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 I can't accept it [Kâchinâ Kaï]
★ second star to the right and straight on till morning ★

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Message Sujet: I can't accept it [Kâchinâ Kaï] I can't accept it [Kâchinâ Kaï] EmptyDim 31 Juil 2016 - 12:01


I can't accept it FT Kâchinâ Kaï
Comme tous les indiens, je m’étais rendu au rassemblement exceptionnel qui s’était tenu autour du grand feu. Oui, tous les indiens. Pas seulement les Unamis, les Picaninny aussi étaient présent et pour cause. Mais ce n’était pas l’habituelle cérémonie du Flambeau, en fait, on ne sait pas pourquoi on avait tous été rassemblé ici. Le mot avait circulé qu’il nous fallait y aller, qu’une grande annonce allait être faite. On ne va pas à l’encontre d’un rassemblement, aussi soudaine et étrange cela puisse-t-il être. Je vois les visages habituels de la tribu, Ma’Lila, Set, Kâchinâ. L’ancien ne dit rien, au départ. Puis ses paroles provoquent un frémissement dans les deux tribus. Nous connaissons tous l’histoire des frères Pawnee mais jamais nous ne les avions vus. Aujourd’hui, c’est chose faites. Nous restons silencieux durant leur apparition. Ils ont raison, l’Île perd de sa beauté, mais surtout de sa vie. On l’avait tous senti, mais rien dit, car le dire concrétisait ce fait.

Nous avons écoutez attentivement et patiemment le discours des Ancêtres. On sent la tension se faire palpable dans les tribus à l’annonce d’un choix pour mener la quête salutaire. Mes yeux parcours la foule une seconde, avant de retourner sur l’image des Ancêtres dans le feu. Tous étaient prêts à faire ce sacrifice, à partir pour essayer de sauver la magie de l’Île, moi le premier. Pourtant, je me sentis…presque trahi quand j’entends le nom d’Aponie retentir. Je ne dis rien, que pourrais-je dire de toute façon ? Les Ancêtres ont fait leur choix et on ne contredit pas les Ancêtres. Ce qui ne m’empêche pas d’être furieux à cette idée. J’attends que la fée ait pris en main la destinée d’Aponie avant de quitter le lieu du rassemblement à pas hâtifs. J’ai besoin de me calmer, d’oublier qu’on vient d’envoyer une enfant dans une quête dont on ne sait rien, on ne sait même pas si elle va revenir !

J’arrive aux abords du camp, et j’allais y entrer, quand je me dis soudain qu’aller vers le bois le plus proche du camp est préférable ; comme je le disais, j’ai besoin de me calmer. Nous sommes des êtres respectant la nature, mais en cet instant, je ne peux m’empêcher de frapper de mes poings nus les arbres, déversant ma rage envers cette décision injuste. Si pendant un temps je reste silencieux, bien vite ce sont des cris de rage et de désespoir qui s’échappent de ma gorge. Cette petite n’est pas ma fille, elle n’est même pas proche de moi ou de ma famille, mais les enfants sont des êtres sacrés, purs et innocents. Ils ne devraient pas avoir à porter de tels fardeaux sur leurs frêles épaules. Et bon sang…Elle a six ans cette petite. Combien de temps j’ai passé à déversé ma rage sur cette nature innocente, je n’en sais rien. Ce que je sais, c’est que j’ai continué jusqu’à ce que mes poings me fassent mal. Je finis par me tourner vers l’autre personne qui est présente. Je la sens, dans mon dos, mais elle ne s’est pas fait connaître avant. Me laissant faire en silence.

"Depuis combien de temps es-tu là ?"
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Message Sujet: Re: I can't accept it [Kâchinâ Kaï] I can't accept it [Kâchinâ Kaï] EmptyLun 1 Aoû 2016 - 1:34

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Kâchinâ Kaï & Liwanu Akecheta

Les jours sombres s'emparaient peu à peu de Neverland; l'engloutissant comme si elle était déjà une cité perdue. Hors, les habitants de l'île n'avaient pas dit leurs derniers mots. Ils ne s'étaient même pas encore battus contre ce mal grandissant qui rongeait leur foyer. Les Anciens de chacun des clans indiens avaient demandé à réunir les deux tribus en un événement spécial. Et quel événement ! Kâchinâ et Askook, le chef des Piccaninnys, ont donc dû organiser tout cela au plus vite, prévenir les leurs sans trop les inquiéter ... Ce qu'ils firent sans attendre. Les Anciens parlaient de prophéties, de destins et d'avenir. Les deux clans devaient ainsi se réunirent pour partager d'inquiétantes nouvelles. Les indiens s'unirent alors tous, sous les ordres de leur dirigeant respectif. D'habitude cela se faisait pour la cérémonie du Flambeau mais pas cette fois. Depuis que l'Ancien du clan Unami était venu lui annoncer la nouvelle, la chef n'avait cessé de cogiter, s’inquiétant grandement pour l'avenir de son peuple.

Le fameux soir venu, les Anciens prirent alors les rennes de l'assemblée. Kâchinâ s'assit autour du grand feu, comme et parmi ses semblables. Puis elle écouta. Et vit. Les esprits des frères Pawnee étaient venus à eux. Et avaient parlé, avaient choisi. Si cruellement choisi … Aponie, une enfant du clan Unami avait été nommée arbitrairement, sans discussion possible, par les deux anciens chefs et protecteurs des peaux rouges. Elle représentait ainsi tout le peuple indien, Unami comme Piccaninny et devait s’acquitter de nul autre tâche que sauver l'île. Rien que ça … C'était du suicide ! Pire que ça, une mise à mort pour la fillette. Voilà quelles avaient été les pensées de Kââ lorsque l'annonce retentit. Pourquoi ne pas avoir choisi un adulte ? Un guerrier ? Ou même un cueilleur, peu importait, mais un adulte … ? Non, il fallait qu'ils leur prennent l’espoir et l'avenir que représentaient tous le enfants indiens. La Chef ne laissa rien transparaître de sa mortification qu'eut cette nouvelle sur elle autour du feu. Elle se contentait de rester stoïque et calme, comme à son habitude. Mais en son fort intérieur, la jeune femme commençait déjà à s'inquiéter du sort de sa petite peau rouge partit au combat, sans trop savoir ce qui l'attendait. La cérémonie se termina alors dans un silence des plus lourds. Les indiens devaient avoir tellement à penser à présent …

La Chef Unami resta un peu plus longtemps près du feu et discuta avec son homologue Piccaninny. Les différents changements survenus sur l'île donnaient matière à s'alarmer ... Les deux Chefs avaient certes des façons de faire bien différentes mais se préoccupaient tout deux du bien des leurs. Il fallait donc parler des alternatives qui s'offraient à eux, au cas où le pire arriverait … Une fois cette petite aparté terminée, Kâchinâ se mit en route pour rejoindre son camp. Morose et complètement déboussolée par ce flot d'informations peu réjouissantes, elle se laissa errer un instant. Tous les indiens de son clan savaient qu'elle partait souvent se recueillir en forêt lorsqu'elle avait besoin de réfléchir. Maquillée de traces bleues et habillée de ses mèches blanches -qui était surtout sa tenue de guerre et qui la rendait ainsi plus effrayante que n'importe quoi dans cette forêt ; ses pas la menèrent  à l'orée d'un petit bois proche de son campement. Elle décida d'aller s'y promener pour se vider l'esprit avant de retourner à son tipi. À défaut, lorsqu'elle ne pouvait tuer personne la nature et la solitude arrivaient à l'apaiser. C'est avec surprise qu'elle tomba alors sur un autre Unami. Lorsqu'elle l'aperçut la première fois, elle ne sut trop dire qui était-ce et surtout ce qu'il était en train de faire. La pénombre ambiante n'aidant pas du tout. Elle se rapprocha alors doucement. Des bruits sourds résonnaient entre les arbres, elle pouvait les entendre plus distinctement à chacun de ses pas. Puis elle comprit et reconnu Liwanu, chasseur et tanneur Unami. Il avait été son maître durant une courte période. Kâchinâ le regarda alors en silence un long moment, il passait ses nerfs sur des troncs à portée. Était-ce une nouvelle technique ? Ou déversait-il simplement sa colère ? À force de l'observer, la guerrière porta son choix sur la deuxième option. Il s'arrêta enfin un moment et se retourna vers elle en lui demandant simplement depuis combien de temps elle était plantée là à le surveiller. La Chef avança de quelques pas vers son aîné, son bâton pacifique des grandes occasions qu'elle planta dans le sol avant de lui répondre : « Assez pour te dire qu'il est temps de t'arrêter. » Avec sa froideur naturelle sans vraiment répondre à sa question. Cela faisait bien une quinzaine de minutes qu'elle le regardait dans son coin, déverser sa colère sur ces pauvres arbres qui ne lui avaient jamais rien fait. À lui ou a quiconque d'autres d'ailleurs. Liwanu était cependant l'un des rares indiens adultes à qui la guerrière osait montrer de la tendresse. Mais pas pour l'instant. Elle voulait comprendre. « Pourquoi n'es-tu pas rentré au camp ? » Demanda-t-elle alors, suspicieuse. Tout le monde, à une exception près : elle, étaient rentrés dormir. Elle avait bien vu sa rage mais posait tout de même la question. Elle voulait l'entendre mettre des mots sur cet état qui l'habitait, voulant s'assurer que son problème n'était pas grave et surtout qu'il allait se calmer à présent.


Dernière édition par Kâchinâ Kaï le Sam 20 Aoû 2016 - 22:47, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: I can't accept it [Kâchinâ Kaï] I can't accept it [Kâchinâ Kaï] EmptyLun 15 Aoû 2016 - 22:56


I can't accept it FT Kâchinâ Kaï
Sans dire que je sois surprise, ma chef de tribu n’était pas forcément la personne que j’aurais attendue de croiser en de telles circonstances. En fait je ne sais pas à qui je m’attendais, personne, probablement. Une partie de moi ne pouvait qu’espérer que ce soit Aponie, revenue, que tout ceci n’était qu’une erreur et que les Ancêtres avaient choisis une autre personne pour cette mission suicide. Mais chez moi, les rêves avaient tendance à ne jamais se réaliser. J’avais rêvé de beaucoup de choses fut un temps. Puis ça s’est focalisé sur quelques points précis. Avoir un enfant, avec ma femme. Vieillir avec elle…Et voyez où j’en suis aujourd’hui, tout cela à cause des pirates. Alors aujourd’hui, j’évite de trop vouloir rêver, encore plus à des choses absurdes comme le fait que les Ancêtres pourraient s’être trompés dans leur sélection. Les Ancêtres ne se trompaient jamais. Et surtout, leur voix était immuable. Ce qui était dit était dit et point final.

Alors quand je reconnus la silhouette et surtout la voix de Kâchinâ, la surprise ne fut qu’un bruit de fond dans mon esprit. Je me tournais pleinement vers elle, serrant et desserrant mes poings comme si ça allait aider la douleur sourde qui s’étendait de mes mains à s’évaporer. Je voyais mal ne serait-ce que mes mains dans cette pénombre, mais ma chef, avec ses mèches blanches, je la distinguais grâce à la lune. Oh, pas en détails, mais je voyais où elle se trouvait, au moins. J’eu un petit sourire amer à sa réponse. Evidemment qu’elle ne me répond pas clairement. On a beau se connaître depuis des années maintenant, être amis même, elle n’en reste pas moins ma chef et elle a une façon de faire bien à elle, ce que je respecte malgré tout, et la froideur qu’elle démontre ici prouve bien qu’elle n’est pas spécialement là en amie. Je hausse les épaules.

"Je n’aurais pas pu continuer bien longtemps de toute façon."


Ce n’était pas faux. Mes poings me lançaient, et j’espérais intérieurement ne rien m’être cassé. Pas que ça me ferait réfléchir que cela sur mes actions, mais pour mes tâches dans la tribu, avoir une main invalide n’allait pas être pratique. Voire complètement invalidant. J’espérai presque que l’on en resterait là, mais évidemment que non. Je ne peux pas lui en vouloir, elle est là pour veiller à la sécurité et au bien-être de son peuple, jusqu’à preuve du contraire je fais partie de ce peuple, alors elle voulait comprendre. Ce n’était que de la logique pure. Je pousse un lourd soupire et je m’assois sur le sol. Le contact avec la terre fraîche semblant aider à me remettre les idées en place. J’observe une nouvelle fois mes mains, commençant à distinguer les petites plaies qui les parsèment.

"J’avais…Besoin de me calmer, loin des autres et surtout des enfants. Ils ont déjà vu une de leur camarade…" je m’arrête, la rage me reprenant à l’image d’Aponie accompagnant la fée "…Partir. Je ne voulais pas risquer qu’un d’eux ne me voient ainsi. Et je n’aurais pas réussi à dormir dans cet état."

Ce qui était vrai…Jusqu’à un certain point. C’était aussi et surtout pour que personne ne puisse m’interrompre avant que je n’ai terminé. Kâchinâ devait l’avoir senti, ce qui expliquait qu’elle n’ait fait savoir sa présence qu’après que j’ai fini.

"Et toi ? Pourquoi n’es-tu pas allée au camp ?"

On pourrait me traiter d’insolent pour mes paroles. Mais je m’en fichais. Elle savait parfaitement que je ne lui ferais jamais intentionnellement de mal et que mon venin n’en n’est pas vraiment avec elle. Je voulais simplement essayer de savoir si, comme moi, elle ressentait cette révolte envers cette décision ou si, comme beaucoup, elle se résignait. C’était une décision des ancêtres après tout. J’avais beau être en colère, je savais que je ne pourrais rien y faire, et ce sentiment d’inutilité m’enrageait d’autant plus…


[HJ: Désolé pour le temps monstrueux que j'ai pris pour te répondre T^T]
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Message Sujet: Re: I can't accept it [Kâchinâ Kaï] I can't accept it [Kâchinâ Kaï] EmptyDim 21 Aoû 2016 - 2:30

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L'indienne avait beau être la femme la plus froide de l'île, certains de ses camarades savaient qu'elle s'inquiétait profondément et activement du bien être des siens. Alors forcément retrouver son chasseur-tanneur en train de massacrer des troncs d'arbres à tour de bras, cela avait de quoi l'alarmer. Elle était juste assez détachée pour ne pas montrer que cela la touchait vraiment. Certes, l'amie qu'elle était pour Liwanu s'inquiétait mais la Chef de clan également. Elle ne savait pas si c'était une bonne chose de le laisser finir mais cela lui paraissait être la meilleure solution, il semblait en avoir bien besoin ... L'indien finit par reconnaître la guerrière après avoir entendu sa voix, lui conseillant d'en finir avec les coups. Il avoua alors avoir terminé de se défouler, il était allé aussi loin que ses poings le permettaient. À cause de la pénombre Kâchinâ ne pouvait malheureusement pas voir l'étendue des dégâts. Elle ne savait pas à quoi était due cette explosion de colère chez le chasseur. Devait-elle lier cela au rassemblement qui venait de se terminer ou s'était-il passé autre chose ? Elle n'aurait su dire. Alors elle posa la question différemment, en demandant pourquoi il n'était pas rentré au camp comme les autres au lieu de lui demander frontalement ce qui n'allait pas, comme l'aurait fait n'importe qui. La Chef n'était pas toujours très douée lorsqu'il s'agissait de parler, c'était une évidence pour tout le monde chez les Unamis.

Kââ avait fait quelques pas vers lui, pour essayer de mieux le distinguer. Il avait été inconscient de malmener ses mains de la sorte. Mais elle comprenait parfaitement l'envie de tout laisser sortir par la violence. Elle était un peu pareil en soit, elle procédait juste différemment. Mais là n'était pas la question. Liwanu avoua alors enfin  : « J’avais…Besoin de me calmer, loin des autres et surtout des enfants. Ils ont déjà vu une de leur camarade… Partir. Je ne voulais pas risquer qu’un d’eux ne me voient ainsi. Et je n’aurais pas réussi à dormir dans cet état. » Kââ l'écouta avec attention tout en le dévisageant -tant bien que mal,  de son regard dur dans l'obscurité. C'était donc ça … Le chasseur avait toujours été proche des enfants, c'était vraiment magique de le regarder faire. Ils adoraient tous Liwanu et lui le leur rendait bien. Cela déchirait le cœur de la jeune femme à chaque fois qu'elle constatait que lui n'avait pas eu la chance d'avoir ses propres enfants … Il aurait, sans le moindre doute, fait un merveilleux père de famille. Il était d'ailleurs une figure paternel pour beaucoup de jeunes indiens. Kâchinâ en avait même fait partie à une époque. Il était donc tout à fait normal qu'il réagisse de la sorte en apprenant qu'une de leurs petites était envoyée au casse-pipe à leur place … Le destin, sauver l'île, sauver tout le monde, c'était beaucoup pour de si petites épaules. La guerrière n'approuvait en aucun cas le jugement des frères Pawnee. Elle aurait préféré y aller elle-même, mille fois, il n'y avait pas à sourciller. Mais si ils l'avaient choisie, c'était pour une bonne raison et ils n'y pouvaient rien à présent. Lors de l'annonce, cela l'avait déstabilisée au plus haut point et elle aurait aimé contester de toutes ses forces. Hélas elle n'était qu'une simple chef et ne pouvait aller à l'encontre de la décision des vieux esprits. Elle avait eu envie de se battre, de lutter, de tuer ; la violence faisant partie intégrante de son mode d'expression, mais elle n'allait pas cogner sur n'importe qui. Alors au lieu de faire comme Liwanu, elle contenait ses doutes et ses peurs afin de les mettre à bonne escient le moment venu …

La jeune femme s'était surprise à partir dans ses pensées en entendant les raisons qui avaient mis son aîné dans une rage folle. Il y avait de quoi, il avait bien raison. La colère lui fit resserrer l'emprise sur son bâton. Cela avait été une épreuve plutôt terrible à passer et tout était encore si frais dans son esprit ... Elle fut heureusement sortit de sa torpeur par le chasseur qui lui demanda d'un ton plutôt amer ce qu'elle faisait elle aussi hors du camp. Avant de lui répondre, elle s'approcha encore de lui pour prendre ses mains afin de les observer à la pâle lumière de la lune. « Je ne pense pas trouver le sommeil tant qu'Aponie ne sera pas de retour. » Annonça-t-elle simplement, un peu radoucie tout en détaillant des yeux les mains amochées du chasseur, évitant ainsi de croiser son regard et son jugement. Le regarder dans les yeux en annonçant cela aurait rendu les choses trop vraies et elle aurait flanché à coup sûr, laissant transparaître trop de fragilité ; chose à laquelle la guerrière n'était absolument pas habituée. Elle avait bien compris que cet homme était agacé, en colère et qu'à présent en plus de tout ça il devait souffrir physiquement. Elle le connaissait assez pour ne pas lui en vouloir de s'adresser à elle ainsi. La Chef soupira en apercevant la gravité des blessures, elle secoua doucement et négativement la tête. « Je n'aimerais pas voir l'état de ces arbres au levé du soleil. » Avoua-t-elle un peu désemparée. Du sang, des lambeaux de chairs et elle pensait même apercevoir des os ?! La guérisseuse qui sommeillait en elle n'avait qu'une envie : arranger ce désastre. Il était hors de question qu'il laisse ses mains dans cet état en tout cas, que ce soit elle ou Ma'Lila qui le soigne, elle n'en avait rien à faire, tant qu'il se faisait soigner. Et le plus tôt était le mieux. « Elle reviendra ... » Murmura-t-elle alors en baissant la tête après avoir lâcher les mains de Liwanu. Elle essayait de s'en convaincre, elle en était persuadée, alors il fallait qu'il le soit aussi. Comment les anciens et les esprits oseraient sacrifier une enfant ? Jamais. Cela était impossible. Alors elle reviendra, c'est certain, pensa-t-elle.

HRP : il n'y a pas de soucis  I can't accept it [Kâchinâ Kaï] 3235645488


Dernière édition par Kâchinâ Kaï le Jeu 1 Sep 2016 - 23:05, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: I can't accept it [Kâchinâ Kaï] I can't accept it [Kâchinâ Kaï] EmptyLun 29 Aoû 2016 - 14:53


I can't accept it FT Kâchinâ Kaï
J’attends la réponse de ma chef, savoir ce qu’elle, elle en pense de cette décision. Je crois connaître la réponse, à dire vrai, mais je veux en avoir le cœur net. Car si Kâchinâ a toujours été quelqu’un de moins expressif que moi en matière de ressenti, elle est quelqu’un qui malgré ce que l’on pourrait penser, ressent profondément. C’est quelque chose que j’admire chez elle et qui fait d’elle, malgré ce que peuvent penser certains, une très bonne chef. Elle prend en compte tout ce qu’on lui dit, tout ce qu’elle remarque et elle a ses avis, ses envies et ses détresses, mais elle les garde pour elle, tentant d’apporter la paix dans son clan autant que faire se peut avec un clan aussi belliqueux que le nôtre. Je la laisse s’approcher et prendre une de mes mains, tentant de discerner les dégâts que j’ai pu me faire. Sa réponse a un effet bénéfique sur moi. Mes épaules se détendent et mon corps entier devient plus lâche, comme si l’entendre dire qu’elle aussi, elle n’aime pas cette décision (à sa façon), validait mes actions précédentes. Ce n’est pas vrai et je le sens parfaitement dans sa prochaine remarque, qui arrive à me tirer bien malgré moi un petit sourire amusé et fier à la fois.

"Moi non plus…On pourra toujours les abattre pour en faire du bois pour le feu…"

Elle sait très bien que je plaisante à cette instant, mon ton le fait sentir mais je grimace avec un petit son de douleur quand elle touche un endroit particulièrement attendri par es coups répétés. Je sens très bien le sang couleur sur ma peau et je sais que ça ne doit vraiment pas être beau à voir, mais jusqu’à ce qu’elle arrive, je n’y pensais plus. Maintenant, je me sens comme un gosse pris en train de prendre un gâteau de maïs alors qu’il n’en n’a pas le droit. J’ai beau être le plus âgé des deux, c’est moi qui ai agi comme un imbécile ici. J’allais m’excuser, pour l’arbre, pour l’inquiéter (car je sais qu’elle s’inquiète malgré sa froideur apparente) quand j’entends son murmure. Je me rappelle alors qu’elle est arrivée là pour protéger ce clan, pour lui permettre de vivre heureux et épanoui et que si je me suis senti impuissant face au jugement des frères alors que je ne suis qu’un chasseur, je n’ose imaginer ce que cela doit être pour elle, recevoir des regards courroucés des parents de la petite Aponie alors qu’elle n’y pouvait pas plus qu’eux dans cette décision. Alors je regarde à gauche, à droite, je ne vois pas l’ombre d’un autre être humain alors je l’attire à moi par le bras dont elle ne tient pas la main.

Elle n’aime pas trop cela, notre chef, les démonstrations d’affection, mais ce soir, je pense qu’elle pourra faire une exception. A mon avis, elle en avait autant besoin que moi, même si elle le nierait jusqu’à sa mort.

"Evidemment qu’elle reviendra. Parce que si ce n’est pas le cas, j’irais la chercher moi-même."

Je la relâche peu de temps après ; qu’elle en ait eu besoin est une chose, mais elle n’est pas quelqu’un de très tactile en temps normal.

"Bon…Il va peut-être falloir que j’aille nettoyer cela au moins." Dis-je en désignant d’un vague signe de tête mes mains.
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Message Sujet: Re: I can't accept it [Kâchinâ Kaï] I can't accept it [Kâchinâ Kaï] EmptyVen 2 Sep 2016 - 17:20

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Surprendre ainsi le chasseur aurait pu être une bien mauvaise idée, surtout lorsqu'on connaît son caractère bourru et taciturne d'ours mal léché. Mais Kââ n'y avait même pas songé un instant et s'était ainsi glissée dans son dos, l'avait observé un moment, imaginant le pire quand au pourquoi de cette rage sans nom. Elle redoutait surtout de ne pas être apte à apaiser son esprit … Alors ils discutèrent un peu. Liwanu ne se fit pas prier pour expliquer son ressenti, simplement et franchement comme à son habitude. Le départ d'Aponie semblait l'affecter grandement, tout comme la Chef. Kââ l'exprima cependant de manière différente mais l'idée était la même au fond. Toutefois la situation n'était pas désespérée pour autant. Il ne fallait pas perdre espoir, la petite Unamie était pleine de ressources. La guerrière essayait tant bien que mal de s'en convaincre pour essayer de se faire moins de soucis à ce sujet mais c'était un peu peine perdue. Surtout lorsqu'elle voyait quelqu'un d'autre s'inquiéter également … Il n'était pas simple d'être Chef et de s'occuper d'une tribu. De toutes façons Kâchinâ n'était pas devenue Chef pour la simplicité, ça se saurait sinon. Elle voulait tout bonnement prendre soin des siens, le fait qu'elle s'était imposée avec force et violence n'était qu'un détail de sa personnalité.

Et pour une fois ce n'était pas elle qu'on retrouvait à passer ses nerfs sur quelque chose ou quelqu'un. Malgré tout ses troubles intérieur, Kâchinâ restait étonnement bien calme en surface. Son secret ? Elle vouait une confiance aveugle et sans faille aux esprits qui leur étaient apparus plus tôt ; même si elle n'approuvait pas leur décision. Cette idée lui permettait de ne pas exploser dans une colère folle et ravageuse qui la caractérisait tant. Elle se disait qu'ils étaient là pour maîtriser la situation pour la petite. C'était Liwanu qui n'avait pas réussit à se contrôler. Et bien sûr cela pouvait arriver à tout le monde, la guerrière en tête de liste. Kâchinâ s'était donc approchée de lui, espérant pouvoir radoucir son âme tant bien que mal, elle s'était même permise de plaisanter c'est dire ! L'indien rebondit sur la petite plaisanterie en se permettant d'en rajouter une couche. Et enfin le chasseur sembla se décontracter un peu, esquissant même un sourire que la Chef fut ravit de voir. Suivit cependant d'une belle grimace de douleur. Bien oui, lorsqu'on fait l'idiot en se mesurant à des choses quasiment incassables, c'est ce qui arrive. Un vrai enfant capricieux malgré son âge.

La guérisseuse ne put s'empêcher de toucher, de regarder et de songer à des remèdes. Mais avant de passer à cette étape, toute grande guerrière qu'elle pouvait être, Kââ laissa échapper toute son inquiétude en une phrase avant de se murer dans un silence. Elle n'attendait rien de cela et pourtant, devant cette attitude fragile rare chez l'indienne, Liwanu ne put s'empêcher de l'attirer contre lui afin de la réconforter dans une étreinte. Il était vraiment l'homme le plus doux de la tribu, altruiste, toujours présent lorsque quelque chose ne va pas ; il suffisait simplement de dépasser la barrière de froideur et du sale caractère … N'allez pas croire que tout le monde peut ainsi prendre Kâchinâ Kaï dans ses bras, la toucher ou être aussi tendre avec elle ! Ça non ! Mais il y avait de rares occasions ainsi que des rares personnes -qu'on pouvaient compter sur les doigts d'une main, pouvant se le permettre. Le chasseur en faisait partie, elle resta cependant bien impassible et décontenancée durant cet échange. Elle repensait à la cérémonie, à la petite Aponie … « Evidemment qu’elle reviendra. Parce que si ce n’est pas le cas, j’irais la chercher moi-même. » La Chef laissa alors échapper un soupir de soulagement accompagné d'un sourire éclair. Ça c'était bien vrai, tout le clan irait à sa recherche si jamais on le privait d'elle. Personne ne touche aux Unamis sous peine de représailles. Liwanu lâcha enfin la guerrière. Elle avait bien du mal avec ce genre de situation, pas l'habitude, trop sauvage, pas assez ouverte, trop froide, l'indienne n'avait qu'à choisir parmi ces moult raisons. C'était lui pourtant qui avait besoin de réconfort, elle était venue le voir pour ça, puis au final les rôles s'inversèrent quelque peu. Elle fut tout de même rassurée de voir que son comportement était redevenu normal ; son amertume semblait avoir disparut. Ce qui lui permit de se concentrer sur les conséquences de ses actes impulsifs. Conséquences aux combien douloureuses pour ce qu'il en était. La Chef le regarda en acquiesçant doucement de la tête, pensive : « Retour sur terre plutôt douloureux. » Constata-t-elle sèchement en regardant le désastre qu'était ces mains, le visage dur. Elle savait ce que c'était que de se laisser emporter, tout lâcher, laisser partir son esprit loin puis atterrir brutalement en se prenant la réalité de plein fouet. C'est ce qui lui arrivait le plus souvent lorsqu'elle se battait.

Il fallait en effet se mettre au travail, bayer à la lune n'arrangerait rien pour personne. La Chef s'éloigna alors un peu, tout en annonçant : « Aller, on va rincer ça. » Elle s'arrêta et attendit que le chasseur arrive à sa hauteur pour reprendre. Elle marcha ainsi en direction d'un point d'eau coulant non loin de là. Si on tendait bien l'oreille, on pouvait distinctement entendre le doux bruit de l'eau ciller entre la terre et les cailloux. Arrivée à l'endroit voulu la Chef déposa son bâton contre un énorme rocher puis amena l'indien près de la rivière fine parcourant le bois. Il n'avait plus qu'à plonger ses mains dans l'eau claire et glacée du cours d'eau. « Tu n'échapperas pas à la séance de torture de ta Chef pour soigner tout ça. » Préféra-t-elle préciser au cas où il aurait eu l'idée d'en rester là. Ses mains avaient bien besoin de soins et il s'avérait qu'elle était guérisseuse. Depuis qu'elle était devenue la chef du clan, les possibilités d’exercer cette fonction étaient moins nombreuses. Pour la simple raison qu'elle n'était pas la seule guérisseuse du camp et qu'elle devait ainsi leur délaisser cela pour pouvoir se concentrer sur d'autres choses. Malgré ça, Kââ aimait soigner, cela lui manquait parfois. Elle ne le laisserait donc pas s'en sortir à si bon compte.
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Message Sujet: Re: I can't accept it [Kâchinâ Kaï] I can't accept it [Kâchinâ Kaï] EmptyLun 5 Sep 2016 - 0:06


I can't accept it FT Kâchinâ Kaï
Une moue mécontente prit place sur mon visage en entendant son commentaire, mais elle avait raison. Maintenant que la rage et l’adrénaline quittaient mon corps, je sentais la douleur arriver avec une vengeance digne d’une armée. Je n’essayais même pas de serrer les poings, sentant d’instinct que ça ne ferait que plus mal. Dur retour à la réalité en effet…Aïe. La chance que j’avais ? Que ce soit Kâchinâ qui soit venu me voir et non pas quelqu’un d’autre de la tribu. Elle avait été guérisseuse fut un temps, elle était probablement la mieux placée poum’aider en cet instant que n’importe qui d’autre, hormis Ma’Lila. Mais elle devait se reposer ; le bébé arrivait, elle était fatiguée et en plus, je ne savais pas comment le rassemblement de ce soir l’avait affecté. Donc non, je ne serais pas allé voir Ma’Lila même si ma chef n’était pas venue me voir. Elle avait besoin de ces heures de sommeil.

Il fut temps que nous nous occupions de mes blessures et je suivais la brune jusqu’à un petits ruisseau qui s’écoulait non loin de là. Avec la nuit perpétuelle, l’eau serait glacée, c’était une certitude, et avec mes chair à vif, l’expérience allait devenir des plus désagréable. Je pris une grande inspiration et allait plonger mes mains quand elle me fit une dernière remarque et un léger rire m’échappa.

"Ah, car ça ce n’était pas la torture ?"


Dis-je en désignant l’eau s’écoulant doucement face à moi. Mettant genoux à terre, je repris une inspiration et plongea mes mains dans l’eau. La morsure du froid me fit serrer fortement les dents, bien qu’un son de douleur passe mes lèvres malgré tout. Je n’étais pas du genre douillet pourtant, ayant été dans des batailles et contre des bêtes féroce et un certain nombre de match amicaux entre hommes de la tribu ; mais ce genre de douleur faisait partie de celles que je n’ai pas assez expérimenté pour pouvoir vraiment m’y habituer, comme les autres. Je devinais que si le soleil était là, j’aurais pu voir l’eau devenir rougeâtre, puis simplement rose pâle alors que mon sang arrêtait son écoulement doucement. Ressortant les mains de l’eau, je les tendis vers Kâchinâ.

"Et maintenant grand chef ?"


Un sourire en coin animait mon visage à cette phrase et j’attendis, sagement.


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Message Sujet: Re: I can't accept it [Kâchinâ Kaï] I can't accept it [Kâchinâ Kaï] EmptyDim 2 Oct 2016 - 23:54

-Rest your mind hunter-
Kâchinâ Kaï & Liwanu Akecheta

La cérémonie terminée depuis un bon moment déjà la Chef ne s'attendait pas à croiser qui que ce soit en cette nuit sombre. Cela en disait long sur le temps qu'avait passé Liwanu à détruire ses poings contre l'écorce de ces arbres et cela se répercutait ainsi sur l'état de ses mains. Kâchinâ avait prévu une activité bien différente : faire sa marche de repentance pour s'aérer l'esprit, réfléchir posément aux problèmes des siens puis elle serait rentrée au camp. Dans son tipi ou bien près du feu. Elle s'y voyait déjà y passer la nuit à contempler le ciel et les flammes. Ces temps troubles étaient déterminants pour l'indienne et surtout pour son statut de Chef. Elle n'avait jamais fait face à une telle crise, si le camp venait à sombrer non seulement elle en serait responsable mais plus jamais les Unamis ne laisserait une femme à leur tête et encore moins une née étrangère. Elle avait beau s'inquiéter de tout et pour tout le monde que cet énorme échec n'y changerait rien. Cela ne ferait que renforcer la haine de ses détracteurs, convaincre ceux qui hésitent et donner une raison à ceux qui la tolère et la soutienne de changer d'avis. Mais ces histoires politiques lui importaient peu. Elle était venue dans le bois pour essayer de trouver une paix de l'esprit qui la fuirait tant que le soleil serait absent. Alors autant s'occuper. Elle n'avait pas souvent de compagnie qu'elle appréciait qui plus est.

L'indienne amena son acolyte près d'un ruisseau pour qu'il y rince ses blessures. Discuter simplement avec le chasseur lui permettait de s'oublier un peu et donc d'arrêter de se ronger les sangs un moment en ce qui concernait le clan, l'avenir et Aponie. Elle ne se ferait pas plus de soucis pour les blessures de Liwanu : elle avait pu constater elle-même les dégâts et s'apprêtait à soigner tout ça. Elle savait qu'il était entre de bonnes mains car ces fameuses mains étaient les siennes. Si il y avait bien une chose dont Kââ ne doutait pas c'était bien d'elle-même et de ses compétences. Elle doutait des autres et de leurs intentions, de son clan parfois, mais ses capacités à diriger, à combattre ou à soigner jamais. Tout cela la définissait de fond en combles. Bien sûr elle eut comme tout le monde dans son passé des moments d'hésitations et de doutes, l'indienne n'était pas sans failles. Mais pas la Kâchinâ qui se trouvait au bord de l'eau glacée en compagnie de Liwanu. Elle avait tout de même eut le mérite de réussir à faire rire le chasseur avant l'effroyable douleur. La remarque de Liwanu en retour fit sourire la jeune femme. Elle regarda donc le chasseur souffrir, esquisser des grimaces ainsi que des bruits de douleurs. Il n'était pas des plus douillets d'habitude. Il venait de malmener ses principaux outils de travail, il ne devait pas être familier avec ce genre de douleur pensa la Chef. « Et maintenant grand chef ? » Finit-il par annoncer les mains trempées et tendues vers sa soigneuse, tel un enfant obéissant. La colère ne l'habitait plus, il semblait avoir retrouver la paix un moment.

Kââ le regarda avant de se baisser alors à son niveau en retirant un des nombreux morceaux de tissu de sa ceinture constituant sa tenue de cérémonie. Elle avait l'impression d'être une mère s'occupant de son enfant. D'un naturel pas très féminine ou maternel, c'était pourtant bien une qualité nécessaire à son rôle de Chef, tous les Unamis étaient comme ses enfants sur lesquels elle devait veiller et qu'il fallait protéger. Contrairement à une mère cependant, l'indienne se permettait d'avoir des favoris. Elle inspecta de nouveau les blessures du chasseur. Retira de ci de là quelques échardes plantées dans sa chaire à vif ayant résisté à l'eau gelée. « Je n'y vois rien. » Constatât-elle irritée en poussant un soupir. Cette nuit perpétuelle n'aidait pas du tout. Elle enveloppa alors les mains de Liwanu dans le tissu qu'elle déchira en deux puis se releva. « Rentrons au camp, je vais avoir besoin de lumière pour t'arranger au mieux. » Elle se releva suite à ses paroles et marcha en direction de leur précieux campement qui n'était qu'à quelques minutes de ce bois. Kâchinâ aimait bien sortir lorsque presque tout le monde était endormi. Ce calme général, le bruit du feu qui crépite encore, l'impression que tout va bien … Alors que le soleil ne se lèvera pas le lendemain, sans savoir pour combien de temps ils resteront ainsi plongés dans les ténèbres. Cela ne dérangeait pas vraiment la guerrière, ce qui était plus inquiétant était le comportement de certains animaux de la forêt. Ils étaient devenus plus sanguinaires et sauvages qu'à l'accoutumé. Aucun endroit n'était vraiment sûr … Voilà pourquoi elle préférait aussi faire des rondes parfois. Rester sans rien faire à se tourner les pouces n'était vraiment pas le genre de l'indienne. Arrivée aux premières torches presque éteintes du camp Unami, la jeune femme poursuivit alors son chemin. Elle se dirigea en toujours en silence vers son tipi. Elle allait avoir besoin d'un onguent et de plantes. Elle ne mit pas longtemps à ressortir et laissa d'ailleurs son bâton à l'intérieur ; beaucoup plus pratique pour circuler. La Chef désigna ensuite un feu de bois de la tête à l’attention de l'homme blessé qui l'accompagnait. Elle vint alors s'asseoir en tailleur près des flammes, la clarté ainsi que la chaleur étaient très appréciables. Cela faisait un moment qu'elle n'avait pas pratiqué, pourtant ça ne l'empêchait pas de continuer à fabriquer divers pansements, des mixtures désinfectantes et protectrices ou encore des remèdes simples. Une fois Liwanu installé elle prit ses mains, visiblement contente de pouvoir exercer ce métier à nouveau. Cela lui avait manqué.
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