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 The white storm rage on the sea ♦ Valone & Haran
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Message Sujet: The white storm rage on the sea ♦ Valone & Haran The white storm rage on the sea ♦ Valone & Haran EmptyMar 10 Mai 2016 - 22:01

the white storm rage on the seavalone&haran;
You want everyone to think you're above it all... but I can see right through you.

You say having feelings makes me weak, but you're weak for hiding from them.

La neige. De doux cristaux blancs qui chutent lentement depuis le ciel. Ils sont si légers qu'ils flânent au grès de l'air. On dirait des étoiles venus du Plus Haut. C'est beau mais froid. Plus froid que la plus glacée des gouttes d'eau venue des nuées. Ces flocons apportent toujours le même présage avec eux, celui de l'installation de l'hiver et du gèle. Celui-ci durait depuis la tombée de la nuit perpétuelle. Le noir, le froid, la douleur physique que ces deux-là refaisaient naître dans sa nageoire mutilée. La Foudre de Nacre était déjà colérique mais cela s'accentuait par tous ces points qui lui étaient pénibles à supporter. Une nuit, elle avait hurlé au soleil de ré-apparaître mais évidemment, l'astre n'obéissait à personne. Pas plus que le manteau nocturne et les nuages de neige qui le voilaient. Le pire de tout, c'était qu'elle ne pouvait pas défouler sa frustration lors de tempêtes chaotiques puisque c'était le calme plat depuis des semaines. Alors elle extériorisait sa profonde contrariété sur son entourage. Comme si la sirène n'était déjà d'ordinaire pas suffisamment pénible. Pas à son goût en tout cas, non. Au contraire, elle s'estimait très indulgente. Curieusement, il n'y avait personne pour s'en rendre compte mais c'était toujours la même chose. Tous disaient que c'était elle qui ne voyait pas que son attitude était désobligeante. Pour elle, c'était eux les aveugles qui ne voyaient pas sa grande patience ! Surtout lorsqu'ils lui faisaient ces réflexions, elle pouvait réagir bien plus mal qu'en leur faisant une pauvre petite scène de rien du tout. Enfin, il n'est pas temps de parler de cela.

Heureusement, aujourd'hui, voilà que le vent se lève pour faire danser les vagues qui bondissent hors de leur lit et s'entrechoquent pour ne faire à nouveau qu'un. Après quoi elles recommencent de plus belle comme la plus anarchique mais la plus spectaculaire des chorégraphies. Elles se font de plus en plus agressives. Les flocons virevoltent soudain tels de blancs moucherons qui se querellent. Les nuages se mouvent avec plus de hâte. L'air reprenait-il vie ? Peut-être n'était-ce pas la première tempête qui se levait. Peut-être en avaient-ils manqué plus d'une. Mais ce fut la première qu'ils virent depuis trop longtemps. Sans perdre une seconde de plus, les jumeaux filèrent en direction du palais... où leur princesse ne se trouvait pas. Un moment d'hésitation... Ils avaient bien une idée. Autant appeler tout le monde en même temps, ce serait plus approprié. Se dirigeant vers le point de rassemblement habituel où ils tenaient leurs propres réunions de bataille, ils sortirent les lourds coquillages qui leurs servaient de cors et soufflèrent énergiquement dedans. L'un d'eux ne produisit que des bulles d'air...

- Nom d'une vieille seiche borgne !
- Elle est encore bouchée ?!
- Je sais pas pourquoi cette crevette a décidée que ma conque serait sa maison ! Elle a mis plein de saletés dedans !
- Elle se comporte comme un vrai pagure... Tu crois qu'elle a été élever par des Bernard l'hermite ?
- Hein ? Mais n'importe quoi, t'es con !
- Bah, regardes, j'ai déjà vu une baleine bleue adopter un Baluga. Il la suivait partout, c'était vraiment devenue sa mère. Alors pourquoi...
- Je ne vous dérange pas trop, tous les deux ?
- Val... Votre altesse !
- En personne.
- Nous vous savions rapide mais là...
- Vous battez les records, votre altesse !
- Peut-être est-ce parce que j'étais tout juste à dix mètres de vous.
- Oh.

Dissimulée dans les coraux, occupées à ses propres affaires. Ces deux-là n'auraient pas pu la remarquer avant mais... Quelle bande de bavasseurs faisaient ses éclaireurs ! Après un soupir d'impatience, Valone s'empara de la conque obstruée pour en dégager l'orifice et conseilla au triton un moyen efficace pour qu'aucune misérable crevette ne revienne dégrader l'instrument de rassemblement. Les jumeaux passèrent à nouveau l'appel puis firent un rapport de la situation en surface en attendant que les autres arrivent. La permanente chute de neige allait leur poser problème s'ils voulaient utiliser leurs armes de traits et de jets. Mais beaucoup étaient à cran de ne pas avoir eu leur dose de forban depuis un moment. Ce ne serait donc pas ce petit inconvénient qui les arrêterait. L'humeur n'était pas même à une sournoise espièglerie. Le froid les transperçait, il en énervait les moins patients telle une plaie qui refusait de guérir. Pas question de jouer à charmer les marins par le chant ou à les prévenir de leur arriver de bien des façons toutes plus sadiques les unes que les autres. Ils passeraient directement à l'offensive. Mais encore fallait-il tomber sur un navire pris dans le tumulte des vagues.

Remarque princière qui offensa les deux garçons. Ils ne font jamais leur travail à moitié ! Bien évidemment qu'ils avaient repéré un bâtiment avant de sonner du coquillage. Et pas n'importe lequel. Leur cible préférée, la première qu'ils souhaitaient voir sombrer. Valone en particulier, depuis qu'elle était la princesse des mers, elle ne pouvait encore moins laisser un bateau voguer si paisiblement sur les flots en portant un tel nom. C'était un véritable affront à son peuple. Elle avait bien des raisons de haïr ce galion. D'abord, il y avait celles qui définissaient chaque navire. Les seuls maîtres des océans c'était les tritons et sirènes, pas ces bipèdes portés par leurs bêtes de bois qui les narguaient en venant glisser sur leur territoire comme s'il leur appartenait pour trop aisément s'en proclamer les souverains. Ah, c'était facile de flâner à la surface de l'eau et de s'en prétendre roi ! Méprisables gerris qu'ils étaient. Ils brandissent orgueilleusement leurs couleurs, pillent ce qui ne leur appartient pas sans scrupule, agressent les leurs sans vergogne, prennent la vie comme si elle ne comptait pas, traitent ce qui ne les émoustille guère avec mépris, dédain, irrespect. Ils disent avoir de l'honneur mais ne s'entravent ni de loi ni de principe ni de limite. Seule leur volonté et leurs besoins égoïstes comptent. Qu'importe les autres, seuls eux-mêmes importent. Le peuple des mers haïssent ces loups pour cela et pour le vieux mal qu'ils leur ont causé jadis. Certes, c'est du passé mais ces forbans n'ont jamais changé et il est des actes dont la gravité ne s'efface jamais. Le pardon ne peut toujours être obtenu. Alors depuis qu'un des bâtiments de ces flibustiers porte le nom du dieu suprême des océans, une fureur bouillonnante accroche le coeur de la princesse. Le Poséidon serait un jour réduit à l'état d'épave, condamné à reposer ses ossements au fin fond des abysses.

La tempête faisait rage dans le monde d'En Haut et, dans celui d'En Bas, des êtres hybrides mi-poissons mi-humains se regroupaient pour leur nouvel assaut. Les vagues appelaient leurs invités pour une danse de l'animosité renouvelée, ainsi ils grimpaient ver la ligne qui séparait leur monde de celui de leurs ennemis. Le monstre se trouva bientôt à plusieurs mètres au-dessus de leurs têtes. Ils firent trois groupes. Le premier était chargé de réduire le nom, sur la poupe, en miette. Ainsi, le titan n'aurait plus d'identité. Les deux autres groupes étaient chargés d'attaquer chacun un flanc du géant. Le Poséidon avait ceci d'étrange qu'il ne ripostait pas mortellement face à leurs attaques, ce qui intriguait sérieusement la princesse... Toutefois, les forbans restent des forbans. La haine ne s'incline pas aussi facilement. Les hybrides grimpèrent en poussant de leurs nageoires. Valone en tête, accompagnée de ses congénères les plus véloces. L'attaque survint d'un coup. Des lances sifflantes et ruisselantes tranchèrent le voile des flocons en furie, bien décidées à mordre la chair. Un jeune triton audacieux jaillit d'une haute vague dans le but de faire son propre prisonnier mais elle le fit basculer à bâbord. La princesse ayant tout vu, elle en avait poussé un soupir exaspéré en levant ses yeux d'aube blasés vers les cieux. Toutefois, l'acte du jeune homme n'avait pas été inutile. Bien au contraire. En se faisant balancer par la vague, il avait heurté un homme qui avait basculé à sa suite. Et devinez qui s'était littéralement jeté à la mer pour aller récupérer le marin poisseux ! Le capitaine du Poséidon en personne ! Valone avait les yeux comme des soucoupes face à cette aubaine. Ni une ni deux, la Foudre de Nacre fila vers lui tel un boulet de canon. Vu le gabarit, elle s'empara du trident qu'elle avait conservé du jour où les cauchemars de tous s'étaient matérialisés et en retourna la tête aiguisée vers le bas. Surgissant derrière le chef du galion, elle porta un coup de revers suffisamment puissant sur son crâne pour l’assommer de moitié. Après quoi elle l'entraîna avec toute sa hargne en direction du fond. Ses yeux de feu carbonisèrent les siens du regard alors que son timbre vibrait d'une colère sèche teintée de répugnance :

- Jamais aucune de vos épaves ne sera un jour digne de porter le nom de Poséidon. Ta fin sera ton dernier martyr !

Sur ce, sa main droite brandit un couteau luisant de venin à la piqûre impardonnable.

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Haran Delendar
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ζ Inscris le : 05/01/2016
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ζ Localisation : Sur son Galion Le Poséidon ou chez lui dans la ferme à Bartok
ζ Occupations : Capitaine Pirate
ζ Âge : 33 années Neverlandaises
ζ Statut : A retrouvé sa moitié
ζ Signes distinctifs : Son buste est recouvert de tatouage et de cicatrices. Il a une longue balafre sur une jambe qu'il a eut lors de son premier combat. Son oreille gauche n'entend plus qu'à 50% à cause d'un canon qui lui a fait perdre une partie de son audition. Cicatrices sur les visages à cause d'une tentative d'assassinat sur sa personne.
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Message Sujet: Re: The white storm rage on the sea ♦ Valone & Haran The white storm rage on the sea ♦ Valone & Haran EmptyMer 1 Juin 2016 - 20:13

The White Storm rage on the Sea

J’avais quitté épouse et foyer la veille, voulant profiter au maximum de l’un et l’autre avant de départ, peut-être plus d’elle que de lui d’ailleurs. Ceci dit, ce foyer n’aurait plus aucun sens sans elle, il est vrai cependant que voir notre foyer s’agrandir, entendre des pas d’enfant et un rire innocent me conviendrait assez. Il semblerait cependant que les dieux s’ils sont présents sur Neverland ne l’entendent pas de cette oreille. Nous nous languissons Keyne et moi d’avoir ce petit Être issu de notre hymen, il viendra je l’espère. Promptement, serait sans doute prématuré, mais j’espère qu’à mon retour en mer, elle m’annoncera une bonne nouvelle. Après tout, pour une fois que nous ne nous quittons pas en mauvais terme. Oui, il n’est pas rare depuis que je suis devenu Capitaine d’un navire-pirate que nous ayons des divergences d’opinions, assez virulentes par ailleurs et bien qu’elles se terminent toujours dans les bras l’un de l’autre, il n’en est pas moins faux que nous accumulons bien plus que jadis. Dois-je m’en sentir responsable ? Je ne nie pas une part de responsabilité, après tout, elle ne désirait pas que je devienne pirate, cependant, Keyne ne sait pas non plus mettre de l’eau dans son vin et nous avons toujours des rapports de force, mais je ne suis pas seul à porter la culpabilité de nos disputes, cela non ! « Capitaine Delendar !? » Mon visage à la barbe bien taillée et aux cheveux retenus par un lien de cuir, bifurque vers le jeune mousse que j’ai engagé avant notre traversée. Je connais bien son père, il vit à Bartok et a pour occupation la réparation des toits, en d’autres termes, il est couvreur de son état. Bien qu’il eut envie que sa progéniture suive son exemple, il se rendit vite à l’évidence que tel n’était pas le cas. Trop aventureux, trop tempétueux, il devait lui donner un avenir et le petit choisi tout bêtement, celui qu’il voulait…La piraterie…Je ne suis pas de ceux qui pensent que tous les pirates sont des tueurs. Oui, il est vrai et je ne dirais pas le contraire, que je pille, vole et profite de ceux qui ont durement travaillé. Je ne suis ni déloyal, ni menteur, par contre, et j’annonce la couleur à ceux qui veulent l’entendre. J’arrive tous canons et armes sorties, je foule leur terre avant de les voler de leurs biens, mais la chose est entendue, non ?! Je suis pirate, ils sont riches, je me sers. Par contre, vous ne me verrez jamais brûler une ferme, prendre à des personnes sans argent les quelques pièces qui trainent dans leur poche percée, cela, il est hors de question que j’en sois l’instigateur. Si bien, qu’à force de principes, j’ai pu finalement donner raison au gamin, qui avait terminé de convaincre son père du bien qu’il en ressortirait en rejoignant mon équipage. Et le voilà fier devant moi, sa lame nouvellement à la ceinture me demandant quels sont mes ordres avant que les voiles ne soient baissées pour le départ. « Laissons-lui se dégourdir les jambes, Monsieur Tardayon ! Le Poséidon a besoin de vivre par lui-même après une si longue période sans sentir les vagues s’écraser sur sa coque, sans…bouger au gré de la houle, qui sera bien mauvaise, nous allons subir une tempête, j’espère que tu as le pied marin !? » Un sourire bienveillant ourle mes lèvres alors qu’il semble subitement très inquiet de la révélation que je viens de lui faire. D’un geste presque paternel, ma paume s’abat avec une force modérée entre les omoplates du jeune mousse qui tressaute à mon touché. « J’ai promis que je te ramènerai en vie de ta première sortie en mer, je tiens toujours mes paroles ! Va prendre ton poste ! » Je mire l’enfant s’activer sur le pont, alors que je crie mes ordres et qu’enfin mon bâtiment, ma fierté et ma seconde épouse ne prenne le large. Je ressens toujours le même sentiment, ce cœur qui bat en sentant sous mes pieds les mouvements de cette mer qui m’a accueilli comme un fils, j’aime être là au-dessus des flots, faute de pouvoir y être par en dessous.

Alors que nous quittons le port, les premiers flocons chutent du ciel à la couleur de la nuit perpétuelle. Je soupire, replaçant la peau de bête, cousue par ma femme, sur mes épaules, il va faire plus froid que je ne le pensais. J’espère seulement que ce mauvais grain ne nous portera pas malheur durant notre traversée jusqu’à Lawless Island. Je délaisse la barre pour la confier à mon maître navigateur, descendant sur le pont inférieur, lorsque la tempête commence sérieusement à faire rage, déchainant les flots qui font s’échouer les vagues sur la coque grinçante de ma seconde maison. « Abaissez la grand’voile ! Donnez du leste au mât de Misaine ! Attachez le foc ! La mer va nous tester encore ! Et nous allons lui montrer que nous sommes plus forts qu’elle ! » Tout sourire, je me promène le long du bastingage, mirant les nuages épais qui se forment sur le voile étoilé du ciel. Les matelots s’affairent, le Roi des mers se fait secouer, moi, je ne vacille pas, tel le roc que je suis pour mon équipage. Soudain, des bruits sur la le bois de mon bâtiment, enchevêtrement de cris barbares et bruit de lances qui se plantent contre l’impressionnante carcasse du Poséidon. « Les Sirènes !!!! » Hurle l’un de mes hommes. « Vous savez quoi faire ! Sortez les perches et le matériel ! » Les bruits de pas rapide sont de plus en plus nombreux sur le pont, les pirates passent de la cale au supérieur, ce n’est pas le moment, vraiment pas. Ce n’est pas la première fois que nous subissons une attaque de ce genre, toujours par petit groupe, ils tentent de percer notre coque, abiment considérablement l’étanchéité de notre ligne de flottaison. J’ignore ce qu’ils nous veulent, nous ne sommes pourtant pas hostiles, je me suis toujours juré de ne pas tirer sur ces Êtres aquatiques, sachant que les océans leur appartenaient, mais…il faut croire qu’ils sont mauvais de nature. Pour n’en avoir jamais rencontré, je pourrais dire le contraire ou démentir les rumeurs qui sont sur eux. « Capitaine ! Ils tentent d’effacer le nom de notre bâtiment !!! » Mon buste se tourne dans sa direction et je lui demande de faire en sorte qu’ils n’y parviennent pas. Les vagues déchainées claquaient contre nous, faisant tanguer le navire, les tritons et sirènes apparaissaient comme des diables sortant de leur boîte à travers les immenses rouleaux, aussi déchainés l’un que l’autre. Brandissant leur lance, je vis quelques-uns de mes hommes chuter près de moi, cette fois, ils allaient bien trop loin ! J’avais beau faire preuve de bonté, assassiner mes hommes rendait ma tâche bien trop ardue, ils allaient devoir subir ma colère. J’ouvris la bouche pour aboyer mes ordres de canonnade, quand le jeune Tardayon passa par-dessus bord, emporté par l’un des hybrides furieux. N’écoutant que mon cœur, bien trop impulsif par ailleurs, je bondis à sa suite, mains en avant pour appréhender le liquide sans doute glacé par la froideur du temps que subissions depuis plusieurs semaines. Le choc fut immédiat, tous mes muscles se contractèrent, mon cœur, même, eut un tressautement de surprise. Pour éviter l’engourdissement de mes membres, j’activais la nage, allant vers la surface pour contempler la zone et tenter de rejoindre mon jeune ami, s’il était encore possible de le ramener vers le navire. Je n’eus pas le loisir de replonger, voire même de prendre une poussée sur mes jambes pour parcourir les quelques mètres entre nous, qu’un coup me fut porté à l’arrière du crâne me rendant soudain fébrile. On tentait sans grand courage de m’estourbir en ne m’affrontant pas de face. Quelle lâcheté !  Bien qu’en partie inerte, je sentais la pression contre mes tempes, la vitesse à laquelle, on m’emportait vers les profondeurs sans que je n’aie pu prendre mon souffle avant l’évènement. Ce fut, à ma grande chance, la pression marine qui me sortit de la torpeur causée par le coup asséné. La sirène en face de moi, je l’avais déjà vu, elle nous avait déjà attaqués par le passé et je me souvenais maintenant, dans ces derniers instants qui pouvaient être les miens de sa chevelure d’un blond presque blanc nacré.

Valone : Jamais aucune de vos épaves ne sera un jour digne de porter le nom de Poséidon. Ta fin sera ton dernier martyr !

Son geste me fouetta le sang, il était hors de question que je trouve la mort pour une raison aussi ridicule que le nom que portait mon navire. J’ignore comment, mais je puisais dans mes forces, ne voyant que le visage de ma femme pour seule bouée de sauvetage. Ma paume se ferma sur le poignet et la sirène furieuse, déjà les bulles échappaient à mon corps qui à force de lutter perdant davantage d’oxygène. La poigne de l’hybride n’était pas aussi fébrile que sa nature lui aurait porté, j’arrivais cependant à lui faire lâcher prise d’une pression sur son bras, tordant celui-ci à l’opposé de sa forme naturelle. Elle poussa un cri, perdant de l’attention, je m’activais pour retourner à la surface prendre cet air salvateur dont elle tentait de me priver. Mains, pieds, coups de jambes battant avec puissance pour retrouver un semblant de sérénité pulmonaire. La surface et mon air ne fur que de courte durée, car déjà, telle la foudre, elle s’empara de ma jambe pour m’attirer une nouvelle fois vers le fond. Il était encore trop tôt pour que je rejoigne Davy Jones ! Coups de genoux, tentative de frapper avec mes poings, mais dans cet élément qui n’était pas le mien, je n’étais pas des plus efficace. Un éclair sur ma droite, puis à gauche. Sa nageoire éclairait chacune de ses attaques et je frappais à l’aveugle, allant parfois puiser l’air avant qu’elle ne me tire de nouveau. J’ignorais où se trouvait mon bateau, mais plus je restais dans l’élément froid et liquide et plus mes chances de revenir à bord s’amenuisaient. Elle finit par lâcher prise, me laissant rejoindre la surface, la houle me soulevait, il était presque impossible avec la brume qui s’était posée sur la surface de deviner où je me trouvais et où était mon navire. Je me tentais à un appel. « Poséidon !!!!!! » L’écho de ma voix me revint sans entendre mes hommes, la tempête étant bien trop bruyante pour qu’on puisse m’entendre. Soudain, une tête sortit de l’eau, c’était elle, plus furieuse que jamais. Qu’avais je pu lui faire pour qu’elle porte à mon navire comme à moi visiblement autant de haine ? « Quel tort t’ai je fais ? Tu sembles m’en vouloir, mais je n’ai jamais fait de mal à aucun membre de ton peuple ! Pourrais-je au moins savoir avant de mourir les raisons d'un tel acharnement ?! »


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Message Sujet: Re: The white storm rage on the sea ♦ Valone & Haran The white storm rage on the sea ♦ Valone & Haran EmptyMer 6 Juil 2016 - 13:06

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Pas d'éclair ailleurs que sous la mer. Une chance que cette foudre-là n'émettait pas le moindre électrochoc. En revanche, une autre propriété constituait ses volts. Le poison. On dit que c'est une arme de femme. Sans doute est-ce vrai, tout aussi sexiste soit ce point de vue. C'était en effet Valone qui avait eu l'idée d’enduire les lames de venin d'animaux marins, il y a bien, bien des lunes de cela. Une idée qui avait circulé parmi ses alliés et fait l'unanimité. Elle n'était pas l'unique de ses consœurs et confrères à y avoir songé mais elle était la première à l'avoir suggéré. Imposée, serait même plus exact. Le mérite de cet avantage dit tactique lui revenait donc. Il n'y avait point de tricherie face à l'ennemi. Ainsi ce poison glissait sur l'acier ou le fer et enduisait finement l'intérieur des fourreaux sans s'incorporer à l'eau. Tantôt verdâtre tantôt quasi-invisible et transparent comme l'océan mais beaucoup plus pernicieux car son seul touché était mortel. Valone avait pris goût à son efficacité le jour-même où elle avait pensé à l'utiliser contre les hommes. C'était devenu son arme offensive et défensive de prédilection. Elle s'y intéressait jusqu'à s'intriguer de ses caractéristiques variées. Le poison avait tant de manière d'agir, tant de façon de tuer. Quels étaient ses autres secrets meurtriers ? Ses autres procédés ? Il en existait assurément qu'elle n'avait pas encore percés. Mais ça viendrait avec les années. Celui-ci colle à son couteau. Ce dernier est prêt à frapper. Limpide comme le cristal, gluant comme le mucus. Plus dangereux que la tentacule d'une méduse. Il est comme fait d'acide et pourtant ne brûle pas la peau. Un affamé qui s'apprête à déjeuner. Mais... son support d'acier ne piquera cette fois rien d'autre que le vide liquide.

Le cri qu'elle lâcha à la torsion de son bras fut aigu mais ne perça pas les vagues. La douleur causé par le mouvement de son membre tordu dans un sens qu'il avait refusé de prendre à l'extrême comme la loi de la nature le lui interdisait sous peine de se casser en deux lui avait vrillés muscles et os. Le voilà endoloris désormais, particulièrement au niveau du coude et de l’épaule. La souffrance produite l'avait parcouru en une seule fraction de seconde et en avait ainsi provoqué cette stridente expiration de détresse. Comme un levier qui aurait soufflé d'un seul coup tout l'air contenu dans ses poumons. L’assommer à demi n'avait pas suffi... Elle aurait dû le transpercer de sa dent venimeuse tout de suite ! Au moins ce serait fait ! Ça en aurait été fini pour le capitaine du Poséidon ! Mais elle n'avait pu se retenir de lancer une bravade verbale avant de se décider à abattre son tranchant sur lui. Trop tard... Cela lui avait donnée l'occasion de réagir et de s'en tirer ! Valone en serrait les dents de rage d'une telle riposte. S'il croyait qu'il était sauf, il se trompait aussi lourdement que l'était son poids ! Le pommeau de son couteau toujours empoignée fermement entre ses doigts, la princesse lança un regard plein de foudre meurtrière à l'homme qui venait de lui échapper. Pas pour longtemps ! Elle fila vers lui tel un oiseau en piqué mais en direction de la surface. Déterminée à le priver de sa vie. Se jetant sur son mollet, elle tira dessus avec hargne. S'agrippa ensuite à son lourd manteau en fourrure animale pour tirer encore. Si seulement, elle avait quelque chose pour l'étrangler... Mais non, ça prendrait trop de temps et rien ne l'empêcherait de lui redonner un coup. Si elle voulait en faire son "goûter", profiter de sa prise comme elle avait don de le faire avec un sadisme qui lui était propre et prendre son cœur comme trophée, elle devrait d'abord l'affaiblir davantage. Son couteau retrouva un temps son fourreau pour un repos temporaire. Le chef pirate ne se laissait pas faire, jouant des genoux et des poings. Mais la sirène était dans son élément et cela la rendait bien plus rapide. Elle esquivait les coups avec souplesse et agilité, ricanant avec moquerie en lui tournant autour. Sans jamais trop s'éloigner. C'est bien, qu'il se défende. Qu'il tourne et se retourne sur lui-même à en perdre sens d'orientation et haleine. Que dans sa tête ne règne que confusion.

A nouveau, elle le tira par le fond, l'éloignant encore plus de son bâtiment. Tentant de le démunir de ses armes dans l'optique de les lâcher en ce vaste bleu et le priver de tout moyen de l'entailler. Bien qu'elle ait tout à fait remarqué qu'il n'en sortait aucune contre elle et préférait visiblement se servir de sa seule force physique. S'il continuait sur cette voie, il n'avait aucune chance de s'en sortir. N'avait-il point quelque poignard sur lui ? Ne voyait-il pas qu'il avait peu de chance de l'atteindre ? Ici ? Dans l'eau ? Elle aurait cru ce capitaine plus futé que cela. Plus doué en combat rapproché, même dans cet élément inhabituel. Même sous cette tempête rageant au-dessus d'eux et sous ces innombrables flocons aveuglants. Une torsion du coude, voilà tout ce dont il était capable ? Ou devait-elle l'énerver davantage pour en voir plus ? Valone se décida à relâcher de nouveau sa prise avant qu'elle ne se noie. L'heure n'était pas encore arrivée selon elle, même si elle n'allait plus tarder. La sirène s'empara à nouveau de son trident et rejoignit la surface sous l'appel éloigné du forban.

- Poséidon !!!

Un sourire cruel étira ses lèvres. Le gallion n'était pas bien loin. Elle savait parfaitement à quel distance et de quel côté elle avait entraîné son meneur. Mais il était hors de question de lui insuffler de l'espoir au cœur. Et puis, après tout... Ses congénères sirènes et tritons en prenaient bien soin, il n'avait pas besoin de son retour. Ni le navire ni l'équipage qu'il transportait sur ses planches. Hors de l'eau, elle non plus n'entendait rien d'autre que le vent et la houle. La princesse ne connaissait que leur position par rapport aux hommes du capitaine et aux siens. Sauf, qu'elle, ça ne l'intéressait pas de gagner la terre. Elle était déjà où elle devait être. Rien ne lui importait d'autre que lui et la vie qu'elle allait lui prendre. Ensuite, elle retournerait s'occuper du... Poséidon.

- Quel tort t’ai je fais ? Tu sembles m’en vouloir, mais je n’ai jamais fait de mal à aucun membre de ton peuple ! Pourrais-je au moins savoir avant de mourir les raisons d'un tel acharnement ?!

Surprise, elle pouffa d'un rire aussi léger que nerveux l'espace de deux brèves secondes.

- Et toi, serais-tu en train de gagner du temps en entamant une petite conversation ? Valone n'estimait avoir aucun compte à rendre à un pirate. Toutefois, cela la titillait de lui cracher à la figure tout ce qu'elle détestait tant sur son compte, ainsi que sur celui de son bâtiment et de ses marins puants. Sur celui des hommes. Le regard de haine rivé sur le capitaine et les lèvres retroussées en un rictus d'animosité, elle se décida finalement à abaisser son arme un temps. Qu'as-tu fait, demandes-tu ? Pauvre victime ! Elle appuie sur les mots avec hargne et colère noire. Son ton monte comme le tonnerre. Tu as fait que tu es ce que tu es ! Un pirate. Et que fait ton peuple au mien ?! Il les tue au meilleur des cas ou, au pire, les mutile vivants pour s'en flatter fièrement ! Crois-tu que nous oublions parce qu'un ou deux des vôtres se montre bienveillant ? Non. Vous nous avez montré que les hommes sont des truands. Nous n'oublions rien. Nous vous haïssons. Aucun de vos actes ne pourra racheter vos fautes passées. Vous nous avez torturés, trompés et vous continuez. Jamais cela ne vous sera pardonné.

Et sous la neige tourbillonnante, la sirène aux écailles nacrées bondit hors de la mer pour se jeter sur le capitaine qui manqua de peu de se faire embrocher. Le trident était plus lourd qu'une lance, moins facile à manipuler. Il la privait d'une irréprochable souplesse alors que son bras la faisait toujours souffrir et que le froid attaquait son atrophie, l'empêchant de pleinement se concentrer et l'obligeant à ramener une grande partie du poids de son arme sur son bras valide. La partie ne s'annonçait pas si aisée qu'elle se l'était imaginée. Mais ce n'était pas grave car elle était déterminée. Cela compenserait ses faiblesses. Puis, elle changea hâtivement d'arme pour reprendre son couteau. Une main suffisait à le manier, elle pouvait compter sur sa propre vélocité ainsi que sur sa petite supériorité vénéneuse. Le trident retournait se loger dans son dos et elle continuait d'esquiver les ripostes de l'humain. Sa lame perçait le manteau mais n'arrivait pas encore à atteindre la peau. Ce ne serait qu'une question de minutes... voire de secondes.

- C'est pour toutes ces raisons qu'aucun de vos navires ne mérite de porter le nom du Dieu des Océans !

A nouveau, elle tenta de l'atteindre au niveau des reins mais échoua en se prenant un coup dans les côtes. Voilà un manège qui ne pouvait pas durer... De plus en plus frustrée, Valone coula un regard sur la peau de bête du marin. Hm, celle-ci pourrait bien lui être utile...

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