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 Liar, liar pants on fire ! - Daeron
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Message Sujet: Liar, liar pants on fire ! - Daeron Liar, liar pants on fire ! - Daeron EmptySam 9 Avr 2016 - 23:47

Liar, liar pants on fire !
Feisty ✧ Daeron
La nuit, froide et interminable. Des jours, des semaines que cette situation durait. Peut-être même des mois. Feisty aurait été incapable de le dire. Le temps ne marquait plus son passage sur la fillette depuis bien longtemps, réduit à une simple notion vague et abstraite. L’absence du soleil n’avait rien arrangé. Seule la lune et les étoiles rythmaient désormais leurs journées. Si on pouvait encore parler de journée. Le jour, les rayons du soleil, la chaleur autant d’éléments qui manquaient cruellement à la petite. Elle devait néanmoins reconnaitre à l’obscurité un avantage. Si elle, ne parvenait pas à voir plus loin que le bout de son nez, cela signifiait que les pirates, aussi bourrés et stupides qu’ils étaient, ne pourraient certainement pas la discerner tapis dans l’ombre. L’esprit malicieux, la gamine comptait bien utiliser les malheureuses circonstances à son avantage. C’est pourquoi, en cette journée, ou plutôt nuit, bien ennuyeuse, la Bagarreuse n’avait rien trouvé de mieux que de diriger ses pas vers la cité des flibustiers.

Ce n’était pas la première fois qu’elle s’aventurait à One Eyed Willy, cette ville pourrie suant tous les poisons de la vie adulte : l’alcool, la violence, la saleté et la luxure. Un univers aux antipodes de celui des enfants perdus. La fillette détestait cette cité. Elle considérait la ville des pirates comme un trou dans lequel baignait toute la vermine souillée de l’île. Pourtant, ce n’était pas par hasard que la gamine s’était retrouvé aux portes de la cité, à filer discrètement de ruelle en ruelle. Cette ville, aussi puante soit-elle, possédait un atout : elle grouillait de pirate. Un détail qui constituait à la fois son seul avantage et son plus gros défaut. Des pirates en abondance, c’était bien ça, la raison de sa venue. Ici, la petite espérait tomber sur des gros tas assez amochés par la boisson pour s’amuser un peu. Un coup de pied par ci, une bourse dérobée par là, une provocation gratuite ponctuée par une petite course-poursuite à travers les rues… Il y avait mille et une manières de jouer avec ces loups de mer et Feisty n’était jamais à court d’idées.

Doucement, elle glissa, telle une ombre au coin d’une bâtisse imposante. Un rictus moqueur sur les lèvres, son regard scruta lentement la foule à la recherche d’une potentielle victime. Mais c’est sur une curieuse silhouette que ses prunelles s’arrêtèrent : une silhouette particulièrement petite pour un pirate. Et pour cause, ce n’en était pas un. Ce visage enfantin, même faiblement éclairé par les torches de la ville, la petite fille l’avait déjà vu, elle en était certaine. Daeron. Ce garçon, avec qui elle s’était maintes fois amusée et disputée à Blindman Bluff. Du moins, avant qu’il ne disparaisse mystérieusement. Alors c’était là qu’il se cachait. Les traits de la gamine se durcirent. Un enfant, évoluant ainsi, à découvert, au milieu des rues d'One Eyed Willy, accompagné d’étranges femmes aux visages colorés… C’était un spectacle effroyable, écœurant même. Vivait-il ici désormais ? De toute évidence oui. Feisty avait du mal à y croire. Habiter cette ville maudite, aux antipodes des idéaux des enfants perdus, c’était tout simplement impensable. Aucun enfant ne devrait avoir à vivre dans cette poubelle, s’y amuser, oui, mais pas y vivre. Cette simple idée la rendait mal à l’aise. Ce royaume de la débauche n’était pas fait pour les enfants, uniquement pour les pirates.

Les pirates. Bien sûr. Ces raclures avaient dû l’embrigader. Ou pire, peut-être avait-il rejoint leurs rangs de pleins grès. Qui d’autre qu’un pirate pourrait avoir élu cette cité comme domicile ? La Bagarreuse ne voyait pas d’autre explication. Ce traitre avait rejoint l’ennemi. Comment avait-il pu se laisser berner par ces vieux rats des plages ? Pire encore, comment avait-il pu refuser son invitation à l’arbre du pendu, pour ensuite se laisser corrompre par ces pourritures ? La surprise qu’avait suscitée sa découverte laissa rapidement place à de la colère. Ses yeux suivirent Daeron jusqu’à ce qu’il disparaisse de son champ de vision. Allait-elle le laisser filer et se contenter de rentrer chez elle pour oublier ce traitre ? Hors de question. Feisty s’avança avec toute la discrétion dont elle était capable dans l’allée principale. Tout en évitant de s’exposer à la vue de sa cible, elle suivit le garçon jusqu’à ce qu’il pénètre à l’intérieur d'une bâtisse bruyante et éclairée. La fillette ne se laissa pas intimider par cet étrange lieu, grouillant de femmes et de pirates, dont elle ignorait tout.

Feisty avait beau être impulsive, elle n’était pas idiote. Entrer par la porte principale n’était pas une option envisageable. Alors, elle fit un rapide tour de la bâtisse pour finalement user de son habilité et d’un tas de caisses et de débris laissé là pour grimper sur le toit et se laisser glisser à l’intérieur. Heureusement pour elle et son innocence, c’est bien dans la chambre de Daeron qu’elle atterrie. Sans aucune hésitation, elle bondit sur le lit du garçon, toutes griffes dehors. « Tu me dis qu’t’as une maman et que t’veux pas venir à l’arbre et j’te trouve chez les poissons pourris ? T’es qu’un sale menteur Daeron, et un traitre en plus ! » Feisty n’avait jamais été connu pour ses talents de diplomates, et encore moins pour sa patience. Cette histoire, elle voulait la tirer au clair et elle ne passerait pas par quatre chemins pour cela. « Pourquoi t’es plus à Blindman Bluff ? Tu comptes embarquer sur un bateau et devenir un pirate c’est ça ? » Grogna-t-elle. « Et essayes pas de m’embobiner avec des bêtises sinon tu va gouter à ces deux là ! » Pour ponctuer ces paroles, la gamine agita ses poings sous le nez de Daeron.

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Message Sujet: Re: Liar, liar pants on fire ! - Daeron Liar, liar pants on fire ! - Daeron EmptyDim 8 Mai 2016 - 9:02

Liar, liar pants on fire !

 Feisty & Daeron
 
J’avais écumé tous les endroits possibles de la cité de l’aveugle sans résultat concernant mon père, il fallait bien que j’aille pousser mes investigations ailleurs. Pas de doute, s’il était vivant quelqu’un sur cette île devait bien l’avoir aperçu. Prenant mon baluchon j’avais marché, traversé les rivières, les cascades, j’avais fait halte dans une forêt, rencontrer des marchands de passage, visiter des villages de pêcheurs, mais rien encore. Je n’avais aucune crainte en ce qui concernait la cité des pirates, mais je devais bien avouer qu’une fois devant le bac, j’avais hésité. Mais que ne ferais-je pas pour retrouver ce père qui m’a tant manqué ? Rien ne m’arrêtera, pas même le gros pirate bedonnant qui me demande de lui donner tout ce qu’il y a dans mon sac. Je balance le baluchon entre ses jambes alors qu’il se tord et je me sauve en rigolant, je suis bien trop rapide pour ce vieux type.


----Deux jours après mon arrivée----

La situation n’est pas si mal, je suis dans une maison pleine de filles en plein cœur de la cité et je peux dès que j’en ai l’occasion montrer le portrait de mon père, il y a pas mal de monde qui passe par ici. Dès que je suis debout, je file à la grande place et je montre le portrait à qui veut bien me prêter attention, ce qui n’est pas toujours évident, la politesse n’est pas leur fort à tous ces types puants. Et puis…j’en profite pour faire le plein de mes poches, surtout avec ceux qui ne me répondent pas ou qui sont désagréables avec moi. Aujourd'hui est une mauvaise journée pour ma recherche, mais une bonne pour mes poches ! Je me rentre tout heureux à la maison où Miranda me fait passer rapidement avec un foulard sur les yeux vers ma chambre à l’étage pour ne pas que je puisse voir ce qu’il se passe en passant vers les filles. J’entends les bruits, je sens les odeurs, mais surtout je sens bien que les choses qui se passent ne sont pas de mon âge… Quoique je suis un homme ! J’ai 10 ans, maintenant ! La jeune femme bien qu’un peu trop maquillée me donne un baiser sur le front et me dépose une assiette avant de me souhaiter une bonne nuit. « Merci Miranda… » Elle me décoiffe en passant sa main dans ma chevelure déjà complexe à coiffer et je me retrouve seul à la lueur de ma bougie. Je m’empresse de venir dévorer ce qu’il y a dans mon auge, finissant même les rebords avec mes doigts pour ne pas en laisser une miette. J’ai sommeil…ma paume vient frotter mon œil droit avant que je ne baille à m’en décrocher la mâchoire. Il est tant de prendre du repos, demain est un autre jour, peut-être le bon. J’ôte les souliers que je lance dans la pièce, puis alors que je suis vers le milieu de la pièce, j’ai l’impression de l’entendre elle, Maman. « Daeron, tes chaussures. Va les ranger, s’il te plait ! » Je me tourne avec un large sourire. « Oui, maman pardon » Je saisis lesdites rebelles pour les placers vers la table, seulement lorsque je tourne vers l’endroit de la voix, elle n’est pas là. Mes yeux s’humidifient et avant de pleurer, je ravale mes larmes et je vais me coucher sans mot dire, sans penser…je veux m’endormir et vite.

Je dors du sommeil du juste, lorsqu’un bruit me fait sursauter. Il fait tellement nuit que je ne vois rien, mais je suis certain d’avoir entendu un bruit venant de ma chambre. Le temps que je tourne la tête vers la fenêtre qu’on me tombe dessus et je laisse ma bouche échapper un cri de demi-terreur…je suis un garçon après tout, pas une fillette !

Feisty : Tu me dis qu’t’as une maman et que t’veux pas venir à l’arbre et j’te trouve chez les poissons pourris ? T’es qu’un sale menteur Daeron, et un traitre en plus ! … Pourquoi t’es plus à Blindman Bluff ? Tu comptes embarquer sur un bateau et devenir un pirate c’est ça ? … Et essayes pas de m’embobiner avec des bêtises sinon tu va gouter à ces deux là !


 Fallait être clair, on vous saute dessus en pleine nuit, à peine réveillé. Je n’avais pas les yeux en face des trous et encore moins la tête qui était plus du pudding qu’autre chose. « De quoi ? Mais… » Je la repoussais de mon lit et de moi avant de me redresser, elle était là, les poings en avant prête à en découdre. Qu’est ce qu’elle faisait là, la chieuse de service, on s’était battu plusieurs fois, elle cherchait tout le temps un moyen de se battre, et comme je ne suis pas de ceux qui disent non, je répondais souvent. « T’es pas un peu folle de venir ici ! Et de me réveiller, surtout ! Et puis, je fais ce que je veux ! J’ai pas de compte à te rendre et en plus t’es qu’une fille ! Tu ne peux pas comprendre ! » Je me rends bien compte que je suis en train de l’enrager, seulement, je n’ai rien à lui devoir et encore moins à lui expliquer les raisons de ma présence sur One Eyed Willy. Elle est toujours sur la défensive, ce qui me fait rire à ses dépens, choses qu’elle prendra mal, c’est une certitude, connaissant Feisty. Est-ce que je cherche à me battre ? Peut-être que oui…peut-être que non…
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J'ai grandi avec la certitude que mon père était un homme bien, maintenant que je le connais, je crois que je l'ai sous-estimé.


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Message Sujet: Re: Liar, liar pants on fire ! - Daeron Liar, liar pants on fire ! - Daeron EmptyMer 1 Juin 2016 - 0:04

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Feisty ✧ Daeron
Les traits de son minois d’enfant étaient durcis par la colère et l’incompréhension. Le clair de lune qui filtrait à travers la fenêtre venait révéler une moue colérique de petite fille au bord du caprice. La gamine se sentait trahie. Un sentiment qui avait pris des proportions disproportionnées dans le cœur de la Bagarreuse. Certes, Daeron ne lui avait jamais rien promis, si bien qu’on pouvait difficilement parler de trahison. Et pourtant. Il lui avait menti. Sa présence dans cette ville miteuse et son refus de rejoindre les enfants perdus l’accusait aux yeux de Feisty. Rejoindre les pirates, ou même songer à les rejoindre, représentait pour elle l’un des pires affronts. Feisty se souciait peu d’émettre un jugement hâtif ou faux : elle agissait. La réflexion viendrait après. Elle se défendit à peine lorsque Daeron la repoussa. Feisty se retrouva par terre, mais rebondit immédiatement sur ses deux pieds. Au fond, elle n’était pas spécialement venue avec l’idée de lui refaire le visage. C’était l’adrénaline, sa spontanéité naturelle qui la poussait à s’exprimer d’abord avec ses poings, pourtant tout ce que la fillette demandait, c’était des réponses. Des réponses que le garçon n’était visiblement pas prêt à lui donner. Sourcils froncés, mâchoire serrée, elle le laissa parler, histoire d’écouter ce qu’il avait bien à dire pour sa défense. Mais les paroles de Daeron ne correspondaient pas à ce qu’elle attendait.

« T’es pas un peu folle de venir ici ! Et de me réveiller, surtout ! Et puis, je fais ce que je veux ! J’ai pas de compte à te rendre et en plus t’es qu’une fille ! Tu ne peux pas comprendre ! » Ce n’était pas grand-chose. Et pourtant. C’était largement suffisant pour faire bondir la Bagarreuse. « Hein ? Moi, j'suis qu’une fille ?! » Il en fallait peu pour faire sortir Feisty de ses gonds : la fillette était un dangereux concentré d’émotion et d’impulsivité qu’un rien menaçait de faire exploser. Mais il y avait bien deux points en particulier qui avaient le don de mettre la fille perdue hors d’elle en un temps-record : qu’on remette en question son courage et qu’on l’insulte de fille. Ce genre d’injure venait presque toujours accompagné de son lot de sous-entendu. Dans la bouche des garçons, fille devenait un synonyme de faible et bête. Ce qu’elle n’était pas. Oui, elle était une fille. Malgré son comportement décalé et ses manières de garçon, elle l’avait toujours revendiqué, allant même jusqu’à affirmer que les filles en avaient souvent plus dans la tête que leurs comparses masculins. Et comme pour venir attiser un peu plus le feu qui la faisait déjà bouillonner, sa réaction avait l’air de bien amuser le garçon. Si Daeron avait cherché à la provoquer, il avait réussi.

« Tu crois que c’est parce que moi j’ai pas de zizi, que du coup j’ai peut-être un cerveau un plus petit ? » Hurla-t-elle en allant saisir l’une des chaussures se trouvant près de la table pour la lancer sur Daeron avec rage. C’était n’importe quoi ! Il n’y avait bien que ces idiots de garçons pour sortir des âneries pareilles ! « Et j'suis pas folle d’abord ! C'toi plutôt qui est fou de venir dans cette ville qui pue l’adulte ! Sale menteur ! » La Bagarreuse ponctua ses paroles en utilisant la seconde chaussure comme projectile, prête à en venir aux mains. « Tu veux voir comment ça se bat une fille hein ?! » Elle ne lui laissa pas le temps de répondre. Peu soucieuse du bruit qu’elle pouvait bien faire, elle lui sauta dessus. Déterminé, enragé, son petit poing serré vint directement s’écraser contre sa mâchoire. Ce qui ne devait être qu’une simple mise au point de la situation prenait soudainement des allures de bagarres. Ou de règlement de comptes. Ce n’était pas la première qu’ils en venaient à de telle extrémité tous les deux et ce ne serait surement pas la dernière. Combien de fois leur rencontre à la cité les avait mené à en venir aux mains à cause de simples désaccords, d’un sourire un peu top moqueur, d’une remarque ? L’un s’emportait, l’autre répliquait… Ce genre de manège pouvait durer longtemps entre ces deux-là. Et ce n’était pas pour déplaire à Feisty. Car si c’était animé par la colère qu’elle tirait les cheveux du garçon tout en essayant de lui asséner des coups, usant pour cela de ses poings et de ses ongles, c’était par défis qu’elle tentait de le maîtriser complètement. Daeron répondait presque toujours à ses attaques, il représentait un rival de taille que la fillette se plaisait à affronter en accompagnant ses coups de remarque moqueuse. « T’habite avec des pirates, c’est pour ça que tu pues autant le gros tas ? »

C’était quoi cet endroit d’abord ? Elle n’en avait aucune idée. Feisty n’avait jamais franchi la porte d’un des bâtiments de cette cité, se contentant d’arpenter les ruelles. Les tavernes et les bordels représentaient de simples lieux sans signification particulière pour la bagarreuse : c’était des lieux de grandes personnes, point. Et en tant que fille perdue qui se respectait, tout ce qui touchait de près ou de loin à la vie d’adulte ne l’intéressait pas, la dégoûtait même. Comment Daeron pouvait-il bien préférer cet endroit à l’arbre du pendu ? Loin d’une vie de jeu, d’une vie de camaraderie dans cette immense famille que représentaient les enfants perdus, plongé dans ce monde déjà si adulte… C’était à la fois incompréhensible, et, pour Feisty, une nouvelle preuve de la bêtise naturelle des garçons.
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Message Sujet: Re: Liar, liar pants on fire ! - Daeron Liar, liar pants on fire ! - Daeron EmptyVen 24 Juin 2016 - 21:55

Liar, liar pants on fire !

 Feisty & Daeron
 
Je n’étais pas d’humeur à être gentil ou même agréable avec la bagarreuse qui venait de perturber mon besoin de sommeil. Par ailleurs, je ne lui devais rien, pas même une explication sur les raisons qui m’avaient poussé à venir dans la cité dégoutante des pirates. Elle grimpe sur ses grands chevaux, Feisty, comme toujours, la petite teigne n’aime pas qu’on la sous-estime. J’en ai l’habitude, depuis le temps qu’on se connait elle et moi. J’étais même plus jeune qu’elle à une époque et je serais bientôt un homme qu’elle restera celle qu’elle a toujours été depuis notre première rencontre. C’est…étrange, lorsque j’y songe. Grandir est dans l’ordre des choses, c’est naturel.

Feisty :  Tu crois que c’est parce que moi j’ai pas de zizi, que du coup j’ai peut-être un cerveau un plus petit ?

La faible luminosité ne me permet pas de voir le projectile venir en plus sur mon torse et je râle en frottant celui-ci. C’est qu’elle a de la force le moustique susceptible ! J’ai presque envie de rire, mais je risque gros avec l’enfant perdu.

Feisty : Et j'suis pas folle d’abord ! C'toi plutôt qui est fou de venir dans cette ville qui pue l’adulte ! Sale menteur ! …Tu veux voir comment ça se bat une fille hein ?!


Je place mes mains devant mon visage pour éviter un second lancé ou pire de sa part. Des coups, j’en ai reçu plus qu’à mon tour avec la jeune fille et je n’ai jamais été vaincu, non plus. Disons que nous finissons généralement par un match nul. L’attaque ne tarde pas et je clos mes yeux lorsqu’elle fond sur moi attendant le choc qui ne tarde pas à venir en plein dans mon menton. Légèrement sonné, ma mâchoire douloureuse, je ne me laisserai pas vaincre cette fois, non plus ! J’avais ce trop plein de colère en moi, de rage d’avoir perdu ma mère, de rancœur contre le monde, de peine surtout en réalité, cette tristesse qui inondait mon cœur et mon ventre dès que je songeais bien trop au visage doux de celle qui avait été l’unique amour de ma vie d’enfant. Je parais dans les débuts plus que je ne portais des coups, il faut dire que je l’avais sacrément agacé la fillette pour qu’elle s’acharne, mettant même les ongles dans la bataille.

Feisty : T’habite avec des pirates, c’est pour ça que tu pues autant le gros tas ?

Cette fois, c’en était de trop. Je poussais de mon pied sur son ventre pour la faire tomber à la renverse, allant jusqu’à ma veste où je tirais un petit couteau, prêt à me défendre encore plus cruellement qu’à mon habitude. La mâchoire serrée, j’avance vers elle, le regard plein de haine, non pas de haine…de larmes. Qu'est-ce que cela lui faisait à elle que je sois ici ! Elle n’était rien pour moi, ce n’était même pas une amie…ou peut-être que si…mais rien que d’y songer, cela me faisait mal au ventre. Parce que mon existence était au final plus minable encore que je ne l’aurais pensé. « QU’EST-CE QUE TU CROIS !? QUE TU ME CONNAIS ?! TU… » Je crache sur le sol un peu de sang après les quelques coups qu’elle m’a donnés. « TU CONNAIS RIEN DE LA VIE ! » Je continue de la menacer avec mon arme avant de la jeter dans la pièce, je ne sais où. Je renifle avant de lui tendre une main. « Je veux plus jouer à ça…Ce n’est plus amusant…et je n’veux pas devenir un pirate, bon sang ! Qu'est-ce que tu connais toi à la souffrance ! » J’évite son regard, espérant trouver un moyen de ne pas faire couler les larmes de mes yeux qui ne demandent que ça. « Maman est morte…Mais tu n’peux pas comprendre, toi…t’es qu’une enfant perdue ! » J’utilise ma manche pour essuyer mon nez avant de mirer avec force le regard de Feisty.
« Faut qu’je retrouve mon père…J’ai plus personne…J’ai….plus personne… » Mes derniers mots se perdent dans le fond de ma gorge trop serrée. Je n’voulais pas craquer, je suis trop faible, certains diront que je suis un gamin et que c’est bien normal, mais pour moi, c’est que je ne suis pas à la hauteur de l’homme que je recherche. Mon visage se baisse, observant les pieds de Feisty. « Vas-y frappe moi ! Après tout…ça défoule ! Fais un jumeau à ma joue droite ! Si tu ne le fais pas, c’est moi qui le ferai…tôt ou tard ! La vengeance est un plat qui se mange froid, tu le sais bien » Je tente bien un peu d’humour, mais le cœur ni est vraiment pas. « Pourquoi tu m’as suivi ? En vrai ? Ça changerait quoi, si…j’restais ici ? Hein ?! »
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Message Sujet: Re: Liar, liar pants on fire ! - Daeron Liar, liar pants on fire ! - Daeron EmptyMar 12 Juil 2016 - 15:51

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Feisty ✧ Daeron
Daeron l'avait habitué à des combats plus acharnés. Il jouait sur la défense, une décision raisonnable vue la détermination avec laquelle Feisty envoyait ses coups, mais terriblement ennuyeuse pour la gamine qui n'attendait qu'une chose : une riposte, violente et efficace. Frapper une poupée de chiffon incapable de se défendre ne l'intéressait pas. La fille perdue était décidée à lui faire cracher la vérité à la force de ses poings, mais si la colère l'animait, elle n'en oubliait pas pour autant à qui elle avait affaire. Menteur ou non, Daeron, c'était son camarade de jeux et cette bagarre, la fillette la voyait comme un défi, une revanche. Ce n'était pas la première fois qu'ils en venaient à de telle extrémité, cette victoire marquerait sa vengeance sur tous les combats qu'elle avait pu perdre face à son ami. Au fond, elle n'y voyait qu'un jeu, encore et toujours.

Enfin, elle arriva, la riposte qu’elle attendait tant. La fillette avait visé juste avec ces mots provocateurs, presque aussitôt, le garçon répliqua. D’un coup sec, il l’envoya valser en arrière avec ces pieds, se dégageant ainsi de sa prise. Renversée sur le dos, légèrement sonné, elle l’observa, les yeux écarquillés, se saisir d’un couteau. Quelque chose n’allait pas. La Bagarreuse se souvenait bien de la réaction du garçon la première fois qu’elle avait dégainé son poignard au milieu d’un combat. Surpris, il l’avait traité de tricheuse. Aujourd’hui, c’était elle qui était médusée face à son ami : le Daeron avait qui elle avait joué ne se risquait pas à ce genre de violence d’habitude. Les traits fermés, elle le foudroya du regard pendant qu’il lui hurlait dessus à s’en cracher les poumons. Elle, ne rien connaître de la vie ? Cette réplique sonnait comme une insulte dans les oreilles de Feisty, pourtant, elle avait du mal à saisir les paroles de son camarade. Bien sûr qu’elle connaissait des choses ! Non seulement, elle devait bien être plus âgée que lui de quelques années, officiellement, mais en plus, elle avait vécu de sacrées aventures sur l’île, explorée des recoins de Neverland où il ne devait jamais avoir mis les pieds ! Car c’était à ça, que se résumait la vie pour Feisty. La vie… C’était une notion étrange pour l’enfant, une notion qui s’assimilait beaucoup trop facilement avec l’univers des adultes.

Mais la gamine ravala sa repartie. L’arme de Daeron vola dans la pièce, s’écrasant dans un tintement sur le plancher de la chambre. Il était bizarre ce soir, Daeron, voilà qu’il lui tendait la main. Le regard suspicieux, la fillette hésita un instant avant de se saisir de cette main tendue pour se relever. Mais il ne s’agissait pas là d’un piège ou d’une mauvaise blague. Le jeu était terminé. Il s’était fini d’une manière si brusque et étrange, que Feisty resta un instant sans broncher, confuse. Alors, il ne comptait pas devenir un pirate. Elle s’était trompée. Même si cela signifiait que tout irait bien pour son ami, ça lui en coûtait de l’admettre. Les yeux désormais rivés au sol, elle se contenta de donner de petits coups de pied dans le vide, une moue boudeuse sur le visage. Elle ne s’était pas attendue ça. Naïvement, la fillette n'avait pas envisagé que l'issue de cette altercation se déroulerait de cette manière. Elle s'était attendue à des explications, peut-être des excuses, puis tous deux auraient fini la soirée en souriant. Éventuellement. Quelque chose n'allait pas, elle le devinait au regard fuyant du garçon. « Qu'est-ce que tu connais toi à la souffrance ! » « J'me suis déjà fait mordre par un monstre… Ça fait mal hein. » Murmura-t-elle entre ses dents. C'était un détail futile dont elle aurait pu se passer, mais la fillette n'avait pas voulu paraître aussi ignorante que Daeron lui faisait entendre. La souffrance, de l'imaginaire de Feisty, se limitait à la douleur physique. Le reste, c'était de la tristesse et la tristesse, c'était pour les faibles.

Dans une autre vie, la petite fille qu'elle avait été aurait pu compatir à la souffrance sourde de son ami, comprendre le chagrin qui l'habitait. Mais ce temps-là n'était plus. La fillette résignée qui descendait dans les mines avec sa famille n'existait plus, remplacée par la fille perdue. Perdre sa maman, c'était triste. Mais elle était incapable de savoir ce que ça faisait, elle ne parvenait pas à se l'imaginer, pour la simple et bonne raison qu'elle n'avait plus aucune idée de ce qu'était une figure parentale aimante. Elle l'avait oublié. Pourtant, elle ne s'était jamais sentie seule : sa famille, c'était les enfants perdus. Alors ce sentiment d'abandon et de solitude dont lui parlait Daeron, ça aussi, elle ne parvenait pas à s'en faire une idée précise. Ça ne l'empêcha pas de poser une main réconfortante sur l'épaule de son ami. « Et moi, j'suis personne ? Tant qu't'as des copains, c'est comme une famille ! » Et puis, ce père sur qui ses espoirs semblaient reposer, qu'est-ce qui lui disait qu'il voudrait de lui ? Elle ne savait pas ce qui était le plus désagréable entre savoir Daeron seul dans la cité pirate, ou accompagné d'un adulte qui ne l'aime pas.

Elle haussa un sourcil en l'écoutant lui faire une requête plutôt inattendue. Quoi, après ce qu'il venait de lui dire, il s'attendait vraiment à ce qu'elle continue à le frapper ? La fillette secoua la tête en souriant. La colère qui avait guidé ses pas jusqu'ici avait disparu. « Arrête, j'vais pas de taper si t'es triste, c'est pas drôle… Prends ça plutôt ! » Puisqu'elle était incapable de mettre des mots sur la souffrance de son ami ou encore de trouver les paroles pour le réconforter, peut-être qu'un geste serait plus efficace. Un câlin, même un petit, pouvait parfois signifier bien plus que des mots. Feisty n'était pas quelqu'un de particulièrement tactile, au contraire. Les marques d'affection qu'elle avait donnée se comptaient sur les doigts de la main, mais elle ne pouvait pas rester sourde à la douleur de Daeron. Hésitante et un peu gênée, elle finit par le prendre dans ses bras. « J'sais pas. je te voyais plus à la cité, alors j'me suis demandée où t'étais et j'ai essayé d'te chercher. Y a qu'aujourd'hui que je suis tombée sur toi par hasard. » Le hasard avait bien fait les choses. Jamais elle n’aurait pensé venir le chercher jusqu’ici. Doucement, elle relâcha son étreinte. « Ça change qu'ici, c’est chez les pirates, et que je n’ai pas envie que tu leur ressembles. Et puis, vivre tout seul dans une ville de grand comme ça… » Ce serait une vie bien triste que de grandir dans la solitude d’une ville aussi malsaine. « C’est quoi ici de toute façon ? Une auberge ? Et puis ton papa, comment tu vas le trouver ? T’sais même pas s’il est gentil… Y a pleins d’adultes méchants, même des papas et des mamans, j’ai pas envie que les grands te fassent du mal moi. » Oui, il serait tellement plus heureux à l’arbre ! Mais malheureusement, ils n’avaient pas la même vision des choses.
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Daeron Dol'Béoran
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Message Sujet: Re: Liar, liar pants on fire ! - Daeron Liar, liar pants on fire ! - Daeron EmptyMar 23 Aoû 2016 - 14:14

Liar, liar pants on fire !

 Feisty & Daeron
 
Feisty : Arrête, j'vais pas de taper si t'es triste, c'est pas drôle… Prends ça plutôt !

À un autre moment, j’aurais surement repoussé ce geste qu’elle allait faire, ma fierté de petit bonhomme en aurait pris un coup, vous vous rendez compte, se faire faire un câlin par une fille !? Seulement, j’étais bien trop fragile depuis un moment pour la repousser, au contraire, bien qu’hésitante, lorsqu’elle vint se coller à moi dans un geste de réconfort, je me sentis étrangement soulagé. Ce simple geste venait de réchauffer mon cœur qui saignait encore depuis la disparition de ma figure maternelle. Elle m’aurait presque fait monter davantage de larmes. Fermant les paupières alors qu’elle répondait à ma question, je me vis délaisser ma position de défense. Mes bras qui pendaient le long de mon corps pendant son étreinte se plièrent pour venir se poser sur le dos de la gamine qui était au final surement la seule amie de mon âge que j’avais. Certes, ce n’était pas maman, mais on sous-estime la puissance d’un câlin si simple soit-il. Elle s’éloigna, un trop court moment pour moi, mais bien suffisant lorsqu’on pensait qui nous étions l’un pour l’autre. Elle avait au moins réussi à me faire sourire l’espace d’un instant.

Feisty : Ça change qu'ici, c’est chez les pirates, et que je n’ai pas envie que tu leur ressembles. Et puis, vivre tout seul dans une ville de grand comme ça…C’est quoi ici de toute façon ? Une auberge ? Et puis ton papa, comment tu vas le trouver ? T’sais même pas s’il est gentil… Y a pleins d’adultes méchants, même des papas et des mamans, j’ai pas envie que les grands te fassent du mal moi.

Alors, elle m’aimait bien finalement ? Moi qui pensais qu’elle me prenait plus pour un sac de sable à frapper, au final, je me trompais lourdement, une fille, ça servait pas qu’à nous crier dessus. Mon sourire morose, mais amical s’inscrivit sur mes traits enfantins lorsqu’elle avoua qu’elle n’aimerait pas qu’on me fasse du mal. Une attention que je n’oublierai pas, ça, je me le mettais dans un coin de ma tête et un jour, je le jure, je lui rendrais la bonté qu’elle venait de me faire. « Merci…pour…le réconfort… » Je me rassis sur mon matelas, l’invitant d’un geste à venir prendre place elle aussi sur le siège de fortune. Bas de terre, certes, mais confortable pour ce que j’en savais. « J’ai un portrait de lui… » J’essuyais mon nez avec ma manche, sortant de sous l’oreiller le dessin que ma mère avait fait un jour de celui à qui je devais la vie. « Je veux juste le retrouver, s’il est méchant, je n’resterai pas avec…j’te le promets. Et si je ne le retrouve pas d’ici plusieurs mois, je ferais en sorte de me perdre, y a déjà une fée qui est venue me voir, elle reviendra peut-être… » Cette nouvelle sembla plaire à mon amie dont le regard se mua en une lueur mutine de satisfaction. La tête vers mes pieds, je prononçais des mots que j’espérais ne jamais entendre ailleurs qu’ici de ma bouche, comme de la sienne. « Jure que tu ne parleras à personne de ce qu’il s’est passé ici, ce soit ! » Elle redresse son visage aussi rond que le mien et je lui tends une main, crachant dans celle-ci pour faire un pacte. « Jure ! Feisty ! J’veux pas qu’on dise que je suis un faible…Même mes adultes ont leurs moments compliqués. Allez ! Jure ! » Je sentis sa main dans la mienne et nos regards parlèrent pour nous, je relâchais sa main en soupirant. Le regard dans la vague, un doigt sur le plancher, je grattais la latte de bois en silence. Les bruits et cris des adultes se firent entendre et je mirais Feisty avec son air interrogateur.
« Ouais, ce sont les adultes, je crois qu’ils sautent sur les lits et s’amusent en imitant des animaux… » Elle sembla intriguée, enfin, c’est ce que je me figurais. « En fait…je sais que c’est pas ça qu’ils font, mais j’crois qu’on est encore trop jeunes pour…le savoir…tu vois ce que j’veux dire ? » Je me redressais d’un coup, allant prendre mes chaussures dans les coins de la pièce avant de les enfiler rapidement. Je tendis la main vers mon amie. « Viens ! On va dehors ! J’connais un endroit où l’on pourra manger ! » La fenêtre était le meilleur moyen à cette heure de passer inaperçus, mais surtout d’éviter de voir les demoiselles dénudées et les hommes ivres se grimper dessus.
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Message Sujet: Re: Liar, liar pants on fire ! - Daeron Liar, liar pants on fire ! - Daeron EmptyJeu 25 Aoû 2016 - 19:13

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Feisty ✧ Daeron
Certains gestes, aussi simple soient-ils, étaient parfois plus puissants que de grands discours. Depuis combien de temps n'avait-elle pas reçu ou donné ce genre de marque d'affection ? La fillette avait pratiquement oublié la sensation procurée par une accolade amicale. Elle oserait presque dire que cela lui avait manqué. Un peu. Seulement, sa fierté et son sale caractère l'empêchaient de formuler de tel propos. C'était des mièvreries bonnes pour les petites filles bien élevées de la cité ! Celles qui paraient leurs cheveux bouclés de rubans et jouait à la poupée. Feisty, elle, vivait dans un monde différent. L'enfant perdu avait beau dissimuler ses émotions et rarement faire preuve d'affection pour ses camarades, ça ne l'empêchait pas de les aimer pour autant. Au moins, ses marques d'attention semblèrent redonner le sourire à Daeron. Rassurée, la Bagarreuse esquissa un léger sourire à son tour. Dans un petit bond, elle vint se placer aux côtés de son ami qui l'invitait à s'asseoir. Drôle de lit qu'il avait là, elle n'était pas mécontente de savoir qu'un hamac confortable l'attendait dans sa cabane. Mais elle ne s'attarda pas longtemps sur ce vieux matelas. Son regard se porta rapidement sur le portrait que Daeron lui montrait. Un dessin de sa mère. La fillette afficha une moue perplexe. Comment allait-il pouvoir retrouver son père avec cet unique indice ? Des adultes, ce n'était pas ce qui manquait sur l'île, son père pouvait bien se trouver n'importe où. Et si c'était un pirate ?

Mais Daeron semblait déterminé et la gamine comprit que rien ni personne ne pourrait le convaincre d'abandonner son plan. Alors, elle ravala ses pensées pessimistes et répondit aux dernières paroles de son ami par un rictus satisfait. Enfin, il envisageait l'option de venir à l'arbre ! À ce moment précis, rien n'aurait pu la rendre plus heureuse. Elle en venait presque à souhaiter que le père de Daeron soit une mauvaise personne. C'était une pensée égoïste, mais Feisty n'en avait pas conscience. La brune s'imaginait simplement à quel point tous deux s'amuseraient si jamais il décidait de venir vivre à ses côtés, sans prendre en considération les sentiments plus profonds que pouvait ressentir le garçon. Ces sentiments, de toute manière, lui étaient désormais étrangers. La perte d'un parent, la peur de l'abandon, l'amour d'une mère… Cela ne représentait plus rien pour elle. « J'espère bien qu'elle reviendra cette fée, sinon j'enverrai Goudron lui botter les fesses ! » S'exclama-t-elle. Et soudain, le ton de Daeron se transforma. Il lui demandait de jurer, de mettre sous silence tout ce qui venait de se passer ici. « Jure ! Feisty ! J'veux pas qu'on dise que je suis un faible… Même mes adultes ont leurs moments compliqués. Allez ! Jure ! » D'un air solennel, la fillette cracha à son tour dans sa main avant de serrer celle de Daeron. Elle le jurait. Croix de bois, croix de fer ! Elle avait peut-être du mal à comprendre ce que pouvait être des problèmes et des sentiments d'adultes, mais l'honneur, ça, elle comprenait. Jamais elle ne discréditerait son ami devant les autres suite à cette soirée !

Une fois uni par les liens de la bave, le silence retomba dans la petite pièce. Presque. Des cris et des bruits étouffés leur parvenaient encore à travers le plancher. Sourcils froncés, Feisty lança un regard interrogateur à Daeron. Son explication l'intrigua encore plus. Des adultes ? En train de s'amuser ? Ça ne collait pas. Pour elle, les adultes par définition étaient sérieux et ennuyeux. Depuis quand s'autorisaient-ils à ce genre de jeux ? Décidément, les grandes personnes vivaient dans un monde bien à part… Un monde qu'elle ne connaissait pas et qu'elle n'avait pas envie de connaitre. C'était mieux ainsi, comme le disait Daeron. « J'crois qu'je vois oui… » C'était certainement lié au malaise et à l'ambiance malsaine qui régnait dans la ville des forbans. « Quand ils s'y mettent, les vieux tas sont tous bizarres d'toute façon. » Conclut-elle en haussant les épaules. C'est avec joie qu'elle prit une nouvelle fois la main de son camarade. On l'invitait à manger. « Chouette, ça tombe bien, ça commence à gargouiller là-dedans ! C'est que ça creuse de se battre avec toi ! » La minute d'après, les deux enfants sortaient de l'établissement par la fenêtre. Leur silhouette glissait agilement sur les toits de One Eyed Willy. « Tu m'as même pas dit comment tu avais trouvé ce drôle d'endroit ! On va où là en fait ? » Elle était curieuse de voir où Daeron l'amenait. La fillette porta la main à ses poches. Contrairement à d'habitude, elles n'étaient pas remplies de petits cailloux. À la place, Feisty y avait rangé les petits trésors qu'elle avait réussis à dérober aux pirates de la ville pour s'amuser. Elle ne tarda pas à sortir une petite bourse, qui, malgré sa taille, lui semblait pleine. Aussitôt, elle la tendit à Daeron. « Je l'ai chipé à un pirate sur le chemin, il a rien vu venir ce vieux poisson ! Prends-la, moi j'en veux pas, t'en aura plus besoin que moi quand tu sera en train de chercher ton papa. » Voler était un jeu amusant, et si elle trouvait toujours quoi faire des jolies choses brillantes qu'elle dérobait, les pièces en revanche ne lui étaient d'aucune utilité, mis à part se vanter au nez des autres.
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Message Sujet: Re: Liar, liar pants on fire ! - Daeron Liar, liar pants on fire ! - Daeron EmptyLun 29 Aoû 2016 - 22:14

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 Feisty & Daeron
 
Je ne savais pourquoi, mais l’idée que Feisty puisse également savoir, enfin imaginer comprendre ce qu’il se passait en bas, me donna un mal de ventre impressionnant. Bien entendu, je ne fis pas attention à ça. Le plus important, c’était de descendre de ma chambre discrètement. Mon amie saisit ma main amicale. C’est bête, mais je me sentais soudain d’humeur moins morose, le fait d’avoir ma bagarreuse favorite avec moi, rendait ma peine moins lourde. Je mentirais en disant que la proposition de venir chez les enfants perdus ne me tentait pas rien qu’un peu. Seulement, j’avais promis à Maman de devenir un homme, comme l’avait été mon père. Ne sachant pas comment il était, je devrais le retrouver et grandir. On ne revient pas sur une promesse, comme je venais de le faire avec Feisty, je savais que jamais, elle ne me trahirait. Je souris lorsqu’on descendit, retombant lestement sur le sol, j’époussetais mon pantalon. Je n’étais qu’en chemise, ma veste était restée là-haut. Pas grave, je n’avais pas froid. On commence à marcher, mes mains dans mes poches et je me permets même de hausser les épaules. « J’sais pas trop, j’ai suivi mes pieds. Ils m’ont conduit ici, j’me suis dit que comme il y a beaucoup de monde, p’t’être que je trouverai quelqu’un qui connait mon père ! » Je souris de nouveau, un rictus mutin qui en dit long sur l’endroit. « Tu verras ! Mais tu vas adorer ! » Je connais la ville pas mal depuis les jours où j’suis dedans. Ce n’est pas si grand en réalité. La gamine sortit une bourse qui semblait bien pleine, le genre de truc en pleine rue qu’il vaut mieux éviter de faire dans une cité comme One-Eyed. Je la saisis, seulement, c’est pas mes poches qui vont pouvoir la cacher bien longtemps. « Il l’a bien mérité, alors ! » Nous nous mettons à rire et je viens déposer un bisou sur sa joue en guise de remerciement. « C’est pour te remercier…j’suis pas amoureux ! Hein ! » Le coup de coude, je l’ai vu venir avant qu’elle ne pense faire le geste, je l’accepte. On n’aime pas chez les enfants perdus. Moi, j’ai toujours entendu dire le contraire. J’ai aimé ma mère et j’aimerai mon père…Les bisous avec des filles, beurk, c’est dégueu, mais un bisou de remerciement, c’est…juste…naturel. Elle rigole et je la suis avant de lui montrer la route à suivre. On s’fait bousculer par des pirates parfois, trop petits, et eux trop saoulent pour se rendre compte que nous sommes sur leur chemin.

Arrivé devant le port, je lui montre un immense navire à quai. « Le type qui cuisine fait les meilleures crêpes de Neverland. C’est un pirate, c’est son seul défaut, mais il est gentil ! Promis ! » Je grimpe en passant par la passerelle et on se faufile discrètement jusqu’au pont inférieur et à la coquerie. « Croc-Bois !!!! C’est Daeron ! » Le vieux loup de mer sursaute, visiblement, il était assoupi sur la table. « Qu’est ce qu’l’vent m’apporte ! Bah dit garçon, vlà qu’t’es trouvé une p’tite copine ! » Je sens que Feisty est prête à sortir sa dague et je pose ma paume sur son poignet. « S’te plait…Croc-Bois, c’est un gentil. Il a juré qu’il ne touchait pas aux gamins. Son Capitaine, il aime bien les gamins, c’est Silver ! » Je joue de mon regard sur elle, je sais qu’elle va craquer, je ne sais pas pourquoi, mais en général, ça marche. « Viens ! Assis toi ! On veut des crêpes, t’en as ?! » Il se gratte le haut du crâne avant de se lever en boitillant de sa seule jambe valide. « Attends voir l’gamin…j’vais vous faire de quoi vous exploser la panse ! » Pendant qu’il prépare, je mire mon amie qui semble contrariée de se trouver ici. Je mordille ma lippe, ne sachant pas si j’ai fait une erreur ou non. « Tu sais…ils sont pas tous méchants les pirates. Croc-Bois, c’était un croc mort avant. Il a perdu sa femme… » Voilà que je ne sais plus. « Croc…comment elle est morte ? » Il sort tout ce qu’il faut, poêle et beurre pour nous régaler en se retournant pour converser et répondre de temps en temps. « Ma donzelle, elle a été tuée par d’pirates ! j’me battu. Ma jambe qu’ils ont pris c’jour là. Mais t’sais gamine…j’crevais sur l’bord de la route, lorsqu’Silver m’a sauvé la guibolle. T’sais ce qu’sais une dette d’honneur ? »
Il n’attend pas sa réponse, et il poursuit. « Une vie pour une vie…j’fais l’serment ce jour, que j’lui sauverais aussi la mise. D’puis j’suis là ! Et pourtant qu’soient maudits tous ces sales types dehors ! Moi, j’sers l’Capitaine ! » Je me tourne tout fier vers Feisty. Peu important qu’on pense que tous les adultes sont des mauvais. Je voudrais qu’elle comprenne que ce n’est pas toujours le cas, j’ai grandi avec des adultes et je ne suis pas mauvais et je ne veux pas le devenir non plus. « Tu peux t’assoir…le banc va pas te bouffer une fesse ! » J’éclate de rire, ça me fait du bien, un bien que personne ne peut imaginer, je ne suis pas seul, avec du monde, je ne pense plus à maman allongée dans le lit, son visage blême et sa poitrine qui ne se soulève plus.
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Message Sujet: Re: Liar, liar pants on fire ! - Daeron Liar, liar pants on fire ! - Daeron EmptySam 10 Sep 2016 - 17:35

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« Il l'a bien mérité, alors ! » Un rictus espiègle sur le visage, Feisty acquiesça en riant. Bien sûr qu'il l'avait mérité. C'était un pirate, et sa simple condition le rendait coupable aux yeux de la fillette. Lorsque ses mains subtilisaient discrètement les bourses des loups de mer, la fillette aimait s'imaginer en justicière sans peur ni reproche, un Robin des bois miniature. Voler aux vilains pour donner à ceux qui en avaient besoin… Ou pour faire plaisir à ses amis. Daeron saurait faire bon usage de l'argent qu'elle venait de lui offrir, lui au moins n'irait pas le dépenser en boisson étrange ! Mais son visage souriant se retrouva soudainement frappé par la surprise. Quelque chose d'étrange venait de lui effleurer la joue : un bisou. La Bagarreuse porta une main à l'endroit où elle avait reçu ce curieux cadeau, les traits durcis par l'incompréhension. Qu'est-ce que c'était que ça ? Feisty n'était pas habitué à ce genre de marque d'affection. On ne s'embrassait pas chez les enfants perdus. Les bisous, c'était baveux, dégoutant. Pourtant celui de Daeron, bien qu'il l'ait surprise, ne l'avait pas tant dérangé. Au contraire. C'était surement ça, le plus étrange. L'air boudeur, son coude vint se loger dans les côtés du garçon. Les histoires d'amour, c'était des choses réservées aux adultes, elle ne voulait ni en parler ni y penser ! « Tant que tu me baves trop dessus ça devrait aller, après je vais être obligé de me laver! » Son expression s'adoucit, au fond, Daeron l'amusait beaucoup.

Elle reprit la route le cœur léger, laissant son ami la guider. Les rues se ressemblaient toutes à ses yeux, et même si elle savait comment en sortir, les impasses et ruelles de la cité pouvaient très vite se transformer en labyrinthe pour la fille perdue. Daeron, en revanche, semblait presque dans son élément. Ses pas étaient assurés, il savait où il allait, sans aucun doute. Après avoir râlé sur deux ou trois pirates un peu trop imbibés d'alcool pour voir où ils mettaient les pieds, elle finit par reconnaitre les lumières du port. Le port ? Un bateau ? Drôle d'endroit pour manger. « Le type qui cuisine fait les meilleures crêpes de Neverland. C'est un pirate, c'est son seul défaut, mais il est gentil ! Promis ! » Méfiante, c'est presque à reculons que la Bagarreuse suivit Daeron sur l'un des immenses navires amarrés. Décidément, entre l'étrange maison où il vivait et ce vaisseau, il semblait avoir de bien curieuses fréquentations. Le coin devait grouiller de pirate. Ça ne lui plaisait pas. Pourtant, elle continua à marcher dans l'ombre de Daeron. Il était son ami après tout, et la fillette lui vouait une confiance sans failles. Seulement, ses doutes se confirmèrent une fois arrivé à destination : on l'avait amené chez un pirate. Il n'en fallut pas plus pour que la bonne humeur de la gamine s'envole. Toute garde dehors, elle était prête à bondir au moindre faux pas du pirate. C'est certainement ce qu'il serait arrivé si Daeron n'avait pas essayé de la calmer. Son regard valsa entre son ami et le vieux loup de mer. Silver, elle le connaissait. De nom, du moins. Mais peu lui importait l'équipage, ce n'était que de simples étiquettes : qu'il soit aux ordres de ce capitaine ou d'un autre, il n'en restait pas moins un pirate.

L'espace d'un instant, elle voulut partir, refuser de s'asseoir à la table d'un pirate. Par principe. Pourtant, quelque chose dans les prunelles de Daeron l'en dissuada. Elle râla, leva les yeux aux cieux avant de croiser les bras. Elle détestait quand il faisait ça. Elle détestait cette faiblesse qui s'emparait d'elle quand il lui faisait ses yeux-là. N'importe quel autre enfant perdu se serait fait envoyer balader à sa place, elle cédait à Daeron, des choses qu'elle ne céderait pas aux autres, sans qu'elle ne sache pourquoi. Ça l'agaçait. Son ami avait peut-être gagné en la faisant rester ici, mais il ne pourrait pas l'empêcher de faire son boudin ! Domaine dans lequel la fillette excellait. « Tu sais…ils sont pas tous méchants les pirates. Croc-Bois, c'était un croc mort avant. Il a perdu sa femme… » Elle haussa les épaules en guise de réponse, faisant la sourde oreille. Mais l'histoire de Croc-bois su rapidement gagner son attention. Les dettes, l'honneur, c'étaient des notions qui lui parlaient. Elle observa le pirate se tenant devant elle, les images de son récit en tête. Oui, elle comprenait. Des gentils pirates, elle en avait déjà rencontré, seulement, ils se faisaient tellement rares aux yeux de l'enfant qu'elle ne se gênait pas pour faire de cas particulier, des généralités. « Tu peux t'assoir…le banc va pas te bouffer une fesse ! » « Ouais ça va, j'arrive… » Dit-elle en grommelant. Feisty se posa à côté de Daeron et profita de l'occasion pour lui donner un petit coup de coude. « J'espère que tu mens pas et qu'elles sont bonnes au moins ses crêpes ! » Malheureusement pour elle, l'odeur qui embaumait l'air était beaucoup trop bonne pour qu'elle puisse se plaindre de quoi que ce soit. « Quand tu seras parti chercher ton père, t'oubliera pas de passer me voir dans la forêt des quatre saisons parfois hein ? Parce que je pourrai pas toujours te retrouver dans ces villes qui puent. » Elle s'estimait plutôt chanceuse d'être tombé sur son camarade par hasard, mais le destin ne lui referait surement pas ce genre de cadeau de sitôt.

Lorsque les crêpes furent servies, Feisty inspecta la nourriture quelques instants. Ce n'est que lorsque Daeron mordit dans la sienne qu'elle se décida à en prendre une bouchée. On lui avait promis les meilleures crêpes de Neverland. On ne lui avait pas menti. Sans plus de cérémonie, la fillette dévora son plat avec la grâce et l'élégance caractéristique des enfants perdus. « C'est vachement bon ! » Elle engloutit sa dernière bouchée en un clin d'œil avant de se lécher les doigts. « C'est encore meilleur que de l'imagibouffe ! J'savais pas que ça cuisinait les pirates, j'croyais qu'ils faisaient que boire. J'peux en avoir d'autre ? » Elle s'apprêtait à tendre son assiette quand une idée stupide lui traversa l'esprit, lui faisant soudainement changer de sujet. « Concours de rot ! Celui qui fait le plus gros a gagné ! Partant ou tu te dégonfles ? »
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Message Sujet: Re: Liar, liar pants on fire ! - Daeron Liar, liar pants on fire ! - Daeron EmptyMer 28 Sep 2016 - 21:43

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 Feisty & Daeron
 
« C’est les meilleures de toutes, et tu peux me croire, j’en ai mangé des tas » Et c’était vrai, maman n’en faisait pas souvent, mais lorsqu’elle pouvait acheter des œufs et tout ce qu’il fallait, c’était délicieux, mais pas autant que celles-ci. Que mettait-il dedans ? Je l’ignorais, peut-être bien du jus de chaussettes ou un ingrédient étrange dont les pirates avaient le secret et qui se cachait dans les bouteilles au dessus de ses fourneaux. « Bah évidemment que je reviendrais te voir, là…c’est parce que je voulais le trouver, tu sais…j’suis même pas certain qu’il soit en vie, alors…si j’le trouve pas, je viendrais, je te l’ai promis ! Croix de bois, crois de fer ! Si je mens, que le croque-mitaine me croque ! » Je fais le signe pour jurer et la gamine qui est mon amie me regarde tout en souriant. Elle me fait du bien sa présence, même si notre début de soirée n’avait pas été facile, on se pardonne lorsqu’on s’apprécie.

Croc-Bois nous sert, le doux fumet monte dans mes narines et j’en salive déjà, mes papilles s’affolent rien qu’à l’odeur alléchante de ce dessert délectable. Ni une, ni deux, je prends la crêpe à pleine main pour enfoncer mes dents dedans…j’en fermerais presque les yeux tellement c’est bon, d’ailleurs le « Hummm » qui sort de ma bouche prouve que je me régale. Je termine ma crêpe avec gourmandise, répondant à mon amie la bouche encore pleine. « Che’te l’avais di… » Je dévore mes doigts encore enduits du goût des crêpes. Lorsque je quitterai cet endroit prochainement, c’est sans doute les crêpes de Croc qui me manqueront le plus.

En même temps, j’ai pas grand-chose dans le coin qui me retient ou me tient à cœur. On a vite fait le tour de la question. Je regarde mon amie qui finit son assiette, le regard brillant et je devine qu’elle va en reprendre une autre. Se faire exploser le ventre à grand coup de crêpe, j’ai jamais encore fait ça. « Partant, qu’est ce que tu crois ! » Elle se concentre, fait la grimace et se tape sur le ventre, je ris, elle a toujours le truc pour me faire rire. Elle rote et je fais semblant d’être dégouté avant de prendre le verre de bière de Croc, une gorgée et je sautille plusieurs fois, laissant un rot caverneux sortir de ma bouche. « Rahhh c’est dégueulasse !!! Ton truc Croc !!! Mais ça fait bien roter ! » Feisty qui n’est pas reste va bien tenter de me battre. On s’amuse, on rigole et on finit par quitter le bateau, la cité vient de s’endormir et je baille sur le chemin. C’était sympa, j’ai bien rigolé et je crois que Feisty a apprécié également. Pour une fois qu’on ne se tape dessus. On arrive devant le bordel et je lui tends la main.
« Merci pour cette soirée, mon amie ! La prochaine fois, je te préviens, on se bat et je vais te mettre une raclée monumentale ! » Je compte bien que la combativité de mon adversaire favori lors de nos prochaines retrouvailles, ce serait moche de ne pas en profiter. Je vais pour remonter sur le toit, lorsque je me rends compte que je ne l’ai même pas remercié. « Hey ! Feisty !? » Elle se retourne et je viens près d’elle. « Merci, pour ce soir. On sera toujours amis, pas vrai ? Même lorsque je serais grand ? » J’attends sa réponse avant de sourire et de grimper vers le toit pour retrouver ma couche de fortune et prends une bonne nuit de sommeil. Demain, sera un autre jour.
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