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 Run boy run || Sirhaan
★ second star to the right and straight on till morning ★

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Message Sujet: Run boy run || Sirhaan Run boy run || Sirhaan EmptyVen 17 Juin 2016 - 20:01

To see the land of all
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.
Avancer. Cesser de se morfondre, tourner la page. Cheyenne avait eu beaucoup de mal à se remettre de l’abandon de sa femme, du départ de sa fille. Mais l’indien avait les épaules solides et bien que la peine ne disparaîtrait jamais complètement, il avait cessé de broyer du noir et avait désormais de nouveaux objectifs en vue. Le pêcheur avait donc attrapé son fidèle trident ainsi qu’un harpon dans l’autre main. Il allait passer toute l’après-midi dans l’eau à pêcher et à flâner avec des sirènes s’il venait à en croiser. L’indien quitta donc son tipi avec son matériel. Dans le camp Piccaninny, la vie florissait.

Des enfants se couraient les uns à la suite des autres, des adultes transportaient des peaux ou des pots de terre cuite et des jeunes gens s’entraînaient au combat un peu plus loin. Chey était ravi de voir que malgré la nuit permanente, les indiens ne baissaient pas les bras. L’angoisse était grandissante mais il en faudrait bien plus pour les meurtrir. Ils avaient la foi, la foi en ces esprits bienveillants et tous puissants qui veillaient sur eux avec une tendresse infinie. Cheyenne ne croyait pas une seule petite seconde que les esprits puissent désirer le trépas de tout leur peuple. Peut-être s’attaqueraient-ils aux pirates, les laissant dépérir dans leur misère ! Ils n’obtiendraient que ce qu’ils méritent, ces déchets aussi toxiques que des champignons vénéneux. Mais attaquer les indiens ? Chey était sûr que non.

Il salua d’un geste rapide de la main quelques amis puis quitta l’enceinte du camp pour s’avancer vers les petits sentiers étroits. D’ici quelques pas, il pourrait déjà apercevoir l’eau fraîche et sentir le vent venir caresser sa peau. Cheyenne atteignit le pic où il voulait s’installer et prit place sur le rebord de terre, observant d’un œil avisé la surface lisse du liquide. Le Piccaninny s’apprêtait à plonger de tout son corps lorsqu’il entendit un bruit au loin, son regard fut aussitôt attiré par une silhouette qui approchait.

L’inconnu avait la peau mate, les cheveux sombres mais Cheyenne était persuadé qu’il ne s’agissait pas là d’un indien de son camp. Un unami ? Peu probable. Bien que certains étaient très hostiles, rares étaient ceux qui avaient la stupidité ou la folie assez grande pour s’aventurer aussi près du camp adverse. Cheyenne se laissa donc glisser très lentement, se retenant au bord à la force des bras, pour s’immerger en silence. Son trident dans la main, l’homme avait laissé le reste de son attirail en haut. Il patienta quelques instants puis se glissa discrètement sur le côté afin de se hisser sur le rebord sans que l’individu ne puisse le voir. Quand il fut à nouveau debout, trempé mais armé, Cheyenne tendit son trident vers le dos de l’inconnu et le héla :

- Qu’est-ce qu’un pirate seul vient faire par ici ?

Cheyenne savait qu’il pouvait gérer un combat contre un pirate esseulé. Cependant, s’ils venaient à être à plusieurs, les choses se corseraient grandement. Le pêcheur ne voulait pas attaquer tout de suite, sa ruse le poussait à vouloir forcer le loup de mer à lui avouer s’ils étaient plusieurs. Chey tendit alors les pointes acérées de son arme vers le nouvel arrivant.

- Parle ou je te transperce sans hésiter. Tuer un pirate ne ferait qu’ensoleiller ma journée !

Contrairement aux guerriers de la tribu, Cheyenne ne tuait pas habituellement. Il n’avait rien d’un assassin mais s’il s’agissait de protéger les siens, le pêcheur n’hésiterait pas à franchir la limite et à se servir de son trident.
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Message Sujet: Re: Run boy run || Sirhaan Run boy run || Sirhaan EmptyVen 17 Juin 2016 - 22:56

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Bien, pirates étranges et pas tout à fait aussi sanguinaires que ce que l’on m’en a raconté, vus. Des sirènes et des tritons, vus (mais pas de trop près, je ne suis pas encore suicidaire). Des enfants qui ne grandissent pas, vus aussi. Des indiens, vus aussi. Ce fut même le troisième…Comment ils appellent ça ? Peuple ? Groupe ? Je n’en sais rien et à vrai dire ça m’est un peu égal. En tout cas après avoir rencontré les pirates et les filles de joies (et avoir affronté la colère de leur patronne le premier soir), j’avais rencontré les indiens. Enfin, une tribu parmi les deux existantes à ce que j’avais cru comprendre. Ce n’est pas chose simple que de comprendre ce qu’il se passe sur cette île. Même les histoires de politiques dont j’avais entendu des brides de conversations aux Antilles entre mes maîtres me semblaient plus simples que certaines affaires ayant cours ici. Encore, à Blindman’s Bluff, c’est classique. Un chef, le Gouverneur, des histoires de pouvoir et de privilèges, et hop, le tour est joué. Simple, comme je vous le disais. Quant aux indiens…Les deux tribus étaient en froid à ce que l’on m’avait expliqué, mais de là à expliquer exactement pourquoi, personne n’a su me répondre. Ou n’a voulu, possiblement. Je suis, après tout, un étranger ici.

De qui je tiens tout cela ? De Rainbow (non, je ne plaisante pas, c’est vraiment son nom), une indienne justement. Croisée au détour d’une rivière et avec qui j’ai sympathisée grâce aux filets de pêche, aussi étonnant que cela puisse paraître. Elle en tisse et je sais en faire moi aussi. Ce point de départ a fini par créer un lien entre nous. Tenu, léger, mais bel et bien là. Depuis cette première rencontre, on s’est revu, et je dois bien l’admettre : elle est un de ces visages qui font plaisir à voir. Je ne parle pas de physique ici (même si son visage ne gâche rien je dois bien l’avouer), mais bel et bien d’un sentiment de…réconfort. Elle ne fait pas partie de mon monde, elle a toujours vécu ici, ce qui semble de plus en plus logique avec le temps passant, et pourtant elle est une personne qui fait que je me sente un peu moins perdu ici.

D’ailleurs ou doit se voir aujourd’hui, j’avais un nouveau filet à lui montrer. Réalisé en utilisant une technique inédite mêlant deux façons de tisser différentes, le rendant plus solide tout en gardant le même poids et le même type de maillage. De quoi ravir son peuple de pêcheur. Armé de mon petit sac, et j’arrivai près de notre point de rendez-vous et pris le parti d’observer les alentours pendant mon attente. J’écoutais le bruit du vent dans les feuilles, les oiseaux volant et chantant, le clapotis de l’eau…

Minute papillon, le clapotis de l’eau ?

Très vite, ma confusion à entendre l’eau bouger de façon inhabituelle s’effaça au profit d’une surprise mêlée de compréhension de la situation. Okay, un type venait donc de sortir de l’eau pour me menacer et me prendre pour un pirate. Sérieux, j’ai vraiment une tête à piller des navires ? Le premier qui répond oui je lui assomme le service trois pièce, soyez prévenus. En tout cas je me figeai, dos à mon…Je ne vais pas dire agresseur, pas vraiment. Mon…Euh…Menaceur ? Je sais que ça n’existe pas, mais pour une fois hein. Bref, je me retrouve dos à lui, et pendant une bonne minute je ne suis pétrifié d’anxiété, je ne sais pas quoi répondre. Ca ne semble pas lui plaire et j’émets un couinement (que je nierai avoir fait jusqu’à ma mort) quand je sens des pointes toucher mon dos. Il est armé en plus le bougre ! En tout cas ça a le mérite de me délier la langue.

"Je…Je viens voir Rainbow, c’est une Piccaninny qui vit avec sa tribu non loin !" je levais les mains à mes côtés pour les montrer "Je ne suis pas armé !" puis ma propre stupidité vint me mettre une baffe et je repris, rapidement "Et je ne suis pas un pirate. Je le jure. Même si tout le monde semble persuadé du contraire."

…Sirhaan, tu es un abruti. Sache-le. Oui, je m’auto insulte et alors ?
acidbrain


Dernière édition par Sirhaan le Mar 21 Juin 2016 - 23:21, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: Run boy run || Sirhaan Run boy run || Sirhaan EmptySam 18 Juin 2016 - 13:40

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But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.
Il avait tout d’un pirate, cet individu. Son allure, ses vêtements. Cheyenne ne doutait pas un seul instant que celui-là venait de la ville. Pourtant, il ne notait la présence d’aucune arme. Ces fourbes forbans étaient tellement doués pour dissimuler une fine lame sous un bracelet ou dans une botte ! Mieux valait ne jamais leur laisser l’opportunité de s’en servir. Le Piccaninny menaçait donc l’inconnu, le trident prêt à pourfendre au moindre mouvement douteux. Une sorte de couinement étrange jaillit de la gorge de cet homme. Chey arqua un sourcil, il savait que les pirates étaient loin d’être des modèles de courage mais tout de même ...

C’est alors que l’individu fit l’erreur de sa vie. Prononcer le nom de Rainbow. Cheyenne sentit une colère sourde s’emparer de lui. Il venait chercher Rain ? Là, il était clair que jamais ce type ne ferait un pas de plus. Une seule chose retenait le Piccaninny d’attaquer. Son amie de longue date était candide mais loin d’être idiote. Elle n’aurait pas pactisé avec un pirate, elle était bien trop fine pour ça ! L’individu en rajouta une couche en se prétendant désarmé. Cheyenne n’y crut pas un seul instant. Qui s’aventure dans la nature de Neverland sans le moindre moyen de se défendre ? Des créatures étranges et saugrenues peuplaient ces terres, mêmes les enfants perdus étaient armés.

- Si tu essaies de me faire avaler que tu es venu jusqu’ici sans arme ... c’est vraiment que tu ne tiens pas à la vie !

Et le voilà qui prétextait encore ne pas être un pirate. Il en donnait sa parole. Comme si la parole d’un loup de mer avait la moindre infime signification. Ces charognards n’avaient ni honneur ni sens du devoir. Ils étaient prêts à tromper leurs propres familles et Cheyenne avait même entendu parler de conspirations contre leurs propres semblables. C’était aberrant. Comme si eux, les Piccaninny, décidaient de s’entretuer sans raisons valables. Inimaginable.

Mais cet homme avait tout de même prononcé le prénom de Rain. Il devait donc la connaître ou avoir entendu parler d’elle. Si son amie était en danger, Cheyenne ne pouvait se contenter de tuer celui-ci. D’autres risquaient de venir pour compléter la tâche et garder un œil constant sur Rainbow n’était pas envisageable. Chey aboya alors :

- Retourne-toi et fais-moi face !

Il lui beuglait ça comme un ordre. Cheyenne n’aurait eu aucune pitié de malmener un pirate et jusqu’à présent, il était clair dans son esprit que cet homme en était un. Qu’importe ce qu’il disait. Aucun loup de mer n’avouerait ses crimes aussi près de camp Piccaninny. L’indien baissa très lentement son trident pour tenter de calmer un rien la situation. Évidemment, Cheyenne était prêt à redresser à tout moment son arme.

- Pourquoi cherches-tu Rainbow ? Que lui veux-tu ?

Cheyenne réalisait seulement maintenant que s’il s’agissait véritablement d’un ami de la blondinette, elle allait lui passer le savon de sa vie en apprenant qu’il l’avait menacé. Mais peu importe, la sécurité de l’indienne était plus importante.

- Et si tu n’es pas un pirate. Qui es-tu ?

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Message Sujet: Re: Run boy run || Sirhaan Run boy run || Sirhaan EmptyMar 21 Juin 2016 - 23:43

Run, Boy, Run
Okay, donc apparemment ici se balader sans armes était louche. Il allait vraiment falloir qu’un jour je demande à Madame Rosy de prendre une petite heure de son précieux temps et ne me fasse un vrai bon gros topo sur les trucs à faire et à n’absolument pas faire sur cette île parce qu’à force d’y aller à tâtons, j’allais mal finir sans même savoir ce que j’avais fait juste parce que j’ai éternué…J’en suis sûr, avec la chance que je me traine moi. En attendant, je me contentai de hausser les épaules à sa remarque. Qu’est-ce qu’il voulait que je lui réponde ? « Non, non, je ne tiens pas à la vie, c’est bien pour cela que je tente de parlementer avec toi, type Ô combien agréable à rencontrer » ? Sérieusement ? Mais comme je suis du genre à savoir plus me foutre dans les ennuis qu’à m’en sortir, je n’ai pas pu m’empêcher de l’ouvrir :

"Ou que je ne suis pas là depuis longtemps ?"

Hey, ça se tente. J’ai bien eu des pirates qui m’ont aidé, bon sang. Hey…Mais peut-être qu’ici les choses étaient inversées ; les considérés comme gentils chez moi étaient les méchants et inversement ? Au final, cela expliquerait certaines choses…Mais pas tout. Je rangeai donc cette idée saugrenue au placard, je me concentrai sur la situation actuelle, un poil plus urgente et dangereuse que cette histoire de rôles inversés. Je sursautai à son ordre hurlé comme un bœuf. Nan mais c’est bon, tu peux parler normalement, crois-moi que armé, tu pourrais même murmurer que je t’écouterais. Je ne suis pas encore suicidaire malgré les apparences. Aussi, je me retournai quand il me le demanda, découvrant un type à la peau aussi mat que moi si ce n’est plus, grand et bien plus costaud que moi. Okay, donc même si l’idée de possiblement me battre et l’assommer pour filer ensuite m’était venue à l’esprit (ce qui n’est pas le cas, soyons clair), j’aurais pu la ranger dans ma poche et m’asseoir dessus. Je sais un minimum me défendre mais…un minimum quoi. Je crois que vous voyez le tableau. Alors armé d’un…trident (pourquoi pas, hein ?), croyez-moi que je ne vais pas faire le malin longtemps, enfin, sauf si mon abruti de cerveau avait décidé de me trahir.

Note pour moi-même, ne pas nommer d’autres indiens quand j’en croise un de mauvaise humeur, il semblerait que ça les énerve encore plus. Je notai, donc. En attendant je l’avais fait et l’autre (car je n’ai toujours pas de nom, rappelons-le) voulait savoir mes motivations. S’il ne me menaçait pas d’une arme, ça aurait pu passer pour de la simple curiosité. Là…

"On tisse tous les deux des filets…Je venais lui montrer mon nouveau filet…" La vérité vraie, je vous le jure m’sieur. Levant lentement les mains de fit tomber à terre mon sac, sans aucun geste brusque, le désignant "Tu peux vérifier si tu veux. Le filet est dedans"

Puis vint la question de qui j’étais arriva. Bien, j’avais, malgré les apparences, l’impression de faire de progrès dans la situation, aussi minimes soient-ils.

"Je m’appelle Sirhaan…Je suis arrivé sur l’île il y a une semaine environ, mais avec cette nuit perpétuelle, c’est difficile d’en être sûr."


Espérons qu’il croit au moins une partie de tout ce que je lui avais raconté jusque-là…Sinon je ne voyais pas trop quoi dire de plus…
acidbrain


Dernière édition par Sirhaan le Dim 26 Juin 2016 - 21:57, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Run boy run || Sirhaan Run boy run || Sirhaan EmptyVen 24 Juin 2016 - 19:10

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But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.

Cheyenne ne parvenait à le croire. Malgré un doute, l’indien ne parvenait à voir cet homme autrement que comme un pirate. Tout chez lui puait Blindman’s Bluff. Sa réponse à l’évidence que le Piccaninny lui mettait sous le nez ? Qu’il n’était pas là depuis longtemps. Cheyenne arqua un sourcil. C’était peut-être vrai. Qu’importe, cet homme était irresponsable de s’aventurer dans la nature désarmé. Neverland n’avait rien d’un terrain de jeux pour enfants, enfin sauf si ces enfants sont des gamins perdus car là, la donne change totalement.

Évoquer Rainbow ne fit qu’alarmer d’autant plus Cheyenne. Un homme inconnu voulait rencontrer l’une de ses plus proches amies. Sa petite sœur de cœur. Le Piccaninny finit par demander à l’individu de se retourner. Celui-ci obtempéra et l’homme lui affirma venir pour parler filet de pêche. C’était tellement improbable que l’esprit étriqué d’un loup de mer n’aurait sûrement pas pu la trouver, celle-là ! Cheyenne acquiesça et s’approcha du sac, l’ouvrant d’une main pour vérifier les dires de l’homme. Un filet y était bien présent, comme il le lui avait dit.

Sirhaan. Un nom qui ne lui évoquait rien. Pourtant Cheyenne baissa son trident et tendit une main vers l’inconnu dans le but que celui-ci la serre. Le Piccaninny avait analysé la situation rapidement. Ce gars-là ne devait pas être un pirate, il n’en avait pas le langage ou l’attitude. Mais s’il se trompait, Chey était sûr d’avoir de toute façon l’ascendant sur lui en combat au corps-à-corps. L’indien attendit donc et se présenta en attendant :

- Je m’appelle Cheyenne. Je suis un indien Piccaninny et l’un des plus proches amis de Rainbow.

Cela expliquerait peut-être à Sirhaan pourquoi il avait été autant méfiant en entendant le prénom de son amie. Cheyenne la protègerait contre tout et n’importe quoi. Cette jeune femme était une personne adorable, une amie que l’on gagnait à connaître. Cela n’exemptait pas le Picca de s’excuser pour son comportement des plus impolis et brutes.

- Je te dois des excuses pour le façon dont je t’ai traité. Je ne cherche pas d’excuses mais avec la nuit qui dure, je suis devenu plus méfiant. Tu me vois donc désolé de t’avoir mal accueilli, ce n’est pas du tout notre genre au sein de la tribu Piccaninny.

Non, ça, c’était les Unamis !  C’étaient eux les fous furieux qui menaçaient les inconnus qui osaient trop s’approcher de leur camp. Cheyenne avait peut-être pété un câble en fin de compte ... Récemment, plein d’évènements négatifs étaient survenus dans son quotidien donc il paraissait logique qu’il soit sur le qui-vive. Chey ne put s’empêcher de sourire et d’ajouter sur un ton à la fois moqueur mais aussi rieur :

- T’es au courant que ton nom fait très sirène, quand tu le dis vite ...

L’indien agrandit d’autant plus son sourire. Il avait ses moments d’immaturité, lui aussi. Ils étaient rares mais ils étaient présents. Cheyenne inspira profondément puis ramassa le sac de Sirhaan qu’il lui tendit poliment.

- Je t’emmène au camp Picanninny si tu veux ? Être venu jusqu’ici sans arme et sans connaître le coin, c’est déjà un exploit !

crackle bones
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Message Sujet: Re: Run boy run || Sirhaan Run boy run || Sirhaan EmptyDim 26 Juin 2016 - 22:32

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Bon, à défaut de me croire complètement, il semblait prêt à me donner le bénéfice du doute. Il ouvrit le sac, observa l’intérieur et…Me tendit une main. Je laissai échapper un souffle de soulagement (que personnellement, je ne me souvenais pas avoir retenu mais c’est souvent le cas, n’est-ce pas ?) mais restai un peu bête pendant un instant malgré tout. Il prit cela comme une incitation à se présenter et d’un coup, les choses se mirent en lumière pour moi. Effectivement, je peux comprendre qu’il n’ait pas aimé que je nomme Rainbow un peu plus tôt…Il est vrai que je pourrais moi-même me montrer protecteur envers Rainbow si le cas se présentait. Je lui serrai chaleureusement la main et lui offrit un sourire.

"Je…Comprends mieux la réaction, effectivement."

Je lui rendis sa main et me passa une main dans les cheveux, me sentant un peu idiot. Et là, il fait quelque chose que je ne pensais pas : il s’excuse ! Bon, je comprends le pourquoi dans le fond, il a quand même menacé quelqu’un (moi en l’occurrence) sans raison autre qu’une suspicion tenace, mais en même temps je me trouvais sur leur territoire sans que grand monde ne soit au courant de ce fait et vu les tensions en ce moment sur l’île…Hey, il ne fallait pas avoir vécu très longtemps ici pour voir que les pirates n’étaient pas spécialement appréciés et qu’il y avait une atmosphère pesante avec cette nuit perpétuelle qui avait pris place.

"Je comprends. Ce n’est pas facile de se sentir à l’abri quand les ténèbres se trouvent partout autour de vous…Donc excuses plus qu’acceptées"

Hey, quand il sourit, il fait moins peur quand même ce type. Il apparaitrait même comme quelqu’un de très agréable avec qui converser. Il fait même de l’humour tiens. Je ne peux m’empêcher de rire à sa phrase et je hausse les épaules, amusé.

"J’y peux rien, mais je ferais passer à ma mère" finis-je avec un clin d’œil.

Même si je sais que ça l’aurait fait sourire, me disant qu’il n’existait pas de pareilles choses que les sirènes. Cependant je ne pourrais probablement jamais le lui dire ; j’ai été vendu depuis des années, et je ne suis même pas sûr qu’elle soit encore vivante…Rien qu’à cette pensée, une ombre passa dans mes yeux, mais je garde mon sourire, l’agrandissant même, quand il me propose de m’accompagner au camp. Je ne vais pas dire non, c’est certain. Son dernier commentaire me tire une réaction…Inhabituelle : je lui tire la langue.

"Sache que je suis plein de ressource dans la nature, malgré ce qu’il apparaît. Ceci étant dit, je ne vais pas dire non pour me faire accompagner au moins au camp. Il est clair que Rainbow ne viendra pas jusqu’ici donc…Et puis je ne suis jamais entré dans le camp à dire vrai. J’espère que ça ne pose pas de problèmes, par ailleurs…"

Je devais l’avouer, j’étais curieux de voir à quoi ça ressemblait un camp d’indien…
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Message Sujet: Re: Run boy run || Sirhaan Run boy run || Sirhaan EmptySam 2 Juil 2016 - 20:15

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But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.

L’inconnu resta de glace un instant. Comment lui en vouloir ? Cheyenne passait des menaces à la main tendue presque amicalement. Pourtant, l’inconnu la lui serra et concéda comprendre la situation. Le Piccaninny était soulagé de voir que Sirhaan ne prenait pas trop mal les choses. Des excuses s’imposaient cependant naturellement, menacer une personne entraîne forcément les revers de la médaille. Les tensions étaient palpables à Neverland, tout le monde était sur le qui-vive. Certains fourbes profitaient de l’obscurité pour tenter de trouver des brèches dans les systèmes de défense des autres. Autrement dit, les temps étaient difficiles et incertains.

Sirhaan comprenait cela et il mit le doigt sur l’insécurité qui régnait dans le cœur des habitants de Neverland par la faute de cette nuit interminable. Cheyenne se voyait soulagé de l’attitude compréhensive du jeune homme. Sans doute était-il quelqu’un de plutôt bien pour se montrer aussi conciliant. De toute façon, si Rainbow l’appréciait, il y avait de très fortes chances pour que ça soit une personne qui gagnait à être connue. L’indien ne put s’empêcher de le charrier sur son prénom, patronyme qui l’amusait beaucoup.

L’habitant évoqua alors sa mère. Durant un instant, une sorte de silence s’installa entre les deux individus. Cheyenne repensa à la sienne, une femme admirable de douceur et de bonté. Elle l’avait aimé, protégé et soutenu toute sa vie durant. La perdre avait été une épreuve déchirante et insoutenable mais la savoir aux côtés des esprits, vivant heureuse et épanouie, le rassurait. Cheyenne ne doutait pas une seule seconde qu’elle soit sereine. Jamais sa mère ne se fâchait de son vivant, jamais elle ne hurlait ou ne proférait des menaces à l’encontre des autres. Elle véhiculait du bonheur autour d’elle. Chey avait un léger sourire aux lèvres lorsqu’il repensait à elle. Certes, sa mère lui manquait par moments mais il était heureux d’en avoir eu une si parfaite.

- Oh je n’en doute pas.

Il ricana. Sirhaan venait de lui tirer la langue comme un enfant l’aurait fait à un adulte et cela amusait beaucoup Cheyenne. Le jeune homme se disait plein de ressources mais ne rechignait pas à être emmené au camp Piccaninny.

- Ça ne posera aucuns problèmes. Tu es un ami de Rain et tu es avec moi, les autres seront ravis de faire ta connaissance.

Cheyenne en était persuadé. Les Piccaninny étaient très ouverts d’esprit, très sociables et adoraient avoir de la visite. Les enfants perdus circulaient librement dans le camp indien, venant danser autour du feu de camp ou chanter avec les indiens. Les sirènes se prélassaient parfois sur les rives, non loin des pêcheurs Piccaniny. Ce peuple se voulait pacifiste, ouvert et aimable. La nuit prolongée amenait la paranoïa et les indiens se montraient un rien plus méfiants, certains plus que d’autres d’ailleurs. Mais leur philosophie de vie ne changeait. Les deux hommes se mirent alors en route et Cheyenne reprit sur un ton très sérieux :

- Comment les gens gèrent-ils la nuit si longue à Blindman’s Bluff ?

Sirhaan n’avait pas formulé clairement venir de cette ville mais Cheyenne ne l’imaginait pas traîner ailleurs. Les habitants de là-bas devaient être moins affectés par cette nuit. Ils étaient pour la plupart totalement insensibles à la souffrance de la nature. Ils vivaient dans leurs maisons de pierre, entourés d’artifices aussi laids qu’inutiles.

- Nous voici arrivés !

Après quelques longues minutes de marcher, le camp Piccaninny se dressait sous leurs yeux. Une multitude de tipis pointant vers les cieux obscurs. Certains rouges, d’autres jaunes, d’autres de couleur plus exotiques grâce à des pigments naturels trouvés de-ci de-là. Un énorme feu de camp crépitait au centre du camp, autour de celui-ci, il y avait toujours bien quelqu’un. Un vieil indien contant des récits d’aventure, une bonne femme occupée à dévorer son repas, des enfants qui se chamaillaient en observant les braises.

- Viens, je vais t’emmener voir Rain.

Cheyenne avait bien plus confiance en Sirhaan désormais mais tout de même, il restait un homme. Donc l’idée de le laisser seul dans un tipi avec Rainbow le mettait mal à l’aise. Cette indienne était une sœur pour lui, une personne sur qui il veillerait, même quand cela risquait de la gêner.

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Message Sujet: Re: Run boy run || Sirhaan Run boy run || Sirhaan EmptyVen 8 Juil 2016 - 16:47

Run, Boy, Run

Mais, se moquerait-il ? Blague à part, une fois passé la phase de quiproquos divers et de méfiance, peut-être très légèrement exagérée, de l’indien, il s’avérait être quelqu’un de très sympathique, avec de l’humour et beaucoup d’humilité. Je comprenais parfaitement comment Rainbow pouvait être une très bonne amie à Cheyenne et j’espérais, à présent, pouvoir devenir le sien, aussi. C’était amusant la façon dont je me faisais, au final, plus d’amis chez les indiens qu’au sein de la cité de l’aveugle…Pourtant, là où je vivais était un endroit reconnu et apprécié de la ville (je ne me fais pas d’illusion sur le pourquoi), mais bizarrement, je n’ai que peu de connaissances là-bas, une fois qu’on retirait les filles (surtout Miläne) et Madame Rosy…Alors qu’ici, ça faisait déjà deux indiens en moins de deux semaines. Et j’allais probablement en rencontrer beaucoup d’autres d’ici à ce soir avec cette histoire…Je le suivi donc, aux travers de cette nature restée (presque) intacte, pour rejoindre son camp.

Il finit par me poser une nouvelle question, très sérieusement et je pris un instant pour réfléchir avant de lui répondre. Ce n’était pas facile de répondre à cette question, surtout quand on n’a pas franchement vécu là bien longtemps.

"Ca dépend. De ce que j’ai pu voir, la grosse majorité des gens tentent de continuer leur vie aussi normalement que possible. Mais avec la nuit qui dure, ils sont tendus, plus méfiant, surtout depuis l’attaque des pirates qu’il y a eu dernièrement. Je n’étais pas encore là, mais ma patronne m’en a parlé. Mais dans l’ensemble, plutôt bien, je suppose. Personnellement, le soleil me manque…"

Quoi ? Je viens d’un endroit où il fait soleil les trois-quarts de l’année. Alors arriver dans un endroit inconnu, en plus sans soleil, bonjour la déprime. Enfin, j’avais suffisamment à faire pour m’occuper l’esprit et ne pas trop penser à cela, au final. Et au bout de bientôt deux semaines, je commençais à m’y faire, bien que ça ne me plaise pas plus que cela…Quelque chose fit soudain tilt dans mon cerveau.

"Hey, comment savais-tu que je venais de Blindman’s Bluff ?!"

Parce que je ne lui avais rien dit à ma connaissance…Mais c’était de la curiosité et de l’étonnement pur, plus que de la méfiance ou quoi que ce soit d’autre.

Finalement, nous arrivions au camp et j’eus un temps d’arrêt devant l’ouverture du camp. D’un coup, j’eu l’envie de tout voir, tout découvrir, tout regarder. Mais je restais là, un peu idiot sur mes pieds, jusqu’à ce que la voix de Cheyenne ne me sorte de mes pensées. Je me secouais et le suivi, content qu’il accepte de me mener vers Rainbow.

"Merci beaucoup. Je pense que j’aurais passé plus de temps à tout observer qu’à essayer de trouver mon chemin."
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Rainbow Luyana
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ζ Localisation : Camp des Piccaninny
ζ Occupations : Tisseuse de filets de pêche
ζ Âge : 25 années en apparence, mais a bien plus d'années derrière
ζ Statut : Ne sait plus ce qu'elle doit faire
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Message Sujet: Re: Run boy run || Sirhaan Run boy run || Sirhaan EmptyMer 27 Juil 2016 - 14:08

Run Boy run

Assise près de ma cabane près de l’eau, je m’occupais à raconter une histoire à Selyne pendant que je tissais un filet de pêche. Mon activité favorite ou et non, je le faisais par besoin et utilité au sein de mon clan. Il est plus que certain, pour ceux qui me connaissent, que j’aurais volontiers tout abandonné pour gambader dans les bois ou à la recherche d’une aventure que j’aurais provoquée. Seulement, depuis peu, je passais plus de temps assisse sagement qu’à parcourir les plaines de Neverland. J’avais un point dans le cœur profondément encré dans cette poitrine et qui refusait de me quitter. Il m’arrivait même la nuit de ne pas trouver le sommeil, angoissée par la mort de cet ami, perdue entre ce qui me retenait de rester une enfant malgré mon apparence physique et le besoin maintenant de tourner une page pour devenir comme les autres, d’entrer dans le rang. J’avais pourtant toujours le sourire et je gardais ma bonne humeur comme un masque pour me protéger de cette mélancolie qui avait pris une place dans mon Être. Je redressais mon visage pour écouter Selyne qui se demandait comment il était possible pour des enfants de vivre des aventures comme les enfants perdus en vivaient. « il suffit d’y croire tout simplement, c’est comme l’imagibouffe, plus tu y crois et plus les choses s’imposent à toi, c’est en croyant très fort que tout devient possible…Mais…il n’y a que les enfants pour y arriver. Les adultes…se rendent vite compte qu’en réalité, la vie est bien différente… » Cette phrase dans ma bouche avait fait l’effet d’un coup de foudre dans mon âme, comment pouvais je sortir une telle chose, moi qui n’y croyais pas, devenais je à ce point adulte ? Jamais ! Il fallait que je réagisse, Boule était mort et l’apprendre ne devait pas me tourmenter jusqu’à changer mon âme, non, je ne laisserai pas cela arriver. Je changeais de conversation avec l’enfant avant qu’elle ne se fasse appeler par son père et me quittait, me laissant avec mon filet. Chantonnant un air agréable, je perçus des pas qui une nouvelle fois me firent redresser la tête, la démarche du premier, je l’aurais reconnu les yeux fermés, quant à l’autre ma surprise fut grande, mais ce fut avec un large sourire que je me redressais pour saluer, mon frère de cœur et mon nouvel ami. Une étreinte chaleureuse pour Cheyenne et un sourire et un baiser sur la joue pour Sirhaan. « Mais que fais-tu ici ? Je ne savais pas que je devais te retrouver aujourd’hui ? » Je toisais Cheyenne, le connaissant, il avait dû se montrer plus que menaçant avec ce cher Sissi, que j’avais rencontré il y a peu, mais avec qui j’adorais parler. « Chey' ! J’espère que tu t’es montré amical ? Sirhaan est mon ami et il m’a appris une nouvelle méthode pour mes filets, tu sais qu’il en fabriquait lui aussi avant de travailler pour une maison de joie en ville ? » Je parle toujours trop, emportée par la joie de vivre qui malgré un petit point de noirceur ne peut que me donner une apparence d’un lutin malicieux.



L’impossible ne semble pas exister en amour, seul existe des possibles quand nous avons traversé nos peurs et nos résistances, ou renoncer à des projections erronées sur l’autre. Mais parfois un choix est utile pour pouvoir vivre ne serait-ce qu'un semblant de vie.
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Message Sujet: Re: Run boy run || Sirhaan Run boy run || Sirhaan EmptyLun 15 Aoû 2016 - 13:10

To see the land of all
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.


Au final, à Blindman's Bluff ou au camp Piccaninny, c'était un peu la même galère ! Tout le monde cherchait à composer avec la noirceur interminable d'une nuit prolongée. Cheyenne acquiesça et ne put qu'approuver les dernières paroles du jeune homme. Le soleil manquait à tout le monde mais les indiens avaient un lien tout particulier avec la nature. Lorsque celle-ci s'auto-détruisait comme elle était en train de le faire, ils voyaient ça comme un signe terrible et ressentait une profonde douleur pour leur terre qui faiblissait. Le soleil se devait de revenir et au plus vite ! Chey ne put s'empêcher un sourire moqueur en entendant la question de son interlocuteur. Comment le savait-il ? Ou plutôt comment n'aurait-il pu pas le savoir ?

- Par élimination. Tu ne vis pas chez les Unami, ça se voit. Tu ne vis pas non plus à One-Eyed-Willy ou tu ne te serais jamais aventuré dans le coin sans armes. Enfin, si tu avais été un triton, tu aurais eu l'air moins ... perdu ! En soi, il ne restait que Blindman's Bluff étant donné que tu ne survivrais pas deux jours dans la nature, tout seul.

Cheyenne esquissa un sourire puis tourna le regard vers Sirhaan. Il le charriait mais ne voulait pas non plus le vexer. Arriver à Neverland n'était pas une chose facile, selon ce qu'il avait entendu dire. Lui, il y était né alors la donne était différente.

- Sans vouloir t'offenser, bien sûr.

La nature de Neverland pouvait se montrer redoutable. Nombreux étaient les imprudents qui avaient cru pouvoir manger du crocodile géant au repas et qui n'étaient jamais revenus de Crocodile Creek. Nombreux étaient aussi ceux qui avaient fait confiance aveuglément à certaines sirènes mal intentionnées et qui peuplaient désormais les fonds marins ... bref, l'île recelait de multiples dangers. La vie d'ermite, à Neverland, était une existence dangereuse et ingrate. Sirhaan n'avait clairement pas le profil requis pour l'être.

Les deux hommes entrèrent au camp Picca et tandis que Sirhaan le remerciait, Cheyenne lui administra une tape amicale sur l'épaule comme pour lu signifier que ce n'était rien. Ils avancèrent ensuite vers le tipi de Rain et bientôt, la virent apparaître. Son sourire communicatif et sa blondeur incandescente avaient la particularité d'être bien reconnaissable au sein de la tribu. Cheyenne l'accueillit d'une étreinte amicale et ne put s'empêcher de déposer un rapide baiser fraternel sur sa tempe. Elle n'avait aucun lien de sang avec lui mais l'indien aurait été capable de tout pour la protéger, à l'instar de Selyne.

Rainbow parut surprise de voir son ami, elle se tourna ensuite vers Cheyenne et se douta bien évidemment qu'il n'avait pas été un hôte très accueillant. L'indien esquissa un sourire confus, il s'était rattrapé ! Cependant, son sourire disparut aussitôt que les derniers mots eurent franchis les lèvres de Rain. L'indien se tourna vers Sirhaan et l'attrapa par le col de la chemise, l'attirant à lui et le fixant droit dans les yeux. Chey détestait être pris pour un idiot.

- T'aurais pas oublié de me dire quelque chose ?

Cheyenne se demandait quel genre d'individu dépravé et répugnant il avait pu introduire dans leur camp ? Ces gens aux moeurs étranges, barbares et sales, le répugnait au plus haut point. Les indiens avaient du respect les uns pour les autres, autant qu'ils respectaient la nature. Mais les pirates et leurs femmes n'étaient que des dégénérés qu'il abolissait. Chey tenait toujours Sirhaan par le tissu de son haut mais tourna les yeux vers Rain, même contre elle, il était furieux.

- Et toi, tu vois ce genre d'individu ? Sais-tu au moins comment ils traitent les jeunes femmes là-bas ?

L'indien était furieux et vexé mais un sentiment de culpabilité désagréable le poussait à réfréner sa colère. Si Sirhaan était ici, c'était de sa faute. Ce serait à lui de le chasser de leur camp et Cheyenne ne s'en priverait pas !


crackle bones
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