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 Help I'm alive my heart keeps beating like a hammer || Mata
★ second star to the right and straight on till morning ★

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Message Sujet: Re: Help I'm alive my heart keeps beating like a hammer || Mata Help I'm alive my heart keeps beating like a hammer || Mata - Page 2 EmptyMar 12 Jan 2016 - 23:16





Mataku & Cheyenne
I tremble. They're gonna eat me alive if I stumble. They're gonna eat me aliv. Can you hear my heart, beating like a hammer, beating like a hammer. Help I'm alive my heart keeps beating like a hammer. Hard to be soft.


Maintenant, il était hors d’atteinte. Il entendait les beuglements bestiaux de l’ourse mais ceux-ci s’évanouissaient dans un coin de son cerveau. Ses paupières se fermaient, lentement, puis se rouvraient avec brutalité comme entaillées. Quelques conseils avisés de son ami guérisseur lui étaient revenus en mémoire, il ne lui fallait pas s’endormir sous peine d’empirer son cas. La fraîcheur de la grotte l’enveloppait, le réchauffant plus que jamais. Tout son corps irradiait, surtout son dos. Cheyenne avait l’impression d’être une braise, le foyer d’un incendie de forêt prêt à exploser. Il s’était lentement laissé glisser jusqu’à la paroi du sol, pourvu de la délicatesse du désespoir. Ses sens s’évanouissaient, cédant la place à cette sensation de chaleur et cette impression d’être lovée dans une couverture, de vouloir simplement fermer les yeux.

Et puis il y avait cette désagréable sensation. Cette odeur de sang qui lui agressait les narines, cette douleur lancinante qui lui léchait le dos de la nuque jusqu’à la base de la colonne vertébrale. Cheyenne tenta de bouger, le regretta amèrement aussitôt. Ce fut comme arracher un pansement d’un coup sec sauf que désormais, l’indien pouvait clairement ressentir les gouttes de son propre sang glisser sur sa peau. Un long souffle, lourd et saccadé, s’échappait d’entre ses lèvres. Cheyenne avait parfois expérimenté des états proches de celui-ci. Au fond, ça lui faisait penser à une transe, en beaucoup plus douloureux. Il se sentait hors de lui-même, comme déconnecté et si la souffrance n’avait pas été aussi vivace, peut-être aurait-il pu apprécier ce survol, ce flottement de tout son être.

Le remord aurait dû l’assaillir, la culpabilité aurait dû lui tenir chaud. Mais non, Cheyenne ne songeait même pas à la vie de son meilleur ami qu’il avait bêtement mise en danger pour poursuivre des chimères, fruit de sa simple paranoïa. Au lieu de ça, son esprit divaguait. Le Piccaninny avait presque l’impression de sentir le parfum de son Acacia, de pouvoir sentir ses doigts sur ses clavicules brûlantes. De voir le vent agir ses longs cheveux noirs, de profiter de ce petit sourire heureux. Il pouvait presque la sentir là, toute proche de lui. Et bien qu’une infime partie de lui savait qu’Acacia n’avait aucune raison de se trouver dans cette grotte, au milieu de la forêt. Une autre partie de lui voulait juste fermer les yeux et visualiser son sourire, sa douce peau halée, ses grands yeux foncés.

Ce fut pourtant une voix bien masculine qui l’arracha à ses fantasmes. De quelque part, de très loin, Mataku l’appelait. Son meilleur ami tentait de l’atteindre, il voulait l’aider à nouveau. Cheyenne esquissa un sourire, doutant de pouvoir rejoindre un jour son ami d’enfance. Il lui semblait si loin, une plaine toute entière aurait pu les séparer. La voix de Mata, pourtant plutôt puissante, ne parvenait qu’à peine à ses oreilles. Cheyenne capta cependant quelques mots que son ami prononça, quelques syllabes qui changèrent tout. Crever là. Dans le fond puant et moite d’une sombre grotte. Non,  il refusait de croire que c’était le sort auquel le réservait les esprits. Cheyenne se redressa, ses jambes refusèrent presque de le porter mais il les y contraignit. Un simple regard en arrière et il pouvait constater qu’il avait peint une esquisse de tableau avec son propre sang sur la roche.

- J’arriverai jamais au village, Mata ...

Ses doigts agrippaient les parois autour de lui, Cheyenne se traînait plus qu’il n’avançait. L’adrénaline était totalement retombée et il se sentait abattu, aussi frêle et fragile qu’un agneau quittant le flanc de sa mère. Rejoindre leur village, à titubant de la sorte, n’était même pas envisageable pour lui. L’indien parvint à avancer jusqu’à la brèche, se tirant à la force des bras. Le Picca agrippa fermement la main de son meilleur ami, sachant que dans quelques minutes, son corps craquerait. La douleur dans son dos était trop vive et ses muscles étaient fatigués. Il voulait juste se poser.

- T’es sûr de ne pas vouloir me laisser crever là-dedans ?

Chey releva le nez et ricana. C’était bien cynique que de plaisanter à propos de sa propre mort. Et pourtant, l’indien en était là ...


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Message Sujet: Re: Help I'm alive my heart keeps beating like a hammer || Mata Help I'm alive my heart keeps beating like a hammer || Mata - Page 2 EmptyVen 15 Jan 2016 - 0:14




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feat. Cheyenne


       Il ma pourtant demandé de rentrer. Il espérait que je tourne les talons, que je retourne au camp sans lui. Est-ce qu'il s'imaginait réellement s'en tirer tout seul ? Ou bien n'y a t-il pas songé un seul instant, entre l’adrénaline et la peur ? Qu'importe puisque j'ai été assez sage, ou assez sot, pour ne pas l’écouter. Seulement... je ne suis pas sur encore de pouvoir lui être d'un grand secours, pas tant qu'il ne sortira pas de là. Il est trop loin pour que je l'empoigne moi même et le tire de son abri et pour le moment.. il ne semble pas en état de s'avancer de lui même. Le problème, c'est que s'il est plus grand que moi, je suis plus large d'épaules, et là où il a réussi à se faufiler, je serais bien incapable de m'engouffrer moi même. Je ferme rapidement les yeux puis les rouvre aussitôt, retenant les mots qui me viennent quand je découvre la trace qu'il a laissé sur la parois. Le coup de patte qui l'a envoyé valsé quand l'ourse nous a fondu dessus. Il s'en sortira. Il s'en sortira si on arrive à l’extirper de là et si je peux m'en occuper rapidement.

       Je fronce les sourcils à sa réflexion. « 
Épargne moi tes conneries et garde plutôt tes forces pour essayer de te rapprocher. » Le voir lutter comme ça me noue les entrailles, le voir si faible... c'est presque un cauchemar. Presque. Parce que nous allons rentrer ensemble, là où nous attendent nos familles, nous allons rentrer et dans quelques semaines tout ceci sera derrière nous. La preuve, voilà qu'il a enfin réussit à prendre la main que je lui tends. Je lui offre mon sourire le plus franc qui se meut bien vite en un rire nerveux à l'écoute d'une énième idiotie de sa part. « Si tu continues à me casser les oreilles avec tes envies de crever je vais finir par un croire. » Il ne devrait pas plaisanter là dessus. Pas dans son état. Pas alors que je fais des pieds et des mains pour essayer de le sortir de ce caveau improvisé... et merde si je me mets moi aussi à voir sa cachette comme tel, ça va pas aller. Il faut qu'au moins un de nous deux garde espoir si on veut y arriver.

       Je raffermi ma prise sur son poignet, prenant appuis sur la roche pour le tirer à moi. « 
Je sais pas comment t'es entré là dedans... mais ça va pas être agréable d'en sortir autant être franc. Mais c'est pas comme si j’allais te laisser le choix pas vrai ? » Mais cette fois, bien que ma phrase se teint d'ironie, je ne souris plus. Je suis trop concentré à chercher comment le faire passer dans l'autre sens. C'est bien trop étroit pour que je passe les bras pour le soutenir, il va falloir qu'il puise encore un peu plus dans ses resserves, qu'il trouve la force. « J'ai besoin que tu sortes une jambes au moins, je pourrais te tirer ensuite. Juste une jambe. Rien d'insurmontable. » Si jusqu'ici j'arrivais à rester cynique pour cacher ma propre frayeur qui commence pourtant à revenir au galop, j'ai bien peur que cette dernier phrase soit teinté d’inquiétude.

       Ne rien lui montrer. Reprendre le contrôle et le guider, un geste après l'autre. Si je ne peux pas glisser mes deux bras pour le prendre en poids, je peux au moins en passer un pour l'aider à lever une jambe et la sortir de là. Dois-je lui mentir, le rassurer en disant que le reste passera tout seul ? Ou lui dire qu'il est fort probable qu'il y laisse ce qui lui reste de peau sur le dos ?  Ni l'un ni l'autre. Je me contente de passer mon bras sous le sien pour chercher la meilleure prise et de le tirer à moi en espérant limiter les dégâts. Ce n'est qu'une fois que je tombe à la renverse sou son poids, une fois qu'il est enfin dehors, une fois que j'ai pris une grande inspiration pour être sur de garder mon calme, que je ricane à nouveau, donnant une petite tape amicale sur son épaule en me redressant. «
 Tu vois que tu pouvais le faire. » Une dernière pique, comme un dernier coup de fouet pour casser ses idées morbides. Il est dehors, il va s'en tirer.

       Je l'aide à se redresser au mieux, tenant de laisser l'herboriste, le guérisseur, reprendre le dessus sur l'ami inquiet. La coupure sur son torse n'est pas si grave, son dos en revanche me semble bien plus préoccupante. D'une part parce qu'elle est plus étendue, mais parce qu’elle risque de s'infecter surtout. Et tout en m’assurant qu'il ne bascule pas, je fouille ma besace d'une main pour trouver quelque chose pour éviter qu'il continue de se vider de son sang. Le trajet sera long vu que je devrais probablement le soutenir si ce n'est le porter et je crains qu'il ne.. non, ne pas paniquer, ne pas voir le pire arriver quand on peut l’éviter.  « 
Tu restes avec moi hein ? Tu vas me faire la conversation sur le trajet du retour. » Le tenir éveillé. Surtout le tenir éveillé.




Dernière édition par Mataku le Mer 20 Jan 2016 - 23:07, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Help I'm alive my heart keeps beating like a hammer || Mata Help I'm alive my heart keeps beating like a hammer || Mata - Page 2 EmptyMer 20 Jan 2016 - 19:54





Mataku & Cheyenne
I tremble. They're gonna eat me alive if I stumble. They're gonna eat me aliv. Can you hear my heart, beating like a hammer, beating like a hammer. Help I'm alive my heart keeps beating like a hammer. Hard to be soft.


Ses forces s’amenuisaient, chaque pas était douloureux. C’était comme si les griffes de l’ourse étaient encore plantées dans son dos. Cheyenne avait un pied dans la réalité et l’autre dans un monde presque onirique. À tout moment, son esprit menaçait de s’évader de son corps pour n’y laisser qu’une marionnette de chair, vide. Perdre connaissance aurait été sa fin, Mataku ne pouvait l’atteindre de là et seul dans cette grotte, l’indien finirait dévoré par quelques bêtes sauvages ou peut-être deviendrait-il poussière en silence, loin des siens, loin de sa famille. Cette pensée le rendait si triste que Cheyenne parvenait presque à retrouver un semblant de conscience.

Son meilleur ami ne le laissait pas perdre espoir, le rassurant avec des paroles encourageantes et tentant de lui faire entendre raison. Cheyenne pensait à sa femme, à sa fille aussi, à sa petite sœur au village. À tous ces gens qui l’attendaient, qu’il refusait d’abandonner. Et puis il y avait ce bon vieux Mataku, qui finirait par devenir fou s’il voyait littéralement son ami mourir juste sous ses yeux, sans pouvoir lever le petit doigt pour l’aider. Cheyenne ne pouvait leur infliger ça. Alors, il avança. Ce fut pénible mais agréable comparé à ce qui l’attendait ...

Mata l’avait prévenu, la sortie serait désagréable. Et en effet, elle le fut. Quand Cheyenne sentit la poigne du guérisseur le saisir et que son corps glissa entre la roche, son dos sembla s’enflammer. La douleur lui coupa le souffle, durant un instant, Cheyenne fut en apnée. Sa cage thoracique se redressa, ses poumons furent asphyxiés durant quelques secondes tandis que ses yeux s’écarquillaient et qu’il chutait sur son meilleur ami. Durant une minute, le pêcheur crut que l’instant était venu, qu’il allait s’évanouir sous la douleur ou qu’il ne parviendrait plus jamais à retrouver un semblant d’oxygène. Cette sensation d’avoir le dos à vif, comme si le moindre courant d’air pouvait être une lame de rasoir, ça le rendait dingue.

Les deux indiens se redressèrent, Cheyenne serrait les poings, serrait les dents et se forçait à tenir le coup. Mataku faisait tout pour être rassurant. Ils devaient rentrer au village, là-bas, ils auraient forcément de quoi le soigner. Enfin, peut-être. Le Piccaninny se devait d’être optimiste, de ne penser qu’au positif. Il laissa son meilleur ami le soutenir et l’aider à avancer tout en esquissant un sourire qui transpirait la souffrance.

- Je resterai avec toi jusqu’aux portes du camp. Dès qu’on les aura franchies, je ne te promets plus rien ...

Cette route, qu’il avait parcourue des dizaines de fois, lui sembla le pire supplice du monde. Au moindre choc, il tremblait de douleur. Au moindre souffle de vent, il avait l’impression que ses entrailles gelaient de l’intérieur. Et cette sensation, toujours présente, d’être à deux doigts de tomber raide mort sur la terre battue. Cheyenne n’ajouta plus un mot, il en aurait été incapable. Toute son énergie était dépensée dans ses pas, ses doigts étaient serrés sur les vêtements de Mataku auxquels il s’agrippait comme à une bouée de sauvetage.

Enfin, le camp leur apparut à l’horizon. Cheyenne s’efforça de tenir bon jusqu’aux portes mais comme promis, dès qu’ils les eurent franchies, l’indien s’écroula. Le Piccaninny aurait pu finir à terre mais d’autres indiens accoururent à toute vitesse, prêts à donner un coup de main. Désormais, Cheyenne savait que son meilleur ami pourrait reprendre son rôle de guérisseur, que sa petite sœur viendrait sans doute en aide à Mataku et qu’aucun des deux ne le laisserait mourir. Désormais, il pouvait sombrer dans le néant sans avoir peur d’abandonner qui que ce soit ...

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Message Sujet: Re: Help I'm alive my heart keeps beating like a hammer || Mata Help I'm alive my heart keeps beating like a hammer || Mata - Page 2 EmptyJeu 21 Jan 2016 - 23:04




Help I'm alive my heart keeps beating like a hammer


feat. Cheyenne


       S’il perd connaissance, je risque non seulement de le perdre tout a fait, mais je serais bien incapable de le traîner seul jusqu’au camp. Pas assez vite du moins. C'est pour cela que je tiens à lui faire la causette sur le trajet. J'ai déjà perdu un frère, je me refuse à laisser mourir celui ci. Sans parler de ceux qui l'attendent au camp. c’est d'eux que je lui parle pour le garder alerte. D'elles plus précisément, de sa femme, de sa fille, de sa sœur..

       Je sais qu'il tient trop à elles pour les abandonner aussi facilement. Après tout, c'est pour cela que nous en sommes là n'est- ce pas ? Parce que, tout comme à moi , il est inconcevable pour mon ami de laisser quoi que ce soit arriver aux gens auxquels il tient. Ce n'est pas un reproche, loin de là. Quoi que cette excursion aurait peut nous coûter, j'aurais certainement amis autant d'énergie et d'empressement irraisonné à retourner ciel et terre pour retrouver ces êtres chers disparus.

       Et c'est peut être parce que je me raccroche à ça, à l'idée que je pourrais très bien être à sa place, et que lui il ne flancherait pas, c'est peut être grâce à cela que je parviens à parcourir ce maudit trajet sans le lâcher, sans cesser de lui parler malgré mon souffle court et la fatigue. Ma cheville me fait souffrir mais je me force à en faire abstraction. Je suis sa seule béquille si je m'effondre... Hors de question . Je fais la conversation seul au final, me contentant d'un monologue laborieux quand il lutte déjà assez pour se mouvoir . Il aura tout le loisir de m'en vouloir pour la migraine plus tard . |

       Je ne saurais dire si j'ai été d'une grande aide, moi et non monologue, mais nous y sommes... nous y sommes enfin. Il a tenu parole, ne me faussant Campanie qu'une fois les portes franchies. Il s'effondre et moi je manque de l'imiter. La fatigue, les nerfs tout joue contre moi. Et pourtant, pourtant il n'est pas eu un temps de lâcher prise. Si d'autres se sont précipites pour me venir en aide et le retenir, je sais que c'est à moi qu'il incombe de s'occuper de ses blessures. On tente bien de me faire remarque que je suis épuisé, que je boite, que j'ai plus l'air d' un mort que d'un vivant mais je ne cède rien. J'envoie chercher la sœur de Cheyenne et je tente de Rassurer ma fille d'un sourire qui doit probablement sonner faux, crispé, douloureux. Pourtant, si son regard trahi toujours une certaine crainte, elle me retourne mon sourire avant que je ne disparaise avec les autres dans ma hutte pour tenter de... non... pas pour tenter.... pour sauver le dernier frère qu'il me reste.

       C'est la voix de la sœur de Cheyenne qui me sort de mon demi sommeil comme elle me tapote doucement sur le bras. «
Mata? il s'est réveillé. » Elle murmure presque, de peur de le brusquer peut être. Moi je ne prends pas cette peine, me redressant vivement pour venir poser une main sur l'épaule de mon ami. Un simple sourire, voilà tout ce que je lui offre. Évidement que je suis soulagé de le voir émerger mais je n’ai pas le cœur à lui dire le moindre mot. Pourtant elle ou moi, il faudra bien que quelqu'un lui explique ce qu'il s’est passé depuis qu'il a perdu connaissance.


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Message Sujet: Re: Help I'm alive my heart keeps beating like a hammer || Mata Help I'm alive my heart keeps beating like a hammer || Mata - Page 2 EmptyJeu 28 Jan 2016 - 10:54





Mataku & Cheyenne
I tremble. They're gonna eat me alive if I stumble. They're gonna eat me aliv. Can you hear my heart, beating like a hammer, beating like a hammer. Help I'm alive my heart keeps beating like a hammer. Hard to be soft.





Toute douleur évanouie. Une sensation de libération comme si tout a coup, le monde se faisait silencieux. Cheyenne crut quelques secondes qu'il partait rejoindre les esprits. Comment expliquer autrement le fait que son dos lui paraissait totalement apaisé ? Que plus aucunes questions ne le taraudait ? L'indien sombrait donc dans l'inconscience.Mais tandis que son corps inerte chutait lamentablement, d'autres Piccaninny accouraient pour les aider Mataku et lui. Ils portèrent leur ami de longue date, Cheyenne le pêcheur, jusqu'au tipi de son meilleur ami. Là, on prendrait soin de lui. On panserait ses plaies et nettoierait sa peau crasseuse. Sa petite soeur finirait par arriver, constater les dégâts et aider au mieux.

Pendant ce temps, plongé dans le noir total, Cheyenne ne rêvait pas. Il aurait pu avoir des visions de sa famille, voir des plaines verdoyantes ou ce genre de choses dont parlent les mourants. Au lieu de ça, ce fut plutôt comme un long silence. Un vide de plusieurs heures dans son existence. Instants où il ne se passa rien, où son esprit s'endormit en même temps que son corps. Alors qu'on s'affairait à le sauver, lui, il baignait dans le néant.

Mais cette tranquillité ne pouvait être de longue durée, cela ne pouvait humainement tenir bien plus longtemps. Aussi, subitement, ses yeux s'ouvrirent. Cheyenne chuta alors de ce nuage de vide sur lequel il s'était posé. La douleur l'attrapa, plantant ses longues griffes dans sa chair et lui arrachant des grimaces. Tout son corps se réveillait, lui rappelant l'aventure qu'il avait vécue. L'indien se redressa péniblement sur les coudes, à la recherche de Mataku. Allait-il bien ? S'en tirait-il à bon compte ? Cheyenne espérait que son ami avait tout de même pris le temps de se soigner lui-même ! Il s'en voudrait d'avoir été une priorité absolue.

Quelque chose d'autre le frappa néanmoins. Il s'éveillait mais pourtant, aucune main tendre ne tenait la sienne. Aucun sourire énamouré ne le fixait. Aucun pleur enfantin ne lui faisait reprendre conscience. Non, tout ça était absent. Cheyenne inspecta le tipi des yeux mais Acacia et leur fille n'étaient pas là. Son coeur se mit à battre légèrement plus vite. Que se passait-il ? Pourquoi sa famille n'était même pas présente à son chevet alors qu'il avait frôlé la mort ? Chey trouva Mataku du regard et fronça les sourcils.

- Mata ! Merci, mon ami !

L'indien était encore à bout de souffle. Il lui aurait été bien dur de s'épancher davantage. Mais le Picca savait qu'il devait la vie à son meilleur ami ! Et cette dette, il ne l'oublierait pas de si tôt ! Cependant, l'absence des siens le perturbait trop pour qu'il se perde en conjectures.

- Où est Acacia ? Où est ma fille ?

L'homme leva un regard interrogateur sur Mataku. Quelque part au fond de lui, Cheyenne savait que quelque chose clochait. Ce n'était pas normal de s'éveiller sans elles. Il avait dû survenir un évènement durant son inconscience. Le Piccaninny était totalement perdu, confus.

- Je ne comprends pas Mata ... Je croyais les trouver à mon réveil !

Il ne rendait, décidément, pas la tâche facile à ce bon vieux guérisseur !

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Message Sujet: Re: Help I'm alive my heart keeps beating like a hammer || Mata Help I'm alive my heart keeps beating like a hammer || Mata - Page 2 EmptyLun 1 Fév 2016 - 23:30




Help I'm alive my heart keeps beating like a hammer


feat. Cheyenne


       Et si ses blessures avaient été plus grave encore ? Et si je n'avais pas été en mesure de lui venir en aide ? J'aurais perdu un frère de plus.. non, je ne veux pas y penser, je veux chasser tous ces ''si'', toutes ces éventualités sombres de mon esprit. Tout est bien qui finit bien, il vient de reprendre connaissance, il va bien... physiquement. Pour le reste.. oh comme j'aimerais ne pas avoir la lourde tache de devoir lui annoncer tout ça.. Seulement, au vu du regard que me lance sa sœur je comprends bien vite qu'elle ne s'en sent pas non plus. Ainsi c'est à moi qu'il incombe de lui parler. Et si je me contente de presser mon épaule en souriant pour lui faire comprendre qu'il n'a pas, qu'il aura jamais, à me remercier pour ce qu'il s'est passé, je suis bien forcé de desserrer les dents quand il pose la question à laquelle je redoute tant de répondre.

       Où sont elles... Je le fuis du regard, je me mords la joue, je prends une grande inspiration pour soupirer aussitôt, je cherche mes mots. Comment pourrais je lui dire la vérité alors qu'il se remet encore de notre rencontre avec l'ourse. « 
elles.. ne sont pas là.  » Bravo. Bravo, il ne l'avait probablement pas remarqué, tu as bien fais de le lui signaler. Allons, respire.. là voilà... et reprend. « Avant toutes choses, je veux que tu t'installes comme il faut, là, ne fais pas de geste brusques. Tu ne voudrais pas rouvrir ce plaies hein ? » Je me force à ricaner là où la situation n'a rien de caustique. Il est perdu, il ne comprend pas, mais si seulement je pouvais comprendre moi même ce qui a bien put se passer pour en arriver là.

       Je le lâche de la main seulement, gardant les yeux sur lui de peur qu'il ne bouge de son lit, et je m'assieds à son chevet. Je ne sais toujours pas comment tourner tout ça mais je tiens à faire les choses comme il faut et je crains de devoir formuler un long discours et m'y perdre. « 
L'autre jour... quand tu les as crues perdues... » Non je ne devrai spas commencer comme cela, je vais le faire paniquer plus encore. Mais comment ? J'en ai pas la moindre idée. Aussi je fuis son regard, fixant mes mains que je torture en nouant mes doigts nerveusement. « .. elles n'étaient pas sorties pour quelques récoltes que ce soit. » Oui jusque là... aller, respire et continue. Mais je vais lui briser le cœur, faire s'effondrer tout son monde, l'achever alors qu'il a avant tout besoin de repos....

       Réfléchis Mata, s'il n'était qu'un patient comme un autre, tu cracherais le morceau non ? Mais il ne l'est pas. Il est mon ami, celui que j'aime comme un frère. Et lui infliger tout ça m'est la pire des tortures. «
 Elles sont parties Chey. Elles vont bien, je pense, mais elles sont parties et elles ne reviendront pas. » C'est sortit tout seul finalement, d'une traite, comme je torturais un peu plus mes pauvres phalanges. « Je suis désolé, si j'avais pu faire quoi que ce soit pour l'en empêcher, pour la convaincre de te parler, pour... » Je n'ose pas relever le regard vers lui. La femme à qui j'avais offert mon cœur, je l'aie perdue aussi, mais c'est bien incomparable. Ena n’est pas partie, on me l'a prise. Et puis il me reste Selyne... non, je ne peux imaginer ce qu'il doit ressentir, ce qu'il va devoir traverser. Peut être que... je porte la main à ma poche. « C’est bien peu de chose, j'en ai bien conscience, ce sera peut être pire encore. Mais il y a ça. » Je lui tends la lettre qu’elle a laissé sans pour autant oser la lâcher. « Je ne l'ai pas lue. Je ne sais pas ce que tu vas trouver dedans. Mais... » ai je besoin de lui dire qu'il a tout mon soutient aussi maigre consolation que cela puisse être ?



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Message Sujet: Re: Help I'm alive my heart keeps beating like a hammer || Mata Help I'm alive my heart keeps beating like a hammer || Mata - Page 2 EmptyMar 9 Fév 2016 - 21:36





Mataku & Cheyenne
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Quelque chose ne va pas. Cheyenne avait été presque mortellement blessé et pourtant, à son réveil, sa femme et sa fille n’étaient pas là. Cette simple absence le rendait nerveux. Il pressentait quelque chose mais son inconscient l’empêchait de réaliser l’inévitable. Poser la question à Mataku ne lui fut pas d’une grande aide. Subitement, son ami agissait bizarrement. Il se triturait les doigts, cherchait ses mots, inspirait pour mieux expirer sans pour autant s’expliquer. Dans son lit, Cheyenne s’était légèrement redressé. Ses sourcils s’étaient froncés, son cœur battait plus vite. Son instinct lui hurlait que sa vie allait prendre un nouveau tournant. Et il ne croyait pas si bien dire ...

Mataku parvint enfin à sortir quelques mots. Elles n’étaient donc pas parties faire quelques récoltes. Dans ce cas, où étaient-elles allées ? Cheyenne commençait peu à peu à voir la vérité. Inutile de l’entendre de la bouche de son ami, son visage crispé en disait déjà bien assez long. L’indien redoutait le pire. L’instant où on lui annoncerait qu’elles étaient mortes, parties, envolées, disparues. Qu’importe. Et puis soudain, ce fut enfin la délivrance. Mata trouva le courage de faire tomber le couperet. En un claquement sonore, la tête de Cheyenne fut tranchée et plus rien ne resta sur ses larges épaules si ce n’est un trou béant. Elles étaient parties.

Son meilleur ami tentait, il voulait se montrer présent et lui faire comprendre que tout ça avait échappé à son contrôle. Cheyenne ne pouvait lui en tenir rigueur, il ne parvenait même pas à aligner deux pensées cohérentes. L’homme finit par secouer la tête, se la prenant à deux mains comme si un monstre tentaculaire cherchait à en sortir. Tout s’expliquait. La nervosité de Mataku, ses mots bafouillés, toutes ces paroles et ces gestes maladroits.  Chey venait simplement de perdre sa famille en l’espace de quelques heures. C’était la dégringolade. Son ami lui tendit alors une lettre, il disait ne pas savoir ce qu’il y avait dedans mais tous les deux en étaient parfaitement conscients. Quelques mots d’adieux.

- Merci Mata.

Cheyenne se sentait vide à l’intérieur, il réagissait tel un robot en répondant machinalement. Mais quelque part tout au fond de lui, le Piccaninny imaginait combien il devait être dur pour Mataku de faire tout ça ! L’avoir arraché à la mort n’avait pas suffis, il fallait désormais qu’il joue au messager bien sombre. Ce n’était pas une tâche que Chey aurait voulu pour son ami. D’ailleurs, mieux valait l’éloigner, l’envoyer loin avant que la colère, la tristesse et la solitude ne lui fasse dire des choses qu’il regretterait.

- Je vais te demander de me laisser, Mataku. J’ai besoin de lire ça.

Ce ne seraient que quelques lignes, une poignée de mots inutiles qui achèveraient de le rendre dingue. Mais à la fin de cette lecture, Cheyenne le savait, il serait dévasté. Mataku en avait déjà bien assez vu et l’indien ne tenait pas à ce que son ami le voit au plus bas. Sa famille, peut-être. Et encore, il n’était pas sûr de vouloir infliger ça à sa petite sœur. L’indien serrerait les dents, ravalerait sa douleur et haïrait le monde entier durant quelques jours. Ensuite, il s’en remettrait sûrement aux esprits et à leur sagesse car pauvre Piccaninny qu’il était, que pouvait-il faire de plus ? Avant que son meilleur ami ne sorte, Cheyenne lui lança rapidement :

- Merci pour tout ...

Une bien maigre compensation en contrepartie de tout ce que Mataku avait fait et vu aujourd’hui simplement dans le but de venir en aide à son ami !


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