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 Du néant framboisé.
★ second star to the right and straight on till morning ★

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Message Sujet: Du néant framboisé. Du néant framboisé. EmptyVen 9 Sep 2016 - 5:53



Du néant framboisé.
Nikolaï | Peter


Rien. Nada. Nothing to do. Mais pourquoi c'était si calme à la fin? Rageant. Peter n'avait vraiment rien à faire, rien de rien. Qu'est-ce que rien pour un enfant? Rien, c'est flou, c'est abstrait. Tout d'abord c'est souvent défini par la couleur du noir. Sombre, profond, impénétrable, obscure, effrayant même... Que se cache-t'il dans le noir? On ne sait pas. Et dans rien? On ne sait pas non plus. Le mot "rien" est décliné en plusieurs langues, mais aucune traduction n'est possible. Certains lui préfère son synonyme néant, toujours plus classieux, personnellement il me fait penser à un trou noir, à l'univers, par extension. Le rien, le néant, l'univers du vide... Mais notre univers est si plei. Si plein de milles et une étoiles, d'autant plus de couleurs et quelques planètes dont la merveilleuse planète Terre, abritant les merveilleux êtres humains -heu-, ceci ayant pour don de créer des êtres ô combien délicieux! Des enfants.

Non. Un enfant n'a rien de délicieux. Enfin, peut-être que les Xelus, voire les Crodoudous vous diront le contraire, mais pour le commun des mortels non cannibale, non. Un enfant c'est du bruit. De la gesticulation. De la plainte... Un enfant c'est grognon, c'est capricieux, quémandeur, laid aussi parfois -la nature n'est point parfaite-, ça demande du temps de l'attention de l'énergie et tooouuujooouuurs des friandises, mais pourquoi avais-je placé cette boîte de bonbons si bas?! Parlons d'autres choses voulez-vous, parlons de choses plus agréables, reposantes, silencieuses et inertes, tel que l'univers. Bien que lui aussi soit en perpétuel mouvement, et heureusement pour nous, nous ne saurions choisir entre le jour et la nuit...

Savez-vous que l'univers a un goût de framboise? L'une des principales molécules composant notre voie lactée est la molécule qui donne son goût si particulier à ce petit fruit des bois. En voilà une chose délicieuse n'est-ce pas! Tiens d'ailleurs, dans notre cher pays qu'est le Pays Imaginaire, caché dans notre cher Arbre du Pendu (J'ai ouï dire que le pauvre homme était père d'une famille nombreuse... Que des garçons de surcroît!) attendait patiemment un petit bol de ces mets succulents. Qu'attendait-il? Que le temps passe sûrement, ou que la nuit retombe pour se recharger en goût, ou voir ses consœurs... Les étoiles seraient-elles donc de grosses framboises, finalement? Et le big-bang une préparation de Milk Shake dont le mixeur serait resté ouvert? Des framboises... Une voie lactée... Ca ne peut être que ça!

Mesdames et Messieurs je m'excuse de mes erreurs passées et vais maintenant vous raconter l'histoire telle qu'elle est vraiment faite. Un beau jour, par une belle matinée où Sir Lampedelacuisine daignait illuminer le quotidien de la Table des doux rayons de sa chaleur, un morceau de framboise esseulé baignait dans la douce quiétude de sa maison, tache de Milk Shake framboisé. Monsieur Lait ayant cependant quelques différents avec sa mie Sauce Framboise à ce moment-là, Petit Morceau de Framboise ne pouvait l'apercevoir que lorsque Monsieur Lampe s'endormait, période que le monde appelait nuit. Mais alors que petit morceau se reposait en cette douce matinée, une petite bactérie que le monde nommait enfant décida de s'attaquer à lui, l'attrapant sauvagement par le milieu du corps et le regardant en se pinçant les lèvres.



Y'a quelqu'un?

demanda la petite bactérie P. Ter, regardant autour de lui, vérifiant par son cri qu'aucun de ses congénères ne viendrait troubler ce moment, ou s'approprier le corps et la pureté de Petit Morceau, qui lui frissonnait d'horreur à l'idée de finir ses jours ainsi. Mais les mains du garçonnet étaient tellement sales, tellement crochues avec leurs ongles long, qu'il finit par se convaincre qu'il valait mieux mourir que de survivre avec cet effroyable traumatisme en guise de fardeau. Il s'autorisa un dernier regard vers sa mère, qui le regardait impuissante. Et alors que ses petits grains furent broyés avec violence par la mâchoire de la féroce bactérie, une larme nommée Etoile Fila des yeux de madame Univers pour aller rouler dans ses cheveux et s'y perdre à tout jamais, meurtrie par la perte d'un des siens.

Peter savoura cette framboise ainsi que toutes les autres qui se trouvaient dans ce petit bol laissé ici par il ne savait quel enfant qui l'aurait oublié. En tout cas c'était tant pis pour lui, qui allait à la chasse perdait sa place, et de toute façon c'était celui qui disait qui était, croix de bois croix de fer, la loi le disait.

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Message Sujet: Re: Du néant framboisé. Du néant framboisé. EmptyLun 12 Sep 2016 - 22:05




ADu néant framboisé


Feat. Peter




    Il fallait qu’elle me refasse son cirque maintenant. Il n’y avait pourtant pas de raisons, pas à première vue du moins. Le soleil est revenu, quelle raison peut elle bien avoir d’être de mauvais poil comme ça… de prendre la mouche a la moindre plaisanterie un peu déplacée, à la première phrase prononcée sur un ton qui ne lui convient pas. Ce qu’elle peut m’agacer quand elle fait ça, Mussichetta. Le pire c’est que je suis persuadé qu’elle sait très bien que je vais finir par me sentir coupable et la supplier de ne plus me laisser tout seul aussi longtemps quand elle reviendra. Que je vais encore me rependre en excuses parce que oui, je me sens mal quand j’ai l’impression de l’avoir vexée. Elle sait tout ça bien sûr. Et je sais qu'elle me manipule un peu mais je préfère la laisser croire qu'elle peut me mener à la baguette que de risquer de la vexer pour de vrai et la voir s'envoler vers un autre. Je suis pas faible, au contraire, je suis plus malin qu'elle. Elle pense qu'elle sait comment me manipuler mais moi je sais comment l’appâter. On a le même point faible. C'est rose foncé, c'est doux et acide à la fois, ça sent le sucre et ça fond dans la bouche... sauf les petits pépins dont je suis certain d'avoir su le nom à une époque bien qu'il m'ait échappé depuis. Traduction, tout comme moi, elle ne saurait résister devant quelques framboises.

    Le soleil a beau avoir repointé le bout de son nez, j'ai eu sacrement du mal à en trouver des suffisamment mures pour l’attirer et me faire pardonner ses propres caprices. J’espère seulement qu'elle saura reconnaître mon sacrifice, parce qu'il m'a fallut piocher toute la volonté que j'ai en réserve pour ne pas les dévorer moi même tout simplement. C’est pas l'envie qui m'a manqué de faire comme si j'avais rien trouvé et de m'offrir un goutter improvisé, mais bon.. faut croire que je tiens plus à cette capricieuse qu'à ma gourmandise préférée. J'ai résisté, j'ai placé mes trouvailles dans un petit bol à l'entrée de ma cabane et j'ai attendu. J'ai attendu encore. Et encore. Rien. Puis quand c'est devenu trop dur de regarder le bol sans s'en approcher, j'ai décidé d'aller faire un tour. Après tout.. si elle englouti tout ça, elle aura certainement envie de piquer un roupillon pour digérer, j'aurais qu'à attendre qu'elle se réveille pour faire mon cirque habituel et m’excuser pour rien.  

    Je suis pas allé bien loin, j’arrête pas de me dire que si elle trouve le bol alors que je suis pas à coté, elle va le finir toute seule alors que sinon.. bah on pourrait partager. Alors finalement, je fais demi tour. Oui je sais, je suis encore plus compliqué qu'elle.. c'est pour ça qu'on s'entend bien je pense, on s'engueule mais jamais bien longtemps parce qu'on a tous les deux un caractère de cochon à notre façon. Seulement.. cette fois, je sais pas trop comment elle va le prendre si elle tombe sur la scène que j'ai sous les yeux. Le bol est vide, mais c'est pas Mussichetta qui s'est baffé de framboises. C'est un petit blondinet que j'ai du croiser une fois sans avoir l'occasion de lui parler encore. Et bah voilà l'occasion, mais il va pas aimer ce que j'ai à lui dire. « Ça t’arrive de demander avant de te servir ? Elles étaient pas pour toi ces framboises ! » Je prends le bol pour vérifier qu'il en resterait pas une petite dernière pour mon amie ailée quand elle reviendra mais rien, néant, nada. J'enrage mais qu'est ce que je peux faire à par m'en vouloir d'avoir été assez bête pour croire que ces fruits n'attireraient que ma fée. Si ça avait pas été ce voleur ça aurait été un oiseau ou une autre bestiole. Mais je suis bien trop fière pour admettre que mon plan n’était pas parfait. Alors je continue à râler en lui secouant le bol sous le nez. « 
T'as pas la moindre idée de ce que j'ai pu galérer pour les trouver. Et maintenant j'ai tout à recommencer. » Je finis par lui coller le récipient entre les mains de force. « T'as plus qu'à le remplir maintenant puisque t'es si rapide pour les engloutir, voyons si tu l'es aussi pour les cueillir. » C’est pas forcement une bonne solution mais je peux pas non plus juste lui taper sur l'épaule et lui dire que c'est pas grave. Parce que ça l’est pour moi, c'était pas juste des framboises.. enfin si.. mais pas que.



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Message Sujet: Re: Du néant framboisé. Du néant framboisé. EmptyVen 16 Sep 2016 - 23:43



Du néant framboisé.
Nikolaï | Peter


Peter la bactérie se léchait goulûment les doigts lorsque surgit l'autre bactérie Nikolaï. Ils s'étaient croisés parfois, mais pas souvent: Nikolaï avait l'air d'un garçon réservé, et Peter n'était pas du genre à aller vers les autres , du moins pas de manière désintéressée. Et puis ce garçon était trop... Vieux, voilà, vieux. Trop grand, trop pataud, avec ses doigts boudinés... Que faisait-il là ce grand dadais?

« Ça t’arrive de demander avant de te servir ? Elles étaient pas pour toi ces framboises ! »

Y'avait pas ton nom écrit, d'abord. Et puis j'ai demandé si il y avait quelqu'un, personne n'a répondu!

Avec grande maturité, Peter conclut sa défense en lui tirant la langue.

« T'as plus qu'à le remplir maintenant puisque t'es si rapide pour les engloutir, voyons si tu l'es aussi pour les cueillir. »

Il se retrouva avec le bol dans les mains, ne sachant trop qu'en faire. Aller cueillir des framboises? Et puis quoi encore! Il n'en avait vraiment pas envie. Après tout il avait tellement d'autres choses à faire... Enfin non, pas vraiment. Mais il n'avait pas à aller cueillir des framboises pour un autre, il était beaucoup trop fier pour cela. Cependant, Nikolaï était beaucoup plus grand et fort que lui, vu qu'il était plus vieux... Alors comment se sortir de ce faux pas? Il ne pouvait décemment pas le défier à quoi que ce soit... Fort heureusement pour lui, c'était le chef! Enfin presque. Mais là, autour de la table, c'était le chef!

Non, je n'ai pas à aller chercher ces fruits. Je suis ton second, et en tant que second, je suis venu te chercher! Tu... Euh... Tu n'écris pas en ce moment, et un écrivain qui n'écrit pas, ben c'est nul! Alors, dans ma grande clémence, je suis venu t'aider à écrire. Ces framboises ne devraient être rien d'autre que mon cadeau de remerciement. C'est tout!

Et hop, improvisation totale. C'est vrai que Nikolaï était quelques peu distant ces dernières semaines, on ne l'avait pas souvent vu écrire ou raconter ses histoires, alors autant que ça joue en la faveur de Peter. Lui, il était aventurier d'excellence, il en aurait bien une histoire fabuleuse à raconter... De cette vie ou d'une autre!

Allez, hop! Prends ton carnet, assieds-toi, et ce soir on réunira un maximum de gens. Voilà!

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Message Sujet: Re: Du néant framboisé. Du néant framboisé. EmptyLun 19 Sep 2016 - 23:52




ADu néant framboisé


Feat. Peter



    Quelle maturité exceptionnelle. Il me tire la langue ? Soit, je l'imite aussitôt. Non mais ho ! Pour qui il se prend celui là ? Bon je sais bien que la maturité... c'est pas franchement mon fort non plus, là dessus je serais bien hypocrite de lui faire la leçon. Pourtant mince, c'étaient MES framboises. Il a pas idée des efforts que j'ai fait pour les cueillir et les ramener toutes, ou presque, ok j'avoue, j'en ai.. perdu.. une ou deux en chemin. Mais voila quoi, c'était dur de rassembler tout ça pour Mussichetta et lui il se pointe la bouche ne cœur et il me mange tout. Et pour couronner le tout, voilà qu'il me sort un truc auquel je m'attendais pas le moins du monde. Lui mon second ? Allons bon ! Mon second quoi ? Second... comme sur un bateau ? J'y comprends plus rien. Et avant même que je puisse lui en demander plus à ce propos, il me clou sur place à nouveau. Voici qu'à présent il prétend que tout ça, ça a un rapport avec mon passe temps, avec mes carnets, avec mes histoires. J'ai comme l'impression qu'il essaye de noyer le poisson mais il a piqué ma curiosité. Bon faut dire que des qu'on me parle de mes histoires, tout de suite, ça capte mon attention. Il triche mais je m'en moque. Je veux savoir ce qu'il a à dire. Sa grande clémence, elle me fait ni chaud ni froid mais de l'aide... bah à dire vrai j'ai pas vraiment besoin d'aide pour écrire en soit, plutôt pour trouver un peu d'inspiration. J'ai des tas d'histoires en tête mais j'en voudrais une qui sorte vraiment du lot. Un truc qui les scotch tous sur place la prochaine fois que je m'assois au coin du feu pour lire mes récits.

    Des framboises pour cadeau de remerciement... soit, mais elle a intérêt à en valoir le coup, son aide, parce que c'est assez cher payé. Quoi que.. si j'ai une histoire digne de ce nom.. Mussichetta, elle reviendra à coup sûr. Qu'est ce qu'elle aime autant si ce n'est plus que les framboises ? Mes histoires pardi. Oui voilà ma solution. Elle ne pourra pas louper ça. «
 De l'aide contre des framboises hein... » que je répète bêtement tout en réfléchissant. Et tout aussi bêtement, je me laisse guider, mener à la baguette, fasciné par tant d'entrain, et je tire un tabouret tout en sortant mon carnet de brouillon de ma besace. On a démarré sur de mauvaises bases mais il se rattrape de la meilleure des façons, ce... ce.. ce qui d'ailleurs ? Parce qu'il me faut un nom. Pas que je compte forcement l'utiliser dans mes histoires, mais ça peut m'inspirer. Et puis j'aime bien savoir à qui je parle de manière générale. Je l'aurais bien surnommé Gobbetout mais il doit bien avoir un petit nom déjà non ? Alors le crayon en suspend au dessus d'une page blanche, je le fixe droit dans les yeux, comme pour essayer de deviner. Machin ? Truc ? J'en sais rien. Je le connais pas encore assez bien. Et puis y a autre chose qu'il a dit qui m’interpelle. « Dit.. tu penses vraiment que je peux.. qu'on peut trouver un truc assez bien comme ça là, en une après midi ? Les vraies histoires, elles mettent du temps à mûrir. Faut relire, faut étoffer, faut... » Il peut pas vraiment comprendre...

    La plupart des gens trouvent les histoires dans les livres, ou les entendent racontées par des grands père au coin du feu, enfin c’est ce que j’ai entendu dire. Moi des grands pères.. bah j'en ai peut être eu un, ou deux, avant, y a bien longtemps, parce que je suis pas stupide, je viens bien de quelque part. Je sais pas d'où et je m'en contrefiche, comme de ma première culotte courte, et puis.. c'est pas là où je voulais en venir. C'est sûr qu'à entendre les gens, les grands père ou moi, ou les vieux Piccaninny, raconter des histoires comme ça, avec une facilité toute déconcertante, comme si elle leur venaient toutes seules.. bah on croirait pas qu'elles ont bien été travaillées par quelqu'un. Mais rien que pour trouver une morale... «
 … parce que toutes les histoires ont des morales, et ça pousse pas sous les sabots d'un cheval, les morales... » Tient, j'ai dit ça à voix haute ? Bah de toutes façons fallait bien qu'il le sache. « Enfin je t’écoute. La morale, je la trouverais tout seul, c'est moi l’écrivain après tout hein. Mais si t'as une aventure extraordinaire à me conter pour que je la couche sur papier, je suis toute ouïe. Tu me dois bien ça. Si j'ai plus mes framboises à cause de toi, il me faut un autre hameçon pour attraper cette fugueuse et les histoires … bah ça marche aussi mais seulement si elles sont vraiment bonnes. » J'en ai oublié de lui demandé son nom.. et j'ai cité Mussichetta.. décidément en parlant d'hameçon, il a sut me ferrer comme la première truite venue.. espérons juste qu'il me fasse pas perdre mon temps.



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Message Sujet: Re: Du néant framboisé. Du néant framboisé. EmptySam 8 Oct 2016 - 14:19



Du néant framboisé.
Nikolaï | Peter



Booooon ben le plan avait l'air de fonctionner, c'était parfait! Bon, Peter ne comprenait pas vraiment qui est-ce que Nikolaï devait attirer, mais il s'en fichait pas mal, il allait faire sensation c'était sûr: et en plus de ça, il avait mangé de succulentes framboises sans trop d'histoire! Clochette arriva à ce moment-là et s'assit sur l'épaule de Peter, comprenant la situation d'un seul regard. Bon et surtout elle avait entendu les garçons se chahuter de loin, ils faisaient du bruit ces deux-là... Mais ce n'était pas très grave, parce que Peter allait raconter ses histoires, et Clochette adorait quand Peter racontait les histoires.

Bon bon bon... Alors... Il faut trouver une histoire. Une très bonne histoire, même, une qui retiendra le souffle de tout le monde. Une histoire d'aventure... Avec un peu de suspense...

Machinalement, Peter se mit à faire les cent pas, se grattant la tête. Clochette se pencha à son oreille et tenta de lui souffler une idée, il la jugea trop ennuyeuse. Elle lui souffla une autre idée encore, mais c'était trop long. Quand sa troisième idée fut trop courte, la petit fée tempétueuse prit la mouche et s'envola un peu plus loin, laissant l'enfant se débrouiller tout seul, puisqu'il était si malin que ça! Quand Peter en eut marre de marcher, il se mit à déambuler sur les mains, réfléchissant encore, peaufinant dans sa tête les moindres détails, pour ne rien omettre. Tout cela devait être parfait.

Ca y est je sais! Alors... Je vais te raconter comment j'en suis venu à faire peur aux crocodiles géants qui vivent dans les Montagnes.

Puisqu'il avait des difficultés à parler la tête à l'envers, Peter se retourna et se remit sur ses pieds.

Attention par contre, dans ta morale, tu devras préciser que je suis le seul qu'ils craignent, et que c'est dangereux, j'aimerais pas que des gars comme Andy ou Sissy se fassent dévorer, après on dira que c'est de ma faute. Alors tu feras attention d'accord?

Peter s'assit sur la table pour mieux se concentrer, lui qui avait tant marché pendant au moins cinq minutes.

Alors voilà. C'était un jour où il pleuvait très fort, et il faisait encore nuit tout le jour. Je me baladais du côté des montagnes à la recherche de...

Peter s'arrêta et se pinça les lèvres, il ne savait pas que chercher dans ses montagnes. Ou alors il ne se souvenait plus, puisqu'il y était allé. Si il y était allé... Que cherchait-on dans les montagnes?

...de l'esprit de la montagne, si je me souviens bien. J'en avais entendu parlé en ville quelque jour plus tôt. Alors je cherchais l'esprit de la montagne, il pleuvait très fort, on ne voyait pas beaucoup devant soi à cause de la nuit, quand j'ai entendu du bruit. Je me suis alors immobilisé pour essayer d'en apercevoir la source... C'était comme un frottement sur le sol, le genre de bruit qui fait froid dans le dos... Comme ça... Ksss... Ksss... Petit craquement de branche sous un corps lourd et encore ce frottement... Ksss... Puis le silence.

Peter attendit un peu que le silence fasse son effet. Il voulait rendre Nikolaï un peu nerveux, il eut surtout droit au retour d'une furie: la petite Clochette à la fois toute excitée d'entendre la suite de l'histoire, et toute nerveuse à l'idée d'imaginer son protégé guetté par un danger... Il était dur pour une fée si petite qu'elle de ressentir tout ceci à la fois. Deux sentiment en une personne, c'était trop! Alors blottie dans les bras de son enfant, elle choisit d'écouter la suite, impatiente. Peter sourit et reporta son attention sur Niko, espérant avoir la sienne en retour.

Tu suis jusque là?
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Message Sujet: Re: Du néant framboisé. Du néant framboisé. EmptyJeu 13 Oct 2016 - 20:40




Du néant framboisé


Feat. Peter



    C’est dingue comme il a réussi à me faire lâcher prise aussi vite celui-là. Ok, c’est vrai que je suis d’un naturel à me laisser distraire pour un rien mais là.. il a fait fort et moi j’ai plongé tête la première. Faut dire qu’il a l’air d’être du genre à faire des tas de trucs insensés et que ces gens-là ont souvent bien plus de choses passionnantes à raconter que les autres. Alors en bon curieux bah.. évidement que je me suis laissé prendre à son baratin. Et je l’ai dit, je connais trop bien ma fée pour penser qu’elle saurait résister là où j’ai échoué. Ainsi donc me voilà, à le suivre du regard avec attention, à guetter la moindre mimique, la moindre expression de sa part comme il s’est mis à faire les cent pas des fois que ça l’aide à trouver l’histoire qu’il cherche. Parce que même si je suis tête en l’air, y a des choses qu’on est bien obligés d’observer avec minutie pour réussir à donner un peu de réalisme à un récit. Le caractère du personnage central par exemple. Bah oui, je ne peux pas juste inventer un personnage au petit bonheur la chance et espérer que les détails collent entre eux comme les pièces d’un puzzle. J’adorerais être assez doué pour le faire mais mon truc à moi c’est transformer un fait en un conte, pas d’en inventer un de toutes pièces. Un jour peut-être.. mais pas encore. Et puisque je l’ai lui sous les yeux, cet espèce d’énergumène moitié hyperactif moitié hystérique, je vais pas me priver d’y puiser de l’inspiration.

    Je ne peux pas m’empêcher de sourire en le voyant se chamailler avec sa fée et en suivant cette dernière du regard comme elle s’éloigne en boudant. Elle me rappelle quelqu’un tient ! A croire qu’elles ont toutes un sale caractère assorti à leurs grands cœurs. La plupart des filles des histoires de mes carnets sont un peu pareilles d’ailleurs. Que Mussichetta aille pas dire que je l’ai jamais prise comme modèle dans mes récits. Bref, concentrons-nous. Je reporte mon attention sur le petit blondinet devant moi pour me rendre compte avec surprise qu’il a cessé de marcher pour faire à présent le funambule sur les mains. Il est barge ce gosse mais une part  de moi l’aime déjà. Comme ça sans raison. Juste parce que justement, il est barge et il est toujours agréable d’avoir des amis imprévisibles dans ce genre-là. Ah ! Il m’aurait presque fait sursauter en retrouvant une position plus naturelle, quoi qu’il avait l’air très à l’aise à l’envers, et en m’apostrophant sans prévenir. Les crocodiles… en voilà une bonne idée. C’est assez épique pour faire une bonne histoire. A moins qu’il ne se soit enfuit en courant et dans ce cas c’est la morale qui sera excellente et… mince, il me devance là-dessus aussi et tout en fronçant les sourcils je me demande si je suis vraiment certain de commencer à l’apprécier. Bah oui en fait… malgré les framboises et malgré la façon dont il s’accapare ce qui devrait être MA création. Et puis quand il évoque Sissy et Andy je ne peux pas m’empêche d’admettre qu’il a raison. Surtout à propos d’Andy. Lui en entendant un truc pareil il foncerait tête baissé, sa fouine sous le bras, pour aller voir de lui-même, parce qu’Andy est comme ça et qu’on le changera pas.  

    Je prends note à peine il commence à parler. La pluie, la longue nuit, les montagnes, sa quête… il marque une pause mais je ne lève pas la tête de mon carnet pour autant, gardant la mine au ras du papier des fois qu’il reprendrait aussi sec. Pourtant, bien que je fasse tout ça avec la ferme intention de tout noter dans son intégralité et retrier ensuite, je reste bouche bée, le regardant par en dessous sans comprendre. Il continue de parler mais je suis toujours bloqué sur ce qu’il était parti chercher et sur le papier seules les lettres « espr.. » sont couchées les autres sont encore quelque part entre ma tête, mes doigts et la mine. Je loupe le reste de son récit mais je ne peux pas avancer tant que je n’ai pas cette information. C’est capital ça. Comment pourrais-je raconter les aventures d’un héros, tout fou soit-il, si je ne sais pas ce qui le pousse à y partir, à l’aventure justement. Alors quand il m’interpelle pour savoir où j’en suis, je me redresse tout à fait avec un «
 Hein ? » qui en dit long sur la réponse à sa question. Pour tout dire, j’étais tellement perdu dans mes pensées que je n’avais pas même remarqué le retour de sa gardienne, par l’histoire alléchée très certainement.

    Mon regard va de la bouille du blondinet devant moi à ma page, pour revenir sur lui et redescendre de nouveau. Mince. Pluie, montagne, nuit, ça fait pas bien long ça comme histoire. «
 Je… » Et s’il se vexait ? Et s’il décidait de ne plus rien raconter du tout ? J’aurais tout paumé moi, des framboises au conte, il ne me resterait plus rien du tout pour ramener ma fugueuse et cette fois, je ne pourrais m’en prendre qu’à moi-même. « Je .. suis désolé, j’ai dû louper quelque chose. Tu as dit que tu cherchais.. L’esprit de la montagne ? » Une fois de plus, je le regarde avec des yeux de merlan frit, et pourtant la curiosité me monte si fort à la tête que j’en oublie d’avoir honte. Aussi je me tortille un peu sur mon siège pour m’installer un peu mieux, histoire de me concentrer plus encore, et je l’assomme de questions, sans sommation. « Dis-m’en plus. Comment l’idée t’es venue ? Pourquoi tu voulais trouver cet esprit ? Qu’est ce qui te dit qu’un truc pareil existe ? Est-ce que tu voulais lui demander un truc en particulier ? Est-ce que tu le connaissais déjà ? Vous êtes bons copains et vous vous étiez donné rendez-vous pour passer une après-midi à jouer ensemble ? C’est un nom de code en fait, c’est quelqu’un que je connais ? » Et si j’ai soudainement besoin de savoir tout ça, c’est bien pus pour satisfaire une curiosité maladive que pour les besoins de mon récit.



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Message Sujet: Re: Du néant framboisé. Du néant framboisé. EmptyDim 25 Déc 2016 - 22:22



Du néant framboisé.
Nikolaï | Peter


Dis-m’en plus. Comment l’idée t’es venue ? Pourquoi tu voulais trouver cet esprit ? Qu’est ce qui te dit qu’un truc pareil existe ? Est-ce que tu voulais lui demander un truc en particulier ? Est-ce que tu le connaissais déjà ? Vous êtes bons copains et vous vous étiez donné rendez-vous pour passer une après-midi à jouer ensemble ? C’est un nom de code en fait, c’est quelqu’un que je connais ?

Peter resta silencieux, bouche ouverte en un "euh.." inaudible, essayant de faire le tri de toues les informations reçues par l'adolescent. Un bon copain, quelqu'un qu'il connaissait... De nombreuses idées fusaient dans la tête de Peter, qui ne pouvait s'empêcher de vouloir raconte l'histoire la plus folle possible. Mais l'espoir de faire tourner Nikolaï en bourrique à lui faire chercher qui était donc cette personne qu'il connaissait était très tentante... Mais il n'était pas vraiment là pour ça après tout. Se pinçant les lèvres, il se résigna à répondre le plus sincèrement qu'il lui était possible de faire en tant que Peter. On vous laissera jauger de vous-même à quel point c'est sincère...

Non, je ne le connaissais pas encore. Mais j'en avais très envie! Et l'esprit de la montagne, je pense qu'il pourra nous aider quand on aura des problèmes. Et je suis sûre que ça existe, autant que les fées! Si les fées existent, et les crocodiles géants aussi, pourquoi pas l'esprit de la montagne?

Peter afficha une petite mine vainqueur, sûr que ces arguments cloueraient le bec du conteur. Clochette, en tout cas, approuvait totalement ses dires: c'était bien de croire aux fées, et de croire à toute créature, même cachées! Sinon... Enfin, la suite, on la connaissait. Et puis les paroles de Peter, ravivant son esprit vindicatif, lui faisait oublier sa frustration première: Nikolaï avait osé interrompre son Peter dans son histoire. Quel malotru!

Je voulais surtout le voir pour qu'il soit mon ami. C'est important d'avoir des amis comme ça, je crois. Ça peut toujours servir! Et puis j'étais curieux, tu le serais pas toi?

Peter avait des amis... Enfin pas vraiment. Les gens étaient ses amis, mais il n'était l'ami de personne, pas d'attache. Et pourquoi? Parce que ça servait toujours, bien sûr! Plus tu es utile, plus tu es son ami. Mais tu as peu de chance d'être utile, parce qu'après tout, Peter est le meilleur.

Il fallait que l'histoire continue. Alors que dire maintenant? Nikolaï semblait beaucoup moins emballé par le crocodile que par l'esprit de la montagne. Mais fallait-il vraiment encore inventer une rencontre? Ou alors... Entraîner des gens dans sa quête de l'esprit? Ca, c'était une idée, aussi.. Une excursion pour aller chercher quelqu'un de bien. Et pourquoi pas!

Mais je ne l'ai pas vu, je crois que les crocodiles lui ont fait peur. Mais ensuite, ç'a été à mon tour de leur faire peur... Avec ma fronde, plus rien ne m'arrête!

Il aurait bien continuer à se lancer des fleurs, mais l'histoire de l'esprit de la montagne l'obnubilait maintenant.

J'aimerais bien y retourner un jour. Je pense que les crocodiles ont trop peur pour y retourner pendant un moment de toute façon! Alors il faudra bien y retourner!

Peter regarda en l'air en se grattant le ventre, puis disparut quelques minutes, sautant de branches en branches habilement. Il revint avec une pomme dans la bouche, et en lança une à son pour-l'instant-partenaire.

Ce serait cool de faire ça à plusieurs! Ay moins on défendrait les plus petits.
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Message Sujet: Re: Du néant framboisé. Du néant framboisé. EmptyJeu 19 Jan 2017 - 19:10




Du néant framboisé


Feat. Peter



Je ne sais plus vraiment pourquoi je suis là à l’écouter plutôt que de chercher à me venger pour ces framboises qu’il a gobées. Tout ce que je sais c’est qu’il me faut son récit, là maintenant, dans son intégralité et avec tous les détails possibles. Je veux tout savoir, tout noter, tout conter ensuite. J’ai dû à peine le croiser depuis son arrivée et pourtant, sa fougue et sa folie me donne déjà envie d’en faire un de mes personnages principaux. Feisty sera jalouse, pour sûr, mais ça lui passera. Je serais quitte pour me prendre une tape ou deux sur l’avant-bras, voilà tout. Ce n’est pas si cher payé pour en apprendre plus sur cet esprit de la montagne. Encore faudrait-il qu’il m’en parle d’ailleurs. Parce que plutôt que de répondre à mes questions, il reste planté là, bouche bée, à me fixer comme pour se donner le temps de chercher quoi répondre. Ah non alors ! Je ne veux pas qu’il triche moi. Si l’un de nous doit enjoliver les choses pour rendre l’histoire plus passionnante ou pour mettre la morale en valeur, c’est moi. Pourtant sa réponse me semble des plus honnête quand elle franchi enfin ses lèvres.

Moi je l’écoute en silence, acquiesçant tout en prenant des notes quand il dit penser qu’un ami pareil ça peut servir. Ça, y a pas de doute là-dessus, surtout par les temps qui courent. Le soleil a beau être revenu, on ne sait jamais ce que l’île nous réserve. D’ailleurs il faudra que je pense à demander à Feisty comment ça s’est passé... comme j’aurais voulu l’accompagner, même la suivre en silence, comme les espions de mes histoires, comme une petite souris… pour raconter tout ça. Oh quelle belle histoire ça ferait si je pouvais… mince j’ai noté cette idée au lieu des explications du blondinet. J’ai perdu le fil, bravo Plume ! T’es fier de toi ? Nah. Bien sûr que non je le suis pas. Et je m’efforce de ne rien montrer, de faire comme si j’étais resté concentré. Il termine par une question et je rattrape le wagon faisant mine de réfléchir à la réponse. Quoi qu’il n’y a pas beaucoup à réfléchir. Si je suis curieux moi ? Allons bon ! «
Bien sûr que je le suis ! » J’en dis pas plus, pas la peine de lui raconter ce que ma curiosité m’a déjà couté, c’est son histoire aujourd’hui, pas la mienne. Ni celle de la Bagarreuse. Aller un peu de concentration.

Les crocodiles ! On y vient ! Je vais enfin avoir droit au récit de son combat épique. La gueste de Peter ! C’est le titre. Après tout, les crocodiles ne sont qu’une péripétie sur son chemin, sauf si j’ai loupé un détail d’importance en songeant à mon amie. Une péripétie, et quelle péripétie ! Ça n’est pas donné à tout le monde de faire fuir ces bestiaux, fronde ou pas. Seulement voilà, il me faut.. bah plus d’informations, comme toujours. Mais tel un ouistiti il s’échappe avant que j’ai pu lui en demander. «
Reviens ! » que je laisse échapper dans le vide. Il manquerait plus que ça. Qu’il m’appâte avec son début de quart de commencement d’histoire pour finalement disparaitre sans m’en dire plus. Ce serait mal, vilain, mesquin, vicieux même.

Seulement, il n’est pas comme cela semblerait-il, le blond, il revient, un fruit dans la bouche, et les mots qu’il prononce ensuite me laissent songeur. Oui ce genre d’aventure est forcément plus sympa à plusieurs mais… je sais pas… c’est moins épique à raconter quand le héros n’affronte pas seul les dangers. Nah qu’est-ce que je raconte moi. La morale n’en sera que plus belle si le héros peut compter sur la force et le soutien de ses amis et les crocodiles comme je le disais, bah ils me font froid dans le dos alors… « Tu écris sans moi maintenant ? » La voix fluette de Mussichetta n’a rien du rugissement d’un reptile aux dents acérées mais elle suffit à me faire tomber de mon siège. Le carnet vole, semant quelques feuilles volantes autour de moi, ma mine vient heurter le sol et le bruit qu’elle fait sert de coup d’envoi au fou rire de ma fée. A celui de mon narrateur et de la sienne, de fée, aussi probablement mais je suis trop occupé à fusiller mon amie ailée pour m’en soucier. «
T’étais où ? Ça va pas de me faire des frayeurs pareilles ? On t’a jamais appris à t’annoncer plutôt que d’arriver dans le dos des gens comme ça ? » « Je peux repartir si tu veux ? » Bah voyons.

Il me faut quelques instants pour me redresser, rassembler mes affaires avec l’aide de ma fée qui s’acharne à tenter de tirer une feuille volante entre deux pages du carnet, puis reprendre mes esprits tout à fait, et je réponds enfin au blondinet. «
Oui, oui. Il faudra y aller à plusieurs, rencontrer ton esprit de la montagne et tout, d’autant que quitte à s’en faire un ami autant qu’il soit l’ami de tout le monde. Mais avant ça faudrait leur donner envie d’y aller. Tu comprends s’ils n’entendent pas comment tu as réussi à faire fuir les crocodiles… enfin je veux dire oui avec ta fronde, mais c’est vague tout ça. Il m’en faut plus pour leur raconter comme il faut et leur permettre de croire en leurs chances de réussite. Pour qu’une histoire inspire l’auditoire il faut qu’il puisse s’y plonger. Et sans détails… bah en guise de plongeon on a juste l’impression d’être trempé sur le sable sans même se souvenir comment on a mis les pieds dans l’eau. Tu vois ce que je veux dire ? » Juchée sur mon épaule droite, Mussichetta approuve en silence, hochant la tête de bas en haut avec frénésie. La connaissant c’est bien plus qu’elle veut entendre ce qu’elle a loupé de l’histoire que pour m’aider vraiment mais le résultat est le même.




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