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 Pleurer c'est ressentir, c'est être humain ∞ Ma'Lila.
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Message Sujet: Pleurer c'est ressentir, c'est être humain ∞ Ma'Lila. Pleurer c'est ressentir, c'est être humain ∞ Ma'Lila. EmptyLun 4 Jan 2016 - 3:22

Pleurer c'est ressentir, c'est être humain.
Ma'Lila et Cheveyo
 
Mes yeux mirent le visage de ma femme, son teint livide, les cernes bleuâtres visibles sous ses yeux rougies par la fièvre. Elle ressemble déjà à un cadavre, mais pourtant l'air continue de s'infiltrer dans ses poumons, non sans difficulté. Ma main caresse doucement sa joue et elle lève ses yeux paumés vers moi. « Elle a disparue, elle s'est envolée. Est-ce que tu l'as prise ? Est-ce que tu l'as tuée ? Elle était là puis d'un coup, elle s'est évanouie dans les airs. Je ne la vois plus, je ne l'entends plus. Lui as-tu fais du mal ? » Sa voix est faible, inaudible par séquences. De quoi parle-t-elle ? Je n'en ai pas la moindre idée et elle non plus, d'ailleurs. Tous les jours, elle délire un peu plus. Tous les jours cette fièvre continue de l'envahir, de la massacrer. Elle ne me voit plus, ne me reconnait plus. Je suis ne pas son mari et elle, elle n'est plus ma femme, elle n'en a que l'apparence, rien de plus. Même sa voix me parait différente, même les expressions qui animent son visage. Adsila n'est plus qu'une enveloppe charnelle délirante et souffrante. Au début de sa maladie soudaine, je la veillais nuit et jour, je ne la quittais pas une seule seconde, elle avait besoin de moi. Aujourd'hui, j'ai peine à rester quelques minutes auprès d'elle. Elle souffre, son corps souffre et moi, c'est mon coeur qui a mal, mon âme. Je ne supporte plus de la voir dans cet état, je ne signifie plus rien pour elle, alors que pour moi, elle est toujours cette femme qui s'envole trop tôt. J'ai peine à rester auprès d'elle et puis à quoi bon me torturer l'esprit ? Que je sois là ou non, elle ne le remarque pas, elle ne le remarque plus. Je n'ai pas plus d'importance qu'un quelconque humain à ses yeux. Elle se perd et me perd avec elle.

J'ai tant espéré, j'ai tant cherché un remède, un miracle. Sa santé se dégrade à vue d'oeil et bientôt, elle ne sera plus que cendres. J'ai cherché un moyen de la guérir au-delà de la réserve, j'ai même tenté de la soigner avec les médicaments des peaux blanches. Pour elle, pour la retrouver, j'ai même dû faire confiance à des étrangers, mais rien, que la mort qui s'approche de plus en plus d'elle. Ma famille dit que je baisse les bras et j'ai ai marre de me voiler le visage. Oui, l'espoir m'a quitté et j'aimerais avoir la force qu'on abrège ses souffrances. Elle ne reviendra plus, je peux le sentir jusqu'aux fonds de mes entrailles, sa santé ne va pas en s'améliorant. Je m'attends au pire, je ne me fais pas d'histoire. Un jour ou l'autre, elle partira et ce jour risque d'arriver rapidement. Adsila, elle est pourtant toute ma vie et je l'aime de tout mon être, mais je n'en peux plus de veiller ce corps d'où elle semble s'être envolée. C'est comme si son corps restait animé par une courte flamme et que son âme avait déjà rejoint les esprits.

Je ne réponds pas à ses propos incohérents et d'ailleurs, elle ne le remarque pas, c'est comme si je n'étais pas là. Mes yeux quittent son visage qui autrefois débordait de vie et se posent sur celui de Ma'Lila. Mon amie m'est précieuse et d'une grande aide, depuis que Adsila a été foudroyée par cette maladie sans nom. Contrairement à moi, elle ne perd pas espoir et tente de trouver ce remède miraculeux qui ne semble pas exister. Elle veille sur ma femme avec bonté et gentillesse et je lui en suis reconnaissant. Mes yeux se plongent dans les siens et je la mire en silence, durant quelque secondes. « Il n'y a toujours pas d'amélioration, n'est-ce pas ? Sa santé se dégrade de jour en jour, je peux le voir, alors s'il te plait, ne m'épargne pas. » Mes yeux l'implorent de me dire la vérité, qu'elle soit douloureuse ou non à entendre. Je ne me fais pas d'illusion, bientôt, Adsila rejoindra ses ancêtres. Jamais elle ne me donnera ces enfants dont nous avons tant parlé, jamais plus nous ne formerons un couple, une famille, j'en ai la certitude. Je ne baisse pas les bras, je suis tout simplement réaliste et ça n'a absolument rien à voir avec Sereika. J'aurais pensé la même chose, même si la belle métisse n'avait pas été dans les parages. Adsila, elle se rapproche chaque jour de l'état de cadavre et personne n'y peut quelque chose. À quoi bon faire semblant ? L'espoir peut rendre heureux, mais l'espoir peut également faire souffrir. À quoi bon s'attacher, à quoi bon espérer si elle me quitte ? La douleur est omniprésente, mais je me fais de plus en plus à la réalité. Il ne lui reste que quelques jours à vivre, je peux le sentir au fond de moi et je ne veux plus la retenir, elle voudrait que je la laisse partir.
 
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Ma'Lila Zïhnâ
Beware, I'm starving
Ma'Lila Zïhnâ
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ζ Localisation : Réserve des Indiens
ζ Occupations : Guérisseuse zélée
ζ Âge : Vingt-deux ans
ζ Statut : Amoureuse éplorée - Maman d'une petite Snanna
ζ Signes distinctifs : Une cicatrice sur la joue
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Message Sujet: Re: Pleurer c'est ressentir, c'est être humain ∞ Ma'Lila. Pleurer c'est ressentir, c'est être humain ∞ Ma'Lila. EmptyVen 8 Jan 2016 - 13:39

pleurer c'est ressentir, c'est être humain

Ma mère m’a toujours dit que le plus difficile lorsqu’on est guérisseuse, c’est l’impuissance face aux souffrances, face à une maladie qu’on ne parvient pas à guérir, face à la mort qu’on ne peut pas contrer. J’ai été face à ça plusieurs fois, mais je n’étais pas encore une guérisseuse reconnue au sein de la tribu. Aujourd’hui, je pratique depuis environ trois ans seule, sans que ma mère n’observe ce que je fais, sans qu’elle ne commente ou m’apporte son aide. Parfois, il m’arrive d’aller lui demander conseil ou alors, de m’aider lorsqu’il s’agit de mes propres maux.

Dernièrement, j’ai appris que je portais la vie, que j’étais enceinte de Set. Un choc ? Pas tellement, mais c’est si soudain et tellement pas attendu, tellement pas le moment surtout. Comment vais-je m’en sortir ? Comment seront les regards des autres indiens ? C’est de notoriété que je ne suis plus aussi pure que mon père le voudrait, si je prends époux, il saura qu’il n’apprendra pas à son épouse les vertiges de l’ivresse. Mais tous ceux que j’ai… avec qui j’ai partagé un instant se demanderont s’ils sont le père. Stupide, surtout quand on sait que je n’ai pas été avec qui que ce soit depuis plusieurs semaines, je n’ai été qu’avec Set. Cet homme qui a volé mon cœur il y a plusieurs années, qui a réussi à m’enliser sous l’ignorance pour ne pas voir en face, mes sentiments. C’est tellement triste, quand on y pense. Mais tout ça, tout ce qui m’arrive n’a aucune importance lorsqu’on est confronté à la mort. Au chagrin, à l’abandon. Depuis quelque temps, je cherche ou plutôt, je lutte pour trouver un remède contre une maladie apparue si sauvagement. Aucune explication, mais pis encore, je n’ai jamais été confronté à ce type de symptômes et j’ignore jusqu’au traitement de cette maladie. Comment faire ? Comment réagir ? Ma mère m’a conseillé de tenter des onguents et autres potions à base de plantes qui ont fait des miracles sur des maladies avec des symptômes similaires seulement, c’est toujours le néant. Inefficace. Je suis incapable de l’aider et cela me ronge les sangs, ça me brise et me frustre.

Elle délire, sa peau est encore plus pâle que la mienne et ses yeux autrefois si brillants semblent… éteints. Elle dérive peu à peu vers le monde de l’oubli, elle rejoindra les esprits et je suis impuissante. J’aimerai et je ne lâche rien pour trouver quelque chose, un remède qui le fera se remettre sur pied, qui pourra rendre une épouse forte à son mari éploré. J’observe Cheveyo près d’Adsila, un pli de contrariété entre les sourcils : ce n’est pas une situation facile et je compatis. Je n’imagine pas me retrouver dans cette position, qu’il s’agisse de ma mère, mon père ou encore, lui… Je passe une main sur mon visage avant de retourner sur les feuilles que j’écrase pour tenter un nouveau remède. Il parait, d’après un apothicaire de Blindman’s Bluff, que cette potion a été bénéfique sur une petite fille malade qui avait presque les mêmes symptômes. Il se retourne et je lève mon regard vers son visage, mordant ma lèvre lorsqu’il se met à parler : « Il n'y a toujours pas d'amélioration, n'est-ce pas ? Sa santé se dégrade de jour en jour, je peux le voir, alors s'il te plait, ne m'épargne pas. » Je ne vais pas lui mentir, il n’est pas aveugle et peut voir de lui-même à quel point son épouse s’éloigne de la lumière. Je soupire, passant une main sur mon visage. « Non, il n’y en a pas. J’ai usé de toutes mes maigres connaissances, mais pour le moment, je n’ai pas eu de résultats concluants. » Je mets les feuilles dans le bol d’eau bouillante près de moi et j’attends que ça infuse doucement. « Je suis navrée Cheveyo. Je fais tout ce que je peux et cette potion… c’est pour ainsi dire, notre dernier espoir. Elle souffre, vraiment. » Je déteste cette situation, j’en ai mal au ventre. « Si cela ne fonctionne pas, je peux toujours… empêcher qu’elle souffre pour… partir… » Je baisse les yeux, ne supportant pas de voir dans ses yeux le résultat de mes paroles.


truth is, i miss you
⊹ lumos maxima

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