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 La Chasseuse et le Pirate [Nayana]
★ second star to the right and straight on till morning ★

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Message Sujet: La Chasseuse et le Pirate [Nayana] La Chasseuse et le Pirate [Nayana] EmptySam 23 Avr 2016 - 19:25

     

Nayana ♦ Exekiel

Rencontre dans la forêt
E
xekiel venait d'arriver sur la terre ferme après quelques temps passé sur mer, laissant un sourire d'enfant s'afficher sur son visage en entendant qu'ils pouvaient avoir du temps pour eux pendant quelques heures. Il savait très bien que quelques heures voulait dire jusqu'au petit matin pour que les hommes puissent profiter des femmes qui se trouvaient dans la ville mais Exekiel n'était pas comme tous les pirates et ce n'était pas vraiment ce dont il voulait faire une fois arrivé dans cette ville. Le pirate était un homme qui aimait le plus souvent être dans la nature, entendre les oiseaux chanter et sentir le vent qui faisait craquer les branches des arbres. Être entouré d'homme pendant une semaine entière qui n'arrêtaient pas de se chamailler et de rire fort était quelque chose que le jeune homme avait du mal à supporter mais il était toujours heureux d'être devenu un pirate. Avançant doucement dans les rues en laissant son regard se perdre sur tout ce qui trainait au sol ou les gens qu'il croisait, le jeune Pirate fut heureux au moment ou il découvrit le début de cette vaste forêt. S'arrêtant un petit instant pour profiter de cette magnifique vu mais aussi les odeurs qu'ils ne pouvaient pas retrouver sur le bateau et encore moins dans cette ville, il continua à avancer se perdant dans ses pensées au fur et à mesure du temps passé dans les bois. Le soleil essayait de percer à travers les feuilles mais la chaleur ne se faisait pas sentir, pour une fois il n'avait pas chaud et allait pouvoir supporter sa chemise.

Tout était parfait à ses yeux mais sa peau frissonna légèrement au moment ou il entendit des voix non loin de lui. Entendre ce qu'ils étaient en train de dire était impossible mais il arrivait très bien à distinguer la voix d'une femme parmi ceux des hommes. Approchant doucement, essayant de rester discret, Exekiel voulait juste s'assurer que tout allait bien sachant très bien que les femmes étaient souvent prise pour des objets dans ce monde. Il n'était pas un Pirate comme les autres et ça tout le monde le savait, il était quelqu'un de très doux et gentleman avec les femmes ce qui était rare mais ce n'est pas pour autant qu'il perdait sa virilité! Il savait que les femmes aimaient les hommes galant qui avaient du respect envers elles. S'arrêtant derrière un arbre le jeune homme tendit doucement le visage en observant cette jeune femme qui était face à deux brutes et cette rencontre n'avait pas l'air vraiment amicale vu les armes qui étaient dans les mains des deux hommes qui s'approchaient un peu plus de cette femme. Exekiel attrapa doucement son poignard et sortit de derrière son arbre au moment ou ils firent tomber cette femme qui se défendait très bien il fallait l'avouer mais jamais il n'aurait put regarder la scène sans essayer de l'aider. Laissant un sifflement raisonner dans la forêt, Exekiel laissa un sourire illuminer son visage au moment ou les des hommes se tournèrent vers lui. Certes il était plus grand que les deux hommes mais le Pirate savait très bien qu'ils pouvaient très bien prendre le dessus en une seule seconde mais tuer n'était pas son intention. Il voulait les faire fuir et qu'ils laissent cette jeune femme tranquille.

"Les gars on va pas se battre pour une femme voyons, laissez là donc tranquille et on en restera là."


Bien sur comme il s'y attendait il vit l'homme qui était à gauche bondir vers lui et s'écartant doucement il donna un coup dans ses côtés avant de taper dans le genoux pour le mettre au sol. Tournant rapidement son visage vers l'autre brute qui courrait à son tour vers lui, il mit en avant son couteau et le planta dans l'abdomen, un endroit qui n'était pas vital et qui pourrait très bien être recousu si ils partaient maintenant ce qui était son idée de base. Observant le premier homme se remettre debout il recula doucement en reprenant la parole.

"Tu devrais prendre ton ami avec toi et partir pour le soigner."

Il vit l'hésitation passer sur le visage de cet homme qui ne demandait que vengeance mais avec beaucoup de chance il l'écouta, attrapant son ami pour partir dans la forêt comme il venait de le proposer. Laissant un long soupir rassurant sortir d'entre ses lèvres le jeune homme reprit ses esprits au moment ou il entendit du bruit derrière lui. Laissant un petit sourire apparaitre sur son visage et rangeant la dague qu'il tenait dans ses mains, Exekiel les monta ensuite en l'air pour lui montrer qu'il ne comptait lui faire aucun mal. Après tout il n'avait pas fait tout ça juste pour lui faire du mal ensuite, s'approchant doucement d'elle le jeune homme s'agenouilla devant elle sans la quitter une seule fois du regard. Il n'aurait put dire d'où elle venait mais il pouvait voir sur son visage du courage et de la force que peu de femme avait et il sentit son sourire s'agrandir au fur et à mesure.

"Je ne vous veux aucun mal, je voulais juste vous aider même si je pense que vous n'en aviez pas vraiment besoin il faut l'avouer!"

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Message Sujet: Re: La Chasseuse et le Pirate [Nayana] La Chasseuse et le Pirate [Nayana] EmptyDim 24 Avr 2016 - 0:38

Le Pirate et la Chasseuse.

M’éloigner. C’était surement la meilleure chose à faire pour moi à présent ! Je devais m’éloigner des terres des Unami, ne plus risquer une nouvelle fois ma vie sous prétexte que la nature est mon toit, sous prétexte que c’est chez moi... cette terre n’est plus ma maison. Il m’a fallu plusieurs mois pour comprendre cela, mais quitté tout ce que j’avais n’a pas été aussi facile que ce que mes anciens amis peuvent penser. Laisser sa seule famille n’est jamais chose facile, du moins pour moi ça ne l’est pas. Évidemment j’ai voulu me dire et faire croire que cela ne m’avais pas affecté, mais après autant de temps, si ça n’avait pas été le cas, je serais partie depuis bien avant aujourd’hui. Seulement voilà, il était temps que je découvre autre chose, c’est donc sur le dos de ma jument, parfois à pied pour qu’elle se repose, que j’avais parcourus ces kilomètres. Je n’avais vu que des plaines, des maisons isolées, parfois des villages qui n’avaient rien à voir avec ceux de mon peuple. J’avais fait en sorte de m’en éloigner, ne cherchant pas la compagnie des gens, j’étais discrète et je survivais par mon unique moyen.

Quelle ne fut pas ma joie lorsque j’étais tombée sur cette forêt. Les arbres me manquaient, et le bruit des esprits se glissant entre les feuilles aussi. J’avais élu domicile au pied d’un arbre, près d’un gros rocher qui sortait de terre. Les journées étaient souvent chaudes ces derniers temps, au contraire des nuits qui étaient fraiches. C’est pour cette raison que j’avais fait en sorte de pouvoir faire du feu, me réchauffer et cuire les petits mammifères que je trouvais et tuais, pour me nourrir. Les matins, j’entendais les bruits de la ville qui étaient toutes proches, ce matin en particulier, une femme hurlait à s’en arracher les cordes vocales pour son pain frais. Tandis qu’un homme parlait de poisson. Je grimpais dans un arbre, assez haut pour pouvoir voir au-dessus des murs de la ville ce qu’il s’y passer, mais pas trop non plus, pour garder un œil sur ma jument qui se trouvait en liberté. Je savais qu’elle n’irait pas bien loin sans moi, elle était trop attachée à moi pour cela, mais j’aimais avoir un regard sur elle tout de même. Lorsque je m’étais lassée des activités de la ville, j’étais descendue de mon perchoir, et le soleil au zénith m’indiquait que la journée était déjà avancée. Mais n’ayant pas faim, j’étais partie en quête d’une rivière ou d’un ruisseau, pour me laver et boire si elle était suffisamment propre. Je ne sais combien de temps j’avais marché avant de tomber sur ce que je cherchais, mais avant de mis aventurer et de me mettre à découvert, je vérifiais qu’il n’y avait personne. Au bout de quelques secondes, je m’avançais lentement, sans faire de bruit. Seul le bruit de l’eau qui glisse sur les pierres et des oiseaux qui chantent me parvenaient. Une fois près de l’eau, je regardais une dernière fois autour de moi, avant de retirer mes bottes, mon pantalon et mon haut, gardant le reste, surtout parce que j’étais loin d’être sûr, d’être seule !

Je ressortais de l’eau fraiche, tellement fraiche que la chair de poule couvrait la totalité de mon corps, j’avais même quelques frissons. J’enfilais mon pantalon, alors que je m’apprêtais à remettre mon haut, une branche qui craque sous un poids me faisait sursauter, tandis qu’un groupe d’oiseaux s’envolaient. Je regardais autour de moi en fronçant les sourcils, retenant ma respiration comme si cela pouvait me permettre de mieux voir ce qui m’entoure. Mon regard était alors attiré par le mouvement d’un buisson ou un homme en sortait. Je m’accroupis rapidement au sol, essayant de me fondre dans les herbes, qui malheureusement, n’étaient pas assez hautes pour cacher la totalité de mon buste. Il ne me voyait pourtant pas, mais un second craquement me faisait poser les yeux sur un autre homme. J’aurais pu rester là, sans bouger, ils n’auraient même pas pris conscience de ma présence, seulement ils venaient tout droit sur moi en longeant le cours d’eau. J'essayais d'enfiler mon haut le plus discrètement possible. En voulant faire discrètement, je me sentais perdre l’équilibre et je me retrouvais basculé en arrière, les fesses aux sols. « Tu as entendu ? » Le bruit de ma chute dans les herbes interpellait évidemment les deux hommes qui étaient à présent bien plus proches de moi. Je ne bougeais pourtant pas, dans l’espoir d’être encore un peu caché. « Ouais ça venait de par là ! » L’un des deux hommes montrent dans ma direction et les voilà a pressé le pas. D’un bon, je me redresse sur mes pieds, car si je veux pouvoir courir et fuir, il faut évidemment que je sois debout. « Bonjour ma jolie ! » Ils se stoppent tous les deux en me voyant apparaitre sous leurs yeux. Un sourire se dessine sur le visage du premier. « Qu’est-ce qu’une charmante créature comme toi, fait toute seule ici ? » Il reprend la marche, beaucoup plus doucement cette fois, je dirais même qu’il n’avance que d’un pas à chaque fois. Mon regard se baisse sur mes bottes qui sont encore par terre, mais mon couteau se trouve à l’intérieur, je m’en veux de ne pas l’avoir attrapée avant de m’être relevée ! Et je sais que le moindre mouvement de ma part va les faire fondre sur moi en un rien de temps, car tout dans leur posture m’indique qu’ils n’ont pas l’intention de me laisser partir tranquillement. Ils se parlent tout bas, tellement bas que je ne comprends pas ce qu’ils se disent, malgré le fait que j’ai une très bonne oreille. Le premier s’arrête subitement et se tourne de moitié vers l’autre. C’est ce moment que je choisis pour me pencher, pour attraper mon couteau, que je glisse dans mon dos à la ceinture tout en partant en courant dans l’autre sens, pour m’engouffrer à nouveau dans la forêt.

« Cours pas si vite ma jolie, ont à deux trois choses à te dire, revient ! » S’il pense que je vais m’arrêter, ils se trompent complètement ! Étant plus fine qu’eux, j’arrive à prendre un peu d’avance, mais je suis aussi pied nu, même si j’en ai l’habitude, ce n’est pas le cas lorsque je cours, encore moins dans une forêt que je ne connais pas. Je les entends qui se rapprochent de moi, dans mon dos, j’essaie d’aller plus vite, mais dans ma panique, je ne saute pas assez haut pour évite se tronc et je m’affale au sol. Une douleur me foudroie le dos et l'arrière du crâne, mais je n’y pense plus lorsque leurs deux visages se plantent au-dessus de moi. Nos respirations sont lourdes et haletantes à cause de cette course, et ils mettent quelques secondes pour reprendre leurs souffles avant que le premier ne m’adresse à nouveau la parole. « Beh alors ma jolie, faut pas t’enfuir comme ça, on va pas te faire de mal ! » Mes sourcils se froncent à nouveau. « Enfin pas trop ! » Ajoute le deuxième, et tous deux partent dans un éclat de rire commun. Je me redresse sur mes pieds, comme je l’ai fait à la rivière et cette fois-ci, tous deux m’encerclent. Je les regarde l’un après l’autre, guettant le moindre mouvement, je glisse ma main jusqu’à mon couteau, et le prends fermement entre mes doigts. « Huum tu as raison, j’aime quand elles se débattent, j’espère que tu cries aussi, j’aime que les femmes crient lorsque je les possèdent ! » Il sourit à nouveau, découvrant alors ses dents noires, en plus de sa sale gueule, il est vraiment dégoutant et rien que l’idée qu’il me touche, me répugne d’avance ! Pourtant, ils s’avancent tous deux autour de moi, réduisant presque à néant l’espace entre eux et moi. Lorsque celui dans mon dos et suffisamment proche de moi, d’un geste rapide, je lui envoie un coup dans le genou, le déstabilisant, il recule de quelques pas, l’autre ce jette alors sur moi, et d’un geste de la main, mon couteau va pour glisser sur la peau de sa joue. Laissant une marque sur son visage, il recule à son tour, et touche du doigt le sang qui perle de la blessure. « Tu vas me le payer salope ! » Il me saute dessus à nouveau tandis que l’autre accroche ses bras autour de ma poitrine. Je lève le genou dans les parties du premier qui se plie au sol en une fraction de seconde, puis d’un geste, j’envoie brutalement ma tête en arrière pour affliger un coup au second qui me lâche pour tenir son nez aussitôt entre ses doigts. Je recule enfin d’eux et garde mon air menaçant, mon couteau pointé vers eux. « Ne m’approchez plus ! » Dis-je d’une voix rauque et forte, tentant de faire clairement comprendre que je ne plaisante pas. Leur visage n’est plus que haine et j’avais le sentiment que les choses sérieuses, ne faisaient que de commencer ! Ils fondaient à nouveau sur moi, l’un attrapant aussitôt de façon plus habile que je ne l’aurais cru, ma main tenant le couteau, exerçant une force dessus, m’arrachant une douleur qui me faisait hurler et lâcher l’objet en même temps. Le deuxième quant à lui plongeait son point fermé dans mon abdomen, ce qui me pliais en deux, avant de me faire tomber à genoux devant eux deux. Il m’en décrochait un nouveau, visant mon visage cette fois, provoquant une nouvelle douleur qui me faisait porter les mains jusqu’à lui. J’attendais le coup suivant, lorsqu’un bruit les faisait s’arrêter. « Les gars on va pas se battre pour une femme voyons, laissez là donc tranquille et on en restera là. » Oui, laissez-moi tranquille, je n’ai rien demandé ! Fichez-moi tous la paix... Assommer par les coups que je venais de prendre, je ne pris pas conscience de la scène qui se déroulait juste à côté de moi. Pourtant, je savais que les deux hommes avaient porté leur attention sur quelqu’un d’autre. « Tu devrais prendre ton ami avec toi et partir pour le soigner. » Je relevais enfin les yeux pour poser mon regard sur l’un de mes agresseurs blessés à l’abdomen, le sang couler à travers ses doigts pressant la plaie. Mon autre agresseur semblait peser le pour et le contre en une fraction de seconde, mais il devait ce dire que je n’en valais pas la peine, puisqu’il attrapait son ami sous son bras et se retirait de notre vue rapidement. Mes yeux se posaient à présent sur le dos de cet homme, que dis-je... cette bête ! Jamais de ma vie, je n’avais vu d’homme aussi grand que celui-ci. Je changeais de position, passant d’un appui sur mes genoux, à celui sur mes fesses, et reculant, jusqu’à ce que mon dos touche un arbre derrière moi.

Mes yeux n’avaient pas quitté l’homme, qui était en train de ranger son arme avant de lever les mains en l’air, en signe de passivité. Il s’approchait alors doucement de moi, je fronçais les sourcils une fois encore, mais pourtant, il était loin d’avoir la même expression que les deux hommes précédent. C’était peut-être ce détail qui avait fait que je n’avais pas cherché à bouger. Il s’agenouillait devant moi, mais, même comme ça, il était bien plus grand que moi. J’avais un sentiment d’impuissance et de fragilité à ses côtés, comme si j’étais une petite enfant. Je détestais cette sensation ! Je ne quittais pas ses yeux, restant sur mes gardes, malgré le fait que j’étais encore sonné par les coups que je venais de prendre, bien qu’il était clair, que face à lui, je n’avais aucune chance ! Il était nettement plus large et musclé que les deux précédents. Pourtant, il était là, calme et il me souriait. « Je ne vous veux aucun mal, je voulais juste vous aider même si je pense que vous n'en aviez pas vraiment besoin il faut l'avouer! » Je sentais le sang couler depuis mon nez jusque dans ma bouche, le gout du sang, de mon sang était si désagréable qu’un rictus de dégout apparut sur mes lèvres. Mais le mouvement des traits de mon visage m’arracha une nouvelle douleur qui me faisait porter une nouvelle fois les mains jusqu’à mon nez... surement cassé ! Pourtant, la douleur ne me fait pas oublier l’inconnu juste à côté de moi, je lève aussitôt les yeux sur lui, pour le surveiller, son visage rassurant ne doit pas me faire baisser ma garde ! « Merci. » Dis-je simplement. Oui, même si comme il le dit, j’avais préféré m’en sortir seule, j’aurais certainement pu ! Mais je ne sais pas si je suis prête à rejouer la scène pour en être certaine. Je suis partagée, entre ce sentiment de reconnaissance et ma fierté qui aurait voulu, comme toujours, s’en sortir seule... « Même si comme vous venez de le dire, je n’avez pas besoin de vous ! » C’est plus fort que moi, il faut que je le lui fasse remarqué ! Qu’il n’était pas indispensable, je ne veux surtout pas qu’il pense que j’ai besoin d’un homme pour assuré mes arrières, voilà des mois que je vie seule, et je m’en suis toujours très bien sortie, ce n’est pas la première fois que je me bats. Et certainement pas la dernière non plus !
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Message Sujet: Re: La Chasseuse et le Pirate [Nayana] La Chasseuse et le Pirate [Nayana] EmptyLun 25 Avr 2016 - 10:07

     

Nayana ♦ Exekiel

Rencontre dans la forêt
E
xekiel n'était pas un barbare et encore moins un pirate qui pensait que les femmes étaient des objets, il aurait très bien pu passer son chemin en entendant cette voix de femme mais il aurait eu ça sur sa conscience pour toujours et ce n'était pas dans son caractère. Quel homme avec un cerveau pourrait laisser une femme se faire frapper comme ça sans rien dire? La colère avait grandi en lui en voyant ces deux brutes lui taper dessus de plus en plus fort, il avait envie de les tuer, les faire souffrir et voir dans la lueur de leurs yeux la peur briller mais il n'était pas comme ça, Exekiel tuait seulement quand il était sur le bateau et il n'avait pas vraiment le choix étant l'artilleur mais il fallait qu'il se calme et qu'il respire. Respirer pour garder sa promesse de ne jamais tuer par vengeance, il l'avait fait une fois dans sa vie et ne voulait pas le refaire juste pour le plaisir. Laissant son regard se perdre doucement sur cette jeune femme qui était au sol il sentit son coeur se serrer doucement dans sa poitrine en voyant le sang couler de certaines plaies causées par les coups. Le moment ou le Pirate avait choisi de se montrer et de sortir de sa cachette fut le moment ou il respira enfin sachant très bien que cette femme qui venait de subir des coups allait être en sécurité tant que le regard des hommes était posé sur lui. A ce moment il ne savait pas vraiment si ce qu'il était en train de faire était une bonne idée mais il faisait deux têtes de plus qu'eux et ne sentait aucune peur en lui. La seule chose qui lui rendait ce courage était le fait de devoir protéger cette femme et même si elle n'avait pas vraiment l'air d'avoir besoin d'aide en temps normal, elle n'était pas vraiment en position de pouvoir en ce moment même.

Alors que le jeune homme s'occupait des deux brutes il fut soulagé seulement à partir du moment ou il les observa partir en courant dans la forêt. Certes il venait de poignarder un homme ce qui était un peu comme essayer de le tuer mais il savait que l'entaille qu'il avait fait n'était pas mortelle et que c'était la seule solution pour qu'ils partent loin de cette jeune femme qu'ils avaient maltraité. Cette ville était un endroit assez dangereux pour une femme seule et c'est pourquoi le jeune homme observa autour de lui avant d'aller faire cette femme qui était au sol. Il ne voulait pas tomber dans un piège de voleur mais en voyant le visage en sang de la jeune femme il comprit que tout ça n'était que réalité et se mettant à genoux vers cette jeune femme qu'il ne connaissait pas et qui ne ressemblait à aucune femme qu'il avait croisé jusque maintenant il ramassa son couteau qui était tombé au sol au moment ou un des hommes lui avait attrapé le bras et lui tendit doucement. Aucune pensée noir ne traversait son esprit en la voyant dans cet état et en se rendant compte qu'elle était légèrement dans les vapes à cause des coups qu'elle avait reçu à la tête. Essayant de dessiner un sourire chaleureux sur ses lèvres, Exekiel laissa son regard se perdre sur cette femme qui était petite et toute fine mais qui avait l'air d'être une très bonne combattante. Son regard se fit légèrement taquin quand il remarqua qu'elle n'avait plus de chaussure à ses pieds mais qu'elle avait dut courir sans vu les égratignures qui étaient sur sa peau. Il fallait qu'il l'amène ailleurs de peur que les hommes reviennent plus nombreux mais aussi pour trouver un coin d'eau qui pourrait être utile dans le nettoyage des plaies qui étaient sur son corps. Le jeune Pirate savait très bien qu'elle n'allait pas pouvoir marcher et bien sur il n'allait pas la laisser toute seule dans cette vaste forêt avec un petit couteau comme arme. Avant qu'il puisse réfléchir à ce qu'il allait faire et ou il allait avec cette jeune femme il entendit pour la première fois sa voix qui venait de la remercier et en même temps qui lui prouvait qu'il n'avait pas tord. Elle était une guerrière et ca se lisait sur son visage, les guerriers n'aimaient pas être aidé par les gens même si leur vie est en danger mais cette phrase ne fit que sourire un peu plus le jeune homme qui était accroupi face à elle. "Même si vous n'avez toujours pas besoin de moi je continuerais à vous aider que vous le vouliez ou non."

Un léger sourire taquin fit son apparition pour illuminer son visage et se relevant doucement le jeune homme ne la quitta pas une seule seconde du regard tout en écoutant les bruits de la forêt pour être sur que personne ne les regardaient. Se rabaissant vers la jeune femme qui était toujours au sol contre un arbre il passa un bras derrière ses genoux et l'autre dans son dos pour la soulever comme une légère plume. Il ne lui laissait pas le choix et heureusement pour lui elle n'était pas en capacité de le mettre au sol pour ce qu'il était en train de faire. Laissant son regard se plonger dans le sien le jeune homme reprit doucement la parole tout en commençant à avancer. "Je ne vais pas vous kidnapper, je veux juste trouver un point d'eau pour nettoyer les vilaines plaies et ensuite je vous offrirais à manger parce qu'il va falloir reprendre des forces vu ce que vous venez de subir mais surtout il faut changer d'endroit pour éviter que les brutes ne reviennent." Le jeune homme connaissait bien cette forêt étant donné que c'est l'endroit ou il allait à chaque fois qu'ils faisaient un arrêt dans cette ville, commençant à marcher tout en faisant attention à ou il mettait les pieds pour éviter de tomber et de lui faire encore plus mal qu'elle ne devait déjà avoir le jeune homme marchait en silence tout en laissant de temps en son regard se perdre sur le visage de cette jeune femme qui l'intriguait énormément. Des tonnes de questions lui brulaient les lèvres, il avait envie de savoir d’où elle venait et pourquoi elle était seule dans cette vaste forêt mais il savait que c'était surement trop tôt étant donné qu'ils venaient de se rencontrer et qu'elle devait surement se demander ce qu'il voulait. Après tout les gens d'ici aidaient toujours les gens pour avoir un cadeau en remerciement mais Exekiel n'était pas comme ça il avait tout simplement le coeur sur la main et préférait aider les gens que les maltraiter. Arrivant au point d'eau le jeune homme la déposa doucement au sol tout en laissant un petit sourire en coin s'afficher sur son visage pour montrer qu'il ne lui voulait aucun mal. Sortant son couteau le jeune homme découpa une petite bande de sa tunique avant de se diriger vers l'eau pour tremper le tissu avant de retourner vers cette inconnue. S'asseyant à côté d'elle Exekiel lui montra le tissu avant de reprendre doucement la parole. "Permettez moi de vous touchez pour nettoyer le sang?" Le Pirate comprendrait très bien si elle refusait qu'il nettoie le sang, après tout ils ne se connaissaient pas et même si il était gentil et essayait de montrer sa sympathie il restait un homme. Et les femmes redoutaient le plus souvent les hommes vu le caractère qu'ils avaient par ici. Attendant tranquillement sa réponse il reprit la parole comme il faisait toujours quand il était légèrement stressé par la situation. "Au faite je m'appelle Exekiel Fint je suis Artilleur sur un bateau et vous? Vous ne venez pas d'ici n'est ce pas?" Il ne savait pas si cette question était indiscrète ou non mais il voulait vraiment savoir d’où elle venait, pourquoi n'allait elle pas dans la ville et comment se faisait il qu'elle ai l'air si sauvage? Les femmes qu'il avait rencontré jusque maintenant n'avait jamais eu cette lueur de courage et de force dans leurs regards mais elle était vraiment différente et c'est pour cela qu'il voulait en apprendre encore plus sur elle. Et étant donné qu'il ne comptait pas la laisser tranquille tant qu'elle n'aurait pas nettoyée ses plaies et mangée un bout il fallait bien faire la discussion.

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Message Sujet: Re: La Chasseuse et le Pirate [Nayana] La Chasseuse et le Pirate [Nayana] EmptyLun 25 Avr 2016 - 17:34

Le Pirate et la Chasseuse.

Cette journée avait si bien commencé, pourquoi avait-il fallut que les esprits me mettent une fois encore à l’épreuve, et surtout mon courage et ma capacité à me battre, à survivre... en mettant ces deux hommes sur ma route, alors que je ne demandais qu’un tan soi peu de repos pour pouvoir me nettoyer le corps et l’âme. J’avais compris avant même que le premier n’ouvre la bouche, qu’ils ne seraient pas le genre d’homme à me laisser tranquille, surtout aussi prêt de la ville, j’aurais du me douter que je ne serais pas aussi tranquille que dans la forêt Unami ! Il semblait donc, que peu importe où j’allais, sois je risquais, ma vie, sois je risquais le viole... Je n’avais jamais regretté d’être une femme, je ne le regretterais même  surement jamais ! Seulement il fallait avouer qu’il n’était pas chose facile d’être une femme dans ce monde. J’étais à présent, en train de courir à travers la forêt, pour échapper à mes agresseurs, qui courraient plus vite que je ne l’aurais imaginé. Et j’étais déjà en train de me maudire intérieurement, lorsque je n’avais pas sauté suffisamment haut pour éviter ce tronc, qui m’avait mise par terre, la chute provoquant d’ailleurs une vive douleur dans mon crâne. Mais il fallait que j’en fasse abstraction, puisqu’ils étaient déjà au-dessus de moi, et si je me laissais aller à ma douleur, j’allais être totalement à leur merci, ce qui évidemment, n’était pas une seule seconde, une solution envisageable ! J’avais l’habitude au combat, surtout contre des hommes, puisque j’avais grandi à leur contact, me battant avec eux, apprenant d’eux, développant force et ruse grâce à eux. Bien qu’il y avait une différence entre apprentissage et combat réel, la finalité ne devait jamais sortir de ma tête, si j’échouais, ça en serait fini de moi ! Je ne supporte pas l’échec, alors j’allais me battre jusqu’au bout, pour me débarrasser de ces deux goujats.

J’arrivais d’ailleurs plutôt bien à leur tenir tête, ou peut-être est-ce parce qu’ils n’avaient pas l’habitude à ce qu’une femme ce défende ? C’était une question que je ne me posais qu’après, car sur l’instant, j’étais plutôt habité par mon désir de sortir indemne. Mais après ma première pseudo victoire, j’avais très bien vu que le jeu était terminé pour eux, que j’allais avoir clairement plus de fils à retordre à gérer les deux. Et je n’avais pas eu tord lorsque le premier avait saisi mon bras, me faisait mal au point de m’arracher un cri de douleur et de me faire lâcher ma lame. Le deuxième osait même faire un commentaire sur le fait qu’il aimait que les femmes crient pour lui, ce qui eu pour effet, que je lui lançais un regard encore plus noir. Mais très vite, ma vision s’était braquée sur le sol feuillu de la forêt, sous le coup dans l’abdomen qu’il venait de m’infliger, ce premier, étant aussitôt suivis d’un second en pleine face qui, je dois l’avouer, était tellement fort, que j’en étais instantanément sonné. Je chutais sur les genoux, m’effondrant littéralement devant eux. La voix d’un troisième homme me surprise. Mais j’étais trop dans les vapes pour relever la tête directement. Le choc du coup en pleine face et dans le ventre, la douleur de mon nez et celle de l’arrière de mon crâne, cela commencer à faire beaucoup pour moi, et mon corps me le faisait clairement comprendre en cet instant.

Je ne sais combien de temps il s’est écouler entre le moment ou mes genoux ont touché le sol, et celui ou j’ai enfin pu relever les yeux pour voir mes deux agresseurs s’enfuir, l’un plutôt trainé par l’autre, qu’autre chose. Je posais alors mon regard sur ce géant qui venait de me sauver d’un triste sort. Je basculais sur mes fesses pour finalement reculer et m’adosser à un arbre, histoire de pouvoir souffler, le temps de retrouver mes esprits. Pourtant mes yeux ne le quittaient pas, je l’observais lever les mains, puis ranger son arme, avant de se pencher, pour ramasser mon couteau et de venir doucement près de moi. Il me tendait l’arme, et je levais la main, pour me saisir de la lame, que je glissais aussitôt à ma ceinture. Dans un autre état, je ne l’aurais surement pas laissé faire, mais il fallait avouer que j’étais loin d’être au meilleur de ma forme. Son visage se voulait souriant, il semblait même plus espiègle alors que ses yeux descendaient. Je fronçais une nouvelle fois les sourcils, en baissant le regard dans la même direction, avant de comprendre que c’était surement le fait que je sois pied nu qui était en train de l’amuser. Par réflexe, je rapprochais mes pieds de moi, comme si cela pouvait faire, qu’il arrête de les regarder ! Je le remerciais alors, pour son aide, reprenant pourtant aussitôt ses mots, sur le fait que j’aurais très bien pu m’en sortir seule. De la mauvaise foi, clairement... surement une bonne part de fierté mal placée également... Il semblait s’amuser de ce que je venais de dire, puisque son sourire s’agrandit une nouvelle fois. C’est à ce moment-là qu’il avoue que même si je n’ai toujours pas besoin de lui, chose qui est totalement vraie, puisque je viens de le remercier, je n’attends plus qu’il s’en aille, pour que chacun reprenne sa vie avant cet incident. Pourtant, lui non plus n’avait pas dans l’intention de me laisser tranquille. Il se relève alors, et je suis obligée de pencher la tête en arrière pour pouvoir garder mes yeux sur son visage. Cet homme semblait sourire en permanence, c’était loin d’être désagréable, mais cela avait un contraste certain avec sa carrure et cette taille imposante. Il se penche alors sur moi, et sans que j’aie le temps de quoi que ce soit, il passe l’un de ses bras sous mes genoux, l’autre dans mon dos et me soulève avec une facilité déconcertante ! Surprise et légèrement apeurée par ce geste, je me raccroche instinctivement à son cou, même si clairement, ses bras sont suffisamment larges pour qu’il ne me fasse pas tomber. Ses iris bleus ce plantent dans mon regard, et je dois avouer être extrêmement troublée par cette soudaine proximité, même tout cours en fait, car là d’où je viens, ce genre de comportement n’arrive que lorsque les deux individus sont intimes, voir très intime, ce qui n’est clairement pas notre cas, puisqu’il est un inconnu ! Il reprends alors la parole, m’avouant qu’il ne veut pas me kidnapper, qu’il veut juste m’aider a nettoyé mes plaies, pour ensuite m’offrir à manger et surtout bouger d’ici, pour être sur que mes agresseurs ne vont pas revenir. Voilà au moins un point où nous sommes d’accord ! Je hoche simplement de la tête, pour lui confirmer que j’ai bien compris, bien que bizarrement, je n’ai pas pensé une seule seconde à un enlèvement, bien trop troublée par cette proximité pour pensé a ce genre de chose.

Lorsque je retrouve la totalité de mes esprits pendant la marche de l’homme et me rends enfin compte d’où ce trouve mon bras, je le retire brusquement, comme si je venais d’être piqué par une guêpe, je le pose alors dans le creux de mon ventre avec l’autre, subissant ce mode de transport. Dans d’autres circonstances, j’aurais même pu dire, que c’était loin d’être désagréable, mais j’avais se sentiment au fond de moi, de frustration. Frustrée de n’avoir pu mener ce combat seule jusqu’au bout, frustrée que cet homme agisse avec moi, comme si j’étais une pauvre petite enfant sans défense, surtout qu’il ne me laissait clairement pas le choix. En levant les yeux sur les arbres, je me demandais même si j’avais une chance de lui échapper en le prenant par surprise et grimper dans l’un d’eux, hors de sa portée. Seulement, je me rappelais que je n’avais pas mes chaussures, et rien que d’être pliée en deux me rappeler cette douleur dans le ventre... J’allais surement être bien moins agile que d’habitude pour me hisser là-haut, c’était donc peine perdue. Je sentais son regard sur moi, et je faisais en sorte de l’éviter, clairement mal à l’aise avec cette attention qu’il me portait. Je me demandais simplement qu’est-ce qu’il allait bien vouloir me demander en retour de tout cas, déjà qu’il ne me laissait pas le choix, je redoutais déjà le prix de tout ceci ! Le bruit de la rivière me parvenait bien avant que je ne la voie, et il me semblait que nous avions atteins la rivière beaucoup plus rapidement, que je ne l’avais quitté tout à l’heure, pour m’enfuir. Près du bord, il me déposait enfin sur la terre ferme. Il sortait alors son couteau et déchirait un bout de sa chemise, ce qui me faisait froncer des sourcils. Je le suivais du regard, l’observant se pencher pour mettre le tissu dans l’eau avant de revenir vers moi et de s’asseoir. Il me demandait alors, s’il pouvait me toucher pour me laver du sang. Déconcertées par cet homme étrange, l’interrogation et l’incompréhension devaient se lire sur mon visage. J’avais d’ailleurs penché la tête légèrement sur le côté, comme si cela pouvait me permettre de répondre à l’une des énigmes qu’il était en train de poser à mon esprit. Le fait que cette fois, il demande avant d’agir avait le don de me fondre dans une interrogation profonde. Mais en plus de mon incompréhension, je faisais face à un dilemme intérieur, pouvais-je le laisser me toucher, même si sa demande semblait des plus amicale ? Pourtant il attendait bien sagement ma réponse, et c’est sans vraiment y réfléchir plus longtemps qu’une nouvelle fois, je lui faisais un signe de tête, pour lui confirmait qu’il le pouvait. Il levait alors sa main, tenant le tissu humide entre ses doigts, relevant mon visage de l’autre en posant ses doigts sur mon menton. C’est ce moment-là qu’il choisit pour faire les présentations et affirmer que je n’étais pas d’ici. Le silence retombait, je savais qu’il attendait que je me présente, mais également une réponse à sa question. Mes yeux bleus-verts ne quittaient pas son visage, et je fronçais légèrement les sourcils, chaque fois que son regard quittait mes plaies pour se poser sur le mien. Je n’avais pourtant jamais eu de mal à soutenir le regard d’un homme, or là, j’avais un sentiment différent, cet homme était des plus troublant, si physiquement je n’en avais jamais rencontré de tel, de par sa façon d’agir non plus. « Je suis Ahote. » Voilà des mois que je n’avais plus entendu mon véritable nom, celui que les esprits avaient transmis à mon père pour moi, le jour de ma naissance. Mais tout comme mon ancienne vie, Nayana n’avait plus lieu d’être prononcé, seules les personnes de mon ancienne vie connaissaient mon véritable nom. « Non, je ne viens pas de la ville, autrefois je faisais partie du clan des Unami. » Une lueur de tristesse passait dans mon cœur, prouvant la façon dont cela m’avait affecté, mais je devais passer à autre chose à présent, et ne plus vivre dans le souvenir d’une vie passée.
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Message Sujet: Re: La Chasseuse et le Pirate [Nayana] La Chasseuse et le Pirate [Nayana] EmptyMar 26 Avr 2016 - 12:21

     

Nayana ♦ Exekiel

Rencontre dans la forêt
Ll
a chaleur de la foret faisait transpirer le jeune tout en portant cette femme qui n'était pas très lourde pour son plus grand bonheur. La mer était la ou il se sentait le mieux, surement parce que l'air était plus frais et plus respirable mais marcher dans une forêt si calme lui faisait tout de même du bien. Il pouvait sentir son regard se poser sur lui mais n'osa pas baisser la tête sachant très bien que la proximité serait encore pire si jamais il bougeait ne serait ce que d'un millimètre son visage. Les bras de la jeune femme qui c'étaient positionné tout seul autour de son cou s'enlevèrent au moment ou elle reprit petit à petit ses esprits. Décidant de ne rien dire sur tout ça le jeune homme essayait de garder un visage assez joyeux pour éviter de lui faire peur.  Être aussi proche avec une femme était assez rare pour ce Pirate qui avait toujours préféré la solitude plutôt que de devoir payer une femme et sentir la chaleur du corps de cette femme contre la sienne lui donnait des légers frissons essayant de le cacher pour éviter tout problème. En arrivant enfin à l'endroit qu'il cherchait, le Pirate la déposa enfin au sol étant assez content d'avoir trouvé du premier coups depuis tout ce temps. Exekiel savait très bien qu'elle aurait put s'enfuir au moment ou il lui tourna le dos pour tremper le bout de tissu qu'il avait entre les mains mais en déposant à nouveau le regard sur elle qui était toujours assise au sol il fut surpris de la voir toujours au même endroit. Il mit quelques instant avant de retourner à ses côtés sans la quitter une seule seconde des yeux ne sachant pas vraiment pourquoi elle était restée mais il n'allait pas vraiment s'en plaindre, au moins il n'était pas seul et aimait faire des nouvelles rencontres mais surtout des gens qui n'étaient pas d'ici. Exekiel était un homme rêveur qui aurait voulu depuis déjà tout petit admirer des endroits qu'il ne connaissait pas tout en faisant la connaissance de gens qui avaient une autre façon de vivre mais il ne pourrait jamais et suivrait toute sa vie ce navire. Cette jeune femme l'intriguait de plus en plus mais il essayait de ne pas trop la dévisager et d'éviter comme ça de ressembler à un psychopathe. Levant doucement la main qui tenait le tissu mouillé le jeune homme la déposa sur une plaie pour essayer d'enlever le sang qui avait commencé à sécher sur sa peau, essayant de faire ça le plus délicatement possible le jeune homme aurait aimé en savoir un peu plus sur la médecine pour l'aider. Malheureusement il ne pouvait que arrêter le saignement et nettoyer ce sang, toutes les autres blessures que les hommes lui avaient fait devraient se réparer seul. Exekiel se sentait impuissant face à tout ça mais essayait tout de même de garder son sourire pour rassurer cette femme qui ne parlait pas beaucoup mais qui n'avait pas l'air de vouloir partir pour autant.

En osant lui demande d'où elle venait vraiment il comprit directement qu'il venait de faire une bêtise et que le silence qui régnait voulait tout dire. De temps en temps il fallait vraiment qu'il apprenne à se taire et à éviter de poser des questions indiscrète quand il ne connaissait pas la personne. Laissant le silence régnait le Pirate ne fit rien pour la pousser à parler, il savait très bien qu'elle lui répondrait seulement quand elle serait prête et donc la brusquer ne servirait à rien à part la faire fuir et ça il n'avait vraiment pas envie. Il plongea son regard dans celui de cette inconnue tout en voyant les sourcils de celle ci se froncer petit à petit. Ne sachant pas vraiment si il avait fait quelque chose de mal il reprit son boulot tout en essayant de ne pas recommencer à la regarder comme il venait de le faire. Les femmes étaient assez étrange aux yeux de cet homme qui n'y connaissait pas grand chose, elles avaient toutes un caractère différent et à chaque nouvelle rencontre il fallait faire attention à ce qu'on disait ou même faisait.

C'était légèrement compliqué tout ça pour un homme qui aimait dire tout le temps ce qu'il pensait vraiment mais il fit un effort pour cette femme là, ne voulant pas la voir fuir dans la forêt. Au moment ou il entendit la voix de la jeune femme il laissa un petit sourire illuminer son visage tout en faisant semblant d'être concentré sur le sang qu'il était en train d'enlever de son visage. "Je suis ravi de te rencontrer Ahote. C'est un bien jolie prénom." Il était sincère dans ce qu'il venait de dire c'était un prénom qu'il n'avait jamais entendu jusque maintenant il fallait l'avouer mais il lui allait à merveille. Au moment ou elle lui avoua enfin que la jeune femme ne venait pas de la ville mais plutôt d'un clan que le jeune homme ne connaissait pas il l'observa sans vraiment s'en rendre compte. Exekiel n'était pas vraiment quelqu'un qu'on avait éduqué étant donné que sa mère était morte alors qu'il n'était qu'un enfant et qu'il avait vécu dans les rues tout seul. Reprenant doucement la parole le jeune homme déposa enfin le tissu sur le sol ayant essuyé tout le sang qui était sur son visage. "Je suis désolé je ne sais pas ou ce trouve ton clan mais pourquoi ne pas être avec eux? Surtout que trainer seule dans une forêt et assez dangereux." Il voyait très bien la tristesse envahir le visage de cette jeune femme et peut être que toutes les questions qu'il était en train de poser lui faisait remonter des souvenirs terrible, essayant de se rattraper comme il pouvait le jeune homme reprit encore une fois la parole d'une voix qui se voulait compatissante. "Enfin si tu ne veux pas répondre à mes questions je comprendrais, tout ça ne me regarde pas vraiment."

Essayant de poser son regard sur autre chose que cette femme pour éviter de montrer la gêne qui venait d'envahir son corps en posant ce genre de question indiscrète le jeune homme savait qu'il ne pouvait plus la soigner et qu'elle allait devoir se reposer et manger pour essayer d'aller mieux. "J'ai fini de nettoyer le sang, malheureusement je ne peux rien faire d'autre n'étant pas un soigneur expérimenté mais si tu accepte j'aimerais beaucoup t'amener en ville pour te faire manger un peu." Laissant un sourire taquin apparaitre sur son visage le jeune reprit ensuit la fin de sa phrase tout en observant ses pieds nue. "Et aussi t'acheter des nouvelles chaussures parce que voyager sans risque de pas être très agréable." Elle pouvait ne pas accepter ce qu'il venait de proposer et Exekiel ne le prendrait pas mal après tout elle pouvait faire ce qu'elle voulait. Il n'était pas un kidnappeur et comptait pas la garder à ses côtés sans son consentement.

GleekOut!
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Message Sujet: Re: La Chasseuse et le Pirate [Nayana] La Chasseuse et le Pirate [Nayana] EmptyMar 26 Avr 2016 - 17:23

Le Pirate et la Chasseuse.

Le trajet jusqu’à  la rivière, dans les bras de cet homme était cours, son pas sûr et surtout le fait qu’il ne semblait pas chercher son chemin, me faisait comprendre qu’il avait l’habitude à cette forêt. Avec ce qu’il venait de m’arriver, je n’étais pas sûre d’y rester ! Était-il un habitant de la ville juste à côté ? Voilà pourtant trois jours que j’observe cette ville de la cime des arbres, et je n’ai aucun souvenir d’avoir déjà vu une carrure comme la sienne. Et il est clair que je m’en serais souvenue ! Lorsqu’il me posait enfin sur l’herbe, sur les abords de la rivière, j’en étais soulagée. Cette soudaine proximité avec l’homme me mettait mal à l’aise. Je n’avais jamais vu un homme avec ce genre d’attention, et cela m’intriguait, piquant ma curiosité, posant de nombreuses questions à mon esprit, sur son sujet. Pourquoi faisait-il cela ? Pourquoi était-il si gentil avec moi ? Était-ce simplement une ruse pour que je baisse ma garde ? Il n’avait pourtant pas besoin de ruse, sa musculature laisser percevoir qu’une force surhumaine pouvait venir des ses bras. Mais aussi qu’il devait surement avoir l’habitude de porter des charges lourdes, et surtout de travailler à la force de son corps pour pouvoir vivre. Je le suivais du regard, alors qui déchirais sa chemise, pour avoir un bout de tissus à tremper dans l’eau, pour nettoyer mon visage. J’aurais pu m’enfuir, le moment était opportun ! Après tout, j’y avais pensé, alors qu’il me tenait dans ses bras il y a quelques secondes. Mais il avait piqué ma curiosité ! Mon père m’avait toujours dit que la curiosité était un vilain défaut, et qu’elle jour elle ferait ma perte. Peut-être bien... Après tout, je ne connais pas cet homme, être curieuse, ne veut pas dire lui faire confiance. Et puis, je n’avais peut-être pas l’avantage sur lui en force, mais peut-être que ma petite taille me donnerait un avantage de rapidité sur lui s’il venait à changer de visage !? Je m’installais plus confortablement, glissant mes pieds sous mes fesses et je posais mes mains sur mes cuisses, le fixant, alors qu’il étant à présent face à moi et me demandait l’autorisation pour pouvoir nettoyant le sang coulant de mon nez. Voilà un détail qui me troubler une nouvelle fois. Jusqu’à maintenant, il avait agi comme la plupart des hommes, faisant subir les choses aux femmes sans jamais leur demander leur avis. Dans mon clan, les femmes avaient leur avis et le droit de l’exprimer, plus que dans les villes de ce que j’avais pu parfois comprendre en tout cas. Alors oui, ce changement de mode de fonctionnement me faisait froncer les sourcils une nouvelle fois, mais c’était un mouvement que je faisais souvent, lorsqu’une chose m’intriguait.

Lorsqu’il approchait le tissu humide de ma peau, levant mon menton de l’autre, je fermais les yeux aussitôt le tissu en contact avec le dessous de mes narines. La zone entière était douloureuse, et je me doutais qu’un énorme bleu allait couvrir le milieu de mon visage dans peu de temps. Le fait de réfléchir à sa question me faisait détourner mes pensées de la douleur produite.  J’ouvrais à nouveau les yeux, posant mes iris sur lui, détailler son visage aussi était une façon pour moi de détourner mon esprit. Mais très vite, j’en revenais à mes interrogations intérieures. Devais-je lui donner ce qu’il voulait savoir ? Était-il simplement comme moi ! Curieux à mon sujet ? Mais j’avais de bonnes raisons, je n’avais jamais rencontré un homme comme lui. En l’espace que peu de temps il m’avait montré tellement de facettes de lui, et à la fois si peu... Mais qu’aurait-il bien pu me trouver ? Cette ville devait surement regorger de femme bien plus intéressante que moi ! Je n’étais au final qu’une Indienne sans clan et sans attache. Encore une fois la proximité était là, sa main passant sur ma peau séparée d’un simple bout de tissus arraché de sa chemise, l’autre en contact direct avec mon menton. Ses yeux étaient d’un bleu... Aucun indien n’avait des yeux aussi clairs, les miens l’étaient, mais c’était plus courant chez les femmes. La plupart de nos hommes ayant des yeux foncés, presque noirs pour certains. Il relevait ses yeux sur les miens de temps à autre, et cela me troublait un peu plus chaque fois. J’avais pourtant fini par me présenter en ajoutant également qu’en effet, je n’étais pas de la ville, mais cela, il l’avait deviné. Une lueur de tristesse passa en moi, mais lorsqu’il prit la parole à nouveau, tout été déjà envolé.  Je ne pouvais m’empêcher de sourire lorsqu’il m’avouait qu’il était enchanté de me rencontre et que j’avais un joli nom, bien que je l’avais regretté aussitôt puisque mon nez venait de me faire horriblement mal, m’obligeant une nouvelle fois à fermer les yeux quelques secondes, le temps que passe la douleur. Il posait le tissu dans l’herbe et mes yeux passaient de son visage à celui-ci, complètement tâché de sang. Le gout de ce dernier dans ma bouche était pourtant lui, encore bien présent. Lorsque la voix de l’homme me parvenait à nouveau, je le regarder aussitôt. Il ne comprenait visiblement pas que je puisse être seule dans la forêt. Qu’étais-je supposée faire d’autre d’après lui ? Je n’avais plus de maison après tout et je ne connaissais rien de cet autre monde, de ce monde qui n’était pas mon clan. Pourtant sa dernière phrase m’arrachait un nouveau sourire, qui comme le premier, m’arrachait un rictus de douleur. Il ajoutait cependant que si je ne voulais pas répondre à ses questions, qu’il pouvait parfaitement comprendre.  « Mon clan est au nord, à une ou deux nuits d’ici en traversant la forêt. Je ne peux y retourner, si je le fais Kâchinâ notre chef, me fera exécutée. » Dis-je en ne tenant pas compte de ses derniers mots. Mon regard n’avait pas flanché une seule seconde sur les derniers mots que je venais de prononcer. Ça avait le mérite d’être clair au moins ! Ou étais-je le plus en sécurité finalement ? Ici dans cette foret, ou bien dans mon clan, mon choix était fait et pour moi, c’était ici... temporairement.  

Soudainement, l’homme, face à moi semblait éviter mon regard. Moi qui commençais à m’habituer à cet échange inhabituel, voilà qu’il changeait encore de comportement ! Décidément, cet homme était des plus intéressant à regarder et à étudier. Finalement, il m’annonçait avoir terminé de nettoyer le sang, mais qu’il ne pouvait rien faire de plus, mis à part me demander la permission pour m’emmener en ville et me trouver à manger avant d’ajouter avec un sourire aux lèvres qu’il me faut aussi une paire de bottes. Je souris à nouveau, faisant attention à ne pas trop tendre les traits de mon visage cette fois. J’ai cette douleur qui émaner de mon nez et cette impression de gonflement, comme si tout le sang de mon corps était uniquement et totalement concentré dans mon nez. Je porte alors mes doigts jusqu’à lui tout en répondant à Exekiel. « J’ai du abandonné mes bottes sur le bord d’un cours d’eau, il me semble que c’est le même que celui-ci, peut-être qu’avec de la chance, en le longeant, je pourrais les retrouver ? » Ça pourrait être déjà ça de gagné, après tout, je n’avais pas envie de lui devoir de trop, étant donné que je n’avais pas un sou en poche, je n’avais pas envie de devoir payer ma dette d’une autre façon... Lorsque je les pose pour la première fois mes doigts sur les côtés de mon nez, cela m’arrache une nouvelle douleur. Je souffle pourtant un bon coup avant de retenter l’expérience. Je ferme les yeux et crispe le visage à ce nouveau contact, pourtant j’ai besoin de m’assurer de l’état de mon nez. Et je fais bien, c’est infime, mais l’os de mon nez est déplacé, il m’avait bien semblais que le coup de mon agresseur me l’avait cassé, il fallait à présent le remettre en place, avant toute autre chose. « Tu n’as jamais remis un nez en place, je suppose ? » Mes yeux scrutaient le visage du jeune homme, attendant sa réponse. Bon, pour être franche, je ne l’avais jamais fait non plus, mais j’avais vu le faire et ça ne devait pas être bien compliqué, il fallait simplement que l’os soit remis dans l’alignement du reste. Les choses étaient de nouveau en supent, et je sentais son regard sur moi, alors que j’avais de nouveau fermé les yeux, posant le bout de mes doigts contre l’arrête de mon nez, me préparant à faire une pression pour le remettre ne place. J’inspirais profondément, j’expirais, j’inspirais, j’expirais... comme pour me donner du courage, mais dès que j’avais l’impression d’être prête, la douleur m’empêche d’agir ! C’était surement bien plus facile à faire sur quelqu’un d’autre. J’ouvrais à nouveau les yeux, comme je m’en doutais, Exekiel était toujours devant moi, à m’observer, attendant surement que j’agisse. « Tu vas devoir le faire ! » Ce n’était clairement pas une question, il voulait m’aider ! C’était une occasion de plus. Il hochait la tête, mais semblait pourtant hésitant. Mais il finit par lever ses mains une nouvelle fois sur mon visage, posant ses doigts comme je lavais fait quelques seconds plus tôt. Je plaçais mes doigts par dessus les siens pour être certaine qu’il était au bon endroit. « Tu dois pousser dans ce sens. » Dis-je en lui montrant du doigt le fameux sens. Une fois sure qu’il avait bien compris ce qu’il devait faire, je fermais les yeux, respirant à nouveau profondément et je posais mes mains sur ses avant-bras, le maintenant fermement, me préparant surtout à affronter une nouvelle fois cette douleur.

L’action des doigts de l’homme sur mon nez déclenchait une vive douleur, me donnant même mal au crâne en une fraction de seconde. Pourtant j’étouffais le cri de douleur qui montait dans ma gorge et je serrais mes doigts sur la peau d’Exekiel pour me forcer à ne pas bouger non plus. Une fois qu’il eut fini, il laissa glisser ses mains jusqu’à mes épaules, ma respiration était très rapide sous l’effet de la douleur et doucement j’ouvrais à nouveau les yeux, pour le regarder. « Merci ! » Encore une fois, il fallait l’avouer, j’avais eu besoin de lui. Ce n’était toujours pas facile à digérer pour moi, mais il fallait que je me rende sur cette évidence ! Mes mains n’avaient jusqu’à maintenant pas bougés de ses avant-bras, alors qu’un sourire ce dessinait sur mes lèvres, je lui donnais une tape sur l’épaule avant de me redresser sur mes jambes, rompant ainsi le contact. « Tu peux à présent ajouter ça comme corde à ton arc. » Je lui tournais alors le dos, marchant vers l’eau et une fois près d’elle, j’y descendais. Debout, l’eau m’arrivait à la hauteur du bassin, je plongeais mes mains dedans tout en me penchant légèrement en avant, recueillant de l’eau entre mes mains jointes pour y plonger mon nez. La fraicheur de l’eau me procurait un bienfait instantané, détendant également le reste de mon corps. Je finis par passer de l’eau sur la totalité de mon visage, en faisant attention à toucher le moins possible mon nez, toujours douloureux. Je me redresse et nettoie mes mains dans l’eau, tout en posant mes yeux sur l’homme qui n’a pas bougé. Est-il vraiment resté là à me regarder ? Je trouve cette idée étrange, bien que j’ai fait exactement la même chose, lorsqu’il ma déposé tout à l’heure... Je reviens sur le bord, et grimpe à l’aide de mes bras, avant de me dresser sur mes jambes. Maintenant que je suis debout devant lui, je peux encore mieux juger de sa taille, il est vraiment grand, il doit bien avoir 3 ou 4 têtes de plus que moi. « Et si nous allions vérifier si ces bottes ne se sont pas envolées à présent ? » J’avais eu du mal d’accepter son aide, pourtant je n’avais plus envie de l’abandonné là. Après tout, s’il me voulait du mal, pourquoi aurait-il fait tout cela pour moi ? Il a déjà fait bien plus que n’importe quel autre homme. « Mais je reste sur mes jambes cette fois-ci ! » Dis-je subitement pour le mettre en garde.  
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Message Sujet: Re: La Chasseuse et le Pirate [Nayana] La Chasseuse et le Pirate [Nayana] EmptyJeu 28 Avr 2016 - 16:40

     

Nayana ♦ Exekiel

Rencontre dans la forêt
E
xekiel se sentait tout étrange aux côtés de cette femme qu'il ne connaissait pas, elle ne ressemblait à aucune qu'il connaissait jusque maintenant et c'était ça qu'il trouvait merveilleux. Découvrir une nouvelle personne qui venait d'un endroit que le jeune homme ne connaissait pas était quelque chose qu'il aimait bien et cette femme était des plus intriguante il fallait l'avouer. Admirant ce genre de femme qui était forte et qui savait se battre le jeune homme essaya de ne pas trop poser ses yeux sur elle ne voulant pas la dévisager comme un impoli et c'est pour il faisait semblant de se concentrer sur ce qu'il était en train de faire. La proximité de leurs deux visages donnait encore plus de frisson à ce jeune homme qui essayait pourtant de ne montrer aucune gêne qu'il était en train de subir face à ce regard si envoutant. Il soupira au moment ou il eu finit de nettoyer son sang et recula légèrement sans pour autant se mettre trop loin, tout le long du nettoyage le jeune homme avait bien vu qu'elle souffrait mais il ne savait pas vraiment d'ou elle pouvait souffrir et comment l'aider. Il avait l'impression de servir à rien et c'était un sentiment qui était horrible pour le jeune homme qui voulait vraiment apaiser ce qu'elle était en train de ressentir. Tout ce qui était en train de se passer dans cet forêt était complétement fou aux yeux du jeune homme. Il était venu souvent dans cette forêt pour trouver la paix et écouter le vent fouetter les feuilles des arbres mais voilà qu'aujourd'hui il était au côté d'une femme qui venait de se faire agresser et qu'il essayait de faire la causette pour en apprendre un peu plus sur elle. Si il avait tourné les talons au lieu de l'aider aurait elle réussi à s'en sortir? Même si elle avait l'air d'être une très bonne guerrière il n'était pas sur qu'elle aurait réussi vu l'état dans lequel les deux brutes avaient réussi à la mettre.


Sentant sa colère l'envahir encore une fois en repensant à ce qu'il venait de se passer le jeune homme essaya d'oublier tout ça pour rester serein et le sourire qui venait d'illuminer pour la première fois le visage de l'inconnu l'aide beaucoup. Ce sourire si magnifique et en même temps si rassurant lui fit tout oublier, tout ce qui l'entourait c'était envolé et il était perdu dans ce visage qui avait changé en un seul petit instant. Se rendant compte du regard un peu trop insistant qu'il était en train de lui lancer tout en l'admirant le jeune homme reprit subitement ses esprits en tournant la tête d'un coup pour poser son regard sur l'eau qui coulait non loin. Qu'était il en train de lui arriver? Il ne savait pas exactement et n'avait pas le temps de poser la question qu'elle reprit doucement la parole. Le jeune Pirate ne cacha pas un seul instant sa stupeur en écoutant ce qu'elle était en train de dire, pourquoi quelqu'un voudrait il la tuer? Il ne jugeait jamais si vite et attendait toujours de savoir l'histoire avant de se dire qu'elle était peut être dangereuse mais sans comprendre pourquoi il avait confiance en elle. La question lui brulait petit à petit les lèvres et sans vraiment sans rendre compte il la posa d'une voix assez faible, comme un doux murmure que seul les deux là pouvaient entendre. "Pourquoi vouloir t’exécuter?" Sentant son visage devenir rouge en se rendant compte de sa bêtise le jeune bafouilla un peu avant de pouvoir redire une phrase correct. "Enfin je sais je pose trop de questions indiscrète je suis vraiment désolé." Essayant de cacher ce visage qui était devenu tout rouge en baissant la tête pour faire semblant de se concentrer sur ses mains. La discussion commençait à tourner sur autre chose au moment ou le Pirate lui proposa d'aller faire un petit tour en ville, ne sachant pas si la jeune femme avait réussi à trouver à manger ou pas il ne comptait pas la laisser repartir sans la voir avaler quelque chose. Il avait peur pour cette femme qu'il ne connaissait pas sans comprendre pourquoi, il aurait très bien put éloigner les hommes d'elle et ensuite la laisser repartir au lieu de s'occuper de la soigner mais il était comme accroché à elle sans avoir d'explications. L'écoutant parler à nouveau il laissa un léger sourire s'installer sur son visage au moment ou il entendit qu'elle avait des bottes en arrivant ici et qu'ils étaient surement non loin d'eux ce qui allait être plus pratique pour se trainer jusqu'en ville sachant très bien qu'elle n'allait pas le laisser la porter une deuxième fois sans rien dire. "Alors on ira les chercher dès que tu te sentira capable de te lever." Il ne voulait pas la précipiter, après tout le jeune homme avait tout son temps étant donné que tous les hommes du bateau allaient passer la nuit avec des femmes et qu'il ne devrait retourner sur son navire que demain matin. Alors qu'il était en train de penser à tout ça il remarqua qu'elle était en train de toucher son nez comme ci celui ci avait un problème. La voyant fermer les yeux à chaque geste qu'elle était en train de faire, le Pirate comprit très vite ou elle avait mal et ce qu'elle essayait de faire ce que la jeune femme lui donna confirmation en posant sa question. "Euh... J'ai déjà vu quelqu'un le faire mais je dois avouer que ce n'est pas vraiment dans mes habitudes." Au moment ou il la vit prendre une grande inspiration tout en tenant son nez il se doutait de ce qu'elle allait faire et laissa un sourire illuminer son visage quand elle lui demanda de l'aide, s'approchant un peu d'elle tout en posant ses doigts sur ce nez qui était le problème ultime le jeune homme plongea ses yeux dans ceux de cette femme avant de prendre la parole d'un air taquin. "Tu vois que finalement tu as besoin de moi." Et sans attendre une réponse de sa part ou même un geste le jeune homme tira jusqu'à entendre un craquement, tâtant doucement le nez il sentit qu'il était à nouveau droit et que même si la douleur devait être insoutenable, tout allait revenir à la normal à partir de maintenant. Sentant que ses doigts se desserraient doucement de sa peau le jeune homme laissa tomber ses mains jusqu'à ses épaules sans abandonner une seule fois son sourire. "Tu es bien plus courageuse que certains hommes!"

Alors qu'il était à nouveau perdu dans ce regard envoutant il sentit sa main tapoter son épaule tout en se remettant sur ses jambes, la suivant dans ce geste le jeune homme baissa la tête pour répondre à ce qu'elle venait de dire. "Je n'ajoute rien du tout vu que je ne comptais pas te faire payer toutes les fois ou je suis en train de t'aider." Il avait dit ça d'un ton légèrement taquin sachant très bien qu'elle était le genre de femme à ne pas aimer se faire aider mais pour la plus petite chose qu'il soit. Tournant doucement la tête en suivant ou elle allait la jeune homme croisa doucement ses bras contre son torse tout en l'observant se nettoyer le visage plongeant dans l'eau la moitié de son corps, au moment ou il croisa son regard il se rendit compte qu'il était encore et toujours en train de l'observer ce qui pouvait être très mal prit c'est sur. Tournant subitement la tête pour observer les arbres non loin de lui le jeune homme essayait d'écouter pour voir si personne n'étaient en train de les observer étant donné qu'ils n'étaient pas allés très loin de l'endroit ou tout ça c'était passé. Se rendant compte qu'elle était vraiment petite face à lui le jeune homme laissa un sourire sur son visage tout en la regardant prendre à nouveau la parole, c'était la première fois qu'elle parlait autant depuis qu'il l'avait sauvé et vu qu'elle lui proposait d'aller chercher ses bottes elle ne comptait pas l'abandonner elle non plus dans cet endroit. "Je te porterais seulement si je vois que ca ne va pas alors essaye de montrer que tout va bien et je ne ferais rien." Le jeune homme se mit en marche tout en longeant la petite rivière essayant de poser ses yeux un peu partout pour voir ou se trouvaient les bottes et aller pouvoir manger avec elle. Cela faisait des semaines qu'il était en mer et partager un bon repas avec une sublime femme ne pouvait pas se refuser. "Pourquoi ne pas fuir et rester à mes côtés?" La question était sorti toute seule et il tourna à nouveau le regard vers la jeune guerrière.

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Message Sujet: Re: La Chasseuse et le Pirate [Nayana] La Chasseuse et le Pirate [Nayana] EmptyVen 29 Avr 2016 - 15:49

Le Pirate et la Chasseuse.

Qu’est-ce qui m’avais pris de lui parler si facilement de moi et de la raison pour laquelle j’étais seule ici ? Je n’en savais strictement rien, pourtant, quelque chose en lui me rassurait ! J’avais un sentiment de sécurité. C’était d’ailleurs très étrange, puisque je n’avais jamais eu cette sensation, même pour mon père, qui pourtant était censé être la seule âme sur cette terre à pouvoir me procurer ce sentiment ! Mais voilà, j’étais là, totalement à la merci de cet homme qui m’intriguait comme aucun autre. Et il fallait avouer qu’en l’espace de très peu de temps, il m’avait fait franchir beaucoup de barrières, puisqu’il était si proche de moi... physiquement parlant ! Est-ce que c’était cette proximité qui faisait que j’avais l’impression de ne pas me reconnaitre ? Moi d’ordinaire si méfiante avec les inconnus, et encore plus avec les inconnus de l’ autres sexe. La conversation avait fait que j’en étais venu à lui dire que je n’étais plus là bienvenue dans mon clan. Et que la peine qui m’était réservée si j’y retournais serait inévitablement la mort. Je lisais la surprise sur son visage sous mes mots, c’était pourtant évident, c’était justifié, je les avais abandonnés pour autre chose après tout ! Mais sa curiosité le poussait à me poser une nouvelle question, dans un murmure cette fois. Si ses joues ne s’étaient pas teintés de rouge et qu'il n'avait pas détourné le regard du mien, je me serais demandée si je n’avais pas rêvé cette question. Sa voix était si chantante dans un murmure qu’elle faisait remonter un frisson le long de mon échine. Encore une fois, je ne tenais pas compte de ses excuses pour sa curiosité, comme si je pouvais là lui pardonner, je le pouvais en fait ! Je ne lui en voulais aucunement de s’intéresser à moi. « On ne quitte pas les Unami ! » Mon visage était redevenu dur, penser à mon clan faisait toujours cet effet sur moi. « Personne n’entre sans bonne raison mais, personne n’en sort non plus, et si cela arrive et qu’il revient ou qu'il est ramené de force, il doit payer de sa vie pour sa trahison envers son peuple ! » J’étais curieuse a présent de savoir comment cela fonctionnait dans ce monde, s’il était étonné, c’était peut-être qu’ici, c’était différent, les gens étaient-ils libre d’aller où ils voulaient  sans aucune conséquence à cela ? « Comment cela fonctionne-t-il pour vous ? » Demandais-je d’un coup, le visage plein d’interrogation et de curiosité. Avide d’en apprendre sur ce peuple dont elle ignorait tout.

Cette douleur dans mon nez était des plus insupportables, et lorsque le jeune homme avait enfin terminé de laver le sang sur mon visage, je m'étais mise a le toucher pour m’assurer d’un doute qui ne me quittait plus à présent ! Je lui répondais en même temps que mes bottes ne devaient pas être très loin en logeant l’eau. Il me confirmait que nous irions les chercher lorsque j’en serais capable. Il fallait avouer qu’en cet instant, j’étais plus préoccupé par mon nez, que par mes pieds. Même si je me sentais capable de marcher dès maintenant, les effets de mon étourdissement étant passés, mes pensées étaient toutes autres. Je touchais mon nez de mes doigts, et ma crainte devenait bien réelle, il était cassé, et il fallait remettre le tout en place, temps que la chaire n’était pas encore remise. J’avais bien dans l’idée de le faire moi-même, mais après plusieurs tentatives, la douleur de mes doigts sur ce fichu nez m’en empêchait ! C’était surement comme s’ouvrir les entrailles soi-même, une chose tellement douloureuse qu’il fallait être fou pour le faire. Peut-être n’avais-je finalement pas autant de courage que ce que je pensais... ou alors sa présence déclenchait en moi, je ne sais pas... comme une résistance moindre. Et si j’avais été totalement seule, comment aurais-je fait ? Il aurait bien fallu que je le fasse par moi-même ! J’avais dans un sens, choisi la facilité en lui demandant de l’aide. En tous les cas, il semblait ravi que je lui demande de l’aide, malgré que, comme moi, il n’avait jamais fait ce genre de choses. Il fallait un début à tout ! Son regard dans le mien m’aidait à oublier cette douleur que me procurait le contact de son doigt sur mon nez cassé. Pourtant, avant de faire ce que je venais de lui demander, un air malicieux se dessinait une fois encore sur ses traits, ce qui eu le don de m’intriguer une nouvelle fois. Il me narguait en me faisant admettre de façon autre, que j’avais finalement besoin de lui. Je voulais répliquer, mais la douleur m’en empêchais et lorsque le craquement de mon os raisonnait, j’en étais grandement soulagée, malgré cette douleur, qui n’allait bientôt, être plus qu’un souvenir d’une mésaventure des plus insolite. Mes doigts qui avaient jusqu’alors agrippé fermement les bras de l’homme se desserrèrent enfin. Je sentais ses mains glisser de mon visage jusqu’à mes épaules et lorsque j’ouvrais les yeux sur lui, pour lui répondre alors qu'un sourire tirait ses lèvres. « C’est bien pour cette raison que les femmes enfantent, et non les hommes ! » Loin de moi l’idée qu’il n’y avait pas d’homme assez courageux pour cela, mais les Dieux ne faisaient jamais les choses par hasard.

Je lui donnais finalement une tape sur l’épaule, geste qui était venu instinctivement, comme je l’aurais fait pour un vieil ami. Je me remettais sur mes jambes et il m’imitait. C’est à ce moment-là, qu’il m’avouait ne rien ajouter du tout, puisqu’il ne contait pas me faire payer pour ses services rendus. Je fronçais une nouvelle fois les sourcils, comme si je ne comprenais pas ce qu’il venait de dire, tout en penchant la tête légèrement en arrière pour continuer de fixer son visage. Je lui tournais le dos avant de répondre puis descendre dans l’eau. « Et pourquoi ne me ferais-tu pas payer ? Après tout, rien n’est gratuit dans cette vie ! » Dis-je avant de porter mes mains dans l’eau, pour en remonter jusqu’à mon nez et que l’eau fraiche apaise mon nez gonflé. Je passais de l’eau sur tout mon visage, et posais mes yeux une fois encore sur l’homme qui m’observait toujours. C’était vraiment étrange comme comportement, pourquoi avait-il toujours les yeux rivés sur moi ? Le fait qu’il détourne les yeux si rapidement et soudainement l’était encore plus, mais peut-être que les gens de la ville avaient d’autres codes que nous les Indiens ? Peut-être était-ce une chose habituelle pour eux ? Après avoir regagné l’herbe, je m’approchais de lui, lui proposant d’aller en quête de mes pauvres bottes abandonnée. Mais avant de prendre la marche, je le grondais presque que cette fois-ci, je voulais le faire sur mes propres jambes ! Je n’étais pas faible au point de ne pouvoir marcher par moi-même ! « Je vais toujours très bien ! » Les derniers instants ne l’avaient pas vraiment prouvé, mais j’étais déterminée à rester sur mes jambes, coute que coute. Je prenais la marche et il en faisait de même. Nous restions près du bord, je fixais le sol, en alternance avec ce qu’il y avait autour de nous, dans l’espoir de me souvenir d’un détail qui m’aurait fait retrouver l’endroit plus rapidement. Le silence venait de retomber, pourtant pas pour longtemps, puisqu’Exekiel le brisait en me proposant de fuir et de rester avec lui. Je stoppais ma marche aussitôt et levais le menton sur lui, fronçant une énième fois les sourcils. Il ne me connaissait pas, pourquoi me proposait-il une chose pareille ? « Ai-je l’air si faible, que tu penses que j’ai besoin de quelqu’un à mes côtés ? » Je reprenais la marche. « Et puis je ne suis pas sûre que la ville soit faite pour moi. » Non pas que l’idée, de rester auprès de l’homme me dérange, j’étais même presque sûr de pouvoir apprendre beaucoup de choses à son contact et ainsi assouvir ma soif de découvrir le monde et ma curiosité. Mais j’étais une Indienne, ma place était au cœur de la nature sauvage, et non enfermée entre des murs de pierre, dans une ville. Il fallait avouer qu’il était bien moins désagréable de marcher dans l’herbe que dans cette forêt le sol jonché de choses dure, piquante et pointue. Cet homme avait décidément quelque chose de différent, vraiment différent ! Pourquoi faisait-il tout cela, et pour rien ? Plongé dans mes questionnements, j’avais en quelque sorte arrêté de chercher ce pourquoi ne venions de prendre la marche. « Pourquoi fais-tu tout cela pour moi ? » Demandais-je finalement en levant les yeux sur lui. « Après tout, on ne se connais pas ! » J’avais envie de me dire que les mots qu’il avait tenu avant été vrai, qu’il ne voulait rien en échange, mais encore une fois, rien n’était gratuit dans ce monde, alors pourquoi ?
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Message Sujet: Re: La Chasseuse et le Pirate [Nayana] La Chasseuse et le Pirate [Nayana] EmptyMar 3 Mai 2016 - 19:37

     

Nayana ♦ Exekiel

Rencontre dans la forêt
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xekiel se sentait tellement bien en compagnie de cette jeune femme qu'il ne comprenait pas vraiment ce qu'il était en train de se passer. Pourquoi arrivait elle à lui faire ressentir cette sensation de bien être alors que ca faisait seulement quelques minutes qu'il l'avait rencontré et qu'au début elle n'avait pas été très bavarde il fallait l'avouer. Mais c'était comme si il c'était accroché à elle dès le premier regard qu'il avait déposé sur ce visage taché de sang et en même temps ce regard qui le faisait frissonner. N'étant pas du genre à profiter des femmes et encore moins à avoir des pensées obscène envers elles, le jeune homme déposait ses yeux sur sa beauté sans penser à quelque chose d'autre, seulement au fait qu'une femme comme ça il n'allait surement pas en croiser souvent dans sa vie et qu'il était bien content d'être en sa présence aujourd'hui. Il était en train de découvrir une nouvelle personne, une nouvelle région et des nouvelles origines juste avec une seule femme. Le plaisir pouvait se lire sur le visage du Pirate mais il n'arrivait pas à s'empêcher de sourire en la regardant comme si elle avait réussi à l'envouter en un regard ou même avec le premier sourire qu'elle lui avait offert. Il était comme un enfant qui apprenait à connaitre une jeune fille pour la première fois de sa vie, il bafouillait, rougissait et esquivait des petits sourires dès qu'elle prenait la parole. Exekiel savait que quelque chose n'allait pas mais c'était surement la fatigue d'avoir navigué autant de temps qui lui faisait perdre la tête petit à petit. Il essayait de reprendre ses esprits en essayant d'éviter de trop la regarder pour éviter de passer pour un psychopathe. Alors qu'elle reprenait enfin la parole, le jeune home écoutait ce qu'elle était en train de dire tout en fermant à nouveau ce visage qui lui avait offert un sourire il y a peu. Il se sentait bête d'avoir osé poser cette question qui avait l'air de faire souffrir la jeune femme même si elle faisait un effort pour lui expliquer comment ca se passait chez son peuple. Quand elle lui posa la question de comment ça se passait avec son peuple le jeune homme ne savait pas vraiment quoi répondre, les Pirates étaient libre de faire ce qu'ils voulaient sauf de tuer quelqu'un de l'équipage pour aucune raison ou de voler alors par rapport à son peuple c'était rien. C'est pour cela que le jeune homme ne se plaignait jamais de sa vie, il avait à manger et vivait comme bon lui semblait tandis que d'autre n'avaient pas cette chance, la preuve était là avec cette femme.

"Chez nous ce n'est pas du tout la même chose, on peut partir quand on veut et revenir sans avoir de problème mais nous ne sommes pas une grande famille comme doit l'être ton peuple. On est assez libre chacun tout en respectant quelques règles tout de même pour éviter que ça devienne le chao."


N'ayant jamais eu de famille le jeune homme aurait bien voulu vivre dans un peuple comme celui de Nayana ou tout le monde s'aidaient et s'aimaient, c'est pour cela qu'il était entré chez les pirates et sur un navire. Pour essayer de rentrer dans une famille même si il savait très bien que les hommes n'étaient pas vraiment très fraternel. Mais Exekiel avait tout de même fait des rencontres magnifique sur ce bateau et il n'était pas déçu d'avoir fait ce choix là quand il était encore jeune. Il ne regrettait jamais du choix qu'il avait fait même si vivre sur la terre ferme avait toujours été son rêve le jeune homme ne pouvait rien faire sur terre. Il n'avait pas de terre, pas de travail qui pourrait assez payer pour avoir un chez soit et il ne savait rien faire à part artilleur, ce qui ne servait à rien dans une ville bien évidemment. Voir le visage de cette femme se remplir de curiosité le faisait sourire, elle aussi ne connaissait rien à son peuple et ils allaient avoir donc beaucoup de chose à se dire pour en apprendre un peu plus l'un sur l'autre et sur leurs origines. Après l'avoir aidé à remettre son nez en place dans un craquement qui résonnait dans toute la forêt le jeune homme l'observa tout en laissant un sourire taquin apparaitre sur son visage. Ce qu'elle venait dire était vrai. Les hommes ne pourraient jamais supporter un accouchement, même lui n'était pas sur d'en être capable, c'était donc pour cela qu'il respectait les femmes. Elles étaient plus forte que n'importe quel homme pourrait l'être en ce monde mais ca beaucoup de brutes l'oubliaient et pensaient que les femmes n'étaient que des jouets ce qui n'était pas vrai eux yeux d'Exekiel. Il voyait plus grand que ça pour les femmes. "Tu as bien raison sur ce point là!" Il ne pouvait qu'approuver tout en laissant un sourire apparaitre sur son visage sans jamais la quitter des yeux.

Hypnotiser était peut être le mot qu'elle était en train de lui faire vivre, bafouillant et ne pouvant quitter ce visage du regard même quand elle descendit dans l'eau pour se rincer. Elle venait de poser une question mais étant tellement perdu dans ses pensées le jeune homme s'en rendit compte seulement après et essayant de cacher sa gêne comme il pouvait le jeune homme bafouilla un petit peu avant de se racler la gorge pour reprendre son sérieux et son courage. "Je ne pense tout simplement pas comme toi. Un petit geste gentil devrait toujours être gratuit je trouve." Exekiel pensait rarement comme tout le monde, il voyait toujours le positif chez les gens et faisait toujours en sorte de ne faire aucun mal à personne même si il fallait se l'avouer c'était assez difficile dans un monde comme ça. Les gens voulaient tous le plus possible de pouvoir et d'argent, ils n'avaient aucun respect pour personne sauf pour leurs ombres et les hommes pensaient souvent avec leur membre du bas plutôt que leur cerveau. Faire croire aux gens qu'il était différent était du coup assez difficile mais les gens voyaient tout seul au bout d'un certain temps qu'il était comme ça tout le temps et avec tout le monde. La preuve avec les deux brutes qu'il aurait très bien put tuer mais il a préféré les faire fuir plutôt que faire verser le sang. Sa mère lui avait toujours apprit à rester lui même et ça il avait essayé même quand il était dans la rue et il continuait aujourd'hui face à cette jeune femme. Alors qu'ils commençaient à marche tout en cherchant les bottes qu'elle avait laissé en fuyant les brutes, le jeune homme la regardait de temps en temps pour être sur qu'elle ne tombe pas et se fasse encore plus mal qu'avant. Il s'en voulait légèrement de ne pas être arrivé avant, de ne pas avoir réussi à éviter les maques qu'elle avait sur le visage et son nez qu'il venait de remettre en place. Tout ça ne serait jamais arrivé si le jeune homme n'avait pas perdu du temps en se promenant dans la ville comme il l'avait fait mais peut être qu'il ne serait pas là à discuter avec elle si la jeune femme n'avait pas subit tout ça. "Non je voulais savoir pour être resté là alors que tu aurais put fuir au moment ou je suis parti mouiller le tissu pour te nettoyer." Le jeune homme commençait à rougir petit à petit en voyant que sa question n'avait pas été précise et c'était un peu tôt pour proposer à une femme de rester à ses côtés. "Je ne suis pas fait pour la ville non plus. Je ne vis pas sur terre enfaite." Le jeune homme n'osait que très rarement dire qu'il était un Pirate. Les gens avaient souvent peur des Pirates pensant tout de suite à des gens vicieux qui ne pensaient qu'à l'Or mais il n'était pas comme ça et ne voulait pas qu'on pense ça de lui. Il continua à marcher tout en plongeant son regard sur le sol pour éviter de montrer la gêne qui était montée en lui petit à petit. "Parce que je ne laisse pas les jolies femmes qui se font agresser seule dans la forêt. C'est dans ma nature d'aider les gens." Déposant les yeux sur ce visage qu'il aimait admirer il reprit doucement la parole. "Je n'ai pas besoin de connaitre pour aider les gens."


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Message Sujet: Re: La Chasseuse et le Pirate [Nayana] La Chasseuse et le Pirate [Nayana] EmptyLun 9 Mai 2016 - 0:57

Le Pirate et la Chasseuse.

Ma soif d’apprendre prenait tellement le pas sur le reste, que je baissais  ma garde sans même y faire attention, ce qui était une chose vraiment exceptionnelle pour moi, qui suis toujours d’un naturel si méfiant. Pourtant, cette fichue curiosité avait le même effet sur moi que des œillères sur un cheval, je ne voyais plus que cela, cet homme et les réponses qu’il me donnait pour étancher cette soif d’en savoir toujours plus. Et lorsque je le questionne sur la façon de fonctionner de son peuple, je bois les paroles qu’il me donne, je suis fascinée par cette facilitée qu’ils ont à pouvoir partir s’ils le veulent, sans avoir à risquer la mort. Suis-je trop curieuse pour ce qui fut mon peuple ? Je n’arrive pas à comprendre cette envie de rester cloisonner uniquement entre eux, alors que ce monde regorge de choses et de gens à découvrir. Lorsqu’il me parle des règles qu’ils doivent suivre, cela pique encore une fois ma soif de découvrir le fonctionnement de son peuple. « Quelles sont vos règles ? » Ne plus parler de mon peuple, mais du sien rallume cette flamme dans le fond de mes yeux, j’ai l’impression que cette soif d’apprendre est impossible à rassasier, puisque chaque mot me donne envie d’en savoir encore plus ! Tellement de questions fusent dans ma tête, mais je me retiens de les lui poser, le laissant d’abord répondre à la première, chaque chose en son temps, ce n’est pas comme si la seule personne qui m’attendait, était une jument qui n’allait pas bouger avant mon retour.

Exekiel venait d’avouer que j’étais bien plus courageuse que certains hommes. Il n’en fallut qu’une pour que je lui avance la raison du fait que seules les femmes pouvaient enfanter, car même la plus lâche des femmes, ne l’était finalement pas tans que cela, puisqu’elle donnait la vie, et parfois dans d’horribles souffrances. Ma mère en était la preuve, perdre la vie pour donner la mienne était à la fois une belle preuve d’amour, mais aussi une preuve de courage. Mes iris se plantaient dans les siennes alors qu’il approuvait encore une fois mes dires. Ce qui nous faisait sourire tous les deux en même temps ! J’aimais l’idée qu’il soit différent, qu’il pense autrement de la plupart des hommes. J’avais entendu dire qu’en ville les femmes n’étaient que des objets, c’est aussi pour cette raison que je n’avais jamais pénétré les murs, et que j’étais resté du haut de mon perchoir. Courageuses ou non, les minutes juste avant avaient encore prouvé qu’une femme restée, quoi qu’il arrive, bien plus faible qu’un groupe d’hommes, bien que face à celui-ci, il se suffirait à lui seul pour me soumettre à ses volontés par la force ! Mais je voulais croire en ses mots, je voulais croire qu’il était vraiment différent et que ce n’était pas simplement une façon de se jouer de moi, pour arriver à ses fins, une fois que ma garde serait totalement baissée. Le laissant sur la terre ferme, je descendais dans l’eau fraiche, ma peau réagissant aussitôt et se couvrant une nouvelle fois de chair de poule, pourtant elle me faisait énormément de bien à ce nez, qui était cassé il y a encore quelques secondes. Mais ma méfiance reprend le dessus malgré tout lorsqu’il me dit que je ne lui devrais rien pour ses services. Sur ses mots, mon visage passe encore une fois de l’interrogation à  l’étonnement, puis un sourire timide pointe sur le bord de mes lèvres, mais il meurt aussitôt lorsque je reprends la parole. « Je n’ai pas toujours pensé cela, mais être une femme n’est déjà pas facile lorsqu’elle est sous la protection de son peuple, alors une femme seule se doit d’être encore plus vigilante. » Oui, je venais vraiment de dire cela, alors que clairement, j’avais baissé mes armes de moitié. Mais cette confiance était vraiment inexplicable ! S’il y avait bien une chose que je ne pouvais pas reprocher à mon peuple, c’était cette entre-aide entre les membres de ce même groupe. Bien que le service rendus était bien souvent contre un autre service en retour, mais au final cela restait toujours très agréable, puisqu’il n’y avait cette sensation d’obligation immédiate ! Après tout un Unami ne quitte jamais son clan, alors pourquoi demander payement en retour immédiat ?

Notre quête pour la recherche de mes bottes débutait, et je marchais à ses côtés, comme si je l’avais toujours fait. Nous discutons et marchons comme deux vieux amis, bien que ma curiosité et mon attirance étant nettement plus palpable que pour un ami. Mais s’était surement par qu’il était le premier homme depuis mon départ de mon clan, à lui aussi s’intéresser à moi, ou peut-être plutôt à mon peuple et mes origines, je ne sais pas encore vraiment. En tous les cas, il semble tout aussi curieux que moi, et c’est plutôt agréable, je dois l’avouer. Alors, que nous marchons, il me propose de fuir et de rester à ses côtés. Surprise par cette demande, à la fois soudaine et très inattendue, je lui demande aussitôt s’il me trouve faible au point de ne pouvoir rester seule dans cette nature qui est ma maison. Je vois alors le rouge couvrir à nouveau ses joues, alors qu’il m’explique qu’il me demandait plutôt pourquoi est-ce que je ne m’étais pas enfui plus tôt au bord de l’eau. Je plisse le front une nouvelle fois, ses mots ne voulaient pas du tout dire cela, pour moi ! Est-il en train de se jouer de moi, ou pas ? Il ajoute que la ville n’est pas non plus faite pour lui, et qu’il ne vit pas sur terre. Mon front se plisse à son maximum, cette fois encore sous l’interrogation qui éveille une nouvelle fois ma curiosité. Mais encore une fois, chaque chose en son temps. Je regardais devant moi, ou autour, enfin partout sauf lui, confuse et surtout cherchant les mots appropriés pour pouvoir lui répondre. Pourquoi n’étais-je pas partie ? Je ne le savais pas moi-même ! Finalement je soupire. « J’y ai pensé ! » Je lève les yeux à nouveau sur lui, trouvant le courage d’affronter ses yeux alors que finalement, je lui ouvre en quelque sorte mon cœur et mes pensées... « Lorsque tu me portais, j’y ai pensé, et puis j’ai vite compris que cela aurait été un résultat désastreux à la vue de mon état. Et lorsque je t’ai vu déchirer ta chemise uniquement pour nettoyer mon visage. » Je me coupe quelques secondes le temps de trouver mes mots encore une fois. « Dans mon peuple, nous ne faisons pas ce genre de choses pour les étrangers. Alors tu m’as intriguée. » Je parlais en toute honnêteté et avec une franchise qui était la mienne.  Pourtant il m’intriguait toujours plus, et je lui posais une nouvelle question, à savoir pourquoi il faisait ce qu’il faisait, pour moi alors que nous ne sommes que des inconnus. Ses mots piquèrent mon cœur d’une façon incompréhensible pour moi, pourquoi un simple mot devant femme pouvait avoir autant d’impact sur mon intérieur ? Après tout, pour moi la notion d’une jolie femme ou d’un bel homme n’avait jamais vraiment eu d’importance, une jolie personne oui, puisque cela voulait dire pour moi qu’elle avait une belle âme, comme cet homme à mes côtés aujourd’hui, il était une belle personne. Mais les caractéristiques physiques n’avaient jamais influencé sur mes choix. « Alors tu aurais aidé une femme laide tout autant ? » Demandais-je pour rebondir sur ce mot qui raisonnait dans ma tête, encore et encore ! C’était la première fois, d’ailleurs que quelqu’un faisait ce genre de remarque sur moi, on ne m’avait jamais dit que j’étais jolie ou encore gentille, tout comme on ne s’était jamais intéressé à moi. Dans mon peuple, j’étais simplement Nayana, cette petite Indienne qui n’avait jamais connue sa mère et qui avait très tôt eu un comportement d’homme, et surtout qui était ami avec eux alors que les autres filles de mon âge, apprenaient l’art de devenir une femme.

Passant du coq à l’âne, mon visage en faisait de même, se piquant une nouvelle fois de curiosité et d’un sourire. « Mais si tu ne vis pas sur terre ! Ou vis-tu donc ? Sur mer ? C’est ça être barilleur ou arrilleur, enfin ce que tu as dit faire tout à l’heure ! Qu’est-ce que c’est ? Nous n’avons pas ce genre de choses chez nous ! » Enfant j’aurais très bien pu sautiller partout sous la joie d’apprendre encore de nouvelles choses sur lui et sur ce monde. Mais en devenant adulte, j’avais appris à garder ce genre d’émotion pour moi, enfin surtout en apprenant l’art du combat et de la chasse, j’étais devenue plus discrète, plus silencieuse, il le fallait pour réussir. J’avais en quelque sorte été contre ma nature pour devenir ce que je voulais être, je ne le regrettais pas, évidemment, mais c’était ainsi maintenant. Mon regard parcourait les hautes herbes tandis que j’écoutais sa réponse, relevant les yeux sur lui, de temps à autre, bien que j’aurais préférée, finalement m’asseoir face à lui et ne pas devoir chercher ses fichues bottes et pouvoir lui donner pleinement mon attention pour boire ses paroles. Seulement mon regard fut attiré par une masse marron au sol et pour ne pas le couper, je levais simplement le doigt pour en informer l’homme. Plus nous approchions, et plus j’étais sûre que c’était mes bottes. Il nous avait fallu seulement quelques secondes pour y être et j’étais déjà en train de frotter le dessous de mes pieds contre le tissu de mon pantalon pour en ôter les salissures et glisser mes pieds un à un dans chaque botte. « Voilà qui est mieux ! » Dis-je en levant les yeux et le menton sur Exekiel.
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