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 a very strange time in life > MAGNUS
★ second star to the right and straight on till morning ★

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Apolline Moorehead
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Apolline Moorehead
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Message Sujet: a very strange time in life > MAGNUS a very strange time in life > MAGNUS EmptyMer 10 Fév 2016 - 17:34

a very strange time in life

La nuit est constante, il n’y a plus de jour. Que le ciel noir, la lune parfois et les étoiles. Il fait froid, vraiment très froid et depuis quelques jours, il neige si bien que le sol est complètement blanc et recouvert d’une épaisse couche de neige. Pil est heureux, il adore se rouler dedans, mais moi, je crains pour mon commerce. Sans le jour et avec ce froid, les plantes que je mets dans mon breuvage ne pousseront plus et mon rhum n’aura pas le même goût. Il redeviendra plus classique. J’espère que cela ne va pas durer trop longtemps, mais comment anticiper ce qu’il se passe lorsqu’on en ignore la cause ? Avant, c’était les tempêtes et l’île qui se déchainait au niveau climatique. Maintenant, nous avons droit aux ténèbres et au froid. Avons-nous péché quelque part et l’île veut nous montrer sa colère ? Où est-ce tout autre ? Magie ? Ne rien savoir, c’est vraiment angoissant, terrifiant même. Je ressers ma cape autour de ma nuque tout en sifflant mon chien qui continue de sauter dans la neige fraîche. « Vient Pil, on rentre ! » Je tapote ma cuisse pour l’encourager à me suivre et peu après, je me fais bousculer par la montagne noire qu’il est, glissant et tombant le séant sur le froid humide de cette pellicule blanchâtre. Je peste, me redresse pour rentrer avant d’essuyer le poil de mon chien qui risque de tremper ma demeure. Je vais près du feu pour me réchauffer, je n’avais déjà pas bien chaud, mais tomber dans la neige n’a fait qu’accentuer mon froid. Avec la nuit à l’extérieur, j’ai du mal à savoir à quel moment de la journée nous sommes, c’est difficile puisque je n’ai plus le soleil pour me guider, mais heureusement, j’ai une vieille horloge qui sonne toutes les heures. Le soleil, je m’en sers quand je pars en cueillette et parce que c’est ma mère qui m’a appris. Ce sont les seuls souvenirs que j’ai encore d’elle.

Normalement, c’est l’heure à laquelle un de mes clients habitués vient chercher son stock, aussi je sors jusqu’à mon atelier pour préparer le tonneau. Il va falloir que je passe une commande pour obtenir des bouteilles, car je commence à en manquer, mais avant, je dois passer chez Stuart pour qu’il puisse me rédiger le bon. J’aurais dû profiter de sa présence l’autre soir, seulement il y avait Erim et… j’avais bien d’autres choses à penser. Comme les profonds sentiments qui me hantent et l’envie de l’avoir contre moi, tout le temps. La porte s’ouvre et j’étire un sourire : « Bonjour Andrew ! » « Bonjour ? Tu peux me dire où est le jour ? » Je grimace et nous conversons un moment sur le temps, sur la nuit et la panique qui s’installe petit à petit sur Blindman’s Bluff. C’est compréhensible, mais il ne doit pas y avoir qu’à la cité que les gens angoissent. Certains pirates doivent profiter de la situation, bien qu’eux aussi sont dans l’incompréhension la plus totale. Andrew finit par partir et je soupire, fermant mon atelier derrière lui. Normalement, je ne devrai plus avoir grand monde et puis avec ce temps, personne ne va prendre la route. Lorsque je me retourne, un homme s’approche de ma demeure et je fronce des sourcils. La lune éclaire doucement sa silhouette seulement, c’est un inconnu à mes yeux. Quand il est suffisamment proche, je ne pense pas l’avoir déjà rencontrer. D’après ses vêtements, je pense que c’est un pirate mais je n’en ai pas la certitude. Un nouveau client potentiel, c’est formidable alors : « Puis-je vous aider messire ? » Je viens jusqu’à lui avec ma lampe à huile, observant son visage. Très bel homme, mais j’ai l’impression de l’avoir déjà vu quelque part. Une drôle d’impression. « Vous êtes perdu où vous venez acheter du rhum ? »


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Message Sujet: Re: a very strange time in life > MAGNUS a very strange time in life > MAGNUS EmptyJeu 11 Fév 2016 - 21:54

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La nuit régnait en maître sur Neverland, et cela depuis des jours entiers ; mais je ne devrais pas me plaindre puisque je peux admirer la lune à ma guise… et non devoir attendre que les heures défilent et que le soleil cesse de briller. Mais cela rend nerveux la Capitaine et tout le navire ; la nuit noire n’est pas propice à la navigation – encore moins lorsque la neige tombe en rafale. De nouveau, nous accostons sur les rives de Blindman’s Bluff, je reste un moment sur le pont supérieur quand le Capitaine – qui n’est autre que mon beau père – vient me trouver. « Avec ce froid, l’équipage à besoin de se réchauffer. Prend ce bon, et va nous cherchez du bon Rhum ! » Je ne rechigne pas à la tâche, toute occasion est bonne pour quitter le navire. A croire que le Capitaine avait comprit mon aversion pour la piraterie malgré toutes ses bonnes intentions. Il n’avait fait que respecter les choix de ma mère, et j’avais choisi de jouer le jeu. Mais les années ont passés, voilà plus de dix ans que je parcoure les mers, pille d’autres navires ; seulement cela n’a jamais été mon désir. Le parchemin signé du Capitaine et de son emblème, je quitte le navire.

Le vent glacial s’engouffre à travers ma chemise de coton ; je réserve ma veste de cuir contre mon torse pour empêcher le froid de m’atteindre. La lune est si belle, elle paraît encore plus blanche avec toute cette neige. Certain soir, je me demande si ce n’est pas un signe ; peut être vais-je croiser le chemin d’Adélaïde… mais je sais que c’est sans espoir ; pas après tant d’année. Je me dirige vers l’adresse du commerçant, cette neige n’aide en rien pour trouver la bonne route. Je marche durant plus d’une heure, et je vois enfin la lumière chaleureuse d’un feu de cheminée. J’accélère le pas, l’idée de pouvoir me réchauffer quelques minutes à l’intérieur de ce commerce me donne le courage qu’il me manquait. Je relève la tête, évitant quelques flocons en protégeant mes yeux de mon bras ; je plisse légèrement le regard pour distinguer la silhouette qui s’avance vers moi. Elle fait quelques pas en ma direction, sa lampe à la main et s’adresse à moi. Je lui réponds avec hâte : « je viens au nom du Capitaine du Dunbrock, il cherche du Rhum de qualité pour son équipage. » Je sors le parchemin de ma poche intérieur, et m’invite à entrer à l’intérieur.

Je retirai la neige de mon veston, et tape mes bottes de cuir avant de pénétrer. Je reste un moment sur la paillasse de l’entée, puis m’avance un peu plus. La chaleur ambiante envahie mon corps, et me fait un bien fou ; j’en aurais presque oublié cette marchante. Lorsque je pose mon regard sur elle, je détaille son visage des plus angéliques, puis mes yeux sont immédiatement attirés par ce pendentif autour de son cou.  Je l’avais déjà vu, il y a quelques années dans une taverne, et j’eue cette même impression étrange. Ce médaillon était le même que ma mère, un cadeau de mon père… moi qui le pensait unique. Lorsque je repris mes esprits, je remarquais le regard de la jeune femme ; elle devait me prendre pour un fou … ou bien un pirate en manque de femme, que sais-je. « Veuillez m’excuser, j’étais perdu dans mes pensées. » Je fis glisse le bon sur le comptoir et le poussa en direction de la jeune femme.

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Message Sujet: Re: a very strange time in life > MAGNUS a very strange time in life > MAGNUS EmptySam 13 Fév 2016 - 16:38

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La neige tombe plus abondamment que tantôt, si ça continue, je ne pourrais plus ouvrir ma porte. « je viens au nom du Capitaine du Dunbrock, il cherche du Rhum de qualité pour son équipage. » Je soupire, une commande de ce type est toujours bénéfique pour mon commerce. Les Capitaines de navires ne se contentent pas d’une bouteille, généralement, ils réclament un ou deux tonneaux. Je fais quelques pas en arrière pour rouvrir mon atelier afin d’inviter mon client à me rejoindre. Il fait meilleur à l’intérieur, même si ça ne vaut pas ma maison dans laquelle il y a un feu. Mais comme j’ai fait des préparations la veille, l’ambiance reste encore chaleureuse. L’homme entre pour déposer son regard sur moi : c’est assez gênant de se faire détailler en général, seulement celui-ci garde son regard juste en dessous de ma nuque. Est-ce ma poitrine qu’il reluque ainsi ? Je roule des yeux, j’ai l’habitude de toute manière, que les pirates essayent parfois de me faire des avances, mais je n’ai – jusqu’à présent – jamais eu besoin d’utiliser ma fourche ou de faire attaquer Pil pour me venir en aide. Je n’ai pas l’impression que je le ferai avec cet homme, aussi impoli soit-il. Il finit pourtant par remonter ses mirettes vers les miennes tout en s’excusant : « Veuillez m’excuser, j’étais perdu dans mes pensées. » J’étire un sourire, attrapant le bon de commande pour regarder ce que le Capitaine du Dunbrock demande. Un tonneau et une dizaine de bouteilles. « Est-ce que vous avez de quoi transporter le tonneau ? » Je lève les yeux vers lui, dans l’attente de sa réponse et une fois que celle-ci arrive, je me mets en mouvement. Je lui montre un banc près de la porte pour qu’il puisse patienter et je vais fermer celle-ci pour éviter que la neige ne pénètre à l’intérieur où que les bourrasques de vents ne causent des dégâts dans mes installations.

Je disparais derrière l’énorme cuve dans laquelle je déverse mon rhum une fois qu’il est prêt, afin de remplir dix bouteilles par un robinet. « Est-ce que vous voulez que j’installe les bouteilles dans une cagette messire ? » Je penche la tête pour pouvoir croiser son regard puis je retourne à ma besogne. Je reviens vers lui en déposant les bouteilles à ses pieds et je lui montre d’un doigt un des tonneaux dans le coin gauche de mon atelier. « Je vous laisse le soulever, je ne suis pas assez forte. » Encore une fois, j’ai cette drôle d’impression de me faire dévisager le buste par cet homme. Je soupire, sentant poindre l’agacement ainsi que la gêne. « Mes yeux sont plus hauts, messire. » Non pas que ça soit détestable, mais plutôt dérangeant dans l’absolu où je suis seule avec lui, qu’il parviendra facilement à me maîtriser s’il veut obtenir quelque chose de ma part. « Je ne suis pas libre, alors si vous espérez quoi que ce soit… comme régler cette facture en nature, vous vous trompez d’adresse et je vous demanderai de partir sur-le-champ. Si ce n’est pas ça, alors arrêtez de mirer mon buste : c’est gênant. » Je baisse les yeux sur ma poitrine, peut-être qu’il s’y trouve quelque chose dessus et que je suis parano à croire que l’homme me mire par désir. Mais non, mis à part mon pendentif : rien.




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Message Sujet: Re: a very strange time in life > MAGNUS a very strange time in life > MAGNUS EmptyJeu 18 Fév 2016 - 20:53

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L’occasion s’était présentée à moi, ce bon en ma possession, je quittais le navire pour aller chercher du rhum pour l’équipage. Je pars en avale, un collègue devait me rejoindre avec une carriole et des chevaux pour transporter la commande. La neige tombe en abondance, et la nuit est toujours présente ; mais rien de tout cela ne m’arrête. J’aurais pu rester au chaud dans ma cabine, laissant un des membres de l’équipage faire le job à ma place, mais j’avais besoin de prendre l’air. Après avoir fait tout le trajet, je vois enfin le bout du chemin. Une lumière se dessine dans la nuit, puis j’aperçois une silhouette. La propriétaire des lieux m’accueille, et m’invite à rentrer. Après m’être débarrassé de toute cette neige, je pénètre dans les lieux. Seulement au lieu d’être de bonne éducation, mon regard reste figé sur ce pendentif autour de son cou. Je reprends mes esprits assez rapidement, mais la demoiselle n’a pas l’air d’apprécier mon reluquage intempestif. Je m’excuse auprès d’elle, et lui tend le fameux bon de commande. Elle me demande si j’ai de quoi transporter tout cela. Elle a dû remarquer mon manque de moyen de transport… et même si j’ai des muscles plutôt saillant, je ne suis pas Hercule. « Un collègue doit venir me prêter main forte, mais je me demande ce qu’il fabrique ! Il devrait déjà être sur place.» Je vais m’assoir sur le banc de bois, près de la porte, comme me l’indique la marchande.

Je patiente, alors qu’elle s’affaire à remplir les bouteilles. Je devrais peut être lui proposer mon aide… mais je ne voudrais pas la gêner. Elle me demanda si je voulais une cagette pour emporter les bouteilles. « Oui, merci. Ce sera plus pratique en effet ! » Lorsqu’elle termine, elle s’avance vers moi, et me montre le tonneau dans un coin du bâtiment. Je jette un œil à la fenêtre, mais toujours pas de trace de mon partenaire de navigation. Lorsque mon regard se repose dans la pièce, je suis encore attiré par ce fameux médaillon. La voix de la jeune femme résonne à nouveau dans les lieux. J’ouvre la bouche pour m’excuser, un « oh » fini par en sortir, surtout lorsqu’elle suppose que je veuille payer la facture en nature… Je me reprends, et secoue la tête… mon Dieu, je n’avais pas ce genre d’idée en tête. « Excusez mon manque de manière. Ce n’est pas du tout ce que vous croyez. C’est … totalement idiot… » Je marque une pose, j’ai l’impression que je vais passer pour un débile profond avec cette histoire de collier. Je la regarde dans les yeux, puis finalement pointe son médaillon du doigt. « C’est votre bijou, ma mère avait le même. Je pensais qu’il était unique, du moins c’est ce qu’elle m’a toujours dit. » C’était étrange de voir ce pendentif autour du cou d’une autre personne, cela me rend presque nostalgique de mes années auprès de ma mère. « Mon père lui a offert, bien avant ma naissance. C’était un cadeau de mariage, enfin un truc du genre. Mais je ne veux pas vous ennuyer avec mes histoires… » Je jette un coup d’œil par la fenêtre, mais toujours aucune trace d’un quelconque cheval. « Je me demande ce qu’il fait, nous ne sommes qu’a quelques minutes du port ! »

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Message Sujet: Re: a very strange time in life > MAGNUS a very strange time in life > MAGNUS EmptySam 20 Fév 2016 - 22:00

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Des pirates qui viennent acheter du rhum, j’en ai à la pelle et ce sont mes meilleurs clients. La vieille Doddy m’avait d’ailleurs prévenu, même s’ils n’ont jamais rien tenté sur elle, que ce n’était pas prudent de rester seule pour faire ce métier. Mais, j’ai mon chien et Pil ne m’a jamais déçu. De plus, le fait d’être la marchande d’un élixir précieux et apprécié par ces pillards me donne un rôle privilégié. Comme si j’étais intouchable et qu’on n’ose pas agresser. J’use de cet avantage pour continuer à exercer mon métier que j’apprécie sincèrement. De plus, avoir mon propre commerce et tous les droits sur la recette classique du rhum m’a permis de pouvoir modifier celle-ci et de faire mon propre alcool avec un ingrédient inattendu, mais gouteux. Alors, me retrouver face à un pirate qui reluque plus ma poitrine que mon visage n’est pas surprenant, mais toujours déstabilisant. J’ai eu de la chance jusqu’à maintenant, mais je sais que ce ne sera pas toujours le cas. « oh » Je fronce des sourcils en l’observant, prête s’il le faut à attraper ma fourche pour me défendre s’il vient à s’approcher de trop près. Pil n’est pas loin de toute manière, donc c’est certain qu’il sera le premier à me défendre. « Excusez mon manque de manière. Ce n’est pas du tout ce que vous croyez. C’est … totalement idiot… » Je me déride légèrement, peut-être trop naïve encore une fois pour baisser ma garde si rapidement, mais je fais toujours confiance à mon instant et il n’est pas en alerte actuellement. Ses mirettes croisent les miennes avant qu’il ne tende un doigt en direction de mon buste sur lequel pend fièrement le pendentif appartenant à ma mère. « C’est votre bijou, ma mère avait le même. Je pensais qu’il était unique, du moins c’est ce qu’elle m’a toujours dit. » Je ne m’attendais pas du tout à ça, si bien que j’en perds mes mots en fronçant des sourcils. Un pendentif identique à celui de sa mère. C’est mon père adoptif qui le lui a offert pour leur union, de ce qu’elle m’en a dit lorsque j’étais jeune et que je le touchais quand elle me serrait contre elle. « Mon père lui a offert, bien avant ma naissance. C’était un cadeau de mariage, enfin un truc du genre. Mais je ne veux pas vous ennuyer avec mes histoires… » Encore plus surprenant, pour ne pas dire similaire à ma propre histoire. Est-ce une coïncidence ? Je n’ai jamais tellement cru au hasard. « Je me demande ce qu’il fait, nous ne sommes qu’a quelques minutes du port ! » Je détourne le regard vers la fenêtre avant de revenir sur mon client. « Il neige beaucoup, la route ne doit pas être aisée. Il a sûrement un peu de retard. Vous pouvez attendre ici, cela ne me dérange pas. » J’étire un sourire, observant son visage un peu plus minutieusement. Seulement, c’est moi qui vais devenir malpolie à le fixer ainsi.

Ma main vient enfermer mon pendentif en fronçant des sourcils. Cette histoire me travaille et je n’aime pas mettre la main sur un mystère. Je soupire, frottant mes mains froides l’une contre l’autre. « Peut-être que nous devrions aller près du feu chez moi plutôt qu’ici. Si votre ami met un certain temps, il nous retrouvera glacés dans mon atelier. » J’étire un sourire amical, venant près de la porte pour l’ouvrir et l’inviter à me suivre. En quelques secondes, nous nous retrouvons dans la grande pièce à vivre de ma demeure annexe à l’atelier de rhum. Je lui montre le feu encore crépitant et je rajoute une bûche avec un soupire. « Vous dites que c’est votre père qui a offert ce médaillon similaire au mien ? » Je tourne les yeux vers son faciès avec un sourire, m’installant dans un des fauteuils près de la cheminée. « Je vous en prie, faite comme chez vous… Mon père a offert le médaillon que je porte à ma mère, pour leur union. J’étais toute petite, je ne m’en souviens pas bien et j’ai perdu ma mère quelques années après. Mon père n’est pas réellement mon père, vous voyez… » Je passe une main dans ma nuque avec un sourire. Je suis parfois trop bavarde, je le sais seulement, ce mystère m’intrigue et j’ai envie d’en savoir plus. Ce n’est pas courant, tout de même… que nos pères aient offert un médaillon identique à deux femmes ? « Tout cela est un peu flou pour moi, ça remonte à plus d’une dizaine d’années maintenant, mais… c’est étrange que votre père et le mien aient offert le même médaillon à leurs épouses. Vous ne trouvez pas ? » J’étire un sourire en croisant ses yeux sombres. C’est un très bel homme, avec de plus des manières, ce qui n’est pas courant non plus pour un pirate. « D’où venez-vous avant d’être sur le navire du Dunbrock messire ? »


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Message Sujet: Re: a very strange time in life > MAGNUS a very strange time in life > MAGNUS EmptyLun 29 Fév 2016 - 18:56

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Me voilà donc dans un commerce de rhum, et compagnie de sa propriétaire ; et la seule chose que j’ai trouvé à faire, c’était de reluquer le collier de la jeune femme. Bien entendu, cette dernière avait remarqué mes regards insistants – malheureusement pour moi – elle se trompait sur le motif. Non, je n’étais pas de ces pirates barbares qui prennent les femmes pour des objets, et encore moins de ceux qui drague lourdement… bien au contraire. Je n’ai jamais été foutu de devenu ce genre d’homme – comme le désirait mon beau père qui n’est autre que le capitaine du navire sur lequel je navigue – j’ai bien trop de respect pour les femmes pour agir ainsi. Ma réaction n’est sûrement pas celle à laquelle, la jolie brune s’attend. Elle qui s’attendait à ce que je lui fasse une proposition déplacer pour payer cette facture ! Je la regarde dans les yeux – cette fois-ci – et lui explique pourquoi je la fixais ainsi depuis mon arrivée. Ce médaillon m’intrigue, peut être que j’en fais tout histoire, que mon père a menti à ma mère sur son origine. Maintenant que j’y pense, je me trouve bête d’avoir cru à cette histoire… mais à travers ce collier, c’était la seule chose de concret que j’ai pu voir de mon père. Ma mère ne m’a jamais vraiment parlé de lui, pourtant elle l’aimait – elle disait l’avoir quitté pour me protéger – et pourtant elle était heureuse à ses cotés. Ce collier me rappelle – oh combien – j’ai pu grandir sans cette figure paternel. Je ne veux pas embêter cette jeune femme avec mes histoires d’enfances, je jette un coup d’œil à la fenêtre mais toujours pas de trace de mon compagnon. Elle me propose d’attendre l’arrivée de mon collègue à l’intérieur, puisque la neige à du le retarder. « Merci, je suis désolé de vous retarder. » Cette jeune femme s’apprêtait à fermer son magasin, et me voilà à la faire poireauter ici en ma compagnie.

Voyant que mon ami se fait attendre, et que le froid se fait sentir même à l’intérieur ; la jeune femme me propose de venir près du feu chez elle. Je lui réponds avec un franc sourire, dévoilant mes dents blanches. C’est étrange, mais j’ai l’impression de connaitre cette femme – pourtant ce n’est pas le cas. Je la suis, et nous nous retrouvons dans une pièce plus grande et chaleureuse. Je reste un moment immobile, à observer la pièce dans laquelle nous sommes, lorsque la voix de cette jolie brune m’interpelle. Elle me demande de confirmer si mon père est bien celui qui a offert ce médaillon à ma mère. « Oui, c’est bien cela. Ça remonte à une trentaine d’année, à présent. Bien avant ma naissance. » Je m’installe dans le fauteuil en face d’elle, profitant pour me réchauffer près du feu. Je l’écoute attentivement, c’est tout de même étrange d’avoir deux histoires similaires autour d’un seul et même objet. « J’avoue que cela me laisse aussi perplexe que vous. Malheureusement, je ne connais rien de mon père biologique, mise à part ce que ma mère a pu me dire sur lui… et croyez-moi, ce n’était pas très glorieux. » Nos regards se croisent, elle me sourit, et je lui rends le même. Plus je regarde cette femme, plus je me rends compte que sa beauté naturelle est intimidante – surtout pour un homme comme moi – de nature timide. Mais elle reprend la parole me demandant d’où je viens. Je regarde le feu crépité dans la cheminée, ça fait si longtemps que je n’ai pas parlé de mon enfance – les pirates ne sont pas des grands bavards, du moins, pour parler nos vies. « J’ai grandi dans une ferme à la lisière de la forêt des âmes, près du village de Blindman’s Bluff. Mais si ma mère n’avait pas fait ce choix de quitter mon père – ou plutôt devrais-je dire – le fuir ; j’aurais dû grandir à Lawless Island. C’est là que mon père vit, j’y suis allé une fois… mais je n’ai pas eu le courage de lui faire face, pas après tant d’année. » Je joue machinalement avec une chevalière que je porte au petit doigt. « Et vous ? Vous avez toujours vécu ici ? Ce n’est pas le coin de l’île le plus sûr d’après ce que j’en ai entendu ! »


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Message Sujet: Re: a very strange time in life > MAGNUS a very strange time in life > MAGNUS EmptyMar 15 Mar 2016 - 10:02

a very strange time in life

« J’ai grandi dans une ferme à la lisière de la forêt des âmes, près du village de Blindman’s Bluff. Mais si ma mère n’avait pas fait ce choix de quitter mon père – ou plutôt devrais-je dire – le fuir ; j’aurais dû grandir à Lawless Island. C’est là que mon père vit, j’y suis allé une fois… mais je n’ai pas eu le courage de lui faire face, pas après tant d’années. » Lawless Island. Alors ça, encore une coïncidence puisque mon père d’adoption vit sur cette île. J’ignore s’il est toujours en vie, mais c’est là-bas que j’ai grandi jusqu’à ce que je m’enfuis moi aussi, comme sa mère l’a fait. N’est-ce pas étrange ? Beaucoup trop de similitude, pourtant je n’ai pas souvenir que mon père ait mentionné un autre enfant. D’ailleurs, je ne pense pas qu’une autre femme ait pu vouloir de lui un jour : ma mère était aveugle, mais il l’aimait beaucoup et il ne lui a jamais fait de mal. Je n’aime pas repenser à mon passé, aux mauvais souvenirs causés par mon père adoptif. Généralement, je préfère me souvenir des bons moments avec ma mère, mais cet homme et nos… enfin je suis obligée d’y penser puisque la liaison est trop forte. Mes mirettes tombent sur ses mains et il joue avec une bague avant que je les relève lorsqu’il s’adresse à moi : « Et vous ? Vous avez toujours vécu ici ? Ce n’est pas le coin de l’île le plus sûr d’après ce que j’en ai entendu ! » J’étire un sourire, on me pose souvent cette question. Une jeune fille seule, dans le territoire des bêtes sauvages. Il est vrai que j’ai déjà aperçu un ours tourné autour de ma maison ou des loups de poursuivre dans la forêt, mais je me sens bien ici. C’est ma demeure, ma vie et mon avenir. « Effectivement, ce n’est pas le lieu le plus sûr pour vivre, mais j’ai un commerce qui fonctionne et utile, la preuve. » Je croise ses yeux en souriant : « J’ai grandi à Blindman’s Bluff, dans une famille de boulanger. À vrai dire et c’est là encore que cela me perturbe… Mon père adoptif qui a offert ce pendentif à ma mère, vit à Lawless Island. Je m’en suis enfui lorsque j’avais environ huit ans et j’ai pris un navire marchand pour arriver à Neverland après quelques semaines de voyages. N’est-ce pas… étrange ? » Je froncsteelblue]« Puis-je ? »[/color] Je montre ses mains avant de me pencher en avant pour l’attraper, observant sa chevalière au niveau de son petit doigt. Je fronce des sourcils : « Est-ce que les initiales veulent dire : Elliot Frankshire ? » Je lève les yeux et il semble surpris face aux mots que je viens de prononcer. Un E et un F, ça aurait pu donner de nombreuses possibilités, mais, Lawless Island, le même pendentif et les mêmes initiales… c’est beaucoup trop pour une coïncidence. Non, ce n’est pas un hasard. Nous sommes forcément liés. Sa réponse ne tarde pas et j’étire un sourire.

« Je m’appelle Apolline Frankshire. Votre père, Elliot, a épousé ma mère alors que je n’étais qu’un nourrisson. Votre père a été mon père adoptif durant huit ans avant que je ne m’enfuie… C’est… fou ! » Croiser un homme qui possède un passé commun au mien ou un lien, je ne sais pas. Nous ne sommes pas du même sang puisque je ne suis pas le fruit d’une union entre son père biologique et ma mère. Je n’arrive plus à réfléchir, la situation me dépasse et cela me force à me souvenir d’un passé que j’ai longtemps évité. « Les pendentifs ne pouvaient pas être un simple hasard, le même homme les a offerts à ses deux femmes… »


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Message Sujet: Re: a very strange time in life > MAGNUS a very strange time in life > MAGNUS EmptyLun 28 Mar 2016 - 16:33

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Nous venons de quitter le magasin de la jeune femme, pour rejoindre une pièce réchauffée. Le feu qui crépite dans la cheminée, me réchauffe immédiatement. Les journées sont devenues de plus en plus fraiche – par cette nuit permanente – mais aussi par toute cette neige qui tombent en abondance. Je m’inquiète pour mon compagnon qui devait me rejoindre avec une carriole et des chevaux – j’espère qu’il n’est pas mort de froid, pris au piège dans cette poudreuse. Je m’installe confortablement dans ce fauteuil, près de celui où elle s’est assise. Notre conversation autour de ce médaillon reprend – comme si de rien était, comme si nous étions de vielle connaissance. Je lui réponds lorsqu’elle me demande d’où je viens. J’ai vraiment l’impression que nos histoires similaires sont bien plus que des « coïncidences ». Je remarque que son visage change d’expression lorsque j’évoque Lawless Island. A-t-elle vécue là-bas, elle aussi ? Je termine mon récit, et lui demande à son tour si elle a toujours vécu ici, cette partie de l’île est plutôt dangereuse d’après les dires. Elle m’explique que sa mère et elle-même ont vécu quelques années à Lawless Island puis elle s’est échappée de cette île pour rejoindre Neverland. Il est vrai que cette histoire m’intrigue vraiment – le pendentif, cette île maudite, et un père qui n’apprécie guère les enfants… Je fronce légèrement les sourcils lorsqu’elle me questionne en montrant ma main, celle où je porte une chevalière. Pour simple réponse, je dirige cette dernière vers la jolie brune. Mon regard suit le sien, il se porte vers ma bague, puis vers son visage. C’est à ce moment là qu’elle prononce un nom que je n’ai pas entendu depuis une dizaine d’année. Mes yeux se reposèrent immédiatement sur cette chevalière que je portais à l’auriculaire. Je hoche la tête, incapable de prononcer le moindre mot sur le moment. Cette femme brune a donc vécu sous le même toit que mon géniteur ? Deux sentiments se mêlent en moi, le fait qu’elle est connu mon père me rend jaloux, et à la fois, je sens coupable. Si ma mère n’avait pas fuit lâchement, elle aurait pu mettre en garde cette pauvre femme des agissements de cet homme envers les enfants. La pauvre a dû vivre un enfer, si c’est bien la raison de sa fuite. Je finis par relever les yeux, et lui répondre de vive voix : « C’est bien cela. C’est le nom de mon père biologique. Ma mère m’a donné cette chevalière le jour de mes 17ans, lorsqu’elle m’a poussé sur ce navire de pirate. Je n’ai jamais compris pourquoi elle avait tant cherché à me protéger de cet homme – pour au final – vouloir que je devienne comme lui… » Je ne sais même pas pourquoi j’ai gardé cette bague, un père que je ne connaissais pas et dont tout ce que je savais, c’est qu’il n’aimait pas les enfants. Elle avait sûrement cru qu’après toutes ces années, je finirais par aller le retrouver – adulte, j’aurais pu lui être utile.

Elle se présenta à moi, m’expliquant que mon « père » l’avait adopté, mais qu’elle avait vécu 8 ans à ses cotés, avant de prendre la fuite. Je savais qu’il y avait un lien entre cette femme et moi, mais je ne pensais pas que ce serait cela. « Je me prénomme Magnus Daurinis, j’ai pris le nom de mon beau-père, il y a une dizaine d’année. Mais je portais le même nom que le votre auparavant. Nous sommes donc frère et sœur, enfin pas par le sang, mais par le biais du mariage. Moi qui ai toujours voulu avoir un frère ou une sœur, me voilà comblé ! » J’esquisse un sourire franc, voilà donc une bonne nouvelle dans ma vie ! Nous avons des années à rattraper, et l’idée d’avoir une famille à découvrir, me réjouis. « Je pense que le destin nous a poussé à nous rencontrer, cela ne peut être un hasard ! » Je me redresse sur le fauteuil, et jette un coup d’œil autour de moi. « J’espère que nous resterons en contact, j’aimerais apprendre à vous connaitre si vous me le permettez. Ce n’est pas tous les jours que l’on apprend que l’on a une sœur cachée. »

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Apolline Moorehead
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Message Sujet: Re: a very strange time in life > MAGNUS a very strange time in life > MAGNUS EmptyLun 4 Avr 2016 - 14:33

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« Je me prénomme Magnus Daurinis, j’ai pris le nom de mon beau-père, il y a une dizaine d’année. Mais je portais le même nom que le votre auparavant. Nous sommes donc frère et sœur, enfin pas par le sang, mais par le biais du mariage. Moi qui ai toujours voulu avoir un frère ou une sœur, me voilà comblé ! » J’étire un sourire en réponse au sien. Un frère, pas de sang, mais, un frère malgré tout. Repenser à ces années me fait légèrement pincer des lèvres toutefois, je ne pensais jamais retrouver quelqu’un qui aurait pu connaître l’homme qui m’a vu grandir les huit premières années de ma vie. « Je pense que le destin nous a poussé à nous rencontrer, cela ne peut être un hasard ! » Je remue vivement de la tête, le regard pétillant et le sourire toujours présent sur mes lèvres : « Je suis bien d’accord. » Je le mime lorsqu’il se redresse du fauteuil, par crainte qu’il disparaisse soudainement, comme si cet échange ne pouvait être qu’une illusion de mon esprit. « J’espère que nous resterons en contact, j’aimerais apprendre à vous connaitre si vous me le permettez. Ce n’est pas tous les jours que l’on apprend que l’on a une sœur cachée. » Je viens déposer ma main sur la sienne avec douceur, croisant son regard aussi sombre que le mien. « Je le souhaite également. Et puisque nous sommes de la même famille, peut-être pourrions-nous commencer par nous parler avec plus de familiarité, comme se tutoyer par exemple ? » Mon visage affiche à cet instant, toute la sympathie et la douceur dont je suis capable, ainsi que l’affection naissante qu’une femme peut éprouver pour un homme. Plus rien ne compte autour, pas même la raison de sa présence au départ dans ma demeure. Il est ce que j’ai toujours espéré au fond, un frère ou une sœur. Les boulangers qui m’ont recueilli n’ont jamais pu avoir d’enfants et j’ai toujours débordé tout mon besoin d’affection et d’amour sur les gens environnants de mon enfance. Mais avoir une figure familiale, aussi lointaine qu’elle puisse être, est un véritable délice pour moi et un regain profond.  

« Peut-être aimerais-tu manger quelque chose en attendant que ton ami arrive pour le chargement de rhum ? Avec la neige, peut-être s’est-il perdu en route et il mettra plus de temps que convenu ? » Mes mirettes croisent celle de mon… frère. C’est étrange de penser à Magnus de cette manière, alors qu’il était encore un inconnu il y a quelques minutes. La naïve que je suis ne pense même pas qu’il peut s’agir d’un piège, d’un mensonge pour que ce pirate obtienne ce qu’il veut de moi par la suite. Non, je crois à mes ressentis, à mes impressions et j’ai confiance en lui. Peut-être à tort ? Si Erim était là, c’est certain qu’il me dirait de me méfier ou il aurait renvoyé cet homme de chez moi à grand coup de bâton. Mais même Pil ne se méfie pas plus que ça de Magnus, c’est donc un signe, non ? Ma crédulité me tuera certainement un jour, mais pas aujourd’hui. J’installe rapidement le couvert sur la table et l’invite à s’installer. Mon regard se pose bien plus souvent sur son faciès qu’avant, tentant de chercher les ressemblances avec l’homme de mes souvenirs. Mais j’ai tellement essayé de l’oublier, qu’au final, je ne trouve rien de similaire. « Je n’ai pas l’impression que tu lui ressembles beaucoup physiquement, tu dois ressembler à ta mère, non ? » J’étire un sourire, posant la miche de pain sur la table. Nous aurons droit à un reste de soupe plutôt claire, les légumes ayant du mal à pousser avec la neige et la nuit. Mais qu’importe, j’ai encore suffisamment de réserves pour faire du pain et Erim rapporte de la viande, lorsqu’il vient me rendre visite. « Navrée, avec ce temps, cela manque de goût… » Mes joues rosissent légèrement tandis que je m’installe à table, tapotant la tête de Pil qui s’assoit entre nous dans l’espoir qu’on laisse tomber un morceau de pain. Ce chien mange tout et n’importe quoi. « C’est étrange, non ? Passer d’un inconnu à un frère, pourtant, il y a encore entre nous, une sorte de tension. » Mes lèvres s’étirent dans un sourire.


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Message Sujet: Re: a very strange time in life > MAGNUS a very strange time in life > MAGNUS EmptyJeu 21 Avr 2016 - 19:05

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Et dire que je m’étais rendu dans ce petit commerce à tout hasard, je n’avais fais que suivre les conseils d’un tavernier qui vantait les mérites de ce rhum si parfumé. J’avais suggérer cette idée au capitaine du navire, et il m’avait laissé ce bon et cette bourse pour aller chercher quelques tonneaux et bouteilles. Rien n’avait présagé que cette rencontre ne soit pas un simple échange entre un commerçant et un client. Les détails en amenant d’autres, nous avions finalement mit le point sur un fait – et pas des moindres. Une sœur – certes non n’avions pas de lien de sang – mais j’avais une sœur ! Au jour d’aujourd’hui, je n’avais plus de famille, j’étais seul… mais j’espérais que cette jolie brune  acceptera de me revoir, et d’apprendre à me connaitre – tout comme j’avais envie d’en savoir plus sur elle. Le destin, je suis certain que ce dernier y est pour quelque chose dans cette rencontre. Je me redresse sur le fauteuil, Apolline pose sa main délicatement sur la mienne ; je ne peux que plonger mon regard dans ses prunelles foncées. Malgré le fait que nous n’avions pas de lien du sens, c’est étrange comme nous avions quelques similarités. La jeune femme me propose de nous tutoyer, je lui souris et accepte avec plaisir. « Alors chère sœur, je me permets de te tutoyer, et de te dire, que je suis heureux d’avoir bravé le froid et cette neige pour un peu de rhum ! » J’émets un léger rire, avant de reprendre mon sérieux.

Apolline se lève de son fauteuil, puis me propose de manger en sa compagnie le temps que mon compagnon arrive. Je suis du regard sa silhouette fine se dirigeant vers la table qui siège au milieu de la pièce, puis me lève à mon tour. « J’ai bien peur qu’avec ce temps, il est fait demi-tour. La neige a dût effrayer son cheval, j’espère vraiment pour lui qu’il est resté au chaud. Je m’en voudrais de retrouver son corps à mon retour. »  J’aurais dû moi-même réfléchir avant de quitter le navire si promptement, si cette jeune femme ne m’avait pas offert l’hospitalité, je serais certainement prisonnier de cette neige. Je repose les yeux sur ma sœur en train de s’agiter, je veux lui donner un coup de main, mais tout est déjà en place. Elle me fait signe de prendre place autour de la table. « C’est très généreux de ta part de m’inviter, je ne saurais comment te remercier. » Son chien vient me tourner autour quelques instants, il est amusant, je pense qu’il essaie de m’amadouer pour que je lui refile de la nourriture en douce. Je prends place sur une chaise, et répond à sa question puisque je remarque qu’elle est intrigué par moi. « Ma mère m’a toujours dit que j’avais ses mains et ces fossettes lorsque je souris. Seulement, je me dis que je m’en serais bien passé… » Je laisse ma phrase en suspend, puis je veux en avoir le cœur net, alors je pose ma question à Apolline. « Est-ce qu’il t’a frappé ? Si ma mère a prit la fuite, c’était pour cette raison…  et j’espère sincèrement qu’elle avait tord, du moins, j’espère qu’il n’a pas levé la main sur toi. »

Elle pose le pain sur la table, et s’assoit près de moi – tout en s’excusant de n’avoir rien de mieux à m’offrir. Je la rassure aussitôt. « Ne t’excuse pas, tu sais sur le navire, la nourriture est infecte ! Alors un bouillon chaud me va à merveille ! Et je ne suis pas là pour manger à l’origine ! » Ajoutais-je en rigolant pour la rassurer. C’est étrange de se retrouver là, autour d’une table, cote à cote à partager un repas comme le ferait une vraie famille. Cette idée me réchauffe le cœur, un nouveau sentiment vient de naître au plus profond de mon être. L’idée d’avoir un lien – quelque soit notre position sur cette île – un endroit où l’on peut trouver du réconfort, est apaisant. « Au fil du temps, j’espère que l’on deviendra aussi complice que puisse l’être un frère et une sœur. Dans tous les cas, j’espère qu’à partir d’aujourd’hui, on peut compter l’un sur l’autre. » J’esquisse un sourire qui se veut rassurant. L’ambiance chaleureuse de la pièce me permet de me détendre un peu, et j’en profite pour questionner ma jolie sœur : « Et dis-moi tout, y’a-t-il un heureux élu dans le cœur de ma charmante sœur ? Je ne vois pas d’anneau à ton doigt ? » Je dois avouer que je suis curieux de nature. Et puis, je doute que ma sœur soit une catin que l’on voit dans les auberges du village, elle semble avoir un bon tempérament rien d’une femme facile … je me souviens encore de sa réflexion tout à l’heure dans son commerce où elle pensait que je voulais la payer en nature. D’ailleurs cette idée me faire rire, et je ne peux que partager cette pensée. « Quand je pense que tu as cru que je voulais régler ma note en profitant de tes charmes ! »


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