faisant violence. Elle fait demi tour pour appeler les plus anciennes, filles de confiance, donnant des ordres bref, aboyant – juste de quoi les bouger et leur signifier qu’il y a urgence. Elle envoie la petite dernière chercher le médecin, après lui avoir fait comprendre d’un geste de passer par l’arrière et de se dépêcher bien qu’en gardant autant de discrétion que possible. Tâche ardue, mais Rose n’a pas le temps d’y aller elle-même, s’y refusant. Miläne a besoin d’elle et elle ne l’abandonnera pas. Plus jamais. Elle revient aussi vite que possible, et enjambant les débris elle va s’agenouiller à coté de l’enfant qu’elle aime, palpant son pouls en attrapant son poignet, premier réflexe qu’elle a appris il y a bien longtemps. C’est un soupire de soulagement qui s’échappe lorsqu’elle le sent battre, bien que faiblement, et lorsqu’elle se retourne, elle peut voir que trois des filles sont là. Elle n’attend pas plus pour leur demander une bassine d’eau chaude, une d’eau froide, du linge sec, du cognac, ordonne à l’une d’entre elle de préparer un bouillon et plus vite que cela, tandis qu’elle passe la régence de la maison à la quatrième qui vient d’arriver – avant d’ajouter qu’elle compte sur leur discrétion. Bien entendu, cela risque de jaser, ce qu’elle n’espère toutefois pas – ou assez peu, dans la limite du contrôlable. Simplement car Miläne n’a pas besoin de cela, sans compter sur le fait que l’Arum se doit de garder une solide réputation. Elle-même se recomposera un masque de froideur plus tard, lorsqu’elle fera le briefing – pour l’heure, toutefois, elle a mieux à faire.
«Miläne, sweet darling, m’entends-tu ? » Sa voix, anormalement douce, murmure clairement ses paroles tandis qu’elle palpe le visage blafard de sa fille, ignorant royalement le déchet d’être vivant qui gît dans la bassine plus loin. Le détail ne lui a pas échappé, et de nouvelles questions l’interpellent. Plus tard. Plus tard … Tout comme sa colère qui, sourdement, monte, elle la réserve pour une heure tardive, lorsque le moment sera venu. Pour l’instant, elle doit avant tout s’assurer de garder la petite en vie, et de nettoyer les lieux. « Mary, allez videz-la bassine dehors, à l’arrière, dans la jauge des cochons. Elise, aidez-moi à la soulever. Il faut la mettre au lit. » J’ordonne cela d’une voix ferme aux demoiselles qui reviennent, les bras chargés, continuant de caresser le visage de ma fille tandis qu’elle semble revenir à elle. A vrai dire, elle ne restera pas dans cette chambre, mais il nous faut avant tout attendre le médecin. « Lorsque le médecin sera là, je vous laisserais le soin de nettoyer les lieux. Il faudra aérer, lessiver, parfumer et changer ses draps – elle vous dédommagera quand elle ira mieux. » J’attrape ensuite un linge propre que je plonge dans l’eau froide pour lui passer doucement sur son visage enfiévré, gardant le reste pour le médecin, qui m’aidera à la nettoyer. « Tout va bien, Miläne. » Je murmure, la prenant doucement dans mes bras. « Apportez-moi également d’autres couvertures, nous allons en avoir besoin. » Par tous les sauvages de cette contrée. Depuis combien d’heures est-elle ainsi et pire encore, ne puis-je m’empêcher de penser. Pourquoi n’est-elle point venue me trouver ?
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Message Sujet: Re: I always be here for you { Miläne I always be here for you { Miläne EmptyMer 8 Fév 2017 - 14:02

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Songe douillet qu’est celui où je me perds, tendre torpeur qui me prend au cœur et à l’âme, suis-je en train de perdre la vie ? Je me sens si bien et à la fois tellement mal, là…tout juste au niveau de ma poitrine, comme si on tentait de m’ôter ce muscle qui fait couler ma vie dans mon corps. Je me sens si lasse, si dépassée, si faible. Le visage de Rosy, oui, je me souviens, non, je ne cauchemarde pas. J’ouvre de nouveau les paupières, je suis dans mon lit, tout me gêne, les bruits, l’odeur, j’ai envie de frotter mon corps pour retirer ce qui vient de se passer, mais j’en suis incapable aussi bien physiquement que mentalement, pour le moment. Ma vision est floue, mais je reconnais sa voix à elle, celle de Rosy. Je tente un léger et presque imperceptible rictus à son attention, est-ce qu’elle le comprendra. La fraicheur du linge qu’elle passe sur mon visage me fait doucement revenir dans la réalité, cruelle réalité que celle-ci. Rosy me parle, je sens ensuite un poids sur mon corps, des couvertures, tout est si flou, lointain comme si ce n’était pas moi qui me trouvais dans ses bras, elle qui m’a tellement apporté, elle que je ne trahirai jamais pour qui que ce soit. Mes paupières sont trop lourdes et l’envie de sombrer trop puissante, je me laisse aller, lentement.

Les mains du docteur me réveillent, il passe la flamme d’une bougie devant mes yeux vitreux. Il vient palper mon ventre et je gémis à son passage. Il me demande comment je m’appelle, je n’ai pas assez de logique pour penser qu’il me connait et je lui réponds faiblement. Mes lèvres à la pâleur de la lune remuant avec toute la force que je possède. Il demande qu’on lui tienne la bougie, alors qu’il vient toucher l’intérieur de mon corps avec sa main qui est pire qu’un supplice. Il parle, je ne comprends que quelques mots, hémorragie, nuit, Dieu. Après cela, je ne sais plus, tout redevient sombre, cotonneux et froid.

Mes paupières sont lourdes, mais j’ai besoin de les ouvrir, il semble faire jour. J’attends que mes iris azur s’adaptent à cette brutale luminosité. Je prends mon temps, je mire cette fenêtre aux rideaux de velours rouge, passant par la commode puis la table qui supporte des fleurs magnifiques qui embaument la pièce. Soudain, le visage de Mary près de moi, une main sur mon épaule. « Bonjour, Miläne ! Tu nous as fait peur, quatre jours que tu dors, nous avions toutes peur que tu ne reviennes jamais…je vais prévenir Rosy, as-tu soif ? » Je hoche de la tête, voulant me redresser, mais je suis encore un peu faible. La petite me soulève la nuque et je peux à loisir boire le verre qu’elle me tient près de mes lèvres. « Merci » Lui dis-je d’une voix rauque et peu sonore. Elle me sourit et toute guillerette, elle quitte la chambre que je reconnais pour être celle que Rosy réserve normalement aux invités de marque. Je pousse sur mes bras, me relevant tout en grimaçant légèrement. Je me souviens de tout ou presque tout, quatre jours…autant dire que j’ai failli y rester. Trois coups à la porte, puis une silhouette familière qui se dessine et entre seule, prenant soin de refermer derrière elle. « Rosy… » Je lui tends ma main, amicale, mais surtout pleine de gratitude pour tout ce qu’elle a une nouvelle fois fait pour moi. Le lit s’abaisse légèrement au moment où elle s’assoit près de moi, dans cette superbe robe aussi rouge que les rideaux. « Je suis désolée…je payerai pour tout ce que tu as dû donner pour moi. Je ne savais pas…je ne savais pas que j’étais enceinte »


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Message Sujet: Re: I always be here for you { Miläne I always be here for you { Miläne EmptySam 6 Mai 2017 - 9:28


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(Rosemary) ▽ Sometimes we get confused. Fear runs inside us, deeply, 'till we drown. But it's alright. You're here, with me. At home. Safely.

Les heures sont passées, terribles et angoissantes, la peur incandescente seulement tenue sous contrôle par l’habituel masque imparable. Réagir, c’est peut-être cela qui l’a sauvée – car c’est un fait à présent connu de tous ; dans sa poitrine, un organe bat. Faiblement, lentement. Mais il bat, là où le mien agonise et martèle, furieusement. La fête a continué en bas, évidemment. Une fête où il a bien fallut que je me montre au bout d’un moment, resplendissante et fière, alors que tout en moi hurlait l’urgence – car bien que sauve, si cela n’avait tenue qu’à moi, je n’aurais pas quitté son chevet une seule seconde. Déléguer. C’est ce qu’il m’a fallut faire, une fois le médecin reparti et grassement payé pour son silence – lui aussi fréquente la maison. C’est donc l’une des plus vieilles qui a veillé sur elle durant les quelques demi heures de mon absence, tandis que l’inconscience transportait à nouveau son corps vers des lieux bien plus sombres. Au moins est-elle capable de s’exprimer, avait dit le médecin. Elle ira mieux après quelques temps de repos. Mais quand, exactement ? Quand ? Soupirant, j’ai regagné la chambre de ma fille, aidant au nettoyage avant de chasser l’événement dans le silence. Il ne s’est rien passé. Rien passé.
Vraiment ? Il m’a pourtant fallut annuler ses rendez-vous, et prétexter à tous qu’elle était malade. Un cas de grippe, rare, une contagion assez sérieuse pour ne pas qu’on l’approche outre moi et certaines autres de mes gosses, tandis que les clients mécontents étaient redirigés pour la plupart vers d’autres mains toutes aussi tendres. Quatre jours. Quatre maudits jours à la voir dormir, à contempler sa poitrine se soulever et frémir à chaque inspiration, là, entreposée telle une reine dans la chambre rouge – cette pièce que je réserve normalement pour les invités de marques. Personne ne viendra la chercher ici. Personne ne viendra la troubler, puisque je suis la seule à posséder les clés.
Lentement je ferme les yeux, inspirant doucement, reprenant mon souffle. Elle est vivante. Vivante. Tel est le mantra que je répète et ai répété en boucle, derrière mes yeux froids et mon air sévère coutumier. Quatre jours de visites en cachette, de fleurs déposées, de mots d’amour et d’inquiétudes mêlés. « Quand reviendra t-elle ? Peut-on la voir ? » Leurs mots balancent encore dans ma tête, à m’en donner la migraine. « Bientôt, messieurs, bientôt. Pour l’heure, elle a surtout besoin de repos, mais elle ne vous oublie pas, soyez sans craintes. Vous saurez lorsqu’elle sera remise sur pieds, en attendant je ne puis que vous recommandez d’autres fleurs qui sauront, je suis sûre, vous mettre en appétit en attendant le retour de votre douceur. » Voilà les paroles censées qu’il m’a fallut jusque là offrir avec un sourire tendre, enrobant ces hommes se croyant poètes de miel et de liqueur. En un sens, cela fait grimper sa côte de popularité. De l’autre, une sérieuse discussion s’impose. Quatre jours.

« Elle est réveillée, Rosy ! »

Tellement perdue dans mes pensées que je n’ai pas entendu les coups portés à la porte de mon antre, bureau immense et pourtant si étroit. La bouille de Mary s’échappe de l’interstice, un sourire ravi sur les lèvres – enfant adorable et trop jeune encore.

« Merci, Mary. Tu peux disposer. »

J’enlève mes lunettes rondes, les posant sur la table, avant de soupirer. Inspirer à nouveau. Quatre. Jours. Je regarde les aiguilles tourner sur ma montre à gousset, tandis que la gamine s’éclipse dans des pas de danseuse – elle sait que pour cela, elle sera dédommagée d’une journée de congés supplémentaire. Je finis par me lever de mon siège avant de sortir à mon tour de la pièce, la fermant à clé, pour rejoindre ma fleur aux pétales abîmées. Les murmures sont encore là, mais ils se taisent peu à peu, invisibles sur mon passage. Tous savent que le couperet peut tomber si ils me déçoivent – et dans cette maison je suis bien la dernière qu’ils veulent énerver. Enfin. Comme par habitude, je toque trois coups légers avant d’entrer dans l’immense chambre en silence, refermant bien évidemment la porte – nous clôturant toutes les deux dans notre monde. Je me retourne en entendant sa voix, faible bien que plus en forme que la dernière fois que je l’ai entendu – les fées soient louées.

« Je suis là ma chérie. »

Je réponds en réponse, avant de m’approcher et venir m’asseoir à ses cotés, à moitié sur le lit, gracieuse malgré les jupons dans lesquels je pourrais me noyer. Je prends cette main fine qu’elle me tend entre mes mains chaudes, un de mes pouces caressant le dos de sa paume, mes yeux scrutant son visage avec une douceur inégalée, tout en l’écoutant.

« Chhht. »

Je réponds doucement à sa plainte cachée, une de mes mains se libérant pour venir caresser sa joue, bien que je sois à présent rassurée.

« Ne t’inquiète pas. »

Je reprends de cette voix que peu de mes filles connaissent, tout du moins lorsqu’elles ne sont pas souffrantes d’une quelconque façon.

« Il faut que tu te reposes, c’est le plus important. L’organisation et ses détails attendront que tu sois sur pied – les neuf dixième de la populace pense que tu es atteinte d’une bonne grosse grippe. »

Un sourire mutin se dessine sur mes lèvres, mes doigts continuant de caresser sa joue.

« Et vu ta tête, cela pourrait effectivement être le cas. As-tu faim ou soif ? Il va falloir que tu reprennes des forces. »

Mes sourcils se froncent, ma tête se penchant quelque peu.

« Ne va pas te rendre malade pour cet accident, Milanë. Cela arrive aux meilleures d’entre nous – cela m’est arrivée également, lorsque j’étais jeune, amoureuse et stupide au point d’en oublier ma place. »

Je secoue la tête, ma main se détachant de son visage pour venir reprendre les siennes. Le fait que je parle de mon propre passé est rare, mais parfois, cela a du bon. Mes pupilles la fixent à nouveau, bien plus sérieuses cette fois.

« Enfin. J’aimerais te dire que c’est la dernière fois, mais dans notre métier même les meilleures protections ne sont pas toujours aussi efficaces que nous aimerions ... A moins que tu es quelque chose à m’avouer, bien entendu. »

Car tous les scénarios me sont passés par la tête, c’est évident – dont le premier : qu’elle ne se soit pas protégée assez – qu’elle ait la même erreur que moi par le passé. Mais l’idée qu’elle me mentirait d’une quelconque façon m’écœure, et j’espère sincèrement que ce n’est pas le cas.
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Message Sujet: Re: I always be here for you { Miläne I always be here for you { Miläne EmptyVen 18 Aoû 2017 - 22:36

I always be here for you

La chaleur de sa paume contre ma chair me rappelle tout simplement que je suis bien vivante et pas dans un rêve. Non, Rosy est là, près de moi et je sais que je lui dois la vie, une nouvelle fois. Je ne peux rien avaler et boire, l’on m’a déjà servi. Je me contente d’un dodelinement de la tête pour réponse par la négative à sa demande de nourriture et de boisson. Pour le moment, je veux juste…par les anciens dieux, je suis si lasse. Mon corps est lourd, mes membres semblent de pierre et je ressens un vide là, quelque part entre mon ventre et ma poitrine. Son regard change, sa main sur les miennes, un accident…oui…mais je suis maudite…Par deux fois, un enfant a pris place en moi et par deux fois, il est mort avant même que j’aie pu le porter dans mes bras. Je suis condamnée à ne jamais mettre au monde un enfant, on me punit pour ce que je fais, pour ce que je suis. Ai-je fait du tort dans cette vie ou une autre ? Certaines verraient de la contrariété dans le regard de cette femme à la robe rouge et au visage parfois impassible, moi, j’y vois l’affection qu’elle me porte, mais aussi la femme qui tient un établissement et qui veut des réponses, parce que, non, ce qui m’est arrivé, n’aurait pas dû être et je sais que j’en suis totalement responsable. « À t’avouer… » Demandais-je sans pour autant l’interroger. « Je…Je n’en suis pas certaine, mais…je crois qu’en effet, j’ai commis plusieurs erreurs… » Son regard se fronce, le lit bouge alors que je me redresse en puissant dans le peu de force qu’il me reste. Je grimace, touchant ce ventre meurtri encore par cette grossesse interrompue. Rosy m’a tout donné, tout apprit et je lui dois bien plus que ma survie d’aujourd’hui. Elle m’a donné une famille, aussi improbable que cela soit, je suis chez moi et c’est ce que mon frère n’a pas compris. Il n’est plus ma famille, non, mes sœurs et mon semblant de mère se trouvent là, sous ce toit d’une maison de Blindman’s Bluff qui sent les fleurs, la luxure et l’argent. C’est dans cet univers que j’ai grandi et que je suis devenue une femme. Mon enfance…elle n’existe plus. « J’ai rencontré ce pirate…Tankred en dehors de l’Arum… » Je grimace de nouveau en délaissant sa main pour maintenir mon ventre, tandis que je toussote mon poing sur mes lèvres. « Je suis désolée…je suis responsable, je n’ai pas pensé à prendre la potion en dehors de ses murs…mais je ne savais pas que je portais la vie…pardonne-moi… » Rosy va vouloir savoir, savoir si je l’ai fait payer en dehors de l’Arum, si je l’ai trompé en ne partageant pas mon revenu, mais en vérité…en dehors, je ne suis pas la catin, la pute qui se donne à celui qui voudra d’elle, en dehors…je suis Miläne. Elle va me demander si je suis éprise et je lui dirais que non…elle me demandera pourquoi, j’ai besoin de cette aventure sans rémunération…et…comment pourrais-je lui dire que sa manière de me regarde m’a plu…il ne m’a pas regardé comme les autres, comme ces hommes qui ne voient en moi qu’un moyen de se soulager, non…Dans ses yeux, j’y ai vu du désir, le vrai…et bien que mon corps ne l’ait pas laissé indifférent, je ne sais pas…mes paupières se ferment un court instant, et avant qu’elle ne me demande, je prends les devants. « Je suis une vendeuse de plaisirs et une bonne…je tiens à toi et aux filles…ce n’est qu’un…béguin sans importance…j’appartiens à l’Arum…mais je serai plus prudente à l’avenir… » Mes iris claires rencontrent les siennes un bref instant, je sais qu’elle comprend, je la connais, sans doute un peu plus que les autres…J’aime cette femme, avec sa dureté, sa maîtrise d’elle-même et son affection qu’elle ne laisse jamais paraitre sauf avec certaines personnes. « Il ignore qui je suis ici…je porte mon loup dès qu’il me rend visite…Mais ce n’est pas par honte de ce que je suis…Je te le promets, Rosy »


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