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 Feels like home - Raygon, Keyne & Haran
★ second star to the right and straight on till morning ★

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Haran Delendar
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Haran Delendar
ζ Inscris le : 05/01/2016
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ζ Localisation : Sur son Galion Le Poséidon ou chez lui dans la ferme à Bartok
ζ Occupations : Capitaine Pirate
ζ Âge : 33 années Neverlandaises
ζ Statut : A retrouvé sa moitié
ζ Signes distinctifs : Son buste est recouvert de tatouage et de cicatrices. Il a une longue balafre sur une jambe qu'il a eut lors de son premier combat. Son oreille gauche n'entend plus qu'à 50% à cause d'un canon qui lui a fait perdre une partie de son audition. Cicatrices sur les visages à cause d'une tentative d'assassinat sur sa personne.
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Message Sujet: Feels like home - Raygon, Keyne & Haran Feels like home - Raygon, Keyne & Haran EmptyDim 21 Fév 2016 - 19:25

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Les mains appuyées sur le bastingage, le regard vers la mer que je viens de quitter pour un moment, je songe au trésor que je viens de ramener avec moi. Pierreries, or et bijoux qui sauront agrandir ma richesse. Je ne suis pas homme à me vanter des trésors que je rapporte, généreux de nature, j’enrichis davantage le village de Bartok que ma propre bourse. D’ailleurs, Keyne pense comme moi, nous sommes suffisamment riches pour le rester jusqu’à la fin de notre vie. Mon poing se referme, jusqu’à faire pâlir mes phalanges. Trois coups puissants résonnent sur le garde-corps avant que je ne me tourne vers mes hommes qui sont, je le sais, impatients que je leur donne la permission d’aller à terre pour retrouver leur foyer ou le caboulot de One Eyed pour bourlinguer allégrement. Je ne les juge pas, après un mois et demi en mer, ils le méritent bien tous et pour certains dilapider leur partie du butin est essentiel. J’ai devant moi environ 600 hommes, qu’ils soient timoniers ou simples mousses, ils sont attentifs à la moindre de mes paroles. « Messieurs ! Je vous ferai quérir pour notre prochaine sortie en mer, en attendant, je vous invite à prendre du bon temps » Je ris, affichant un large sourire, lorsque certains commentaires me parviennent. « Oui, avec une femme ou une autre. Du moment que vous me revenez au prochain appareillage ! » Les cris des hommes résonnent sur mon fier navire avant de voir la foule se mettre en marche et descendre le planchon donnant sur les quais de la cité pirate. Il reste toujours plusieurs hommes à bord de mon navire, ceux qui se sont portés volontaires pour le garder contre d’autres flibustiers, bien que le code pirate soit clair sur la sentence infligée à tous ceux qui volerait le bien d’un autre. Nous sommes des pilleurs, des bêtes parfois, mais entre nous, le respect est de mise et Barbe noire nous le fait savoir assez régulièrement. « Maître Grispowl, merci à vous et à vous autres de garder notre fier Poséidon ! Si la moindre chose se passait, vous savez où me trouver à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Je compte sur vous, et descendez quelques bouteilles et faites venir des femmes à bord, ne restez pas à vous lamenter, je serais un bien mauvais capitaine de vous empêcher de vous amuser ! »

Après une accolade à mon maître d’équipage, j’aperçois le jeune Raygon qui se fraye, non sans difficultés, un chemin entre les boucaniers de mon bâtiment. Je m’avance d’un pas assuré vers ce gamin que j’ai appris depuis longtemps à connaitre et que j’aime comme s’il aurait pu être mon propre fils. « Ray !!! » Mon bras trouve le chemin de son épaule et ma paume se referme sur celle-ci avec puissance. « Tu m’as vu arriver de la côte ?! Viens avec moi dans ma cabine, j’ai quelques trouvailles pour toi, ensuite, nous retournerons à Bartok.» Je suis plus qu’heureux de le voir à mon bord, j’aime lorsqu’il me rend visite, bien que la traversée de la cité pirate n’est jamais sûre, mais je connais l’habileté de ce môme que j’admire pour sa vivacité d’esprit et la créativité qu’il exprime à travers d’inventions extraordinaires. Je passe le pont supérieur et j’entre, parcourant le long couloir jusqu’à ma cabine, qui fait toute la largeur du Poséidon. Magnifique galion de 72 canons, plus de 600 hommes à bord, je ne peux qu’être fier d’en être le capitaine. Mes pas résonnent dans la pièce, faisant craquer le bois du plancher à cause de mon imposante carrure. Je lui indique une chaise en pendant que je sors d’une armoire, fait par ses soins, un coffre que je dépose sur mon bureau. Ses yeux brillent d’impatience, je le connais bien pour le savoir. Sans plus le faire attendre, j’ouvre la malle pour qu’il contemple mes trouvailles. « Il y avait un atelier sur Lawless Island, un vieux type qui n’avait pas toute sa tête, mais qui utilisait des rouages comme les tiens, alors…pour quelques pièces, j’ai pu négocier ces inventions… » Je n’allais menacer un vieillard, j’aurai pu, mais cela va contre mon éducation et mon père, paix à son âme, ne m’aurait pas regardé avec fierté de là où il se trouve. Je mire sa réaction, allant des objets à son visage. « Des choses qui peuvent te servir ? »


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Message Sujet: Re: Feels like home - Raygon, Keyne & Haran Feels like home - Raygon, Keyne & Haran EmptyLun 22 Fév 2016 - 13:30


Ces trois dernières semaines, Ray avait décidé de rester à One-Eyed. Quand les gars l’avaient questionné, riant d’une possible dispute avec une donzelle à Bartok, il n’avait pas répondu. Ce n’était pas leurs affaires et moins on en disait dans la ville des pirates, plus longtemps on y vivait. Le garçon avait toujours oscillé entre les petites habitations à l’est de l’île et le port. Mais la plupart du temps, il ne restait qu’une semaine loin des affaires, à Bartok. Il y avait la boutique à faire tourner, les différents travaux de réparations sur les navires. Tous les équipages n’ayant pas le luxe de se payer un maitre charpentier. Il avait fait sa place, laissé parler son talent, et les clients étaient venus. Pas de la plus belle sorte certes, des pirates pour la plupart, mais c’était là son intérêt après tout.

Empoignant sa hache à deux mains, Ray la hissa dans les airs avant de la laisser s’abattre dans un chuintement vif. Il travaillait sur cette pièce depuis plusieurs mois maintenant, et n’en étais pas peu fier. Entre les différentes commandes pour la cale de Stingman, les mâts de Mc Tillan ou encore la porte d’entrée de cette bigote de Maria sa voisine, il trouvait un réconfort certain dans le noble travail du bois exotique. Passant sa main sur la surface encore rugueuse de l’acajou, il attrapa ses autres outils afin d’en épurer les contours. « Ils arrivent ! Ils arrivent ! C’est le Poséidon ! » Les cris passèrent la fenêtre qu’il avait volontairement laissée ouverte, stoppant net le travail du garçon. Ses yeux semblèrent aussi rieurs que le large sourire venu automatiquement se greffer sur son visage, alors qu’il recouvrait son chef d’œuvre d’un drap blanc.

Deux minutes plus tard, il était dans la rue menant au port. Car s’il était resté à One-Eyed aussi longtemps, c’était bien pour cette arrivée. Ray ne les manquait presque jamais. Et alors qu’il jouait des coudes pour se hisser jusqu’au pont d’accès il aperçu Haran. Il pouvait compter sur sa main gauche le nombre de personne en qui il avait réellement confiance et Haran était de ceux là. Sa carrure massive avait quelque chose de rassurant et c’est avec chaleur qu’il retourna l’accolade de celui qu’il considérait comme son père d’adoption. D’ailleurs, il avait la fâcheuse tendance de le lui rappeler de temps en temps. « Hey Captain Pa’ ! Les gars du port criaient déjà ton nom alors que le Poséidon était encore à 10 milles marins du port. J’te suis ! » ajouta le garçon, des étoiles plein les yeux à l’évocation des trésors que lui avait ramené le pirate.

Grimaçant en grimpant la passerelle, son besoin d’équilibre se trouvant fortement compromis, il suivit cependant Haran, à l’intérieur de la bâtisse flottante. Le Poséidon portait bien son nom. Aux yeux de Ray en tout cas. Un vrai monstre des mers. Plus grand de cinquante fois sa cabane à Bartok. La dernière fois qu’il était revenu, Haran lui avait apporté un grand nombre de petites babioles mises de côtés par ses soins. Cette attention généreuse avait poussé le garçon à lui parler de sa machine volante, son secret sans doute le mieux gardé de ses inventions, et à lui faire confiance un peu plus. Prenant place sur la chaise que lui indiquait Haran, il ne put empêcher son pied de tambouriner d’impatience alors que le pirate revenait avec un coffre. Il eut cependant un rapide regard au bureau du capitaine. Ses proportions confortaient son idée. Oh oui son cadeau allait lui plaire, puis il allait avec l’armoire. Un vrai décorateur ce petit Raygon !
Ne pouvant rester plus longtemps assis, Ray se redressa à peine le coffre posé, y farfouillant en écoutant d’une oreille distraite le pourquoi du comment le capitaine avait ramené ce petit trésor. Il savait que c’était un pirate, mais il fermait les yeux. Haran était différent. Il se servait de son aura, de son poste, pour faire quelque chose de bon, et sur cette île ce n’était pas de trop.
« Oh regarde ça ! C’est une horloge à coucou. Avec un peu de réparations je pourrais sans doute la faire remarcher… sauf si j’utilise ses pièces sur mon arroseur automatique. Je t’ais dit que j’ais un arroseur automatique ? Pour les tomates, quand j’suis pas à Bartok ? » Ray ne lui laissa même pas le temps de répondre. Attrapant avec délicatesse deux panneaux qui auraient paru tout à fait obsolète à quelqu’un d’autre il les actionna d’avant en arrière, fasciné.
« Haran… ça je peux l’utiliser… sur … tu sais quoi… » le regard rêveur du garçon reproduit sa manœuvre. Le vieux fou dont lui avait parlé le capitaine devait avoir eu par mère nature une petite compensation car ce qu’il avait entre les mains révolutionnerait sa machine. « Je peux m’en servir pour les ailes. Pour freiner tu vois ? Quand les planches sont toutes les deux à l’horizontal et que j’en actionne une vers le bas pour former un angle, elle accroche le vent, et ralentit la machine. »
Se rasseyant lentement, il releva un regard emplit de gratitude sur son père adoptif. « Merci. » Se rendant soudain compte de son impolitesse il tenta de se rattraper. « Je ne t’ais même pas demandé, comment ça s’est passé ? Vous n’avez pas essuyé d’attaque ? »
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Message Sujet: Re: Feels like home - Raygon, Keyne & Haran Feels like home - Raygon, Keyne & Haran EmptyDim 6 Mar 2016 - 14:37

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Le voir s’empresser comme un enfant à qui on offre un trésor inestimable me réchauffe le cœur. J’adore ce gamin et cela même s’il n’est pas le mien. Il sort quelques petites choses, fouille le fond pour dénicher la perle rare très certainement. Si un jour j’avais le bonheur d’avoir des enfants…si cela est possible, car cela fait bien des années maintenant que nous attendons ce miracle avec Keyne, j’aimerais qu’il ressemble à Ray. Aussi imaginatif, vivant et futé. Il s’exclame et je penche pour voir ce dont il me parle.

Raygon : Oh regarde ça ! C’est une horloge à coucou. Avec un peu de réparations, je pourrais sans doute la faire remarcher… sauf si j’utilise ses pièces sur mon arroseur automatique. Je t’ais dit que j’ais un arroseur automatique ? Pour les tomates, quand j’suis pas à Bartok ?

Non, il ne me l’a pas dit. Maintenant, c’est chose faite. Sa bonne humeur est contagieuse, me voilà les yeux brillants de curiosité et le sourire aux lèvres.

Raygon : Haran… ça je peux l’utiliser… sur … tu sais quoi…Je peux m’en servir pour les ailes. Pour freiner, tu vois ? Quand les planches sont toutes les deux à l'horizontale et que j’en actionne une vers le bas pour former un angle, elle accroche le vent, et ralentit la machine.

Lorsque le jeune homme s’emballe ainsi, je ne suis pas toujours où il veut en venir, mais qu’importe. Le principal, c’est qu’il trouve son bonheur et si je peux l’y aider, alors cela me suffit. Ma main se porte à ma barbe que je caresse pour me donner consistante, je ne suis pas comme lui. Je ne suis qu’un fils de pêcheur, pas très cultivé ni imaginatif, je n’ai pas été béni par l’île, ni gratifié de son don. « Si tu le dis… » Parfois, je me sens dépassé, n’ayons pas peur des mots. Je sais ce qu’il veut construire, mais j’ignore ce dont il a vraiment besoin pour y parvenir. Moi, je me contente de prendre des objets qui ressemblent vaguement aux siens. Des machines et créations que j’ai pu toucher et observer dans son atelier. Mon protégé repose son séant sur la chaise en me remerciant. Comme si depuis tout ce temps, il avait besoin de le faire. Ce geste me plait, c’est un bon gosse Ray, que je considère comme de ma famille. Au moins une bonne chose que je fais dans ma vie.

Raygon : Je ne t’ai même pas demandé, comment ça s’est passé ? Vous n’avez pas essuyé d’attaque ?

Sa question me fait doucement sourire. Posant mes larges paumes sur le bois du bureau, je prends appui sur celui-ci avant de me poser sur le bord de la table. « Des attaques ? C’est moi qui les mène les attaques, tu devrais le savoir. Les autres pirates ne se frottant pas au Poséidon, il est une forteresse sur la mer, un titan ! » Ma fierté, oui, mon navire depuis qu’il m’appartient est ce que j’aime de plus après ma femme. Il est robuste et puissant, comme je suis souvent qualifié, il file sur l’eau avec magnificence, bien qu’il ne soit pas le plus rapide, il a fière allure, ce colosse de bois. « Le voyage s’est bien passé, j’ai perdu quelques hommes dans le pillage, des imprudents, des braves et leurs familles seront richement remerciées pour cela. Tiens ! » J’ouvre le tiroir de ce grand bureau pour en prendre une bourse bien pleine. « Ta part pour te remercier pour les travaux et ton invention sur les bastingages, je pense que tu le mérites largement ! » Cet argent, je l’ai gagné, il ne provient pas directement d’un dur labeur, ce n’est pas une tâche honnête d’être flibustier, mais dans ce monde, il y a les faibles et les forts, je fais partie des puissants et cette position me convient. Je ne tue jamais sans raison, si l’on m’attaque je riposte, si on veut du mal à ceux que je protège, je deviens cruel, féroce, voire sanguinaire. J’ai eu peur pendant longtemps de devenir un être guidé par le pouvoir et le sang, mais les personnes qui comptent le plus pour moi, me gardent les pieds sur terre et pour cela, pour eux, je donnerai ma vie en échange. « Un jour, si tu le désires, je t’emmènerai sur le Poséidon, nous partirons en mer, je te ferai découvrir les autres îles. L’une d’elles est sauvage, vierge de vie, mais elle renferme des trésors naturels, des animaux que tu n’as jamais vus ici. J’aimerai te les faire découvrir et peut-être aimeras tu le large, cette liberté lorsque le bateau fend les vagues » Mes pensées dérivent vers mon amour du grand bleu, je me souviens la première fois où j’ai pris la barre de mon bâtiment, une sensation de liberté m’a envahie et j’ai su que j’étais fait pour ça. « Mais, nous en reparlerons plus tard. Tu es allé à Bartok pendant mon absence ? As-tu vu Keyne, elle va bien ? »


Dernière édition par Haran Delendar le Sam 26 Mar 2016 - 13:47, édité 1 fois


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Message Sujet: Re: Feels like home - Raygon, Keyne & Haran Feels like home - Raygon, Keyne & Haran EmptyMar 8 Mar 2016 - 23:59

La réponse platonique de celui qu'il considère comme son paternel fait se mordre la joue intérieure à Raygon. Il sait qu'il a tendance à s'emballer quand il parle de ses machines. Il sait bien aussi qu'Haran, comme la plupart des gens, d'ailleurs, ne comprend pas toujours, sinon disons le clairement, jamais ce qu'il traficote de ses mains et de tout ses bordels à ressorts. Il manque de pédagogie ce ptit d'homme de presque 21 ans maintenant. Il ne sait pas expliquer calmement ses procédés. Il balance comme des perches à tout va, son fatras de vocabulaire sans voir qu'il est plutôt mauvais lanceur. Bien que ses yeux brillent, le visage d'Haran marque l'incompréhension. Il est simplement heureux pour lui et c'est un cadeau que bien peu on fait à Raygon. Être heureux pour les autres. A Neverland on arrive déjà de moins en moins bien à être heureux tout court alors...

Il faut qu'il se calme. Pour les deux prochaines minutes au moins, car il sait qu'être avec le capitaine le fait souvent agir comme un gamin surexcité. Avec lui et Keyne il a apprit à redevenir l'enfant qu'il avait été jadis, pas à l'arbre du pendu, pas à l'orphelinat, bien avant, avec son père de sang, il y a des années de ça. Si sa mémoire lui fait défaut aujourd'hui, il se rappelle très bien de cette sensation de sécurité qu’apportent les membres d'une famille. Bien sûr avec les perdus, il l'a eu cette famille. Mais les adultes ont ce quelque chose de rassurant, de la sagesse, de l'expérience peut-être, du vécu qui fait qu'on leur fait confiance, qu'on peut se reposer sur eux. Avec Keyne et Haran, c'est cette sensation qu'a Raygon. De pouvoir se reposer. Cesser de jouer à l'adulte débrouillard, cesser de faire croire qu'il peut se débrouiller seul comme un dur.

Raygon sent qu'Haran reprend ses marques lorsqu'il lui parle de sa virée. C'est son domaine d'excellence à lui et une des choses pour lesquelles le garçon l'admire. Ses mains fortes à plat sur le bureau, Haran a de ses statures qu'aucun ennemi ne peut ignorer. Ils doivent hésiter à deux fois, ces forbans, avant de s'en prendre à lui! Et la plupart du temps, sûr pour sûr qu'ils choisissent de tourner les talons. Pour les quelques autres fous, personne n'a pu témoigner de ce qui arrive lorsqu'on tient tête au Capitaine du Poséidon. Son exaltation quand il parle de son navire fait sourire Raygon qui ne peut s'empêcher de rajouter dans une mauvaise imitation de son paternel.
« Un vrai géant des mers dont le capitaine déchaine les éléments d’un seul ordre ! »
dans sa bouche de gamin effronté cela sonne plutôt mal, pas du tout comme il l’aurait voulu en tout cas. Plutôt comme l’une de ses histoires qu’il racontait aux perdus, trop beau pour être vrai.

La mort était chose courante sur les bateaux pirates, comme à l’Arbre du Pendu d’ailleurs, ne cherchez pas la corrélation, il y en a bien une. Les enfants avaient essuyé de lourdes pertes et Raygon se formalise à peine des victimes de l’équipage d’Haran. Il sait que le capitaine protège ses hommes du mieux qu’il le peut, et lorsqu’il les perd, il fait toujours en sorte de soutenir ceux qu’ils laissent derrière. Heureusement pour lui les pirates sont souvent des célibataires endurcis sans famille. Une bourse lui tombe sous les yeux et Ray les relève vers son débiteur. Il remercie d’un clin d’œil et empoche la mise. Il aime travailler sur le Poséidon. De une parce qu’il appartient à Haran, de deux parce qu’il lui laisse une grande liberté dans ses ouvrages où il peut ainsi laisser parler son art et consolider par la même occasion le fier galion.
Lorsqu’Haran lui propose de participer à la prochaine virée, Raygon sent son cœur se serrer. Les merveilles que lui compte le capitaine le font rêver, mais il a un mal de mer chronique. Sentir le sol tanguer sous ses pieds lui paraît impossible à supporter. Pour lui les humains sont fait pour la terre ferme et rien d’autre. « Tu devras m’assommer avant et me foutre au fond de la cale pendant toute le trajet si tu veux me voir débarquer en vie. » Mais il comprend le point de vue d’Haran, un peu. En tout cas, en l’entendant il se voit comme le capitaine, les mains accrochées au bastingage, le menton relevé pour goûter les embruns qui claquent sur la coque du navire, oui peut-être pourrait-il surmonter sa peur, pour faire plus que comprendre.
« Non, j’ai eu pas mal de commandes ces dernières semaines je suis resté à One-Eyed. Mais je profite de ton retour pour revenir à Bartok et voir Keyne. Mais avant, il faut qu’on passe par mon échoppe, j’ai quelque chose à te montrer. » En vérité, il avait bien revu Keyne, et ce secret devenait de plus en plus dur à tenir. Les deux cachotiers avaient participés la semaine dernière à une petite rencontre à domicile tout à fait non amical chez un boucanier n’ayant pas payé ses dettes. Mais ils taisaient ces rencontres et même si elles n’avaient pas lieu régulièrement, leurs souvenirs pesaient à Raygon. Il avait l’impression de trahir Haran, mais révéler la supercherie c’était aussi trahir Keyne, et il ne pourrait supporter de perdre leur confiance à tout les deux.
Après avoir laissé le capitaine du Poséidon donner ses dernières directives et envoyer ses affaires avant eux, Raygon le conduit jusque dans son échoppe deux rues plus haut du port. Le faisant entrer dans sa modeste boutique, il le guide jusqu’à l’arrière dans son atelier. Là devant eux, trône un magnifique… truc sous un drap blanc. Ok, on devine quand même qu’il y a des pieds dans un ensemble qui ressemble sans doute à une table.
« Il ne me reste plus qu’à le vernir, et il sera prêt pour ton prochain départ… Abracadabra ! » Relevant magistralement le drap, Ray dévoile son œuvre. Un bureau d’acajou sculpté aux pieds de figures marines. Une pieuvre enveloppe le pied sud tandis que des dauphins se déploient sur le pied nord. Raygon y a travaillé de tout son cœur et ces ouvrages délicats font sa réputation autant par leur finesse que par la rareté de ses commandes. Il y a de l’élégance dans cette pièce, et de la force tout à la fois, le mélange de chêne et d’acajou noble n’y est pas étranger et confère à l’ensemble un aspect robuste et travaillé.
« Cadeau, jtrouvais que ton armoire se sentait seule. »
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Message Sujet: Re: Feels like home - Raygon, Keyne & Haran Feels like home - Raygon, Keyne & Haran EmptySam 26 Mar 2016 - 14:33

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Je connais les réticences de mon jeune ami et protégé pour la navigation, pourtant, je puis lui assurer qu’après plusieurs jours en mer, ses maux disparaitront, comme bon nombre d’hommes qui n’avaient guère plus le pied marin que lui. Je voudrais qu’il me suive un jour, comme je le ferais sans doute un jour avec mon propre enfant…si celui-ci arrive un jour du moins. À ma question sur Bartok, je suis un peu surpris qu’il n’ait pas pris le temps de retourner là-bas. Je sais qu’il travaille plus facilement sur sa machine à l’écart de tous ces forbans, sans doute, comme il l’a si bien mentionné, son travail ici lui a pris plus de temps que prévu. Il m’intrigue avec la chose qu’il doit me monter, je suis un homme patient, ce qui ne retire rien à ma curiosité naturelle. C’est d’ailleurs pour cette raison, par ce trait de caractère qui est le mien, que je suis devenu le Capitaine de ce vaisseau. « Laisse moi un moment, prends les objets qui te sont utiles dans ce coffre ou ce sac en toile » Je lui désigne une chose informe près de mon armoire avant de disparaitre avec le sourire pour une discussion avec mon maître d’équipage et un homme qui a toute ma confiance. « Nous ne reprendrons pas la mer avant quelques semaines, je te confie le navire, si tu as le moindre souci, tu sais où me trouver, envoie Titus, il est rapide et ses ailes sont fortes pour combattre les vents. J’en serai ainsi averti au plus vite et je pourrai te retrouver » Kaledon hoche de sa lourde tête et je lui donne une tape forte sur l’épaule. « Invite quelques demoiselles ! Ne reste pas seul ici, je m’en voudrais que tu t’ennuies ! » Il sourit, je sens un peu de gêne dans son regard, mais je n’en tiens pas rigueur, je le connais assez bien pour savoir qu’il est tout sauf un jouvenceau. « Merci Capitaine ! » Je retourne vers ma cabine, empoigne mes affaires et je vais vers la charrette qu’on a fait venir pour déposer ma part du butin et quelques présents pour ma femme. L’âne se met en toute après une tape sur l’arrière-train, mon cheval me suit et il semble un peu nerveux, il est impatient de pouvoir se dégourdir les pattes. Rester dans une écurie pendant mon absence, cela ne lui plait guère.

Quand j’arrive devant son échoppe, je suis obligé de me baisser pour éviter la poutre que j’ai par plusieurs fois heurter de mon front. À présent, j’évite ce piège qui m’a causé bien des maux de tête. Le jeune homme est impatient, je le sens à sa manière de se mouvoir, qu’a-t-il de si important à me faire voir ? J’aperçois grossièrement une forme sous un drap, il prend le temps d’allumer une lampe, la pénombre de ses derniers jours n’aide en rien à une bonne visibilité. Cela ressemble à…une table, j’imagine.

Raygon : Il ne me reste plus qu’à le vernir, et il sera prêt pour ton prochain départ… Abracadabra !

Son geste ample dévoile un bureau somptueux, une œuvre délicate et brillante, un travail que seul ce gamin aux doigts de fée est capable de réaliser. Le bois est le même que celui de mon armoire. Mes yeux brillent en voyant ce présent, il ignore sans doute à quel point cela me touche de sa part. Je m’avance, empruntant sa lampe tempête pour mirer avec plus d’attention les pieds de cette merveille. « Ray ‘…c’est un travail formidable, elle est magnifique…bien trop pour…Tu n’aurais pas dû…je te payerai pour cette œuvre » Seulement, il veut me l’offrir, disait que mon armoire était bien trop seule. Je passe ma main calleuse sur le dessus, me redressant et mirant le jeune homme, ce regard paternel et attendri. « Merci…C’est un cadeau splendide » Je sens de la fierté dans ses grands yeux, comme ne pas s’attacher à ce môme, j’aimerai que mon fils soit comme lui. Aussi loyal, aussi bon dans son cœur et sincère. « Tu as du temps pour la terminer, je ne compte pas reprendre la mer avant un moment. La navigation de nuit est plus complexe et les vagues sont traitresses…Allons, fais rapidement ton sac et rassembles tes affaires, j’ai hâte de retrouver mon épouse ! » Sans plus attendre, je passe de nouveau une main sur la table avant qu’il ne la recouvre de nouveau, je sors pour l’attendre, libérant mon mousse qui gardait le charriot qui est ravi que je le libère, je lui donne une pièce avant qu’il ne file retrouver sans doute les autres pour boire à la taverne. Raygon ne tarde pas, et nous montons l’un comme l’autre sur nos montures pour nous rendre au bac. Le passeur fait deux allers et retours avant que nous puissions prendre le chemin à travers la forêt pour rejoindre Bartok. Durant le trajet, Ray’ me compte ce dont il a été témoin durant les semaines à One-Eyed. Je commente, je réponds, je surenchéri et je rigole en sa compagnie. Cet enfant ignore le bien qu’il apporte à ma vie, il est ce qu’il me manque avec Keyne, un lien vers le futur. Nous passons en première par la ville, le laissant déposer ses affaires chez lui, avant que nous ne prenions le chemin pour nous rendre en dehors de Bartok. Ma maison est plus au nord, entourée de champs, d’animaux et surtout légèrement surélevé, ce qui permet d’avoir une vision sur l’océan. C’est un endroit que j’aime, surtout parce que j’y retrouve ma femme. Lorsqu’elle entend des cheveux, je vois une chevelure dorée pointer le bout de son nez à la porte et je descends de ma monture pour l’accueillir dans mes bras. Je respire son parfum, j’en prends de grandes inspirations, j’ai tellement à craindre lorsque je ne suis pas avec elle. « Tu m’as manqué mon amour ! » Mes mains sur ses hanches, mon regard se pose sur son visage, ses yeux clairs font de même et je viens lui prendre un baiser. Je sais que nous nous disputons souvent depuis plusieurs années à propos de cet enfant qui ne vient pas, mais mes retours sont les moments les plus heureux entre nous, parce qu’on ne peut pas se passer l’un de l’autre, et que nos retrouvailles se font toujours dans la joie. « Raygon passe la soirée avec nous, ça ne te dérange pas ? » Je fais un geste vers le garçon pour qu’il vienne près de nous. Je sais que Keyne a du mal avec lui, je ne sais pas trop pourquoi, bien qu’un jour de colère, elle m’a avoué qu’il était le fils que je n’aurais jamais parce qu’elle n’arriverait pas à porter la vie. Je crois qu’elle est un peu jalouse et craint que je n’aime Raygon plus que notre enfant, lorsqu’il sera là. C’est faux ! Ray est comme mon fils et si je viens à avoir mon enfant, fille ou garçon, je l’aimerai tout autant. Ni plus, ni moins, je ne peux pas défaire les liens déjà créés, mais je peux faire la part des choses.



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Message Sujet: Re: Feels like home - Raygon, Keyne & Haran Feels like home - Raygon, Keyne & Haran EmptyMar 12 Avr 2016 - 14:30

Il aime la lueur de surprise qu’il lit dans les yeux de son père adoptif lorsqu’il dévoile son oeuvre. C’est un sentiment étrange que de ne pas savoir à quoi s’attendre. L’imagination humaine déborde de tant de fantaisies qu’elle surpasse parfois la réalité. Raygon est de ces gens que le monde émerveille mais que les surprises déçoivent. Son cerveau survitaminé dépasse souvent l’intelligible et l’attente crée un champ des possibles que les humains peinent à surpasser. Heureusement ce n’est pas le cas d’Haran. Cet homme terre à terre qui connaît la valeur des choses et sait discerner le possible de l’impossible. Et c’est ce qu’aime Raygon chez le capitaine du Poséidon, il est une ancre solide pour le gamin un peu trop rêveur.
La lampe tempête projette sa flamme sur le bois, jouant dans les ombres de la sculpture, la rendant vivante. Oui, elle sera parfaite pour le Poséidon, elle fait déjà partie du galion. Raygon vit à One Eyed depuis assez longtemps à présent pour dire que le bâtiment d’Haran est son préféré, en toute objectivité, et qu’il n’a rien à envier à l’énorme masse que représente le navire de Barbe Noire. Il imagine la tête de ce dernier dans le bureau du Poséidon face à Haran, le capitaine des pirates lui même se devrait d’être admiratif, même s’il ne devait l’exprimer que par une grimace de trois millimètres.

La fierté qu’il ressent lorsqu’Haran le remercie est incommensurable. Sa gorge se serre et son torse se gonfle d’orgueil. Alors qu’un sourire immense traverse son visage de part en part, le garçon se sent obligé de croiser les bras pour ne pas décoller du sol. Haussant les épaules comme si le travail ne lui avait pas pris des mois, il hoche la tête aux directives du capitaine et recouvre soigneusement le bureau. L’envie d’Haran de retrouver sa femme et son chez soi est perceptible et Ray’ se presse dans l’atelier pour rassembler ses affaires. Déposant le sac en toile rempli des mécanismes que lui a rapporté son père adoptif dans un coin de son établi, il opte pour un sac plus petit qu’il passe en bandoulière autour de ses épaules, transférant les objets de l’un à l’autre. Fermant la porte à double tour, il enclenche les différents mécanismes de fermeture qu’il s’est amusé à fabriquer à son arrivée. Si quelqu’un essayait par le plus grand des hasards de rentrer, et bien disons qu’il y perdrait un ou deux doigts.

En scelle sur les montures et le bac passé, Raygon entame le récit des évènements des dernières semaines. En ancien compteur des enfants perdus, il a l’art et la manière de mener son auditoire.
« La mère Marlot du bout de la rue, celle qui vend les meilleures galettes au beurre de toute l’île, avec la nuit noire elle a mélangé ses farines ! Le lendemain y’en avait autant chez l’médecin à se faire remplacer des dents cassées ! » et ainsi de suite Raygon informe en sous entendus l’impact de cette météo crépusculaire sur les habitants de l’île. La plupart comme Ray’, mène leur quotidien en s’adaptant, mais d’autres sont pris de crises soudaines, de dépression, se questionnent jusqu’à trouver leur existence futile. Il y avait eu un suicide il y a quatre jours, le vieux marchand de légumes du port. Il n’était pas le seul certes, mais il était là depuis tant d’années qu’il faisait parti des murs.
Le garçon ne l’avait pas dit à Haran, mais avec cette nuit sans fin qui s’était abattue sans prévenir, il avait craint que le Poséidon ne revienne jamais à quai. Bien sûr il sait le capitaine aussi bon marin qu’il est mauvais nageur mais face à des évènements si brusques, personne n’est à l’abri.

Un arrêt à Bartok pour vérifier son refuge. Ray pioche quelques tomates à peine mûres pour contribuer au repas de ce soir, vérifie son système d’irrigation, note rapidement qu’il lui faudra changer le canal de la rangée nord et rejoint Haran. Le garçon aime monter sur la petite colline qui surplombe la mer. Bartok a beau être un petit village, Haran et sa femme Keyne ont trouvé le moyen de s’isoler plus encore dans les hauteurs. Les retrouvailles entre les deux époux sont tendres et Ray ne peut s’empêcher de rester hors de cette bulle d’amour profond qui émane d’eux. Il a l’habitude de voir Keyne sous un autre angle, plus violent, plus froid. Remarque, lorsqu’elle porte son regard sur lui, si la violence n’y a aucun droit, la froideur reste de rigueur. Entre eux plane un secret qui les oblige à rester cordiaux sans pouvoir s’épancher ni se laisser aller à la confidence. Rejoignant le jeune couple, Raygon prend les devants en saluant la sirène, histoire de ne pas faire de bourde sur leur entrevue d’il y a sept jours.

« Keyne. C’est toujours un plaisir après ces longues semaines à One-Eyed.»
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Keyne Delendar
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Message Sujet: Re: Feels like home - Raygon, Keyne & Haran Feels like home - Raygon, Keyne & Haran EmptyVen 22 Avr 2016 - 18:30

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L’immensité du ciel sombre me procure une sensation désagréable et oppressante. J’ai l’impression de vivre mes derniers instants, mes derniers jours : comme une prophétie inconnue qui raccourcirait mon existence de plusieurs années. Comment peut-on en arriver là ? Lorsque je regarde derrière moi, je n’ai jamais été malheureuse et je ne regrette aucun choix que j’ai fais. Mais mon présent est si loin de mon désir. J’ai un mari que j’aime du plus profond de mon âme, mais qui navigue sur les eaux et me provoque plus de frissons de craintes que de plaisir. Je ne connais pas mon père, je suis à demi sirène et je garde mon secret bien étroitement avec moi-même sans pouvoir le dire à quiconque. Si Haran l’apprend, pensera-t-il comme moi que c’est la raison pour laquelle je ne parviens pas à enfanter ? Voudra-t-il me quitter ? Me retrouver seule, m’oblige à ressasser les sombres pensées qui parfois me hantent. Le bêlement d’une chèvre me fait sortir de ma rêverie et je me remets au travail, nettoyant la paille de l’étable pour que mes bêtes puissent dormir dans un lieu propre. Le crépuscule quotidien les angoisse et j’essaye au maximum de faire en sorte qu’elles se sentent bien. Après cette besogne, je sors en grognant lorsque je glisse sur la neige tassée devant la porte, je déteste ce froid constant et cette poudre blanche qui ne cesse de tomber ces derniers jours. Haran devrait rentrer d’un jour ou l’autre, du moins je le souhaite. J’ai parfois la crainte, lorsque je m’absente pour effectuer des contrats, qu’il arrive à ce moment-là et me surprenne dans une mauvaise posture comme le visage plein de sang. Seulement, les contrats lointains, j’en exécute peu et je prends toujours le temps de me débarbouiller et d’emporter une tenue pour assurer mes arrières. La dernière fois, c’était il y a six jours et il y avait ce garçon, Raygon, avec moi. Il m’a épaté même si je me suis bien gardée de lui dire. Sa violence m’est familière, Haran ne l’a jamais compris et ne le comprends toujours pas. Si lui peut se satisfaire sur son navire, piller et tuer des marins : je n’ai plus le droit de faire de même depuis qu’il est pirate, car Monsieur ramène suffisamment de trésors. Or, si je continue à tuer, c’est par besoin plutôt que pour l’or.

Ce matin-là, je me réveille en sursaut avec le front et les draps humides, le corps bouillant. J’ai dû faire un cauchemar que mon esprit a immédiatement évaporé de mon esprit une fois éveillé. Je me redresse pour aller me pencher au-dessus d’une cuvette dans laquelle je trempe mes mains. L’eau est glacée par les nuits fraîches et le manque de soleil, mais qu’importe, cela me réveillera. Je fais une toilette rapide non sans quelques « ah » et « oh » quand le liquide vient en contact avec ma chair bouillonnante puis j’enfile une robe. Une nouvelle journée d’ouvrage à la ferme débute, bien que la luminosité pèse sur mon humeur. Parfois, j’ai presque envie d’égorger mes moutons et autres bestiaux pour la frustration qui s’insinue de plus en plus sournoisement en moi. Je grignote avant d’aller commencer par sortir les bêtes, mais elles sont peureuses – comme tous les matins – et ne veulent pas affronter les ténèbres. Je crois ne pas avoir entendu le chant du coq depuis des lustres et les poules ne pondent plus. Je suis contrainte d’aller pêcher pour manger à ma faim, les légumes manquent de chaleurs et de lumières pour continuer leur pousse. Je passe un long moment à les chasser une par une de l’étable parce que je ne peux pas les nourrir en orge. La matinée est longue, trop longue même et j’en viens même à prier pour qu’un contrat tombe pour que je m’occupe. C’est peu après le repas que la commère de Bartok vient me rendre visite. Au moins, sa compagnie – aussi insupportable soit-elle – reste une compagnie et je me sens moins seule. L’avantage, c’est que mon envie de la tuer et d’imaginer toutes les façons dont je peux le faire occupe mon esprit une bonne partie de l’après-midi. J’ai un mal fou à la faire partir d’ailleurs, mais lorsqu’elle s’éloigne dans les champs en direction de la petite ville de pêcheur, je retourne à mon chaudron pour continuer la cuisson de mon coq. Il ne chantera plus, celui-là.

C’est le hennissement d’un cheval qui me fait redresser le visage et j’étire un sourire. Il est de retour ! Je m’empresse jusqu’à la porte pour voir deux chevaux s’arrêter près de la barrière qui entoure notre demeure. Mon cœur se réchauffe instantanément et je me sens apaisée. Je le rejoins rapidement, mordillant ma lippe : « Tu m’as manqué mon amour ! » Je remue de la tête, ne prenant pas le temps de répondre pour me perdre dans un baiser avec mon époux bien-aimé. Sa chaleur, son odeur et son aura m’avait manqué, ô combien il m’a tellement manqué ! Je soupire, passant ma langue sur mes lèvres tout en reculant pour croiser ses mirettes. « Il ne se passe un jour sans que tu ne me manques Haran. » Nos lèvres s’étirent, nous sommes enfin tous les deux et cela suffit à éclairer la noirceur des environs pour un temps, jusqu’à ce qu’il reprenne la mer. « Raygon passe la soirée avec nous, ça ne te dérange pas ? » Je détourne le regard pour croiser celui du jeune garçon que j’ai croisé il n’y a pas si longtemps, sept jours exactement. Sa présence ne m’enchante guère, surtout par crainte qu’il finisse par avouer un secret soigneusement gardé par le chantage. « Keyne. C’est toujours un plaisir après ces longues semaines à One-Eyed.» Un simulacre de sourire apparaît sur mon visage, mais disparaît aussitôt pour les inviter à rentrer à l’intérieur. Les bras chargés, comme à son habitude, Haran rapporte ses trophées de la mer, prêt à s’épancher sur les histoires croustillantes qu’il a vécues. Je n’ai que la ferme comme sujet de conversation, puisque je ne peux pas lui parler de mes contrats. Le jeune Raygon a apporté des tomates que j’ajoute dans ma préparation, restant silencieuse et distante, comme à mon habitude lorsqu’il est là. Cela fait maintenant quelque temps, je suppose que c’est un homme de confiance puisqu’il n’a toujours rien dit. Mais, je préfère rester prudente, car c’est mon histoire d’amour avec Haran qui est en jeu et si je le perds parce que Raygon a eu la langue pendue, il est mort. Je viens déposer une bouteille sur la table, touchant tendrement l’épaule de mon mari avant de proposer un verre au jeune garçon : « Eau de vie ? Rhum ? Ou tu es encore un jouvenceau qui boit de l’eau, Raygon ?! » Mes mirettes sont froides, mais mes lèvres s’étirent avec amusement – une manière de lui rappeler que je n’oublie pas cette nouvelle complicité tissée il y a sept jours –.


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Message Sujet: Re: Feels like home - Raygon, Keyne & Haran Feels like home - Raygon, Keyne & Haran EmptyDim 8 Mai 2016 - 10:28

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Je remarque une légère tension entre le jeune homme que je considère comme mon fils et ma tendre épouse, toujours aussi peu aimable lorsqu’il s’agit de Raygon. J’aimerais qu’elle puisse voir en lui, ce que moi je perçois. Mais Keyne étant Keyne, il va de soi qu’elle a encore beaucoup de mal à se faire à l’idée que les gens n’ont pas besoin de montrer patte blanche pour être de bon ami. J’aime ce gamin, il me permet de…d’être le père que j’aimerai être, est-ce que cela arrivera un jour, plus les années défilent et plus que je me le demande. J’en suis venu à me demander si nous n’étions pas maudits d’une quelconque manière, avec toutes ces superstitions que j’entends à longueur de temps sur le Poséidon pas étonnant que je devienne paranoïaque également. Je chasse d’un revers de main imaginaire mes pensées inutiles pour le moment pour me consacrer au moment présent.

Je dépose dans un coin de la pièce mes sacs et coffres pour combler, je l’espère, mon épouse qui retourne à sa tâche en silence. La prendre contre moi, j’en aurai bientôt l’occasion, pour l’heure, je veux profiter des deux êtres qui comptent le plus pour moi sur cette île. Sa paume sur mon épaule me fait tendrement sourire et je viens dépose la mienne comme pour lui faire comprendre que moi aussi, je suis heureux d’être en sa présence. Je connais Keyne, avec elle, nous n’avons plus besoin de mots, les gestes et les regards suffisent à nous comprendre. L’habitude, diront les mauvaises langues, moi je pense que ce sont les sentiments qui animent notre cœur qui nous permettent cette complicité indéfectible. J’ai toute confiance en elle et j’espère ne jamais perdre cette confiance et cette loyauté.

Keyne : Eau de vie ? Rhum ? Ou tu es encore un jouvenceau qui boit de l’eau, Raygon ?!

Je ris, bien que j’entende le sous-entendu de mon épouse à l’encontre de ce jeune inventeur. Je me retourne d’ailleurs pour mirer son beau visage qui m’a tendrement manqué. « Chérie…cela me fait plaisir qu’il soit avec nous…n’ouvre pas tout de suite les hostilités… » Elle roule des yeux avec ce sourire en coin qui me fait craquer à chaque fois qu’elle en use. Je verse le liquide dans nos verres et je tends le sien à mon jeune ami. « Sais tu, que Ray m’a confectionné un bureau magnifique, tu le verrais, il sera parfait dans ma cabine, une sculpture des plus fines, un travail que seul mon protégé peut exécuter ! Déjà que les autres capitaines m’envient mon navire, maintenant, ils m’envieront le mobilier qui s’y trouve ! » Je lève rapidement mon verre, j’ai le gosier sec et j’avale le liquide qui vient doucement me brûler l’œsophage. C’est seulement, en déposant mon verre sur la table que je me rends compte de l’erreur que je viens de commettre. Trop heureux de mettre en avant les talents de Ray, j’en avais omis la petite jalousie qui trainait dans un coin. Je me lève donc pour éviter une réflexion de la part de ma femme. « Je vais…me laver avant de passer à table…je vous laisse quelques instants…je…suis… » Je balbutie un peu trop pour être crédible, je sens bien trop le regard froid de Keyne sur moi. C’est étrange, elle est la seule personne sur cette île à me faire perdre mes moyens. Si mes hommes l’apprenaient…je serais la risée de tous. « Je vais donner à boire aux chevaux en même temps…ne…vous gênez pas pour parler ! » Je sors rapidement de ma demeure me creusant l’esprit pour rebondir lorsqu’elle aura craché son venin et cela ne serait tarder, je la connais de trop. J’espère seulement qu’elle ne le fera pas sur ce pauvre gamin.


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Message Sujet: Re: Feels like home - Raygon, Keyne & Haran Feels like home - Raygon, Keyne & Haran EmptyVen 13 Mai 2016 - 11:39

Jamais il ne le dira à Keyne, mais il aime les odeurs qui planent dans cette maison. Au loin il sent la paille fraiche sous les animaux, l'odeur sec du foin que les bêtes mastiquent déjà. En entrant, il y a ces odeurs de cuisine que même avec de la poussière de fée, Raygon ne sera jamais capable de reproduire. Elles imprègnent la pièce de senteurs faisandées et de bouillons mijotés. La seule odeur que retient la marmite du marmot c'est le brûlé voir le carbonisé lorsqu'il racle les plaques noires de son précédent repas. Un parfum mêlé de verveine, de thym et de toutes les plantes aromatiques titillent ses naseaux. A coup sûr c'est Cancan comme aime à l'appeler Raygon. Elle connait tous les potins de Bartok et plus encore. Personnellement Ray la déteste alors il ne sait pas comment fait Keyne pour la supporter. A moins qu'elle ne lui transmette des renseignements utiles peut-être.

Le garçon se rappelle la fois où elle a propagé la rumeur qu'il avait tué son chat pour en faire une expérience et le transformer en mort vivant. Tout ça parce qu'il avait toujours détesté ce sac à puce qui pissait sur ses tomates et s'allongeait sur ses fraises. Ok peut-être l'avait-il sévèrement rousté une ou deux fois, mais la preuve est qu'il s'en remettait le lendemain et son regard méprisant le toisait du muret, comme une provocation. Ses talents culinaires en plus, et ces fumées noires qui s'échappaient de sa cheminée étaient devenues une preuve implacable de l’œuvre du démon. Ce n'est qu'une semaine plus tard qu'on avait retrouvé le matou coincé dans une grange, disculpant par la même le savant fou. Bien sûr Cancan ne s'était pas excusée et depuis, Raygon se servait de son étiquette de scientifique déjanté pour lui faire peur. Lui proposant à l'occasion des soupes d'asticots mutés ou autres expériences contre nature.

L'odeur de la viande blanche marinée est si forte que Raygon sent son estomac se torde de bonheur. Depuis quand n'a t-il pas fait un repas digne de ce nom? La réponse est facile. Depuis le dernier en compagnie des Delendar. Il observe du coin de l’œil l'attention délicate qu'ils ont l'un pour l'autre. Un regard qui traine, une main qui s'éternise. Raygon ne connait rien de ces mouvements doux qui s'étirent en sous-entendus. Son passé d'enfant perdu lui a inculpé un amour fraternel et pourtant, ces gestes l'intriguent. La pique de Keyne coupe cependant ses pensées, et le gamin se renfrogne sans rien ajouter. Il n'ose pas dire qu'il a récemment eu un beau black out en compagnie de Miro, la présence d'Haran l'en empêche. Il n'a pas à jouer l'enfant sage avec lui, il le sait, et l'alcool coulant à flots, il est difficile d'y échapper dans une ville comme One-Eyed. Pourtant, Raygon ne souhaite que la fierté du capitaine et qu'il s'avère être un pochetron remplissant des contrats d'arrêt de mort en compagnie de sa femme n'est pas la chose la plus fier dont il puisse être.

Les mots d'Haran par contre, ça il en est fier. Il attrape le verre que lui tend son père d'adoption pour le porter à ses lèvres. Quand il redescend sa choppe, son regard rencontre celui de Keyne, froid, impassible. Oups la bourde. Et voilà qu'Haran s'échappe, le laissant seul avec la jalousie tenace de la belle blonde. Il n'est pas indiscret au point de s'immiscer dans leur histoire de couple, mais il sait que Keyne n'aime jamais trop quand son mari porte aux nues ce petit chanteur de pipeau qu'elle considère comme un arnaqueur... Quoi que leur dernier contrat ce soit plutôt bien passé. D'ailleurs... jetant un coup d'oeil discret par la fenêtre pour bien vérifier qu'Haran est entré dans les écuries, Raygon sort de sa veste une dague au manche finement décoré.

« Merci pour... ça. » Il le lui tend à travers la table qui les sépare. Cette arme lui a sauvé la vie il y a quelques semaines. L'entrevue s'était plutôt bien déroulée jusqu'au moment où la cible avait sorti un pistolet de sa botte que les deux assassins n'avaient pas repéré. Il allait mettre en joue Ray quand Keyne lui avait balancé le poignard alors qu'elle se trouvait aux prises avec un acolyte du pirate. L'arme s'était enfoncée profondément dans la cuisse de son adversaire, faisant riper sa balle contre le mur. Le temps de recharger que Raygon avait achevé le pirate d'un revers de couteau à la gorge. La lame posée entre eux deux avait été nettoyée, astiquée jusqu'à retrouver l'éclat et le fil tranchant de sa jeunesse. Il savait que la jeune femme pouvait mal réagir. Il n'avait pas à ramener une preuve aussi évidente de leur traitrise chez elle, aux yeux et à la barbe d'Haran. Mais le garçon tenait à la remercier pour son geste, pour l'avoir sauvé. Et puis... elle pourrait toujours feindre qu'il lui servait à curer les sabots de ses chevaux!
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Message Sujet: Re: Feels like home - Raygon, Keyne & Haran Feels like home - Raygon, Keyne & Haran EmptySam 28 Mai 2016 - 23:57

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« Chérie…cela me fait plaisir qu’il soit avec nous…n’ouvre pas tout de suite les hostilités… » Je baisse les yeux vers Haran, avant de les rouler tout en étirant un sourire en coin. J’aime titiller le jeune homme, mais ça, mon tendre époux l’ignore puisqu’il n’est pas avec nous lorsqu’il m’accompagne dans mes contrats. Et puis, c’est ma manière de procéder pour m’adresser au jeune homme, je tiens à garder cette distance entre nous pour qu’il se souvienne de cette promesse concernant mon secret. Si je deviens trop affective, trop amicale avec lui, il va croire qu’il peut tout se permettre et… dans un échange trop intime, il pourrait laisser échapper des détails. J’aime beaucoup ce jeune garçon, plus qu’il ne le croit, mais… je tiens à ce lien fébrile et presque froid pour marquer la distance, le respect. « Sais tu, que Ray m’a confectionné un bureau magnifique, tu le verrais, il sera parfait dans ma cabine, une sculpture des plus fines, un travail que seul mon protégé peut exécuter ! Déjà que les autres capitaines m’envient mon navire, maintenant, ils m’envieront le mobilier qui s’y trouve ! » Je me raidis, me retournant vers Haran pour l’observer. Comment ose-t-il me parler de ça ? Ici et maintenant ? Et face à ce gamin ?! J’ouvre la bouche pour pouvoir évacuer la colère qui vient m’envahir, petit à petit, seulement, Haran se fait lâche et prends la fuite. Il disparaît rapidement et je reste un moment immobile, serrant les poings jusqu’à m’en brûler les muscles. « Merci pour... ça. » Je me tourne vers Raygon avant que mes yeux ne s’arrondissent et je viens frapper la table avec mes poings : « Espèce de crétin ! Tu veux qu’Haran sache comment tu avais mon poignard ?! Es-tu certain d’avoir quelque chose dans le crâne, idiot ! » Je prends la lame pour la remettre dans un coin, ne pouvant me rendre à cet instant dans la cachette où se trouve ma tenue ainsi que mes armes. J’essaye de me calmer, respirant à plusieurs reprises, mais j’ai besoin d’exploser. Entre ce marin crétin qui me nargue avec un meuble que je ne peux pas voir puisque MONSIEUR refuse que je vienne sur son navire – et l’autre là, qui ramène une arme qui m’appartient depuis que je suis enfant, sous le nez de mon époux qui croit que je suis toujours au domicile à jouer la fermière.

« Surtout que Ray, nia nia nia… Espèce de crétin ! » Je ronchonne, marmonnant avec moi-même tout en occultant la présence de l’inventeur qui à cet instant, devrait prendre les jambes à son cou plutôt que de rester à sa place. Il ne me connait certainement pas suffisamment, ne m’a jamais vu en colère. Non pas que je le sois véritablement, disons que je suis contrariée. Fortement contrariée. Je viens déposer le chaudron sur la table qui tremble légèrement, faut dire que je ne suis pas la plus tendre des cuisinières, puis je baisse les yeux sur Raygon. « S’il était rentré à cet instant, qu’aurait-il pensé ? Tu ne réfléchis pas, Finnighan ! » Je m’approche de la porte et je hurle le prénom de mon époux pour qu’il vienne s’asseoir à table. Se laver ne prend pas autant de temps, sachant que les chevaux n’ont pas besoin d’avoir à boire puisqu’ils ont un abreuvoir à disposition. Lorsqu’il revient, je sais qu’il évite mon regard pour faire attendre cette dispute qui viendra prochainement, je ne vais pas le laisser comme ça et encore moins après qu’il se soit défilé. Je m’approche de lui pour le servir, un brin violemment je dois l’avouer et je pousse son assiette sans douceur vers lui, puis je fais de même avec Raygon. Je m’assois en face, sans me servir et je me contente de croiser mes mains devant moi tout en mirant les deux hommes. Il y a clairement maintenant, un malaise et je suis bien heureuse d’en être la responsable. L’un se sentira de trop et partira, l’autre voudra apaiser l’atmosphère. Dans tous les cas, j’obtiendrai ce que je veux. « Alors… ce bureau… J’aimerai beaucoup le voir, histoire de vérifier si les louanges que tu ne cesses de proférer à l’encontre de ce gosse sont justifiées ou si mon mari n’a pas le… béguin pour toi, Raygon ? » Mes yeux vont de l’un à l’autre, attendant une réponse. Haran va évidemment se défendre, me trouver trop excessive, comme toujours. Je ne comprends pas pourquoi il refuse que je vienne sur ce navire, est-ce qu’il me cache quelque chose ? Je fais de même, avec mon secret cachant cette… anomalie. Quant au fait que je sois mercenaire, je miserai ça plus sur une question de surprotection venant d’Haran. Il a peur pour moi, me sous-estimant comme jadis. Ce qu’il ignore ne peut pas lui faire du tort.


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