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 like a brother - STUART
★ second star to the right and straight on till morning ★

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Apolline Moorehead
Beware, I'm starving
Apolline Moorehead
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Message Sujet: like a brother - STUART like a brother - STUART EmptyJeu 12 Nov 2015 - 11:24

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IL Y A QUATRE ANS
« Passe une bonne journée mon enfant ! » Mes lippes s’étirent envers ma mère d’adoption, hochant de la tête. Les journées à la taverne sont toutes similaires sauf lorsque des rixes explosent ou que certains marins se montrent plus entreprenants que d’autres. Cela ne m’est arrivé qu’une seule fois, c’était un homme d’un certain âge qui voulait que je le rejoigne après mon service dans sa chambre pour une nuit d’ivresse. J’étais devenu aussi rouge que la pivoine, j’ai bien entendu repoussé ses avances et il n’a pas insisté. Je sais que certaines ont parfois la désagréable insistance des hommes pour les mettre dans leur couche : peut-être mon jeune âge ou mes yeux bien trop innocents ? Je traverse la cité grouillante malgré l’heure matinale, saluant deux ou trois commerçants que je connais par le biais de ma famille. Je m’arrête près du marchand de fruits pour lui en acheter un, depuis le temps, c’est devenu un ami et comme chaque matin lorsque je lui tends ma pièce, il refuse et me laisse repartir avec ma pomme. J’arrive à la taverne aux effluves d’alcools et de sueurs, j’enfile mon tablier et je vais chercher de l’eau au puits pour laver le sol. Je laisse tomber deux brindilles de lavandes dans le seau pour donner une odeur agréable. Je sais que le tavernier n’apprécie guère cela, qu’il trouve que ça fait trop « femelle », mais au moins, ça cache légèrement les odeurs écœurantes du lieu. Je frotte le sol, tombant sur une tache de sang et je grimace : je ne me souviens pas ne pas être tombée sur du sang depuis mon arrivée dans l’établissement. Des bagarres, il y en a tous les jours ou presque. J’ai même assisté à un meurtre une fois. Ce lieu n’est pas pour moi, mais j’ai besoin d’argent et ce n’est pas loin de chez moi, ça paye bien. Et ce n’est pas si déplaisant que ça, juste brutal et dérangeant quand les hommes sont trop… entreprenants.

Il est bientôt midi et c’est l’heure ou la clientèle afflue le plus dans la journée. J’étire un sourire en m’approchant de la table ou mon père s’est installé. Il vient une fois par semaine déjeuner ici avec deux amis à lui, je m’occupe toujours d’eux, car cela me fait plaisir. Je l’embrasse sur le front tandis qu’il glisse un bras autour de ma taille naturellement : « Comme d’habitude ? » Ils hochent tous de la tête et je vais passer commande auprès du cuisinier. J’aime ces instants : outre le fait de tous les pourboires que je glisse dans ma poche, je suis entourée de monde et pour la peureuse de la solitude que je suis, c’est plus que bon. Mon père est parti depuis maintenant une bonne heure et il y a moins de monde. Le tavernier sort pour aller chercher une commande à l’autre bout de la ville, nous laissant entre serveuses dans la taverne. Un client tape du poing sur le comptoir, il est ivre mort : « Qu’est-ce qu’il faut faire pour s’faire servir ici ?! » Je grimace, observant les deux autres filles pour qu’elles s’en occupent, mais elles font semblant de nettoyer les tables ou de débarrasser. Cela va donc être pour moi. Je vais derrière le bar, plaçant un sourire sur mes lippes : « Qu’est-ce que tu veux boire ? » Il lève ses yeux luisants sur mon faciès et étire un sourire, dévoilant des dents noires et cassées pour certaines : « Sers-moi un bon rhum ma jolie ! » Je m’exécute, lui déposant juste devant ses mains épaisses : « Viens donc à côté d’moi ma jolie, viens ! » Je fronce des sourcils, mon baromètre de méfiance montant à son paroxysme : « Que veux-tu ? » « J’veux juste vérifier un truc ! Viens, j’vais pas t’manger tu sais ! » Je soupire, contourne le bar pour m’approcher de l’homme.

Je suis pourtant méfiante et pas si naïve que ça : mais je me fais souvent avoir. A croire qu’être trop méfiante conduit vers les pièges les plus simples. « J’suis sur que t’as d’jolies cuisses sous ta robe ! J’ai bien envie d’vérifier ! Si tu cries, j’te tue c’est clair… » Mes mirettes s’élargissent de craintes et je remue de la tête. L’homme passe sa main sur mon avant-bras et jusqu’à mon épaule pour mettre mes cheveux vers l’arrière. « T’auras plus ta place au bordel qu’ici, ma jolie ! Et si d’ailleurs, t’y allais que j’puisse v’nir te culbuter tous les jours ! » Je cherche une aide quelconque dans la pièce, mais je sais que les filles ne m’aideront pas et il n’y a pas d’autres hommes sobres dans le coin. Il y a bien un homme au fond, mais il ne regarde pas dans notre direction et je doute qu’il tente quoi que ce soit face à la masse énorme que représente mon offenseur. « Viens avec moi, on va s’faire une jolie promenade tous les deux ! » « Je n’ai pas fini mon travail ! Je vais me faire renvoyer si je quitte la taverne avant la fin de mon service ! » Il attrape mon visage entre ses doigts gras dont l’odeur me donne envie de vomir : « C’pas grave ça, t’vas avoir un nouveau travail ! » Cela ne peut être qu’un cauchemar ! Je n’ai jamais eu ce type de client jusqu’à maintenant et je n’ai pas souvenirs que les filles se soient fait agresser de la sorte. Bien que… la semaine dernière, l’une d’elles s’est fait violé dans le garde-manger. Mon visage blêmit alors que le gros porc se lève en m’attrapant le bras : « Où allez-vous ? » Je hurle de joie en mon for intérieur lorsqu’une des filles intervient : « J’l’emmène faire un tour, elle s’sent pas bien ! » Elle tourne ses mirettes vers moi et je remue frénétiquement de la tête : mais elle remarque surtout ma pâleur et pose une main sur mon visage. « Tu veux que j’t’accompagne plutôt ?! » « Non ! J’suis médecin alors, j’vais mieux m’en occuper qu’toi femme ! » Elle ne dit plus rien et s’écarte. Ma dernière chance reste cet homme, alors je tente le tout pour le tout et m’élance sur lui, attrapant son bras en forçant ainsi son regard vers moi. « Pitié… » Le gros porc m’attrape et s’excuse auprès du client roux. Mais pourquoi est-ce que personne ne remarque ma peur ? C’est pourtant plus que louche, un client qui emmène une employée de la taverne faire un tour, prétendant un malaise et être médecin ? Suis-je la seule saine d’esprit dans ce bordel ?!


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Message Sujet: Re: like a brother - STUART like a brother - STUART EmptyJeu 12 Nov 2015 - 22:08




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     Un soir comme les autres. Un soir banal à pleurer. Simplement assis là, à cette table solitaire, dans cette taverne des plus calmes. Et si bien des gens déprimeraient ainsi laissés à leur solitude, moi j'en ai fait mon quotidien. Une vielle compagne dont je me satisfais tous à fait. Et c’est en sa compagnie que je tente de faire mes comptes. Enfin, façon de parler. Je me contente d'aligner des battons sur un bout de papier. Une colonne pour les peaux, une pour les cuirs, une pour le gibier frais. Je garde une sorte d'historique de semaines en semaines. Juste histoire de savoir ce qu'il me faut pour mon prochain passage en ville. Je n'aime pas l'idée d’abattre une bestiole pour rien, alors je m'efforce de m'adapter en fonction de ce que j'arrive à revendre ou de ce qu'on me demande.  Je ne suis pas persuadé que mes.. comptes soient justes, ni même que ma méthode soit la plus appropriée, mais elle fonctionne jusqu'ici alors pourquoi en changer ?

     Un soir comme les autres disais-je. Avec son lot de petits imprévus qui se ressemblent tous et rendent le tout plus monotone encore. Un type qui se fait un peu trop insistant avec une des serveuses, comme souvent. Bah, elle saura se défendre, comme souvent. Et j'aurais de nouveau la paix, comme toujours. Ainsi je replonge le nez dans mes papiers, tentant de ne pas me déconcentrer. C'est que je serais bien incapable de chercher mon erreur, je ne compte pas après tout, je compare simplement les colonnes... Et je peste en silence quand je suis obligé de relever la tete une fois de plus. Les choses semblent se calmer moins vite que prévu entre le poivrot et la serveuse. Quelqu'un va bouger. Je ne vais pas prendre de risques pour si peu. Quelqu'un s'en chargera...

     Quelqu'un.. ou personne... elle semble désespérée, totalement perdue, quand elle se précipite à ma table. Mon regard passe du sien à celui du lourdeau qui la traîne rapidement plus loin. Personne n'a bougé... est-ce que c’est vraiment à moi de faire ça ? Mais je reste là.. non personne d'autre n'a bougé. Je soupire comme ils s’apprêtent à passer la porte et j’enfourne mes affaires dans mon sac d'un geste rapide avant de leur emboîter le pas. Comment pourrais je rester là à ne rien faire...

     Un raclement de gorge à peine le pied posé dehors et bien qu'il semble particulièrement agacé d'avoir à s’arrêter, le poivrot se retourne en grognant. « 
Tu as dis être médecin non ? Ça tombe bien, j'aurais justement besoin de quelque chose pour cette blessure là... » Je lui tends mon poignet en m'approchant lentement. « Si, si regarde... j'insiste... » Un pas de plus. Un autre. Et c'est finalement le poing serré fermement que je lui colle sous le nez en arrivant à sa hauteur. « Regarde.. je suis sur que je peux frapper assez fort pour me briser une phalange si j'arrive à te broyer le nez. La dame a pas l'air d'avoir besoin d'un toubib. Laisse la partir. » Et voilà que je joue les héros... pourquoi fallait-il que ce soit à moi de jouer les héros...



Dernière édition par Stuart Johnson le Dim 15 Nov 2015 - 16:35, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: like a brother - STUART like a brother - STUART EmptyVen 13 Nov 2015 - 22:14

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IL Y A QUATRE ANS
Je me retourne en même temps que mon agresseur lorsque l’homme roux de la taverne intervient enfin. Merci, enfin quelqu’un saint d’esprit qui a remarqué mon désarroi. Il a quand même fallu que je le supplie, mais au moins, il n’est pas resté silencieux comme le font de nombreux clients lorsque des filles se retrouvent avec un tactile. . « Tu as dis être médecin non ? Ça tombe bien, j'aurais justement besoin de quelque chose pour cette blessure là... » J’observe la scène avec les sourcils froncés, le cœur battant à son paroxysme. J’ai peur, je ne suis qu’une jeune fille qui travaille dans un lieu de débauche, la plupart du temps. Le roux soulève son bras avec force pour frapper le gros porc qui me lâche sous la surprise et la douleur. Je m’écarte de leur altercation, profitant de ses gémissements pour aller derrière mon sauveur. « Regarde.. je suis sur que je peux frapper assez fort pour me briser une phalange si j'arrive à te broyer le nez. La dame a pas l'air d'avoir besoin d'un toubib. Laisse la partir. » Comme la courageuse que je ne suis pas, j’approuve d’un mouvement de tête ses paroles en croisant les mirettes du client brillantes de colères. « T’es qui toi, pour décider d’ce que veut la femelle ?! » Il se redresse, essuyant d’un revers de main le filet de sang qui s’échappe de son nez épaté et crasseux : « T’vas m’le payer, misérable ! » Il s’élance en avant, les deux bras au niveau de sa taille pour le charger et j’ai tout juste le temps de m’effacer sur le côté qu’ils tombent à la renverse dans la boue. Je place une main sur ma bouche après un cri de surprise et de crainte : cet homme m’a sauvé alors je tiens un minimum à sa survie. Je m’en voudrai qu’il se fasse tuer juste pour interrompre les noirs desseins de ce gros porc qu’est le client ivre. Il a le dessus et écrase l’homme roux dans la gadoue, enfonçant sa tête dans la glaise pour l’étouffer. Mes mirettes rencontrent les croquants qui n’essayent même pas d’interrompre la rixe. Ils ont l’habitude, Blindman’s Bluff n’est pas une cité joyeuse et parfaite : nous avons nos bouleversements chaque jour.

Je m’éloigne de la scène et attrape le premier objet qui me sera utile pour aider ce malheureux qui m’a aidé. Je frappe avec force sur le crâne du porc, le légume explose en plusieurs morceaux de chairs, mais n’assomme pas pour autant l’animal qui continue de l’écraser de tout son poids. Je suis trop stupide, comme si un légume serait suffisamment solide ?! Je retourne chercher quelque chose de plus solide et c’est finalement une bûche en bois que je prends et je reviens, frappant une nouvelle fois son crâne. Le balèze tombe sur le côté, libérant le roux de son asphyxie et je l’aide à se redresser : « Je suis désolée de te causer des ennuis... » Mes mirettes havane rencontrent les siennes et j’étire une grimace, essuyant son visage avec un morceau de ma robe. « Tu peux encore repartir et me laissez avec, je ne veux pas que tu te fasses tuer à cause de moi. » J’étire un simulacre de sourire, bien vite interrompu par la brute de nouveau sur ses jambes courtes et boudinées : « Bandes de mécréants ! » S’il pointe un gros doigt en notre direction, son regard est ailleurs et partout à la fois, comme s’il nous voyait à divers endroits excepté juste devant son nez. Est-ce mon coup de bûche ? L’homme sort son poignard de sa ceinture et je me cache derrière le roux, plus craintive qu’au départ. Là, ça devient plus sérieux comme bataille et j’espère sincèrement qu’il ne va pas y laisser quoi que ce soit : je m’en voudrai tellement après. Une journée vraiment catastrophique, j’aurai dû rester dans ma couche à ne rien faire.


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Message Sujet: Re: like a brother - STUART like a brother - STUART EmptySam 14 Nov 2015 - 16:35




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     J'ai au moins réussit à lui faire lâcher le bras de la jeune femme … et à capter toute son attention. Et  il ne me laisse pas vraiment le temps de regretter mon geste. Il est déjà en train de vociférer quelques menaces qu'il met à exécution presque aussitôt. La douleur sourde comme son épaule vient s'enfoncer dans mes cotes. Le choc violent quand mon flanc heurte le sol au moment où son poids nous entraîne par terre. Et moi qui espérait avoir ma chance face à lui, plus agile, plus rapide quand il me semblait n’être qu'un lourdaud trop éméché. Seulement... crevette je suis en effet, et il a tot fait de prendre le dessus. Littéralement. Me bloquant à plat ventre sur ce sol boueux. Et me voilà à me débattre, tentant en vain d'attraper la moindre prise pour réussir à l'agripper et le faire bouger de là tandis qu'il s'efforce de me maintenir en place.

     Respirer... il faut que je respire... surtout pas... je  n'inspirerais rien de plus que cette terre trempée... mais il le faut... Mourir ici ? Comme cela ? Pourquoi ? Elle s'est tiré au moins j’espère... Et à l'instant où je crains de ne perdre tout à fait espoir, voilà que ce poids mort dans mon dos, que cette main qui m'enfonçait le crane dans le sol, se font moins pressants. Il bascule sur le coté sans que je n'en comprenne la raison mais je saisi ma chance pour me redresser sur les avants bras et rouler sur le dos. Mes poumons me brûlent tant j'inspire fort pour les remplir enfin. Bon sang... mais qu'est ce qu'il s’est passé ? « 
 Toi ? » que je souffle quand je la vois me tendre une main secourable pour me remettre sur pieds. Un comble. La demoiselle en détresse., volant au secours de son... bon à rien de sauveur. Elle est désolée de me causer des ennuis qu'elle dit... et j'ai comme une vague impression de déjà vu. J'ai manqué d’oxygène, je délire. Pas maintenant.

     Et debout, mains sur les cuisses, je peine à retrouver une respiration convenable quant elle reprend la parole en me passant un pan de sa robe sur les joues pour me... débarbouiller ? « 
  Repartir ? Et te laisser à sa merci ? Tu sais que je ne peux pas faire ça Lizzy, ne soit pas ridicule. » La voix de l'autre poivrot dans mon dos me fait sursauter, me ramenant d'un coup à la réalité. Et quand il sort une lame pour la pointer sur nous et que la jeune femme vient se cacher dans mon dos, je tends la main en arrière pour repousser... non... comment l'ai je appelée ? Je me tourne presque instantanément pour la fixer, étêté... elle n'a pas relevé.. j'ai du rêver.. je n'ai pas pu prononcer ce nom. Et pour l'heure, j'ai plus urgent à régler que mes hallucinations.

     Arc et flèches étant toujours au sol avec le sac que j'ai lâché en entamant de.. sauvetage magnifique, je n'ai pas d'autre choix que d'imiter l’espèce de phoque bouillonnant de rage qui nous fait face. Je n'ai qu'un couteau à ma ceinture, un pauvre couteau qui me sert habituellement à dépecer mes proies, mais cette fois, il ne m'aura pas par surprise et je compte bien mettre à profits la lourdeur de ses gestes pour m'en débarrasser. Alors mon arme de fortune en main, tenue à l'envers, lame contre mon avant bras pour mieux parer, je me garderais bien de bouger le premier, attendant qu'il charge. Et quand il le fait, je me décale d'un pas, entraînant ma protégée d'un soir avec moi, tendant simplement la jambe pour aider le lourdaud à plonger. Il en a lâché son arme, essayant malgré l'alcool et le coup de bûche de tout à l'heure, de se redresser. Il peine à le faire, s'enrage, peste encore.
« Vous... je vais vous saigner. Tous les deux... »

     L'envie de lui faire ravaler sa langue se fait trop forte, passant au dessus de tout le bon sens qu'il me restait encore. Mon couteau finit au sol lui aussi et je me rue sur lui. Cette fois, c'est moi qui le maintient au sol. Mais je le garde face à moi. Frapper un adversaire au sol n'est deja pas correct, même une ordure dans son genre, mais de dos qui plus est ? Non je ne m’abaisserais pas à ça. Et puis comment pourrais je tenir parole si je ne peux viser son nez ? « 
 Je te l'ai dis non ? Je vais... » Premier coup.. «   … te frapper tant et si bien... » second... «  … que je m'en... » … encore un, l'empoignant par le col pour m'assurer d'y mettre plus de force encore.. «  .. briserais la main. » Je ponctue par un énième direct dans le tarin tout en lâchant un râle rageur. J'ai mal mais bon sang ce que ça fait du bien. Il me semble qu'il a perdu connaissance mais qu'importe. J'arme une nouvelle fois mon poing...



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Message Sujet: Re: like a brother - STUART like a brother - STUART EmptyDim 15 Nov 2015 - 14:43

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«   Repartir ? Et te laisser à sa merci ? Tu sais que je ne peux pas faire ça Lizzy, ne soit pas ridicule. » Lizzie ? Qui est donc cette Lizzie ? Je fronce des sourcils tandis qu’il se retourne vers moi avec les yeux ronds, quand le porc se trouve face à nous. Le roux sort son couteau pour se défendre certainement, tout arrive trop vite et je suis responsable. Je ne veux pas avoir une mort sur la conscience, même si celle du gros porc est certes moins troublante que celle de mon défenseur. Il s’élance, je me fais pousser sur le côté pour ne pas être dans sa trajectoire : il se retrouve sur le sol à la suite d’un croche-patte. Il peine à se redresser, crachant sur nous et son envie de nous saigner. Je blêmis, mieux vaut profiter qu’il soit au sol pour prendre la fuite et avertir le gouverneur ? Il connait la réputation de la taverne, il sait qu’il y a souvent des altercations et je suis certain qu’avec mon témoignage, il prendra notre défense. Ou alors, je suis trop naïve de croire que le sexe faible aura le dessus sur les envies malsaines d’un poivrot. Mais le roux lui, il est témoin. Il a vu, il m’a défendu : sans compter tous ceux qui nous observent devant la taverne sans interrompre. Mis à part les rires moqueurs envers le porc qui ne parvient pas à se relever, personne n’intervient. L’homme roux lâche son arme et saute sur lui. Il frappe une première fois, puis une seconde fois et une troisième… mentionnant son désir de le frapper jusqu’à se briser la main.

Je tourne les mirettes vers les gens avant de revenir sur la scène, remarquant le sang qui recouvre les doigts de mon défenseur. Je m’approche, venant stopper son poing en l’air pour croiser son regard : « Je crois qu’il a compris, tu ne devrais pas le tuer ou tu risques d’avoir des ennuis… » Je baisse les yeux sur le visage maculé de mon agresseur, il est sonné, voire même inconscient. Vu tout l’alcool qu’il avait dans le sang, il ne risque pas de se souvenir de ce moment : ou il n’aura pas le courage de retrouver l’homme roux pour se venger. Je ne lâche pas sa main, retournant dans ses prunelles avec un petit sourire en coin. « Merci de m’avoir aidé, mais il ne vaut pas la peine que tu te blesses ou que tu deviennes un renégat de Blindman’s Bluff. » Je relâche son poing avec douceur, me redressant avant de croiser le regard du tavernier, un sourire amusé sur les lippes. Je m’approche de lui pour expliquer la situation et il hoche de la tête. « Rentre chez toi Apolline, je m’occupe du reste. » Je suis tellement fatiguée aujourd’hui après avoir vécu cet ascenseur émotionnel des plus perturbants. Je viens auprès du roux, attrapant sa main pour l’emmener avec moi. J’ignore son nom, mais je lui dois certainement ma pureté. Je l’entraîne en silence dans les rues de la cité jusqu’à la boulangerie où j’habite avec mes parents adoptifs. Je rentre par la porte arrière qui donne dans la salle de vie, lui montrant une des chaises autour de la table. Je reviens avec un linge humide pour essuyer sa main et aussi vérifier qu’il ne s’est pas blessé. « Merci de m’avoir aidé. Beaucoup ferment les yeux, merci de les avoir laissés ouverts. Je m’appelle Apolline et non… Lizzie… Quel est votre nom ? Et… » Je rougis, baissant les yeux sur ma besogne : « Qui est Lizzie ? »


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Message Sujet: Re: like a brother - STUART like a brother - STUART EmptyDim 15 Nov 2015 - 17:51




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     Mon poing me fait un ml de chien mais il faudrait un miracle pour que ça suffise à me faire lâcher prise. L’orgueil peut être.. de m'être fait ainsi malmené par ce type. Ou bien cet instant où j'ai laissé mon imagination me jouer des tours m'aura t-il galvanisé... ou tout l'inverse.. je m'en veux bien trop et me défouler sur lui est la seule chose que j'ai trouvé. J'en sais rien mais le miracle.. il arrive. Et de la manière la plus inattendue. C'est sa main à elle qui retient la mienne alors que j’allais le frapper de nouveau. Pourquoi tente elle de me raisonner de la sorte ? Qu'est ce que ça peut lui faire que je le tue ou non ? Je lui rends service il me semble, au moins il ne reviendra pas l'ennuyer de si tôt et je … elle a peur que je m’attire des ennuis... et revoilà cette étrange impression que j'essaye de chasser, fermant les yeux,  secouant la tête comme un chien s’ébrouerait après un bain forcé. Mais quand je rouvre les paupières, elle est toujours là à me fixer, sa main tenant toujours mon poing, ses paroles toujours aussi... elle a raison. Bien sur qu’elle a raison mais pourquoi devrait-elle s'en préoccuper ? Et je reste là, abasourdi par ce brin de femme admirable qui me lâche enfin pour s’éloigner discuter avec son patron.

     C'est là seulement que je réalise ce que j’étais en train de faire, comme si ses paroles m'avaient tiré de cet état second. Je me relève brusquement, fixant ma victime, effaré. Étais je vraiment sur le point de tuer ce type ? Il l'aurait mérité, ça j'en reste persuadé, mais était ce à moi de le faire ? Et de cette façon qui plus est ? A nouveau, c'est le contact de sa main sur la mienne qui me tire de mes réflexions. Et j'ai tout juste le temps de ramasser mes affaires qu'elle m’entraîne sans que je n'oppose la moindre résistance. L’adrénaline de ce combat retombant,n je me retrouve tel un pantin désarticulé, perdu avec mes pensées décousues. Je la suis ainsi jusqu'à ce qui est probablement le lieux où elle vit et m’installe où elle me l'indique.

     Je protesterais bien, la sommant de ne pas perdre son temps à s'occuper de moi mais elle est déjà lancée dans quelques remerciements que je ne mérite pourtant pas. Et je me tétanise sur place quand elle se présente. J'ai... je l'ai réellement appelée ainsi.... Lizzy... Je me rends compte trop tard que je lui ai empoigné la main et que j'ai serré trop fort. «
  Pardon je... Lizzy... je ne sais pas pourquoi j'ai... tes mots peut être, cette sale manie de vouloir m’éviter des ennuis alors que c'est toi qui m'avais collé dedans. »  Mais je ne la lâche pas pour autant, serrant plus fermement mais avec plus de tendresse à la fois. «  C'est pas ce que je voulais dire. Je ne te blâme pas pour ça. Tu l'as dit, personne ne réagissait, je ne regrette pas d’être intervenu. D'ailleurs j'ai à te remercier tout autant il me semble, il ne s'est pas assommé tout seul. » Un rire nerveux ponctue ma phrase, comme pour essayer de chasser tout ce que sa question soulève. Puis je lâche enfin sa main, baissant à mon tour le regard pour fixer une tache dans un coin du plancher. «  Lizzy est... était.. » Etait... et me mâchouillant nerveusement la joue je laisse s'installer un silence avant de réaliser qu’elle a posé une autre question à laquelle je n'ai pas répondu. «  Stuart. C'est mon nom. »

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Message Sujet: Re: like a brother - STUART like a brother - STUART EmptyMar 17 Nov 2015 - 13:41

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C’est étrange lorsqu’on y songe, les rencontres que l’on peut faire. Parfois sont simples. Juste autour d’un verre, en se promenant ou dans un bois. D’autres sont à l’image de la mienne avec l’homme roux : une supplique et il m’a entendu, il m’a secouru et il m’a aidé. Il était prêt à tuer, à se condamner lui-même pour une simple supplique. L’envie d’une jeune fille de ne pas se faire violer, de ne pas grandir trop promptement dans les actes d’adultes. Pour cela, je lui serai redevable tout au long de mon existence. Ceci dit, je ne suis pas à l’abri que ça se reproduise, mais je demanderai au tavernier de ne plus nous laisser sans surveillance : je ne veux pas être témoin de ça sur une autre fille de la taverne. Jamais. Son poing se renferme sur ma main, dans un étau étroit et douloureux. « Pardon je... Lizzy... je ne sais pas pourquoi j'ai... tes mots peut être, cette sale manie de vouloir m’éviter des ennuis alors que c'est toi qui m'avais collé dedans. » Son étau devient moins douloureux, mais il ne me lâche pas pour autant et je lève les mirettes pour croiser son regard. « C'est pas ce que je voulais dire. Je ne te blâme pas pour ça. Tu l'as dit, personne ne réagissait, je ne regrette pas d’être intervenu. D'ailleurs j'ai à te remercier tout autant il me semble, il ne s'est pas assommé tout seul. » J’étire un sourire, me surprenant pour ce courage et cette fougue qui m’a animé quelques minutes, durant l’altercation musclée entre le roux et le porc. Il lâche son emprise et je retire ma main de son champ de vision, observant son changement d’humeur, comme si un souvenir l’envahissait. « Lizzy est... était.. » Je m’en veux d’avoir osé demander, puisqu’il semblerait que cela soit un sujet délicat au passé. Il se présente enfin et je suis heureuse de pouvoir mettre un prénom sur son faciès. « Je suis navrée pour cette personne, je ne voulais pas te faire plonger dans des souvenirs douloureux. » Je pose ma main sur son épaule avec douceur, pressant délicatement sa chair dans un geste que j’espère amical et sincère. Nos prunelles s’accrochent un court instant et j’étire un sourire, dévoilant des joues encore rondes des traits enfantins que je possède toujours. Je retourne sur sa main pour retirer le reste de sang puis je me lève en apportant un pichet de vin rouge ainsi qu’une miche de pain encore chaud.

La porte claque et je me retourne sur mon père qui fait irruption dans la pièce, le visage couvert par-ci par-là de farine. Il fronce des sourcils en me voyant déjà là, mais surtout, en compagnie d’un homme. Avant qu’il ne se fasse de fausses idées et n’empoigne Stuart pour ma vertu, je m’approche de lui avec un sourire. « Papa ! » « Line, que fais-tu ici ? Et qui est cet homme ? » Son regard sombre se pose sur la silhouette du roux avant de revenir sur mon visage. « Il y a eu un problème à la taverne... Un homme a voulu m’emmener pour… enfin, cet homme m’a aidé, il m’a sauvé Papa. » Ses traits s’adoucissent et il prend mon visage en coupe, dépose un baiser sur mon front avant d’aller auprès de Stuart, lui tendant une main chaleureuse. « Monsieur, je ne sais comment vous remercier pour ma fille. Acceptez au moins de partager notre dîner ce soir, je vous en prie ! » Ce n’est pas réellement une question et je sais que mon père obtient toujours ce qu’il veut. Il profite de l’hésitation de Stuart pour ajouter : « C’est entendu ! J’ai hâte de partager mon repas avec l’homme qui a sauvé ma tendre enfant ! » Il s’éloigne jusqu’à la réserve puis retourne dans la boulangerie. Je me retourne vers Stuart avec un demi-sourire. « J’espère que tu n’avais rien de prévu ce soir… » Je m’esclaffe légèrement, lui montrant la miche et le pichet. « Fais comme chez toi, je vais me passer de l’eau… J’ai besoin… de me rafraîchir ! » Je me retourne pour partir avant de revenir sur mes pas : « Ne disparais pas, s’il te plait ?! » Nouveau sourire, puis je disparais derrière la peau d’ours qui dissimule ma chambre.


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Message Sujet: Re: like a brother - STUART like a brother - STUART EmptyMar 17 Nov 2015 - 20:54




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     Était. Elle était, j'étais, tout … était. Nous étions, point final. Et me présenter enfin convenablement est la meilleure parade que je trouve pour ne pas m’étendre sur le sujet. Cependant, je n'aurais pas eu besoin de mots, elle a compris seule. Et la main réconfortante qu'elle pose  sur mon épaule fait naître un maigre sourire au coin de mes lèvres. Elle sourit, elle aussi, un large sourire réconfortant qui fait le plus grand bien. Je comprends mieux pourquoi mon esprit me jouait ce tour, tout à l'heure. Elle a ce même sourire contagieux, elle respire la même joie de vivre là où beaucoup serait terrorisées après ce qui aurait put lui arriver tantôt. Et pour couronner le tout, elle s'acharne à continuer de prendre soin de ma main endolorie, mieux encore, elle est sur le point de m'offrir à boire et à manger quand nous sommes interrompu.

     Oh je me doute de ce que l'homme qu'elle appelle père doit avoir à l'esprit en me voyant en sa compagnie. Je ne suis pas père moi même, mais je doute que j’apprécierais de trouver ma fille seule avec un trentenaire. Aussi je m’apprête à me lever pour m'excuser et prendre congé avant de risquer d'attirer le moindre problème à la jeune femme mais voila qu'elle prend les devants, narrant notre aventure si j'ose l'appeler ainsi. Je baisse la tête, confus, les pommettes rougissantes, je sais ne pas mériter ce mot. Sauvé... J'ai simplement fait ce que tout homme assistant à la scène aurait du faire. Rien de plus. Mais ses mots semblent avoir calmé le patriarche qui vient m'offrir une poignée de main. Je l'accepte, bien entendu, quoi que je ne puisse le laisser m'offrir le reste. Abuser de son hospitalité ne serait pas justifié mais... l'homme est aussi prompt que sa fille, ne me laissant finalement pas d'autre choix que de hocher la tête, la bouche entre ouverte comme je n'ai pas eu le temps de prononcer le moindre mot.

     C'est en lui retournant son demi sourire et en dodelinant de droite et de gauche que je répond à Apolline, puisque c'est son nom, une fois l'homme reparti. « 
 Non. Rien de prévu, rien de plus que ma rengaine habituelle... » .. puisque personne ne m'attend. Mais ça.. je le garde pour moi. Et la regardant s'éloigner, je porte la main à mon médaillon. Son médaillon. Devrais-je expliquer toute l'histoire à cette nouvelle connaissance ? Elle me prendrait pour un fou, certainement. Ou un de ces imbéciles sentimentaux, dont je fait peut être partie ceci dit. Ou peut être qu'elle me foutrait dehors, de peur que je décide de la suivre partout. J'en sais rien. Le jeu n'en vaut pas la chandelle, d'autant qu'il est fort probable que malgré l'hospitalité de son père, ces gens là m'aient oublié demain. L'hospitalité.... non, je ne la mérite décidément pas.

     Peut être est-ce pour cela que quand elle revient, elle trouve sur la table le pichet intact et la miche de pain dans le même état.  Qu'à coté, j'ai sorti les trois dernières fourrures qu'il me reste de ce que j'avais à vendre aujourd'hui. Parce qu'elle m'a sauvé autant que l'inverse, quoi qu'elle en dise. Et que si sa famille est prête à m'accueillir à sa table pour cela, et bien je me dois de faire un geste en retour. Ces fourrures sont tout ce que je possède. Mis à part mes outils de chasse bien entendu mais je ne peux m'en séparer. «
  Choisi en deux. Une pour toi, pour m'avoir évité... la noyade, l’asphyxie, appelle ça comme tu veux. Et une pour ta mère, qui va se voir servir un couvert de plus sans même avoir eu son mot à dire je présume. » Deux lapins et un renard. Rien de bien exotique mais c’est tout ce que j'ai sous la main. Et devant son hésitation, je rajoute en riant. «  Je n'ai pas disparu, non ? Alors ne refuse pas ce cadeau s'il te plaît. »





Dernière édition par Stuart Johnson le Sam 21 Nov 2015 - 15:37, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: like a brother - STUART like a brother - STUART EmptyJeu 19 Nov 2015 - 13:44

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Une fois dans ma chambre, je me dirige vers la bassine d’eau et je la rempli avec le pichet posé à côté. Je trempe mes mains dedans et je soupire, m’aspergeant le visage avant de m’essuyer. Je ne suis pas stupide et je sais ce qu’il se serait passé si Stuart ne m’avait pas aidé : cet homme aurait abusé de moi en volant mon innocence. Je ne suis pas prête à offrir à un homme, mon corps et mon cœur. Je suis trop jeune, trop immature. J’aime m’amuser, j’aime encore faire des galéjades à ceux qui m’entourent et lire sur leurs traits, l’amusement dispersé la colère ou la frustration. Et que se serait-il produit si j’étais tombée enceinte de ce malotru ? Aurais-je eu la force de garder l’enfant issu d’une union non voulue, fruit d’un viol ? Il n’aurait pas été responsable, mais aurais-je pu l’aimer ? Je ne veux pas être mère pour le moment et je ne parviens pas à m’imaginer dans ce rôle dans l’avenir. Peut-être par crainte que mon passé s’allie à mon présent et que l’enfant finisse par souffrir comme moi ? Je soupire, passant mes mains sur mon faciès avant d’inspirer longuement. Je suis lasse tout à coup, je n’ai même pas envie de retourner à la taverne pour affronter de nouveaux, des hommes qui en voudront à mon corps. Pourquoi a-t-il fallu que ça tombe sur moi ? Je ne suis pas la plus jolie de la taverne pourtant. La plus jeune actuellement, mais pas celle au visage si fin et angélique. J’inspire longuement avant de reprendre un visage plus neutre, de cesser mes pensées encombrantes et je retourne auprès de Stuart, dans la salle de vie. Il n’a pas touché au pain et sur la table, trois fourrures sont étalées. Je m’approche de lui en croisant ses prunelles baignées de bonté. «  Choisi en deux. Une pour toi, pour m'avoir évité... la noyade, l’asphyxie, appelle ça comme tu veux. Et une pour ta mère, suis va se voir servir un couvert de plus sans même avoir eu son mot à dire je présume. » Je fronce des sourcils, pourquoi a-t-il besoin de payer une dette inexistante ? «  Je n'ai pas disparu, non ? Alors ne refuse pas ce cadeau s'il te plaît. » J’étire un sourire en hochant de la tête.

J’observe les deux fourrures en tentant de reconnaître l’animal, je viens frôler du bout des doigts la texture douce et soyeuse du pelage. « C’est un renard ? » Il confirme par un mouvement de tête et j’aime la couleur feu de ses poils. « Je vais prendre celui-là pour moi alors. Quant à ma mère, je te laisserai voir directement avec elle. Je connais son caractère et je ne veux pas m’en mêler. » J’étire un sourire. Ma mère refusera, je suis même certaine que Stuart aura droit à une remontrance pour vouloir faire un cadeau qui n’a pas lieu d’être. « Ce sont quoi les deux autres ? » Des lapins. Oui, maintenant qu’il le dit, c’est vrai. Il insiste pour que je choisisse pour ma mère et je soupire, soulevant la fourrure de renard que je caresse avec douceur, c’est apaisant. « Ma mère a un sal caractère, si je choisis, elle sera sur le fait accompli. Elle va rouspéter toute la soirée, je préfère te laisser voir ça avec elle. » Je n’ajoute pas un mot de plus et nous restons un moment silencieux dans la salle, sans nous regarder. Puis, je finis par me lever pour remettre une bûche dans le feu et je tourne le visage vers Stuart avec un sourire au coin des lèvres. « Qu’est-ce que tu fais ? Tu es chasseur non ? Avec ces peaux d’animaux… » Déduction bonne ou mauvaise, j’attends sa réponse avant d’enchérir. « Oh. Et tu as toujours vécu à Blindman’s Bluff ? C’est la première fois que je te croise, bon je ne travaille pas à la taverne depuis longtemps, mais j’ai une bonne mémoire et je vis ici depuis quelques années maintenant. Je suis née sur l’île de Lawless Island. Mais je me suis enfuie, il y a longtemps… » Mes sourcils se froncent avant que je ne reprenne. « Mes parents m’ont adopté quand je suis arrivée ici, c’est un enfant perdu qui m’a emmené à la cité. J’ignore son prénom… Je me souviens juste de son visage. Il voulait m’emmener avec tous les autres, mais moi, je voulais grandir alors du coup, je suis arrivée ici. J’ai eu plein d’amis enfants perdus, y’en a beaucoup. Ça doit être difficile de ne pas avoir un adulte réconfortant auprès de soi… Tu me le dis si je parle trop, ça m’arrive souvent. Mais, je n’aime pas le silence, ça m’oppresse. Est-ce que tu es né à Neverland ou tu viens de l’autre monde ? J’ai déjà rencontré un pirate qui […] » Et me voilà partie sur un récit de l’autre monde. C’est incontrôlable, j’ai parfois ce flot de paroles intarissables qui fait mon charme, comme me dit souvent mon père. Ceci dit, d’après ses mots, mieux vaut me voir parler que préparer une plaisanterie. « Enfin bon… l’autre monde doit être intéressant. » J’étire un sourire, lui laissant enfin l’occasion d’en placer une, s'il est suffisamment rapide, car je doute de rester bien longtemps silencieuse.


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Message Sujet: Re: like a brother - STUART like a brother - STUART EmptySam 21 Nov 2015 - 16:43




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     J'aurais pu parier là dessus, sur sa surprise, voir son envie de me refuser le cadeau que je lui offre. Car elle y a songé, inutile de le nier. Mais elle semble s'y résoudre à mon grand soulagement. Je ne tenais pas à devoir  argumenter là dessus. Je hoche simplement la tête pour confirmer quand elle reconnaît la fourrure chatoyante du renard, j'aurais été plutôt surpris qu'elle ne devine pas aisément de quoi il s'agissait ceci dit. Et je retiens un ricanement amusé quand elle m'annonce qu'il sera plus difficile de convaincre la maîtresse des lieux. Qu'importe, je ne repartirais pas avec mon cadeau. Quant à sa question suivante.. « 
Ah il est vrai qu'ils sont petits. Je suppose que des lièvres auraient été plus aisés à reconnaître mais il s'agit de lapins. Je ne changerais pas d'avis tu sais, celui que tu veux, il est à elle. » Peine perdue, elle ne prendra pas la décision elle même. Soit, les fourrures resteront là jusqu'à ce que qui de droit ai pu faire son choix.

     Et si je craignais que le silence qui suit ne s'installe trop longtemps, elle vient bientôt relancer la conversation. Il est vrai que je sais ce qu'elle fait, pour l'avoir vue faire, et il est tout à fait légitime qu'elle veuille en apprendre autant sur mon compte. « Tout à fait. Je chasse, je revends les viandes, les cuirs, les peaux, tout ce qui peut avoir de la valeur. » Et la voilà partie dans ce qui pourrait presque ressembler à un interrogatoire si elle n’enchaînait pas instantanément sur l'histoire de sa propre vie. Et tout en l'écoutant, je cherche ce que je pourrais bien avoir à dire quand elle aura terminé et que mon tour viendra. Elle me dit d'où elle vient, ce à quoi je serais bien incapable de répondre. Puis elle poursuit avec son arrivée ici, sa rencontre avec l'un des no... un des enfants perdus. Ce passé là me semble soudainement si lointain, et je me surprends à la jalouser. Il y a tant de visages de cette époque dont je voudrais me souvenir mais que j'ai profondément enterré dans un coin de ma mémoire de peur qu'il n'en réveillent de bien plus douloureux. La plupart ne sont plus que des silhouettes flous, seuls subsistent ceux dont j'étais le plus proche mais même leur souvenir à eux m'est douloureux. Aussi lorsqu’elle s’inquiète de trop parler , je secoue brièvement la tête pour l'encourager à poursuivre. Elle ne sait pas la chance qu’elle a de pouvoir regarder derrière elle sans devoir croiser quelques fantômes entachant le reste.

     Quand elle termine, j'ai servi fini par servir deux verre du pichet qu'elle avait apporté. J'en pousse un dans sa direction, imaginant aisément qu'un tel récit peut assoiffer. «
L'autre monde tu dis... » Je lève un regard songeur vers le plafond. Sûrement... sûrement qu'il doit être intéressant, à sa façon. Mais il n'y a rien, pas même la moindre petite silhouette fantomatique, qui puisse me revenir à l'esprit à ce propos. « J'ai du le connaître, à une époque, puisque je suis à peu prés certain que c'est de là que nous venions. »  Nous... non, il n'y a plus de nous. « Ce sont également les enfants perdus qui m'ont trouvé, ou bien les ai je trouvés... ça n'a plus vraiment d'importance je suppose. C’était il y a des années, une éternité... j'ai perdu le compte. A cette époque, grandir n'avait pas le moindre intérêt pour nous, et là où tu as choisi de vivre une vie que beaucoup qualifiaient de normale, nous avons pris l'autre option. » Nous encore.. mais comment pourrais je poursuivre sans en parler ? Je ne la regarde plus, j'ai posé mes yeux sur mon verre et je fixe le mouvement cyclique et régulier que j'impose au liquide qu'il contient. Un long soupire s’échappe de mes lèvres avant que je ne reprenne. « Tu penses qu'il est difficile de vivre sans une figure.. maternelle, ou paternelle, ou.. ne serait ce qu'un adulte pour veiller sur soi, mais tu te trompes. Sans vouloir t’offenser. Car tout est là. Dans ce petit verbe de rien du tout. Il n'est nul besoin d'avoir la barbe drue et les rides d'un adulte pour pouvoir veiller sur les siens. Et c’est le plus important tu ne penses pas ? Si y a bien un truc que tout ce temps passé seul depuis m'a appris, c'est que si on a quelqu'un sur qui on peut compter, si on affronte tout ensemble, et seulement et uniquement dans ce cas là, alors on est invincible. » Et c’est un sourire nostalgique aux lèvres, que je me décide finalement à relever la tête sans la regarder de nouveau. Elle avait cette étincelle brillante dans le regard quelques instants plus tôt, ce je ne sais quoi de joie de vivre, de curiosité, d'envie d'apprendre.. je crains de ne l'avoir fait disparaître avec mon récit déprimant. Un peu comme quand j’endossai un rôle trop sérieux qui m'allait mal par ailleurs et que Lizzy faisait mine de ne pas apprécier ce manque de folie. Sauf  que j'ai bien peur qu'elle, elle ne fasse pas semblant.



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