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 maybe, you and i it's could be possible - MACKH
★ second star to the right and straight on till morning ★

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Ma'Lila Zïhnâ
Beware, I'm starving
Ma'Lila Zïhnâ
ζ Inscris le : 07/11/2015
ζ Messages : 429
ζ Avatar : Eleanor Tomlinson
ζ Localisation : Réserve des Indiens
ζ Occupations : Guérisseuse zélée
ζ Âge : Vingt-deux ans
ζ Statut : Amoureuse éplorée - Maman d'une petite Snanna
ζ Signes distinctifs : Une cicatrice sur la joue
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Message Sujet: maybe, you and i it's could be possible - MACKH maybe, you and i it's could be possible - MACKH EmptyMar 20 Déc 2016 - 17:15

maybe, you and i it's could be possible

Il y a environ onze mois
« En gardant cet enfant Lila, tu te condamnes. Quel homme voudra d’une jeune femme qui porte déjà la vie, l’enfant d’un autre ? Lila réfléchis ! » Je lève les yeux vers mon père, je ne suis pas prête à entendre son sermon. Non, j’ai avoué mes sentiments à Set il y a quelques jours, j’ai affronté un mur et même si je me doutais que ce n’était pas réciproque, j’ai eu de l’espoir, un imbécile et stupide espoir. Je n’ai franchement pas besoin qu’il me condamne à cet instant, j’ai besoin de soutien et d’amour, de réconfort. « Comment vais-je te trouver un époux avec un enfant dans les bras ?! » J’avale ma salive avant de serrer les poings : « Je ne te demande rien, père ! » Il s’arrête de marcher, lui qui faisait les cent pas depuis un moment devant moi au point de me donner le tournis, puis se tourne dans ma direction. « C’est mon rôle de te trouver un mari, ma fille. » « Non ! Ton rôle, en tant que père, est de soutenir son enfant quelque soit ses choix et pas de le rabaisser dans un moment où il a besoin d’amour. Tu te rends compte, père, que je viens d’avouer à l’homme que j’aime mon émoi et qu’il m’a tourné le dos. Et là, tu viens me parler de mariage… Je n’en ai strictement rien à faire de ton stupide mariage ! » Ma voix s’élève, mon père me mire mortifié par cette colère qui s’empare de moi. Je n’ai jamais été irrespectueuse avec lui, je n’ai jamais haussé le ton, mais je suis simplement détruite à cet instant. Ma mère, qui ne disait rien depuis le début, vient poser une main sur mon épaule, mais j’ai un mouvement de recul : « Laissez-moi ! Quels parents vous faites ! Votre fille qui vient réclamer du réconfort et vous lui parlez de mariage, d’enfant à laisser partir… » Je me redresse rapidement pour sortir de chez eux sans me retourner. Je bouscule quelqu’un sur le chemin, sans prendre garde, sans même me retourner pour m’excuser, même quand cette personne prononce mon prénom.

Je cours, quittant le camp des Unami pour m’enfoncer dans la forêt des âmes. Comme je les déteste à cet instant, mes parents, Set et tous ceux qui oseront me demander de faire quelque chose. Personne n’est au courant de cette grossesse, mais quand ça se saura, tout le monde se demandera qui est le père et les quelques amants que j’ai eus viendront à la file indienne demander si cet enfant est d’eux. Que les hommes sont stupides ! Je m’arrête soudainement, essoufflée avec un point de côté et je passe rageusement mes mains sur mon visage pour retirer tous les stigmates de ma tristesse. Je me laisse choir dans l’immense tapi de feuilles, posant une main sur mon ventre plat qui prendra forme un jour. Comment mon père peut-il ne serait-ce que penser à le faire partir ? Il est là, même s’il n’est pas voulu, je garderai cet enfant. Tant pis si cela me donne une mauvaise image dans la tribu, tant pis si je ne trouverai jamais un époux. Je finirai seule, avec mon enfant et ça me suffira. Les larmes glissent toutes seules sur mes joues. Un craquement résonne dans mon dos, pourtant je reste là, sans bouger. Ça pourrait être des loups, un ours… tant pis. Pourtant, ce n’est pas une silhouette animale qui se retrouve en face de moi, mais bien celle d’un homme. Je lève les yeux, reconnaissant Mackh, cet ami fidèle et précieux. Mes larmes redoublent d’intensité et sans attendre, je lui tombe dans les bras pour évacuer tout ce chagrin. Quel triste sort pour Mackh, que venir tenir compagnie à la guérisseuse éplorée…


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Message Sujet: Re: maybe, you and i it's could be possible - MACKH maybe, you and i it's could be possible - MACKH EmptyDim 25 Déc 2016 - 17:28


I KNEW YOU WOULD CHANGE MY LIFE. I JUST DIDN'T KNOW EXACTLY WHEN.

Elle n’avait jamais su réellement mentir.

Poupée de lumière aux yeux trop grands, encore bordée de rouge en cet instant devant lui. Mackh passa une main plein de calme tempétueux sur le museau de son cheval comme il l’aurait fait sur les boucles blondes épaisses de la jeune femme. C’était peut-être le plus emmêlant à propos de Ma’Lila, le désir latent qu’il en avait, l’imagination qui caressait en esprit la peau trop claire sous ses doigts trop sombres et avides. Elle pleurait -ou elle avait pleuré- du pareil au même, des variations de temps ni plus ni moins. Si ses yeux étaient secs maintenant, l’indien percevait que son cœur ne l’était pas.

Tout finissait par se savoir au campement Unami, tout finissait par filtrer et si Mackh n’était pas dupe de la relation privilégiée entre l’aîné des Quachegan et la guérisseuse, on lui avait appris à ne jamais baisser les bras ni à ne s’avouer vaincu - jamais - quitte à en perdre la raison. La vie parmi les membres de la tribu était de la complaisance en quelque sorte – pas de la compromission, le terme était bien trop inélégant- mais de la complaisance constante pour autrui, de la politesse, des règles, des accommodations de toute sorte. Si la chose pesait pour un homme, elle devenait écrasante pour une femme mais Mackh en percevait à peine les nuances, trop occupé par ses propres démons pour réellement voir ceux des autres.

La silhouette s’était effondrée au sol et il s’en était approché, l’intérieur bouillonnant sous les longs cils noirs calmes. C’était comme s’approcher d’un cheval qui se cabrait dans la douleur, la même optique soyeuse de confiance évidente. Mackh attacha les lanières de cuir de l’animal autour d’un tronc et glissa prêt de Ma’Lila dont les sanglots résonnaient dans la forêt. Il pouvait comprendre le désir de solitude quand la peine était trop lourde. Ce n’était pas avec les autres qu’on se connaissait, c’était seul. Alors on éprouvait enfin tout ce que l’on était : tout ce qu’il y avait de formidable et d’infiniment médiocre. On pouvait se regarder en face en levant le menton, sans peur, sans reproche.

Depuis longtemps, Mackh ne vivait pas pour l’image qu’il renvoyait aux autres. Il en prenait garde, cultivait ses traits par déférence pour sa position parce que c’était ce qu’il désirait -et il désirait tant- mais pas réellement pour lui-même au final. Le destin avait une forme d’intransigeance qu’il appréhendait dans l'angoisse : il fallait bien se tenir avec soi-même. Il tentait. Désespérément. Dans la violence et l’envie, dans la jalousie et les pulsions trop fortes. Son grand-père le lui avait dit tandis qu’il l’avait emmené une première fois chasser l’ours : le plus grand danger c’était de se priver de ce qui nous plaisait. Mackh n'écoutait pas.

La privation engendrait le ressentiment.

Mackh toisa le visage défait de Ma’Lila à ses pieds. Belle, belle, belle. Le regard eut un instant des ombres au fond des prunelles. Se maîtriser tranquillement, laisser les fluides et les arabesques se déliter dans son sang avec cette réalisation soudaine et fulgurante : peu importe ce qui était à l’origine des pleurs sur le visage éthéré de l'indienne, il n’en était pas l’origine.

« Je t’ai vu courir comme lapin à travers herbe, Ma’Lila. Le ruisseau se sent mieux quand il se laisse déborder les jours de pluie. » Les genoux ployèrent comme ils savaient seulement le faire devant elle et une main passa sur le front pour se tenir reposé sur la joue. Il ne lui offrirait pas un sourire et certainement aucune pitié, mais il avait mieux pour elle: le monde et tous ses secrets. Le corps de Ma’Lila s’écrasa contre le sien et l’indien fut terriblement conscient de ses formes et de son étreinte qu’il serra contre lui. A lui. A lui. On pouvait bien lui dire que non, elle pouvait bien nier, certains soupirs ne trompaient pas. « Tu as peur, petit soleil. » Ce n’était pas une question et il la serra plus fort contre lui.

Elle parlerait. Ou pas.

Il ne demanderait pas.

HARLEY-
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Message Sujet: Re: maybe, you and i it's could be possible - MACKH maybe, you and i it's could be possible - MACKH EmptyMar 27 Déc 2016 - 17:25

maybe, you and i it's could be possible

Il y a environ onze mois
Rien ne pourra jamais consoler mon cœur à cet instant. Rejetée par l’homme que j’aime, abandonnée par mon père… Que suis-je, finalement ? Là pour aider les autres, pour les consoler et soigner leurs maux. Mais quand il s’agit des miens, personne n’est là ? Personne, à part lui. Mackh. Fidèle et loyal. « Je t’ai vu courir comme lapin à travers herbe, Ma’Lila. Le ruisseau se sent mieux quand il se laisse déborder les jours de pluie. » Mon visage se perd dans sa nuque tiède, humant son odeur apaisante qui m’enveloppe dans un cocon de chaleur et de confort. Heureusement qu’il est là. Mes doigts fins se cramponnent à ses vêtements tandis que mes sanglots viennent mouiller son torse. « Tu as peur, petit soleil. » Je ferme les yeux à ses bras qui se referment un peu plus sur mon corps, hochant de la tête sans rien ajouter. Je suis terrifiée. Par mon avenir, par le choix que je vais faire, par les regards qu’on me lancera, par tout et n’importe quoi à cet instant. Une simple feuille qui m’effleure pourrait provoquer un raz-de-marée d’émotions en moi. « Ils ne me comprennent pas Mackh. Personne n’essaye de le faire… » Un reniflement vient briser le climat quasi silencieux de la forêt des âmes qui nous accueille. Deux Indiens unis par une forte amitié, peut-être même des sentiments enfouis… « Tu sais… cette histoire avec Set… c’est terminé. » Je sens son corps se contracter, lui aussi comprend la douleur que je ressens ? Peut-être. Au final, j’étais sûrement la seule idiote à ne pas remarquer mes sentiments pour le chasseur. « Il… Je lui ai avoué mon émoi et il est parti, sans un mot. Je me sens humilier Mackh. » Je m’écarte pour croiser son regard aussi sombre que le plumage d’un corbeau. « Je porte son enfant. » Je baisse le visage, presque honteuse d’avouer cette vérité qui sonne comme un coup de massue pour mon avenir. Comme l’a dit mon père, quel homme dans la tribu voudra d’une femme qui a déjà enfanté sans être unie à un homme.

« Mon père… il pense qu’il vaut mieux pour moi, que je… que cet enfant ne vienne pas au monde. » Je relève les yeux vers mes mains, toujours accrochées à sa tunique avant de me noyer dans ses iris sombres tandis que les miennes, limpides, brillent des larmes qui coulent encore et encore dans un flot intarissable. « Garder cet enfant, c’est me condamner. Ne pas trouver d’homme qui voudra de moi pour me marier. C’est vrai, qui voudrait épouser une femme qui porte l’enfant d’un autre ? Sauf les veufs du village… » Je soupire. « Mais je ne veux pas le faire partir. Je ne veux pas le perdre. C’est la seule chose qui me reste de… de Set. » Mon corps vient à nouveau contre le sien, mon visage dans sa nuque. Là, dans cette étreinte, au creux de ses bras, je me sens bien mieux que dans ma propre maison ou celle de mes parents. Je me sens protégée, aimée pour ce que je suis. Je suis Ma’Lila quand je suis avec Mackh. Ni la guérisseuse, ni la maladroite, ni la balafrée… Juste Ma’Lila.


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Message Sujet: Re: maybe, you and i it's could be possible - MACKH maybe, you and i it's could be possible - MACKH EmptyDim 1 Jan 2017 - 18:04


I KNEW YOU WOULD CHANGE MY LIFE. I JUST DIDN'T KNOW EXACTLY WHEN.

Ce n’était pas son parfum favori mais il avait quelque chose de reconnaissable entre mille et il promena son nez et ses lèvres sur les boucles avec une possessivité assumée. Elle était stupide à lui résister, à préférer un autre qui ne la voulait pas. Ne voyait-elle pas ? Qu’elle comblait parfaitement l’espace entre ses bras ? Que la douceur de ses cils lui chatouillait merveilleusement la peau de son cou ? Que déjà le désir de la tenir plus en avant, plus fort menaçait l’équilibre des corps ?

« Tu sais… cette histoire avec Set… c’est terminé. »

Le nom de son rival imprima une tension immédiate chez Mackh. Il avait bien des défauts -et était suffisamment pétrie de mauvaise foi pour n’en reconnaître aucun- la stupidité n’en faisait pourtant pas partie. Trop d’hésitations, de petits points invisibles, de sanglots étouffés lui mouillant la peau tannée qu’il portait en guise de tunique. « Il… Je lui ai avoué mon émoi et il est parti, sans un mot. Je me sens humilier Mackh. » La ligne de la mâchoire puissante se contracta et il la toisa d’un œil ombrageux. Son émoi ? Il lui en offrirait d’autres. Des plus grands. L’agacement le disputait à l’espoir, le ressentiment au désir. Un pli désagréable zébra ses lèvres et il fronça ses sourcils, le corps en sourdine. Il avait la sauvage envie d’imprimer son être sur elle pour qu’elle cesse ses bêtises une fois pour toute. Ma’Lila à la tête trop dure, à la loyauté trop docile envers celui qu’il ne fallait pas. Un tremblement de colère coula dans son ventre, le désir quasi irrépressible de la prendre en lui demandant de qui elle parlait et si elle avait toujours envie de parler.

« Je porte son enfant. »

Mackh cilla, les battements du cœur ralentirent tandis qu’il accusa stoïquement l’annonce. Un coup, puis un autre, et un troisième, le jeune homme se releva délaissant la chaleur humide de la guérisseuse. En quatre mots, le monde avait prit une autre teinte. Il eut un rire qui n’en était pas un, moqueur et sec. Ce n’était pas Ma’Lila qui avait été stupide, c’était lui. « Il ne pourra pas te fuir éternellement. » Aucun homme n’était assez lâche pour abandonner femme avec ventre rond. Set avait progéniture et il finirait par céder au regard général du campement, tôt ou tard.
Ma’Lila était cruelle à revenir vers lui, à se faire chaton comme s’il était fait de lait. Il n’était pas stupide et concevait avec netteté les égoïsmes primaires qui se jouaient sous ses yeux, il imaginait sans peine un Set trop fier et pris en panique, une Ma’Lila dévouée qui ne souhaitait rien d’autre que conserver le souvenir délicat de son amant sous forme d’un poupon sans même penser au-delà de son amour pour lui.

Le visage d’Ayana flotta un court instant devant ses yeux sombres. Dévouée et aimante. Bien trop. Douce. Autant que la respiration apaisée de la blonde contre lui. S’il voyait Ma’Lila clairement, en tant que femme, la réciproque n’était pas vrai. Elle le voyait - l’avait toujours fait – comme une couverture que l’on posait sur ses épaules les jours de grands froids et que l’on oubliait avec insouciance quand le soleil revenait. « Tu l’aimes ? » La question avait été rude, sans aucune nuance, sans aucune hésitation, avec la dureté du silex contre la pierre et les mêmes étincelles dans un regard sombre que celles qui apparaissaient quand on voulait faire du feu.

Peut-être qu’il était prêt à brûler une fois pour toute.

La main glissa, suave, le long de la poitrine qui bientôt s’arrondirait, le long de la gorge encore secouée de regrets, il glissa ses doigts dans les cheveux, la forçant à le regarder. « Tu l’aimes. » De questions il n’y en avait plus. Il avait sa réponse là, dans les larmes qui roulaient sur ses joues fraîches.

Mackh l’embrassa, les yeux ouverts, la fixant pour qu’elle comprenne, le cœur au bord de la langue, les tambours dans le creux des oreilles. Il n’était pas une couverture, elle pouvait oublier ses bons sentiments, ses désirs d’enfants. Les lèvres s’éloignèrent, le gout salé des larmes entre eux. Il passa sa langue sur sa bouche et la relâcha. « Que veux-tu Ma’Lila ? »

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Message Sujet: Re: maybe, you and i it's could be possible - MACKH maybe, you and i it's could be possible - MACKH EmptyDim 1 Jan 2017 - 22:07

maybe, you and i it's could be possible

Il y a environ onze mois
Sa chaleur m’abandonne. Alors lui aussi, n’accepte pas ce qu’il entend, ce qu’il voit ? Sera-t-il comme mon père, un accusateur ? Je baisse le visage, ne souhaitant pas affronter son regard et encore moins son jugement. Parce qu’il va forcément en avoir un. « Il ne pourra pas te fuir éternellement. » Comme il se trompe. Je connais Set, je sais ce qu’il est pour le côtoyer depuis un moment déjà. Nous nous étions promis des étreintes sans sentiments, sans avenir, sans promesses. J’ai brisé ce serment en tombant amoureuse de lui, en lui avouant ce que j’attendais de lui. Et il s’est contenté de me tourner le dos. De cette question, aucune réponse n’a besoin d’être donnée. Je l’ai sous-entendu. Je ne veux pas avoir à l’avouer à voix haute, pas après avoir reçu une gifle en plein visage. « Tu l’aimes. » Cela semblait si évident pour tout le monde autour de nous, à l’exception des principaux intéressés, soit Set et moi. Ayanna a essayé, à plusieurs reprises dans le passé, de démontrer que notre relation si proche ne pouvait être que le fruit d’un amour ardent, réciproque, mais enfoui. Comme elle se trompait, elle aussi. Un amour oui, mais à sens unique. Une humiliation pour l’une, et la contrariété d’avoir perdu une amante pour l’autre. Une amante. Voilà ce que j’étais pour lui. Un corps chaud et souple qui l’acceptait dès qu’il venait réclamer de l’attention et de la tendresse. Rien de plus. Mon regard dans le sien, Mackh finit par déposer ses lèvres contre les miennes. De réconfort, je n’obtiens qu’une soudaine interrogation. Pourquoi ce geste ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi aujourd’hui ? Les larmes s’invitent dans cette union de bouches, offrant un gout salé à ce baiser. « Que veux-tu Ma’Lila ? » Mes paupières s’ouvrent, mirant le visage ténébreux et impassible du dresseur de chevaux en face de moi. Mes lèvres se plissent et se frottent l’une contre l’autre, geste simple tandis que je sonde mon esprit à la recherche d’une réponse introuvable.

« Je ne veux pas perdre cet enfant. Je ne veux pas qu’on me pointe du doigt dans la tribu parce que je suis une femme seule, ayant donné naissance à un enfant. » Pourtant, c’est le chemin que j’emprunte en ignorant les paroles de mon père, sage peut-être, mais insultante pour moi. « Cependant, je préfère vivre renégate de mon clan, plutôt que de commettre un meurtre. » Je me redresse, m’éloignant de plusieurs pas de Mackh, lui tournant le dos tout en croisant les bras sous ma poitrine. « Je ne te demande rien Mackh, si ce n’est un peu de soutien. Tu es l’un de mes seuls amis, le seul qui comprend toujours tout et qui ne me juge jamais. Vas-tu être comme mon père aujourd’hui et me conseiller de tuer un enfant ? » Je me retourne dans sa direction avant de soupirer, m’éloignant à nouveau pour aller toucher du bout des doigts, l’écorce sèche d’un arbre. La pulpe de mes doigts retrace toutes les rugosités du bois. « Je veux que tu me dises que je fais le bon choix, que si les esprits ont décidé de me faire porter la vie, c’est que je dois les écouter et accepter ce qu’ils m’offrent. Personne ne saura de qui il est, certains penseront que la guérisseuse à offert plus que des soins à un inconnu. Mon innocence est depuis bien longtemps disparue et ce n’est une surprise pour personne. » Mon regard reste fixe sur la végétation, ignorant la silhouette de Mackh dans mon dos. C’est plus simple de parler sans avoir ses iris corbeaux dans mon champ de vision. « Au final, ce qu’on dira de moi m’importe peu. Ce sont mes amis et ma famille qui m’importe. Ton regard m’importe, ce que tu penses aussi. »


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Message Sujet: Re: maybe, you and i it's could be possible - MACKH maybe, you and i it's could be possible - MACKH EmptyMar 17 Jan 2017 - 1:12


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Ma’Lila aux milles couleurs. On les lui avait aspirés en cet instant, si frêle, si pâle. « Je ne veux pas perdre cet enfant. Je ne veux pas qu’on me pointe du doigt dans la tribu parce que je suis une femme seule, ayant donné naissance à un enfant. » Mackh baissa les yeux sans baisser la tête. Il aurait fallu y penser avant, non ? Ce qui était, était mais elle avait cédé ses étreintes et le risque était là, tangible, vivant au creux de son ventre. L’idée le fit soupirer. Ma’Lila ne serait jamais à lui, n’est-ce pas ? Il la voulait comme ces rêveurs qui regardaient la lune en déclamant des poèmes. De la niaiserie c’est tout ce que c’était. Il la voulait de corps, dans la violence des baisers et des caresses et elle lui offrait un sourire mouillé et un enfant d’un autre. Elle jouait à quoi ?

L’arc sombre des sourcils pivota et il ramena son attention sur la jeune femme. Elle avait raison : il avait toujours été là, trop amical, trop gentil quand il ne l’était pourtant pas. Un rictus brisa l’harmonie du visage taciturne et il le releva, jaugeant la blonde devant lui. « Tu pourras survivre de façon indépendante. Si tu donnes du temps à ton père et aux tiens, ils finiront par s’adoucir à ton égard. Pour le reste, tu connais les herbes, les potions, tu es un élément important de la tribu, ne sois pas si inquiète. » Mackh s’approcha, la haute silhouette toisant le corps gracile de Ma’Lila. « Je ne te mentirais pas. La bonne décision ? Elle aurait été de me choisir quand j’étais à tes pieds Ma’Lila. Je t’aurai…. si bien traité. » Les doigts glissèrent sur la douceur de la nuque, glanant son parfum au bout des doigts basanés par le soleil et les sorties en chevaux. La pulpe de l'épiderme stagna à l’orée des cheveux blonds et Mackh la retourna vers lui en l’attirant à quelques millimètres de son souffle. C'était comme les aimants d'un monde souterrain. La voix en un chuintement discret, il l’appela par son prénom puis la fixa un long moment dans des promesses infinies qu’elle avait coupé court avec une cruelle désinvolture. Il ne demanderait pas pourquoi, l’idée d’abaisser sa personne -même pour elle- ça ne l’intéressait pas.

Il écarta les boucles une par une. Elle était encore pour quelques minutes la jeune femme qu’il avait poursuivi d’une obsession ardente, celle qu’il suivait dans la forêt avec des tambours au creux des oreilles et qu’il entrapercevait se baigner dans la rivière. Cette fois-ci le baiser se fit plus tendre, glissant dans des mirages d’adieu à celle que Mackh avait rêvé tant de fois. On ne prenait pas femme d’autrui, pas quand elle portait vie. La langue serpentine dansa ses pas de miel entre les lèvres de la blonde, les doigts rêches caressant la nuque solaire. Les amis n’embrassaient pas ainsi mais peut-être qu’elle finirait par comprendre. C’était étrange parce qu’il ne l’aimait pas, ou peut-être que si, ou peut-être pas. Cela n’avait aucune aucune importance en cet instant. Elle ne l’avait pas choisi. Elle n’avait jamais compris. Les mots tournaient en mantra avant qu’il ne s’aperçoive que ce n’’était plus là le sujet.

Il recula, encore un peu groggy, les lèvres encore un peu brillantes. « Que vas-tu faire ? Épouser un homme dont tu ne veux pas partager la couche uniquement pour donner un nom à l’enfant. L’enfant aura ton nom, voilà tout. » La phrase avait été stoïque, presque inconséquente. Rien ne serait facile mais elle avait choisi après tout, autant qu’elle le fasse jusqu’au bout. « Je t’aiderais à avoir ton propre tipie. »

Puisqu’il était son ami.


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Message Sujet: Re: maybe, you and i it's could be possible - MACKH maybe, you and i it's could be possible - MACKH EmptyMar 7 Fév 2017 - 17:25

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Il y a environ onze mois
« Tu pourras survivre de façon indépendante. Si tu donnes du temps à ton père et aux tiens, ils finiront par s’adoucir à ton égard. Pour le reste, tu connais les herbes, les potions, tu es un élément important de la tribu, ne sois pas si inquiète. » Il n’a pas tort. Je m’inquiète certainement pour rien. Ou pas. Parce que je saurais, moi, au fond. Je soupire, le sentant se rapprocher de moi. « Je ne te mentirais pas. La bonne décision ? Elle aurait été de me choisir quand j’étais à tes pieds Ma’Lila. Je t’aurai…. si bien traité. » Je baisse les épaules. Oui, j’aurais certainement dû l’accepter quand il m’a tendu une main, quand il a voulu m’épouser. J’ai été aveuglé par ma relation avec Set, par ma jalousie. Et puis, à ce moment-là, je ne voulais pas me marier. J’ai été bête. Il me fait pivoter pour affronter son regard, pourtant, j’ai honte à cet instant de croiser ses prunelles havane. Moi, l’Indienne qui cherche du réconfort dans de nombreuses étreintes, qui pensait être insensible aux sentiments, qui a refusé d’épouser un homme respectable qui m’aurait certainement rendue heureuse et tout ça pour quoi ? Pour le plaisir d’une relation purement physique qui s’est transformé en un amour à sens unique. Je me suis punie moi-même et c’est mérité. Je ne bouge pas, restant là devant lui, contre lui avec ses mains qui se promènent sur mon visage. Puis de nouveau, nos bouches se joignent. Mais ce n’est pas le même baiser que celui d’avant, il est moins fort, moins soudain. Plus réfléchi, plus langoureux. Il me fait frissonner. Il s’écarte et je reste un moment les yeux fermés, avant de passer ma langue sur mes lèvres humides, croisant ses mirettes ténébreuses. Je n’ai jamais été douée pour discerner quoi que ce soit de manière sentimentale, cependant, il y avait dans ce baiser quelque chose de spécial. Quelque chose de nouveau, ne me laissant qu’un arrière-goût de déjà vu et de regrets.

« Que vas-tu faire ? Épouser un homme dont tu ne veux pas partager la couche uniquement pour donner un nom à l’enfant. L’enfant aura ton nom, voilà tout. » C’était si simple aux yeux de Mackh, mais comme il se fourvoie. Il pense ainsi parce qu’il est mon ami, mais les autres hommes. Mon père. Personne ne comprendra qu’une femme élève un enfant seul, on voudra connaître le père, les femmes voudront savoir quel mari a été infidèle. Je sens les querelles, les batailles venir. « Je t’aiderais à avoir ton propre tipi. » Je soupire, détournant le regard de ses yeux en secouant de la tête. « Ce que j’ai actuellement me convient, légèrement en dehors du village et loin des commérages. » Je m’éloigne de lui, sa présence et son aura m’intimident, elle me provoque des sensations étranges. « Je me pose trop de questions, n’est-ce pas ? » Je n’ai pas besoin de sa réponse, c’est la triste vérité. « Mais il y a des faits qui ne pourront pas rester comme ils sont Mackh. Tu pointerais du doigt une autre indienne enceinte sans être uni. Parce que ce ne sont pas nos coutumes, parce que tu te demanderais qui est le père. Et comment l’enfant fera plus tard, sans lui ? Les Orphelins vivent sans parents, certes, mais leurs parents sont morts. Le père du mien ignore son existence, tout simplement. » Je prends mon visage dans mes mains pour le frotter en soupirant. « Cela me fatigue. Je ne veux plus en parler. Et je pense que tu devrais me laisser, je ne suis pas de bonne compagnie. » Je tourne la tête dans sa direction pour croiser son regard avant de faire quelques pas dans le but de partir. Cependant, je m’arrête, restant dos à lui pour poser une dernière question avant de partir. « Pourquoi m’embrasses-tu Mackh ? » N’obtenant aucune réponse, je me retourne pour croiser ses yeux. « Pourquoi m’embrasses-tu ainsi, Mackh ? Donne-moi une réponse, s’il te plait. »


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